DÉLITS D'OPINION


Cette page est une archive des Lettres Ouvertes n°001 à 010.
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LETTRE OUVERTE N°1 - 11 mars 2005

En cette année où l'on fête en France la séparation des églises et de
l'état (Fallait peut-être des majuscules?... Tant pis...), autrement dit
cette laïcité quasi unique au monde et dont on peut être fier... ce qui
n'empêche pas qu'un tribunal de grande instance interdise une affiche
reprenant la cène de Léonard de Vinci avec des femmes dans tous les
rôles... j'ai le plaisir de vous retransmettre ce texte, émanant d'un
Français qui vit en Amérique et qui n'en peut plus...

George W., on le sait, puise son inspiration dans la Bible ("Jésus est
mon philosophe préféré", a-t-il déjà dit). S'il est contre le mariage
gay, par exemple, c'est parce que la Bible s'est prononcé contre.
Récemment, une célèbre animatrice radio états-unienne confirma que
l'homosexualité est une perversion. "C'est ce que dit la Bible dans le
livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22: "Tu ne coucheras pas avec un
homme comme on couche avec une femme: ce serait une abomination".
C'est clair, non? La Bible le dit. Un point c'est tout", conclut-elle.

Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui
disait: "Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi
de Dieu. J'apprends beaucoup à l'écoute de votre programme et j'essaie
d'en faire profiter tout le monde. Mais j'aurais besoin de conseils
quant à d'autres lois bibliques.
Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que
c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre 21, verset 7. À votre
avis, quel serait le meilleur prix?
Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux
posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient
achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est
applicable aux Mexicains, mais pas aux Canadiens. Pourriez-vous
m'éclairer sur ce point? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des
esclaves canadiens?
Je sais que je ne suis autorisé à toucher aucune femme durant sa période
menstruelle, comme l'ordonne le Lévitique, chapitre 18, verset 19.
Comment puis-je savoir si elles le sont ou non? J'ai essayé de le leur
demander, mais de nombreuses femmes sont réservées ou se sentent offensées.
J'ai un voisin qui tient à travailler le samedi. Or l'Exode, chapitre
35, verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort. Suis-je
obligé de le tuer moi-même? Pourriez-vous me soulager de cette question
gênante d'une quelconque manière?
Autre chose: le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu'on ne peut pas
s'approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. Or j'ai
besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de
100%? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse?
Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique,
chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différents
dans le même champ. Idem pour sa femme, qui porte des vêtements faits de
tissus différents, coton et polyester. De plus, mon oncle passe ses
journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d'aller jusqu'au
bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du
village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le
Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16? On ne pourrait pas plutôt les
brûler vifs au cours d'une réunion familiale privée, comme ça se fait
avec ceux qui dorment avec des membres de leur belle-famille, tel qu'il
est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14?

Je me confie pleinement à votre sagacité. Merci de nous rappeler que la
parole de Dieu est éternelle et immuable. Un point c'est tout."

--
"L'important, dans la vie, c'est de fluctuater sans mergiturer."

LETTRE OUVERTE N°2 - 12 mars 2005

Constitution Européenne.
Je l'ai pas lue, je l'ai pas vue, mais j'en ai entendu causer (comme
disait Cavanna)

Et bien, justement, apparemment il y a quelqu'un qui l'a lue!
Je cherchais quel message j'allais passer aujourd'hui, et je reçois ça.
Merci Lacaf, merci Coutelis.

    LES 33 RAISONS DE VOTER OUI

    Vous voulez :
    - que les capitaux et les marchandises aient autant sinon plus de
    liberté que  les humains ? (art. I-2)  Alors votez oui !
    - que la liberté du travail soit une valeur de l'Europe mais pas le
    droit au travail, ni le Droit du travail ? (art. II-75) Alors votez
    oui !
    - que la création d'un marché libre soit un objectif de l'Europe
    mais pas le plein emploi sauf s'il ne « fausse » pas la concurrence
    ? Alors votez oui !
    - que la première chose à sauver en cas de crise sociale ou de
    guerre, ce soit « le fonctionnement du marché » ? (art.III-131)
    Alors votez oui !
    - que la banque centrale européenne, hors de tout contrôle, fasse
    crédit aux spéculateurs mais pas aux Etats qui voudraient relancer
    l'emploi ? (art.  III-181) Alors votez oui !
    - que l'euro serve à protéger les avoirs financiers ? (art.I-53 et
    I-54) Alors votez oui !
    - qu'un pays en récession soit pénalisé une deuxième fois par une
    sanction financière imposée par ceux qui sont plus forts ?
    (art.IIII-184) Alors votez oui !
    - que le moins disant fiscal se généralise dans toute l'Europe, car
    il faut baisser les allocations chômage et les impôts des riches ?
    (art.III-171) Alors votez oui !
    - que le Président de la République se fasse le champion de la
    taxation de la spéculation pour aider les pauvres quand il va à New
    York et à Davos, mais qu'il  l'oublie quand il revient en Europe ?
    Alors votez oui !
    - que le Président de la République soit écologiste dans les grands
    sommets de  l'ONU et  productiviste quand il visite les campagnes ou
    inaugure les autoroutes  pour les camions ? Alors votez oui !
    - que les droits sociaux soient abandonnés à la « nécessité de
    maintenir la compétitivité » ? (art. III-209) Alors votez oui !
    - que la « liberté de chercher un emploi » soit reconnue même si
    l'emploi n'existe pas ou est supprimé ? (art. II-75-2) Alors votez oui !
    - que le droit de grève soit reconnu pour les... « employeurs » ?
    (art. II -88) Alors votez oui !
    - que la durée maximale du travail passe de 48 par semaine à 65 h ?
    (directive temps de travail) Alors votez oui !
    - que toute harmonisation des rémunérations, du droit d'association,
    du droit de grève, soit exclue ? (art . III-210) Alors votez oui !
    - qu'une entreprise de services ne soit soumise qu'à la législation
    de son pays d'origine en matière de droit du travail, de normes
    environnementales ou de protection des consommateurs ? (directive
    BOLKESTEIN [1]) Alors votez oui !
    - que la Constitution ne comporte pas une seule fois les mots «
    services publics » ? Alors votez oui !
    - que tous les services soient concernés par la mise en concurrence
    et la libéralisation ? (art. III-145)  Alors votez oui !
    - que l'éducation, la santé et les services liés à l'environnement
    soient les prochaines cibles de la privatisation ? (accords AGCS)
    Alors votez oui !
    - que les transports, les télécommunications et l'énergie soient
    libéralisés ? (art. III 246 et III-256)  Alors votez oui !
    - que la moitié des bureaux de poste soient fermés ? (art. III-148)
    Alors votez oui !
    - que toute aide aux services qui subsisteraient encore soit
    interdite ? (art. III-167) Alors votez oui !
    - que la Constitution soit une photocopie de l'AGCS qui prévoit de
    tout libéraliser « notamment l'éducation, la santé et les services
    liés à l'environnement » (dixit la Banque mondiale) ? (art. III-145
    à III-147 et  III-166 et III-167) Alors votez oui !
    - qu'une Constitution détermine les politiques à suivre ? (titre III
    en entier) Alors votez oui !
    - que ces politiques soient exclusivement et définitivement
    libérales ? (art. III-177) Alors votez oui !
    - qu'en guise de démocratie participative, les citoyens ne puissent
    qu' « inviter » la Commission européenne à faire des propositions
    pour « faire appliquer la constitution » ? (art. I-47,4) Alors votez
    oui !
    - que toute révision de la constitution soit soumise à la règle de
    l'unanimité ? (art.IV-443) Alors votez oui !
    - que le principe de la laïcité soit absent de la Constitution ?
    (art.I-51) Alors votez oui !
    - que la séparation des églises et des Etats soit remplacée par la
    possibilité d'exprimer ses convictions religieuses publiquement ?
    (art.- II-10) Alors votez oui !
    - que la défense de l'Europe et ses interventions extérieures soient
    inféodées à l'OTAN ? (art.I-41)  Alors votez oui !
    - que l'égalité entre les femmes et les hommes soit une valeur
    commune aux Etats membres renvoyant à une loi future devant être
    adoptée à l'unanimité entre des Etats dont certains rendent illégal
    l'avortement ? (art.III-124) Alors votez oui !
    - que le droit de se marier et de créer une famille soit reconnu
    mais pas celui de divorcer ? (art.II-69)  Alors votez oui !
    - que le droit de vote et de circulation soit limités aux seuls
    citoyens de l'Union et que cette citoyenneté exclut de fait les
    résidents des Etats tiers ? (art. I-10, II-72 et II-99 et II-100)
    Alors votez oui !
    Vous avez aimé la réforme des retraites.
    Vous avez donc du adorer celle de l'assurance-maladie.
    Vous devriez vous pâmer devant la Constitution libérale !


En complément de programme, quelques remarques chiffrées en provenance
d'un autre courrier (merci Louis):
La constitution européenne est un texte de 324 pages en quatre parties
(plus 460 pages d'annexes, 36 protocoles et 50 déclarations).
Le document a été "résumé", pour les espagnols, en quelques dizaines de
pages.
"Sans vouloir jouer sur les mots, si un texte comprend 176 fois
"banque", 88 fois "marché", 29 "concurrenc...", 23 fois "capitaux", et
que dans son résumé (fait par la commission européenne), on ne trouve
qu'une seule fois "marché", aucune fois "concurrenc..." ou "capital", la
réduction paraît... réductrice !"

LETTRE OUVERTE N°3 - 13 mars 2005
Aujourd'hui, c'est dimanche ! :-)
5 trucs en couleurs

LETTRE OUVERTE N°4 - 15 mars 2005
L'EUROPE N'EST PAS UNE MARCHANDISE, suite

    Pour continuer à battre ce fer, je retransmets ce nouveau bloc de
    réflexions en provenance de Coutelis, et quelques compléments...


    "Il est savoureux d’entendre Giuliano Amato, ancien président du
    conseil italien, et vice-président de la Convention sur la
    Constitution, donner dans Le Figaro de ce jour sa vision de l’apport
    du Royaume-Uni à l’Union Européenne : “Gardons à l'esprit
    qu'économiquement et politiquement les Britanniques ont toujours
    donné une impulsion essentielle à la modernisation* de l'Europe. Ils
    ont introduit le capitalisme moderne, donné l'exemple dans le
    domaine du commerce libre et global, et ont toujours été exemplaires
    en matière de démocratie. Ils n'ont jamais connu de fascisme.
    Aujourd'hui, la Grande-Bretagne représente un garde-fou contre les
    tendances à l'étatisme, au dirigisme, contre ceux qui s'opposent à
    l'esprit de compétition [...] “
    (*Méfiez vous quand vous entendez le mot modernisation dans la
    bouche d'un politique: ça signifie "abandon des prérogatives de
    l'état au bénéfice du capital"...)

    Ainsi donc, pour l’ancien président du conseil “socialiste”, le
    sommet de la modernité européenne serait atteint par l’introduction
    du capitalisme débridé et globalisant qui exalte l’esprit de
    compétition... Un grand club où l’on pourra chaque année décerner la
    coupe de l’Union Européenne du Fric et de l’Argent à Vivendi, Suez,
    Daimler, ou British Airways !... L’UEFA plutôt que l’UE !.... Et
    dire que Giuliano Amato a été un des rédacteurs les plus impliqués
    de notre future constitution... Carton jaune !

    Mais plus encore, derrière l’idéologie de monsieur Amato, on voit se
    dessiner le rêve d’une Europe sans règle dont l’étatisme et le
    dirigisme sont bannis. Une compétition sans arbitre en quelque
    sorte... Carton rouge !...

    Car c’est bien de cela qu’il s’agit dans la nouvelle constitution :
    instituer une Europe dont la politique est exclue pour laisser la
    place au commerce libre et “global” sous les auspices du capitalisme
    anglo-saxon. Le garde-fou britannique dont se félicite Giuliano
    Amato entérinerait définitivement la mutation de l’UE vers une AELE
    (Association Européenne de Libre Echange, mise en place par les
    Britanniques pour contrer la CCE dans les années 60). La revanche de
    Mac Millan sur de Gaulle en quelque sorte. On se souvient du “Ne
    pleurez pas Milord...” lancé par le général quand il s’est opposé à
    l’entrée de la Grande-Bretagne dans la CEE en 1963. Après l’échec du
    plan Fouchet en 1962 voulant instaurer l’Europe politique, de Gaulle
    voulait mettre lui aussi un garde-fou à la dérive libre-échangiste
    de la CEE et siffler la mi-temps...

    Faut-il mettre le Royaume-Uni hors jeu ? La question se pose
    aujourd’hui comme en 1963 si nous ne voulons pas que du propre aveu
    de nos constituants, l’Europe se transforme en un terrain de
    compétition où seuls les goals n’auront pas le droit de défendre
    leur but !...


    La future constitution européenne, telle qu’elle a été présentée par
    la Convention, sera la seule constitution au monde, avec celle de
    feu l’Union Soviétique, qui intègre dans son corps même le régime
    économique imposé aux Etats qui y adhèrent.

    La constitution de l’Union Soviétique prévoyait que le communisme
    était le régime politique de l’Union et que la propriété d’Etat des
    biens de production était la règle.
    La constitution européenne prévoit dans son titre III (le plus long
    et le plus documenté) que le libre-échange, la libre circulation des
    biens et des capitaux, l’interdiction de constitution de monopoles
    d’Etat sont la règle des états de l’Union. Toutes ces règles du
    régime libéral intégral y sont décrites dans les moindres détails,
    ne laissant aucune interprétation alternative possible...

    Il en résulte que toute alternance politique de type vaguement
    socialiste ou même sociale-démocrate dirigiste est désormais
    impossible pour le Etats adhérant à l’Union l’Européenne. Toute
    politique instaurée par un Etat de l’Union en contravention avec
    cette règle serait inconstitutionnelle et interdite par les
    autorités de Bruxelles. A titre d’exemple et pour être clair, la
    nationalisation des établissements financiers et de crédit telle que
    l’a pratiquée le gouvernement de Pierre Mauroy en France en 1981
    serait désormais impossible. La nationalisation de l’industrie
    aéronautique ou de certaines industries de défense réalisée par de
    Gaulle en 1945 serait désormais impossible. Même la constitution
    d’une Nasa nationale comme celle instituée par Kennedy en 1960 aux
    USA, dès lors qu’elle pratique des activités commerciales, sera
    désormais en contravention avec la constitution européenne.

    Rappelons que la constitution, puisque c’est bien comme cela qu’on a
    choisi de la nommer, est supérieure à la loi. On ne peut voter (au
    niveau fédéral européen ou au niveau national) une loi en
    contradiction avec la constitution. C’est pourquoi, dans leur grande
    sagesse, toutes les nations démocratiques du monde ont exclu de leur
    constitution des articles qui pourraient mettre en péril le travail
    législatif et l’expression de la volonté politique. Aucune
    constitution démocratique n’interdit l’alternance politique et la
    modification en profondeur de la politique économique. La
    constitution européenne si !...

    Vous me direz qu’on peut toujours modifier la constitution. En
    France nous en avons l’habitude... Et bien en ce qui concerne la
    constitution européenne, il faut préciser ici que sa modification
    sera quasiment impossible. En effet, les articles de la constitution
    prévoyant sa modification ou le vote d’amendements constitutionnels
    stipule que ces modifications ne seront possibles que si le TOTALITE
    des Etats membres ratifie la modification !!!! En clair cela veut
    dire que si l’ensemble des Etats européens décidaient de modifier la
    constitution, un seul petit Etat comme le Luxembourg pourrait
    empêcher cette révision constitutionnelle. La constitution
    américaine a la réputation d’être difficilement amendable, mais la
    révision reste toujours possible puisque seuls 3/4 des états
    ratifiants sont nécessaires pour le vote d’un amendement. En Europe
    ce sera 100% des Etats !!!!... Autant dire qu’à 25 ou 30, ce sera
    impossible...

    On comprend dès lors pourquoi Jacques Chirac n’est guère
    enthousiaste à l’idée de soumettre au référendum la projet de
    constitution européenne. Mais sachez que si ce droit vous était
    donné, ce serait la dernière fois... En votant pour la constitution
    européenne, vous voteriez pour la seule constitution au monde qui
    interdit l’alternance politique... Vous voteriez pour la seule
    constitution qui institue le libéralisme économique comme régime
    permanent et intangible des Etats membres... Et vous ne pourriez
    plus jamais rien y changer... Sauf en faisant la révolution... Mais
    peut-on vraiment dire qu’une constitution est vraiment sage et bien
    rédigée quand elle ne donne d’autre issue à l’alternance
    politico-économique que le renversement des institutions ? !!!

    Pour ma part, si je peux m’exprimer, je ne voterai jamais cette
    constitution soviétique !

        +

    Quelques informations pour contenter les laudateurs du système
    anglo-saxon.

    En Grande Bretagne, en six ans, le patrimoine des 1% les plus riches
    est passé de 20 à 23% de la richesse nationale
    Dans le même temps le patrimoine des 50% les plus pauvres est passé
    de 10 à 5% du patrimoine national

    Les 20% d’anglais les plus riches versent 34 % de leurs revenus à l’Etat
    Alors que les 20% les plus pauvres versent 42% de leurs revenus
    !!!!!!....

    Sans commentaires..."


    J'ajoute qu'aux dernières nouvelles (vu à la télé! - mais sur arte,
    quand même...) il semble bien que le Royaume Uni soit en passe
    d'atteindre le niveau des Etats Unis sur le plan de l'obésité et du
    diabète, les deux étant liés à l'excès de consommation de sucre —
    maladies des pays riches...

    J'ajoute encore ce complément aux 33 raisons de voter oui
    précédentes, en provenance de Scarlett:

    .........
    "Une 34ème raison:

    Article II-2 de la Charte des droits fondamentaux: Droit à la vie

    Toute personne a droit à la vie
    Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté.
    Commentaire du Présidium:
    "La mort n'est pas considérée comme infligée en violation de cet
    article dans les cas où elle résulterait d'un recours à la force
    rendu absolument nécessaire (...) pour réprimer, conformément à la
    loi, une émeute ou une insurrection"

    Ce qui signifie:
    la peine de mort est interdite, mais on peut tirer dans la foule.

    Si l'article 35 de la Constitution Française de 1793 qui stipule
    "quand le gouvernement viole les droits d'un peuple, l'insurrection
    est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré
    des droits et le plus indispensable des devoirs", donc si cet
    article de la Constitution française vous retourne l'estomac, Votez
    OUI.

    Une 35ème:

    Si vous voulez que la démocratie ne soit plus "le pouvoir entre les
    mains du peuple", comme stipulé dans la Constitution Française de
    1793, mais "le pouvoir entre les mains du plus grand nombre" (notez
    la subtile différence) Votez OUI."



    Et puis pour LIRE cette fameuse constitution, on peut aller là, ça
    se télécharge par morceaux plutôt rapidement...

    http://www.constitution-europeenne.info/constitution.htm

    Et pour quelques arguments contre de plus, on peut aller chez ATTAC
    (Non, pas les super-marchés du même nom !)

    http://www.france.attac.org/



        Bises à tous


LETTRE OUVERTE N°5 - 16 mars 2005
NOUVELLES DU JOUR

Radar fou dans le Puy-de-Dôme :
La papamobile s'est fait flasher à 60 à l'heure, et le pape n'a jamais
payé ses contredanses ! C'est un miracle !

Grêve des facteurs dans les Bouches-du-Rhône :
5 millions de lettres en instance ! On parle de délocaliser les P&T en
Chine ou d'importer des facteurs du Bolkensteinland.

Tout va bien :
Pendant la sécheresse, la vente des piscines continue.

Epidémie d'obésité :
Y a pas que les USA. 14 millions d'enfants européens sont en surpoids.
16% des enfants francais aussi. (Responsables : le sucre sous toutes ses
formes; la télé, le manque d'activité physique...) Au fait, que dit la
Constitution, là-dessus?

L'Europe, c'est pas bon, suite :
La preuve, c'est que les Anglais installés en Aquitaine ne savent pas
remplir une déclaration de revenus française...

Centenaire de Jules Verne :
Des manifestations dans toute la France. Des manifs, encore ?!

Sport :
Rien.

Si, on a inventé la tondeuse à gazon volante. Surréalisme pas mort !

Vu à la télé :
Mary Reilly (de Stephen Frears, très bô) ou Glen Close tient une maison...

Pas vu à la télé :
Elles se rendent pas compte.
Il y a des dames qui parlent dans la télé pour annoncer les émissions,
on les appelle plus des speakerines et on ne les voit plus, mais
n'empêche :
Ce soir sur FR 2, la voix annonce : "Louis Page met des mots là où ça
fait mal". Et moi j'entends : "Louis Page met des mollahs où ça fait
mal". (Et sachant que le Louis Page en question est un curé...)

Vu dans la revue Le Cahier Dessiné d'octobre 2002 un article sur Chaval.
On y cite quelques légendes de ses dessins et même sans ceux-ci, c'est
drôle !
Un envoyé de Dieu renvoyé à son expéditeur.
Un cochon savant aidant un charcutier à faire ses comptes.
Un prêtre refusant la communion à une autruche catholique.
... Sans oublier que quand Chaval s'est suicidé au gaz, il a pris soin de
punaiser une légende sur sa porte : Attention ! Danger d'explosion.


LETTRE OUVERTE N°6 - 19 mars 2005
Bon, ça sera encore quelques "nouvelles du jour", avant de passer à des
plats plus consistants.
Evidemment, suivre l'actualité et y réagir au jour le jour, c'est un
métier. J'ai autre chose à faire et je ne suis pas payé pour ça.
J'admire les éditorialistes et les dessinateurs de presse qui sont
capables, chaque jour, de sortir quelque chose de bien, de profond, de
concerné dans l'heure qui suit une dépêche...
Par ailleurs je ne fréquente pas de café du coin, endroits où tout un
chacun, chaque jour, déblatère et déverse sa bile, défoule son trop
plein d'informations tout en se remplissant de bière ou de pastaga...
vases communicants entre cerveau et boyau, la bouche ayant le rôle
privilégié d'être le trou par où se croisent entrées et sorties,
inglution et logorrhée, ce qui est assez dégoûtant. Comme je fonctionne
mieux par l'écrit (les cris?) que par la parole, comme le premier bistro
est à 7 km et qu'on n'y parle que du temps et du foot, comme je ne
fréquente ni les forums, ni les chats ni les blogs, je continue ma
"lettre ouverte" : un vieux terme qui me plait assez.


LE PÉTROLE N'EST PAS ASSEZ CHER

FR 2 : "Le pétrole atteint la barre symbolique des 57 $ le baril"
Pourquoi symbolique? Qu'est que 57 a de plus symblolique que 51,34 ou
56,78 ?

Pétrole encore :
Après l'Afganistan et l'Irak, Bush déclare la guerre à l'Alaska.
Les caribous, les loups, les oizou et les eskimou, on s'en fout !

Pétrole toujours :
Le problème de Roissy, c'est pas le terminal 2 E, c'est les avions.

La Chine et l'Inde réclament de plus en plus de pétrole pour assurer
leur CROISSANCE. Quand effacera-t-on de notre vocabulaire ce mot de
CROISSANCE au nom duquel on massacre la planète ?

La CIA enlèverait des présumés terroristes un peu partout dans le monde,
les emmènerait dans des pays où la torture n'est pas interdite, pour les
faire parler. Et en avion ! Décidément, le pétrole n'est pas assez cher.

RD3 Drapeau Euro-pétrole


Drame de l'incompréhension :
A Genève, souhaitant un enfant, le banquier Edouard S. avait demandé à
sa maîtresse Cécile B. de faire des trous dans le préservatif. Il a été
retrouvé mort de 4 balles, sanglé dans une combinaison en latex...

France : la vie des salons
-Ouverture du salon du tsunami tourisme.

-Poutine vient faire la gueule au salon du Livre.

-Les lycéens occupent le salon de l'Etudiant.
L'école (lycée, fac, université...) sert-elle à apprendre un métier ?
Quelques jours avant, j'avais enfin vu et entendu un lycéen déclarer :
"On ne veut pas d'un enseignement qui fasse de nous des salariés, mais
des citoyens." A mon avis, il a lu ça dans un livre...
Et puis, dans un manuscrit de Catherine Dufour à paraître chez Mnémos en
2005, j'ai lu quelque chose comme : Bien sûr, il faut enseigner aux
enfants les règles qui permettent de fonctionner dans ce monde, mais
encore faudrait-il leur enseigner l'envie d'y vivre.

La police arrête et menotte des présumés délinquants en pleine classe de
collège. Dans un film ? Non, dans un collège français en 2005.

En Espagne, on a déboulonné la dernière statue de Franco. Ce qui prouve
qu'il y en avait encore une, en 2005 !

En Italie, Mussol... pardon, Berlusconi promet de retirer ses troupes
d'Irak et se fait tancer d'importance par Bush et Blair... Béber est
décidément au dessous de tout.

France, dernière minute : d'après un sondage, on serait 51% contre (... le
traité constitutionnel européen, bien sûr)
(Cela dit, méfiance : il paraît que 72,5 % des statistiques sont bidons)


LETTRE OUVERTE N°7 - 20 mars 2005
C'EST DIMANCHE!
image Lettre Ouverte n°7

LETTRE OUVERTE N°8 - 22 mars 2005
EUROPE TOUJOURS
Comme je me suis tapé un gros pensum, dont voici
les premières lignes :

CONSTITUTION EUROPÉENNE (ENCORE!)
"Les sociétés ne construisent pas leur avenir. Au contraire,
elles résistent, par différents moyens (épidémie, guerre, révolution,
grêve…) à un avenir qu'elles ne maîtrisent pas. Et ce faisant, en
résistant, elles font l'Histoire." (Citation approximative, notée au
vol, de Marc Ferro, dans son émission d'Arte Le Dessous des Cartes)
Bien sûr il y a des arguments pour le OUI. À ma connaissance, ils
sont de deux types (...)

La suite est en attachement.

image lettre ouverte n°8 Petit dessin, pas tout neuf...
mais le probleme n'est
pas tout neuf non plus...

LETTRE OUVERTE N°9 - 6 avril 2005
Pas de LETTRE OUVERTE depuis un bon moment, pas même de dessin
du dimanche?
Le temps et les sorties en festival BD en sont la cause. Mais ça viendra.
En attendant, je ne résiste pas au plaisir de transférer cette chose!

-------- Message d'origine --------
Sujet: Constitution
Date: Wed, 06 Apr 2005 19:48:47 +0200
De: M Ssossé <m.ssosse@wanadoo.fr>
A: Constit <m.ssosse@wanadoo.fr>

Vous êtes encore indécis ou partisan du Non à cette Constitution
Européenne, vous trouvez les argumentaires politiques flous,
alors ce texte scientifique et objectif est pour vous:

Un « Non » à la Constitution européenne provoquerait
un réchauffement climatique de plus de dix degrés en
trente ans

5 mars 2005 : correspondance de Saint Soluteur les
Turins
Les chercheurs de l'Institut de physique et des
sciences du climat (IPSC) ont eu récemment l'idée
d'introduire, dans leur modèle climatique de
simulation des températures sur la planète, les effets
du résultat du référendum sur le projet de
Constitution européenne. Cet effet, modélisé en
partenariat avec les chercheurs de l'IDOF, a permis de
mener des simulations numériques intégrant trois
options : tous les pays de l'Union européenne adoptent
la Constitution, tous l'adoptent sauf la France, tous
l'adoptent sauf le Royaume-Uni.

29 mars 2005
Premier cas : la Constitution est adoptée. Le modèle a
montré qu'en raison d'une politique agricole équitable
permettant une concurrence libre et non faussée, les
fluctuations du climat de la Terre seraient alors
compensées naturellement par l'adaptation du marché
agricole européen aux variations des besoins des
populations. Ces besoins varient suivant les
fluctuations climatiques, et en raison des relations
d'interdépendance entre les cultures et le climat,
cette adaptation du marché aurait pour effet de
minimiser l'ampleur des fluctuations climatiques. En
bref, le réchauffement du climat dû à la croissance de
l'industrie mondiale serait compensé par les effets
naturels de l'adaptation de l'agriculture européenne à
la demande mondiale, dans un marché libre et non
faussé.

Les simulations des chercheurs de l'IPSC ont montré,
par contre, que le refus de la France ou de l'Angleterre
d'adhérer à la Constitution aurait l'effet inverse,
pouvant entraîner une hausse de la température
mondiale d'environ dix degrés au cours des trente
prochaines années. Les chercheurs de l'IPSC pensent
de façon presque unanime qu'un « Non » français
aurait des conséquences plus délétères encore.

Selon Allan-John Goodchoice, conseiller auprès de la
Commission européenne sur les questions climatiques,
le verdict est sans appel : « Pour le référendum les
Français ont le choix entre la Constitution ou la
désertification rapide ». Avec une augmentation de dix
degrés, à cause de la montée du niveau des océans, la
superficie de l'Union européenne diminuerait de
l'équivalent de la surface de la Belgique et du
Luxembourg réunis. L'Ile-de-France serait transformée
en savane semi-aride ; l'Italie et l'Espagne auraient
le climat du Nevada. Les Espagnols, souligne
Allan-John Goodchoice ne s'y sont pas trompés en
votant « Oui ». Les Français seront-ils aussi
écologistes que les Espagnols ?

Les astronomes du Fonds européen pour la recherche
scientifique (FERS), dans un rapport intitulé «
Précession des équinoxes induite par un « Non » à la
Constitution », ont montré quant à eux qu'un « non » à
la Constitution européenne provoquerait une déviation
de l'axe de la Terre de plus de trente degrés par
rapport à son inclinaison actuelle, en moins de 12000
ans. D'après Allan-John Goodchoice : « Bien que les
échelles de temps soient plus longues, les effets de
cette rotation de l'axe de la Terre ne doivent pas
être sous-estimés. L'heure est grave. Il faut tirer la
sonnette d'alarme. »

Les observateurs en appellent tous, au référendum, à
la responsabilité des Français.

LETTRE OUVERTE N°10 - 8 avril 2005
Aujourd'hui, j'ai lu Le Monde d'hier (c'est mon voisin qui me l'a prêté)
et plus particulièrement ce qui concerne l'Union Européenne (et toujours
avec mauvais esprit.)
(Encore une fois, si j'abuse, de votre temps ou de vos opinions,
n'hésitez pas à me le dire,
je vous enlèverai de cette liste sans vexation aucune, sans vous en
vouloir ni rien...)

D'abord, p.7, un gros article sur le budget de l'Union et la volonté de
certains Etats (les plus riches) de plafonner leur budget européen.
Déjà, ça peut vouloir dire moins d'aides européennes pour les pays les
plus pauvres, donc les encourager à pratiquer le dumping sur leurs
partenaires, non?

Dans la même p.7, "Pour rallier les chasseurs au oui, Paris cherche à
modifier la directive européenne "oiseaux".
En bref, on pourrait insérer dans les annexes de cette directive un
"guide interprétatif" qui permettrait d'élargir la période de chasse de
certaines espèces.
Ça déjà, en soi, c'est une cochonnerie, mais en plus ça éveille des
soupçons quant au contenu des annexes du Traité Constitutionnel,
annexes qui seraient donc susceptibles d'être bourrées de "guides
interprétatifs"? (Annexes qui sont absentes de la version qu'on trouve
partout sous forme d'un numéro spécial de L'Hémicycle)
(+ Gag de mise en page : à côté de cet article, une pub pour le Thalys
"50% si vous êtes 2" avec en photo Allain Bougrain-Dubourg, président
de la Ligue de Protection des Oiseaux, enlaçant un chasseur...)

P.16, un gros article sur "Le débat sur le libéralisme", débat au coeur
des arguments des vilains gauchistes contrariés (nous).
Les partisans du oui disent que, de toute façon, cette orientation de
l'Europe vers le libéralisme est déjà depuis longtemps inscrite dans les
traités précédents. On s'en était aperçu, merci, mais là, il n'y avait
pas eu de référendoum et d'étalage public et cynique, noir sur blanc,
de cette dérive organisée.
((A ce propos, je vais citer un courrier des lecteurs tout frais de
Télérama (oui, je lis Télérama, aussi, et en tout premier le courrier
des lecteurs)
"(...) C'est très gênant, tous ces électeurs qui cogitent, lisent, se
regroupent, font d'inquiétants constats, et qui comprennent qu'on ne
répond pas simplement par un "oui" ou un "non" béat et manichéen à une
question aussi essentielle que l'avenir et le fonctionnement de tout un
continent pour ce siècle qui commence (...)" (Frédéric Piloquet. Amiens)
Donc, oui, on lit, on cogite, on décortique, on en cause avec son voisin))

Dans la colonne "Morceaux choisis" de cette page du Monde, quelques
articles du Traité Constitutionnel pour illuster le débat.
Je prends un article au hasard (non, pas tout à fait au hasard!)
"Les restrictions à la libre prestation des services à l'intérieur de
l'Union sont interdites à l'égard des ressortissants des Etats membres
établis dans un Etat membre autre que celui du destinataire de la
prestation." (III-144)
D'abord, évidemment, on dirait du Lacan : faut tout remettre à l'endroit.
Mais bon, je suis dessinateur après tout, alors j'ai fait un schéma: un
gros panier pour l'Union ; dedans quelques patates pour les Etats
membres ; dans la patate A, un X pour un prestataire de services ; dans
la patate B un Y pour un destinataire de la prestation ; finalement une
flèche allant de X à Y en passant librement ("sans restriction") de la
patate A à la patate B. Là ça va, j'ai compris. (Avec la petite
subtilité supplémentaire que X n'est pas forcément "ressortissant" de
la patate A où il est "établi" : il peut être ressortissant d'une patate C,
D ou E de l'Union, même de B, il me semble, mais établi dans n'importe
laquelle sauf B. Là ça re-brouille un peu mais ça devrait aller.)
D'abord, question rédaction, quand on parle d'interdire les
restrictions, c'est un peu "il est interdit d'interdire", double
négation qui serait avantageusement remplacée par une simple
affirmation. Parlez-en à votre prof de français.
Ensuite, un exemple pourrait aider.
Après, il faudrait encore définir "restrictions", et qui ou quoi
pourrait les promulguer, ces restrictions. Et encore définir "prestation
de service", avec une liste de ce qu'on y inclut et/ou de ce qu'on en
exclut. (Y inclut-on seulement les plombiers, les coiffeurs, les centres
d'appels téléphoniques, les hôtels, les boîtes de travail temporaire?
(par exemple) , ou bien aussi. la médecine, l'éducation, la police? (par
exemple)... soit les services dits publics dont le traité parle si peu, au
bénéfice des "services d'intérêt économique général", formulation nulle
part définie dans le traité, semble-t-il.)
Sans ces précisions, sans ces définitions, et en combinant ça avec
quelques autres articles (III-166 et 7, par ex.) et avec un minimum de
parano, j'ai tendance à penser que ça nous refourgue discrétement, la
fameuse directive Bolkestein, au moment où on fait grand cas de son
rejet scandalisé par not'président. (Vous avez dit "poudre aux yeux?").
Le Traité Constitutionnel ne serait-il, en fait, qu'une énorme directive
Bolkestein?

J'aime bien aussi l'article III-178 qui dit : "Les Etats membres et
l'Union agissent dans le respect du principe d'une économie de marché
ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace
des ressources."
Pétition de principe, affirmation gratuite que toute l'histoire de la
libre concurrence contredit bien évidemment par les taux de chômage,
l'accroissement des inégalités, l'exclusion, etc. Mais ça ne fait rien,
"on" y croit toujours. L'égalité des richesses par une
régulation quasi automatique du marché est un article de foi du
capitalisme, ça ne se discute pas. Pensée unique, dogme, mythe terroriste.
(Ou alors "on" fait semblant d'y croire, avec en tête une définition
sans doute très personnelle de "allocation efficace des ressources", ce
qui ne vaut pas mieux.)

06 et 07 avril 2005
(En fait, maintenant, c'était Le Monde d'avant-avant-hier mardi...
comme le tempus fugit)

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