DÉLITS D'OPINION


Cette page est une archive des Lettres Ouvertes n°181 à 190.
Les Lettres Ouvertes les plus récentes sont accessibles par là.

LO N° 181 (20 déc 07)

CONVERGENCES (Ou : Machin nous aura à la fatigue.)

Dans les réactions envoyées dans la LO 180, ma préférée, c'est quand même :

# Je ne veux plus rien voir, plus rien entendre, je prends le maquis ! # (signé Cerise)


Mais j'ai aussi reçu ça, d'une vieille connaissance, et c'est tellement proche de
mon propre discours de la LO 179 que c'en est hallucinant.

http://kronix.hautetfort.com/archive/2007/12/18/clavier-fatigue.html

Clavier fatigué, dit-il, oui…

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Quant aux News of the Wens N°148, elles sont à la hauteur de la situation et
se terminent par:

# C’est à quelle heure la prochaine fusée pour Mars ? #

Et dans un supplément gratuit, Wens nous offre les commentaires d'un de
ses "initiés" anonyme (très mystérieux, tout ça).

Extrait :

# Hélas, nous sommes dans Ouioui.  "Ouioui au pays des jouets"...
Car que penser d'autres suite à la séance de pose organisée avec Carla
Bruni dont les photos vont s'étaler cette semaine dans nos journaux ?
Et dans quel lieu symbolique ces photos ? A Disneyland ! devant la
parade de Mickey !... On se pince, on croit rêver !... Imagine-t-on le
général de Gaulle en son temps, affichant une idylle avec Sophia Loren
en posant avec les danseuses des Folies Bergère ?... Eh bien, oui
Sarkozy ose. C'est moins glamour que les Bluebell girls et c'est
beaucoup plus grotesque. On pourrait y voir seulement une opération de
communication ratée. Non c'est l'aboutissement d'un rêve. Celui d'un
petit garçon qui voulait prendre sa revanche sur la vie et qui veut
nous montrer ses jouets. OuiOui au pays des jouets. "Regardez mon
bureau de président, admirez mon beau stylo, contemplez ma maîtresse,
elle est belle et je collectionne les mannequins , ma vie est un conte
de fées, j'ai tout réussi..."

On peut retrouver l'intégralité sur le blog du Captain @robase :
http://blog.captain.arobase.over-blog.org/


(Ne pas confondre avec le blog du Captain Crochet, où je suis tombé par
hasard, sous-titré :

# Vous trouverez ici des moments de ma vie, mes amis, mes visites à
Disneyland Paris et pleins d'autres choses #
http://captaincrochet.canalblog.com/albums/saison_de_noel_2006/index.html

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ET PENDANT CE TEMPS, on ne s'occupe pas des VRAIS problèmes comme
l'enrésinement des vieilles forêts du Morvan !

Y a pas que les sapins de Noël, dans la vie, ni que la forêt amazonienne !

Je retransmets un message du groupement forestier pour sauver des feuillus du Morvan.

 

# Les monocultures de résineux envahissent les espaces nommés Parc Naturels :
chênes, châtaigniers, frênes, érables, merisiers… richesse des forêts, au cœur
de notre pays. #

disparaissent sous les abatteuses des coupes à blanc ...

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=152

http://autun.morvan.ecolog.free.fr/

http://autun.morvan.ecolog.free.fr/pdf/plaquettegroupement.pdf

Et j'en profite pour vous conseiller, plus largement, le site de Fabrice Nicolino
http://fabrice-nicolino.com/index.php

 Il y a même un article très bien vu sur Machin et sa Machine — c'est vous dire
si c'est d'actualité !

(Oui, elle aussi, je la débaptise. Je ne pourrai plus entendre une sienne chanson
sans pleurer sur la France et vomir un peu. J'espère qu'on va trouver une foultitude
de ses CD d'occase sur E-Bay, ces prochains temps… Le mien est déjà…
Ah ben non, j'en avais pas, en fait !)

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Après pinocchio et nicolino, kokopelli…
http://www.kokopelli.asso.fr/

# Au vu des bouleversements climatiques planétaires et du scandale sanitaire
et environnemental (dû à des pesticides considérés inoffensifs pendant très
longtemps par l'agronomie à la solde de la chimie!) prévalant dans les îles
productrices de bananes, l'agriculture française dans la déroute pourrait
peut-être se recycler dans la culture de ce fruit tropical et faire de la France
une république bananière. Les fondements "éthiques" d'un tel système sont
déjà posés. #

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Et après Disneyland, le Vatican (avec Ratzinger dans le rôle de Mickey ?) :
Machin obtient la libération des gardes Suisses tenus en otages depuis 8 ans.
Contre quoi ? Des chars, des zavions, des centrales nuke ???


LO N° 182 (30 décembre 2007)

Histoire de commencer l'année sous de bons auspices (et pas hospices),
j'ai le plaisir de vous présenter le logo du prix littéraire "UNE AUTRE TERRE"
destiné à récompenser un roman de SF orienté écolo, développement durable
et tout ça… prix qui sera remis aux Imaginales d'Épinal.

Logo Prix Une Autre Terre - Imaginales Epinal - 2008


LO N° 183 (6 janvier 2008)

Bon, je me suis quand même fendu de quelque chose qui ressemble à
une carte de voeux (pas de version imprimée, désolé pour les papivores).

2008 - 2 zéros et l'infini



LO N° 184 (17 janvier 2008)

ACTUALITAS

 PITRE

Fillon à Pointe-à-Pitre se met à parler comme Machin : JE fais une politique
et JE l'applique… Il aurait fait un discours de vœux parodiant Machin, aussi,
pas vu… Ils commenceraient à se tirer la bourre, tous les deux ? Je donne
Fillon gagnant, à terme. Plus grand, plus sérieux, plus "père" — l'autre est
qu'un gamin…

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 LUTTONS CONTRE LA VISCÈRE

Lagarde annonce de l'inflation en 2008. Tu m'étonnes. (Mais c'est pas grave
puisque y aura de la croissance.)

Ne pensez pas. Dé-pensez !

"Les hommes qui ne pensent pas sont comme des somnambules."
(Hannah Arendt)

Et puis un scoop, à faire passer à tous les zéconomystes, médef et
secrétaires d'état à la consommation, au chômage et au pouvoir d'achat,
au cas où ils ne s'en seraient pas rendu compte :

Les salariés et les consommateurs, c'est les mêmes !

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 "Les gouvernements qui se sont succédé ont privatisé les bénéfices et
socialisé les pertes."

Rabah Tounsi (Chronique dans Pote à pote N°121, déc 2007)

"Privatiser les bénéfices et socialiser les pertes." Voilà qui résume assez
bien l'économie / politique ultra-lib.

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BON APPÉTIT

Vu que le prix des produits alimentaires augmente et que celui des produits
de haute technologie baisse, on va bouffer nos appareils photos numériques,
nos écrans plats et nos i-phones…

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RÉCESSION ? VENDEZ !

Revendez vos RTT, vos livrets A, vos dowjones, vos caca-rentes, vos nikéi,
vos dettes, vos shark, vos cartouches de clopes, quoi encore ? Votre boulot,
tiens.

Tiens, justement, un Courrier International N°896 avec un dossier "décroissance".

Les meilleurs articles proviennent de The Guardian, ce n'est pas la première fois.

"La frugalité, salut de notre âme", par Madeleine Buntig ou "Seule une bonne
récession nous sauverait" (George Monbiot dans The Guardian), articles
excellents que j'aimerais citer en entier, mais on verra ça plus tard.

Pour l'anecdote saumâtre, on apprend qu'en Suède, avant Noël, le patronat
a lancé une grande campagne publicitaire pour pousser à la consommation.

"Présentée sous forme de contes de fées, la campagne met notamment en
scène une ménagère boycottant les courses de Noël, ce qui a pour conséquence
de faire perdre son emploi à un ouvrier pauvre à l'autre bout du monde." ( ! )

Attaqué par la presse, le responsable de la campagne répond :

"C'est par notre consommation que les entreprises auront précisément les
moyens de développer les techniques pour sauver l'environnement". (re !)

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OUVERTURE EDF OU COUVERTURE EN PLUS?

L'ouverture de la fourniture d'électricité au privé, ça marche pas terrible.
Peu nombreux sont les Français à basculer vers un concurrent d'EDF-GDF.

Pourquoi ? D'abord parce qu'on a ses habitudes, sa fidélité au service public
et surtout on en a marre de se stresser avec ce jeu de la concurrence.
C'est fatigant à la longue.

Ensuite merci aux associations de consommateurs et d'anticonsommateurs qui
nous ont bien prévenu que l'électricité privée serait indexée sur — je vous le
donne en mille — les prix du pétrole…

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CALIFORNIA DREAM ET SEINS DE GLACE

Après le feu, (comment imaginer que Malibu brûle ? Y a que de la plage de sable,
là-bas, et des filles avec des poitrines. Ça brûle, le silicone?) la Californie subit
la neige. Mais enfin que fait Arnold ? Il est trop occupé à mettre des panneaux
photovoltaïques partout, mais c'est con, sous la neige, ça charge plus.

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TÉLÉ PRIS QUI CROYAIT…

"Pour ta santé, évite de grignoter entre les repas", dit la télé entre deux
pubes pour des nesquick, des prince, des chocoBN, des délicieuses barres K
aux fruits rouges, des craquinettes au chocolat, des kinder bueno, des twix,
des nuts, des mars.

— Bon d'accord, moi je veux bien, mais alors quand est-ce que je vais
grignoter mes nesquick, mes prince, mes chocoBN, mes délicieuses barres K
aux fruits rouges, mes craquinettes au chocolat, mes kinder bueno, mes twix,
mes nuts, mes mars ?… pendant les repas ?!

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SPORT

Terroristes contre motoristes… Le Dakar supprimé. (Ah bon, c'est un sport,
le Dakar ?)

Bonne nouvelle ou mauvaise nouvelle ?

Evidemment, sa suppression, c'est bien, mais que ça soit à cause des
risques terroristes et non grâce à l'action de gentils écologistes, c'est pas bien.

Dans CH-H, Val dit que c'est comme une épidémie de peste qui empêche
une épidémie de gale – et y a de ça.

De toute façon, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ça merde un peu
partout entre l'Afrique et nous, ces temps-ci… Y a comme une conjonction…

...... Dernière minute :

# Le rallye Paris-Dakar 2009 aura lieu en Argentine !

C'est en tout cas ce qu'avance le quotidien argentin Página 12, selon qui
"il ne manque que l'annonce officielle de Paris"… # (D'après le site de
Courrier International)

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Encore capturé sur le susdit site :

# 17 janv. 2008. "Erika" : Total condamné

Le groupe Total et trois autres personnes physiques et morales ont été
condamnés mercredi à des amendes et un total de 192 millions d’euros
de réparations pour “pollution maritime” lors du naufrage du pétrolier Erika,
survenu au large de la Bretagne en 1999. Le groupe pétrolier, qui estime
que cette condamnation n’est “pas juste”, devrait faire appel.
Total a enregistré un bénéfice de 12,6 milliards en 2006.
 

Dessin de Herrmann paru dans Tribune de Genève

Dessin de Herrmann paru dans Tribune de Genève #

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PAVAROTTI EST MORT.

Il est ténor et il n'est plus. Tant pis. De toute façon, dans O sole mio,
j'aimais mieux Elvis.

 — Mais non, c'est CARLOS qu'est mort.

 — Mais… et Pavarotti, alors ?

 — Ben il est mort aussi, mais y a déjà un moment. Aujourd'hui, c'est
bien Carlos qu'est mort ! (Encore un partisan du Shark qui fout le camp,
décidément ça baisse dans les sons d'âge.)

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Heureusement, il y a Mozart. Et Monet. Et Barbara. Brassens. Billy Wilder.
Orson Welles. Pavarotti, Carlos…
Et puis Tex Avery, aussi.



LO N° 185 (22 janvier 2008)

JOURNÉE DE L'AUDITION

Les ministres sujets à une évaluation par un cabinet d'audit.

— Après les surdoués, les sourdoués.

— Les quoi ?!

C'est la faute aux téléphones portables :

Pendant le discours d'Uribe, Machin regarde en douce ses SMS sur son portable.
On croirait qu'il se tripote la braguette. Mais y a pas que lui. Le téléphone
portable serait-il un substitut à la branlette ? De toute façon, c'est vrai que
ça rend sourd.

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MIMI MÉTISME

Ségolène Sarkozy et Nicolas Royal, le combat continue.

C'est bizarre, en ce moment, quand je lis un article sur Ségolène Royal, j'ai
l'impression que ça parle de Machin. Arrivisme, dents longues et indifférence
à la réalité. Frères (et sœurs) ennemis ?
 

"LA SALOPE", dirait Patrick Devedjan.

— La salooope (6 fois) (Daniel Gélin dans "La vie est un long fleuve tranquille")

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Pourquoi la nouvelle police de proximité qu'il ne faut pas du tout appeler
comme ça va s'appeler Unités Territoriales de Quartier et non pas
simplement Police de Quartier ?

Parce que en abrégé ça ferait P-Q.


"DÉGUEULASSE",  dirait Fadela Amara.

— Qu'est ce c'est, "dégueulasse"? (Jean Seberg dans "À bout de souffle".)

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"Il faut liquider l'héritage de mai68", qu'il disait. Et il engage Kouchner,
Attali, Jack Lang… Incohérence ? Au contraire : ils les a pris pour les liquider.


"ENCULÉ", lance un pécheur à Machin (de loin).

— Euh… J'ai pas de référence cinématographique… ("Querelle" (de Brest),
peut-être…? Fassbinder d'après Jean Genet)

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BONNES OU MAUVAISES NOUVELLES ?

Plus de pub' à la télé sur les chaînes pub'liques ? C'est con, mais on ne peut
pas s'empêcher de penser que ça cache quelque chose, qu'il y a un piège,
quelque part… (J'ai dit "on" et pas "je", parce que, apparemment, on est
plusieurs à penser ça… paranoïa collective, sans doute…)

— Donc tous les pubistes vont se retourner vers TF1, la chaîne préférée de Mach1.

— Mais justement la cote de TFin est en train de chuter (Parallèlement à
celle de Machin, d'ailleurs… Coïncidence ?)

— Alors bientôt, sur TF1, il n'y aura plus QUE de la pub' (déjà que…) et
plus du tout de spectateurs. Tout cela est assez moral, finalement.

— Mais y aura Sarko, quand même, encore, sur TF1…

— Mais Sarko, c'est de la pub' !

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LA VIE CHEZ LES TRAUMATISÉS

"Le président a souhaité une bonne année 2008 à ses compatriotes,
il ne sait décidément plus quoi inventer pour se faire remarquer…"
(François Gorin. TLRM 3025)
 

A l'Elysée, une cellule de soutien psychologique a été diligentée pour
le petit N. qui baisse dans les sondages (pourtant sponsorisés.)

 
Après avoir été ségoléniste, Jacques Séguéla s'est rallié à Machin, parce que,
dixit : "Le plus capable de faire le job". Il parle comme Bush, maintenant…
la pub', ça rend con, décidément. (Je le sais, j'y ai travaillé 10 ans.)
 

Les maisons Borloo à à 100.000 euros lancées il y a deux ans, on devait
en faire 20.000 par an, on en a fait 800 — et elles ont coûté plus que ça.
D'ailleurs, comme elles sont pas du tout écolo, Borloo va les faire démolir.

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SANS DOMIFFICILES

"SDF, rentrez chez vous !" (Slogan des manifs de droite)

 
— Labbépierre est mort !

— Encore !

— Oui, mais cette fois on lui met une plaque commémorative.

— Où ça ?

— Dans la rue, bien sûr.

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GAGNER PLUCHE ?

En fait, les salariés, les fonctionnaires ou les pécheurs (les autres aussi,
d'ailleurs), ce n'est pas tellement qu'ils veuillent "gagner plus", c'est qu'ils
veulent gagner leur vie, simplement. (Ou continuer à gagner — à peu près
— leur vie.)

Pouvoir d'achat ? Pouvoir s'acheter des spaghettis et des chaussettes,
ça sera déjà pas mal.

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FLEXI(DÉ)BILITÉ

Fléchir est une chose, réfléchir en est une autre.

Fléchir, la flexibilité, ça exige de la souplesse, certes, mais réfléchir aussi.
Ré-fléchir est-il fléchir à nouveau ?

Courber l'échine, se plier à-, faire le dos rond et profil bas, c'est juste fléchir.

Réfléchir c'est (ça devrait être) répondre à cela, le contraire de s'aplatir ou
se soumettre : une souplesse autre, celle qui permet d'éviter le projectile,
de contourner l'obstacle, plutôt que se raidir contre ou s'y heurter durement.

Être souple n'est pas être mou.

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 LES BOURSES DESCENDENT

Ouais, les miennes aussi, c'est la faute au réchauffement climatique.

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ÇA VA CHIER DES BULLES

Le temps se gâte, oui, les bulles pètent : la bulle TF1, la bulle financière dite
subprimes, la bulle Machin, la bulle météo, Carlos (enterré à St-Germain-des-Prés,
ça fait pas sérieux!) et voilà que le ballon de J.L. Etienne se casse la gueule
dans son jardin sans avoir eu le temps d'aller mesurer la glace au pôle nord.
(De toute façon, d'ici l'été, la glace………)

Et pendant ce temps, Renault fait des voitures électriques pour Israël.
Ils devraient essayer l'Iraq, plutôt : une électrique ça explose moins.
— Ou les banlieues.

Les Indiens, eux, font des Tata, la caisse la moins chère du monde — et
la plus polluante : la semaine prochaine : un milliard d'Indiens en Tata.
(Et vous voulez qu'on croie en l'avenir de la Terre ?)

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ET, POUR LE PLAISIR… (INTELLECTUEL, BIEN SÛR)

LO n° 185 - Simone de Beauvoir nue - Couv Nouvel Obs

Simone de Beauvoir à poil en couv du Nouvel'Obs ?

Wolinski et Siné en sont encore tout chose…

Mauvaise nouvelle pour le procédé (peut-être…), mais bonne nouvelle parce
que, à 40 ans (± la date de la photo), elle avait un très joli cul. Apparemment,
ça avait un peu échappé à Sartre (qui regardait toujours à coté, faut dire.)

http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/01/15/art-shay-sexplique

(Art Shay, c'est le photographe, et ce n'était pas "l'amant américain" de SdB…)

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Heureusement, il y a Mozart. Et Monet. Et Barbara. Brassens. Billy Wilder.
Orson Welles…
Et puis Tex Avery, aussi.




LO N° 186 (24 jan 2008) 

RÉCESSION (Je vous avais prévenus)

Courrier International N°896 avec un dossier "décroissance".

"Seule une bonne récession nous sauverait" (George Monbiot dans
The Guardian), article tellement parfait que j'aimerais le citer en entier,
mais voici quelques extraits :

 
# Si vous êtes sensible, je vous conseille de tourner la page. Je m'apprête
à briser le dernier tabou universel : j'espère que la récession promise par
certains économiste se réalisera. Je reconnais que la récession est
quelque chose de douloureux. Comme tout le monde, je suis conscient
qu'elle ferait perdre à certains leurs emplois et leurs logements. Je ne
nie pas ces conséquences ni les souffrances qu'elles infligent, mais je
rétorquerai qu'elles sont le produit parfaitement évitable d'une économie
conçue pour maximiser la croissance, et non le bien-être. Ce dont j'aimerais
vous faire prendre conscience est bien moins souvent évoqué : c'est que,
au delà d'un certain point, la souffrance est également le fruit de la
croissance économique. […] Aucun pays n'a encore réussi à réduire sa
consommation d'énergie tout en augmentant son produit intérieur brut.
[…] Une récession dans les pays riches représenterait sans doute le seul
espoir de gagner du temps afin d'empêcher le changement climatique de
devenir incontrôlable. […] Il me semble que, dans les pays riches nous
avons d'ores et déjà atteint le point où il faut logiquement s'arrêter. […]
Les gouvernements adorent la croissance parce qu'elle les dispense de
s'attaquer aux inégalités. "La croissance est un substitut à l'égalité des
revenus. Tant qu'il y a de la croissance, il y a de l'espoir et cela rend
tolérables les grands écarts de revenus". (Henry Wallich, ancien directeur
de la réserve Fédérale Américaine.) La croissance est un sédatif politique
qui étouffe la contestation, permet aux gouvernements d'éviter
l'affrontement avec les riches, empêche de bâtir une économie juste
et durable. […] N'est-il pas temps de reconnaître que nous avons touché
la Terre promise et que nous devrions chercher à y rester ? […] Pour
les gouvernements du monde riche, la politique raisonnable à mener
désormais n'est-elle pas de maintenir le taux de croissance  aussi
proche de zéro que possible ? […] Aussi désagréable qu'elle soit, il est
difficile d'imaginer ce qui, à part une récession accidentelle, pourrait
empêcher la croissance économique de nous expulser du pays de
Canaan pour nous expédier dans le désert."

 
La critique à en faire, évidemment, c'est que ça concerne les "pays riches"…

Et puis il y a ce détail d'une "récession accidentelle"… Je pense qu'on
va très bientôt se rendre compte que la récession n'est pas du tout
accidentelle, non qu'elle soit voulue et organisée par qui que ce soit
(un complot ?), mais en ce sens qu'elle est la conséquence quasi
mécanique de la, justement, croissance (devenue folle.)

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GAUDEAMUS !

La crise est là, réjouissons-nous !

En fait la crise est là depuis longtemps. La confiance dans "le système"
est perdue — il serait temps. Perte de confiance = gain de conscience.
Baisse de croissance = baisse de croyance. Décroyance — au système
financier, commercial, éco(no)mique — à l'acharnement thérapeutique du
Progrès infini. Oui, depuis longtemps déjà, "on" n'y croit plus, ou plus
vraiment. On continue sur l'élan, on garde le cap, on fait semblant que ça
puisse durer et on fait bonne figure. Parce qu'on n'a pas le choix (croit-on).

— C'est qui, ce "ON" ? Les déconomistes, les zindustriels, les zactionneurs,
les "forces vives de la nation"…?

— Oh, c'est bien plus vaste et bien plus vague. C'est un peu tout le monde,
en fait.

— Si on ne croit plus en l'avenir, la croissance en décrue, le progrès déchu,
dieu ayant trop servi, tout ça usé, usagé, moisissant sur place, autophage…
en quoi croire ?

— En rien. Le nihilisme est le commencement de la sagesse.

 

Janvier 08 restera-t-il la date du début de la décroissance ? La France qui
est depuis longtemps en faible croissance, souffrira moins de la récession.
Quant aux décroissants pratiquants, n'en parlons pas.

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FOSSE MONNAIES

Un courtier (trader) fait perdre 5 milliards (5 000 000 000) d'euros à la
Société Générale.
La société, gênée, râle — mais pas tant que ça, les bénéfices restant bénéficiaires.

Pendant ce temps, en Inde, la roupie descend, sonnée, au Japon, le yen a
plus, en GB, la livre ne fait pas le poids, aux USA, le dollar est cul nu. Et
puis l'Euro puni, l'afghani se tend, le florin se déflore, le rouble est roublard,
le won joue et perd, la couronne est de travers, le mark attak, le szloty
bégaie, la lire délire et le franc suisse dévisse.

Et la monnaie-du-pape, fleur lunaire, rêve à des jours meilleurs.

(Sans compter que les joueurs de poker ont les jetons.)

Et bientôt, comme en un certain 11 septembre, les traders tomberont du
ciel, anges déçus, déchus de leurs super-pouvoirs, tandis que les SDF
s'écarteront des trottoirs pour ne pas prendre les susdits sur la tronche.

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PANTOUFLES

M'est revenu à la mémoire ce sonnet d'auteur inconnu mais de style dadaïste.
Il serait paru dans un journal médical des années 30. Il me semble largement
adapté à la situation actuelle.

Les pantoufles chantaient dans l'azur frénétique,

Au rythme entrelardé de mâles abricots,

Et les homards, volant à l'entour des Portiques,

Afin de mieux y voir, retiraient leur tricot.

 

Quand parut tout à coup un oncle d'Amérique,

L'oeil vélocipédique et bourré d'asticots,

Portant sur un plat d'or des bémols arthritiques,

Et le ventre rempli de vieux os de gigots.

 

Soudain, comme il rongeait le cuir de sa sandale,

Le baromètre en fleur a contracté la gale,

Et passé subito de la vie à trépas.

 

Les péritoines bleus s'enfuyaient en déroute,

Et le pétrole, assis sur le bord de la route,

Regardait d'un oeil torve et ne comprenait pas.

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Pour le plaisir des yeux, une merveille :  Cécile Aubry,
dans Barbe Bleue de Christian-Jacques (1951)

LO n° 186, Cécile Aubry dans Barbe Bleue de Christian-Jacques



LO N° 187 (28 janvier 2008)

Je viens de découvrir hooseek.com.

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En visitant ce site, vous allez aimer SURFER UTILE.



LO N° 188 (11 fév08) 

LA VIE DES DJEUNS

Ne rigolez pas, c'est eux qui paieront vos retraites…
enfin… quand ils seront sortis de prison…

LO n°188 - Djeuns
Page de Libé communiquée par mon voisin à travers la cour.



LO N° 189 (11 02 08) 

PIQÛRE DE RAPPEL

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Serge Hefez, psychiatre

« Petite leçon de psychologie : le pervers narcissique et ses complices »

http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/2007/05/petite_leon_de_.html#more

06/05/2007, Libération.fr

Les pervers narcissiques n’éprouvent aucun respect pour les autres, qu’ils
considèrent comme des objets utiles à leurs besoins de pouvoir, d’autorité,
ou servant leurs intérêts. Il font des promesses qu’il ne tiendront pas,
sachant que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Pris en
flagrant délit de mensonge, ils sont capables de nier avec un aplomb hors
du commun... Charité bien ordonnée commençant toujours par soi-même,
ils savent parfaitement et farouchement défendre leurs intérêts dont ils
ont toujours une vision très claire. Ils essaient de profiter à chaque instant
de toutes les opportunités, de toutes les personnes rencontrées, et ces
personnes sont systématiquement instrumentalisées pour en tirer, autant
que possible, avantage pour eux. Comme pour tous les narcissiques, tout
leur est dû. Ils n’admettent aucune remise en cause et aucun reproche.


Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur
immense majorité, ils n’ont aucune « humanité », aucun sentiment humain,
aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculateurs, totalement
indifférents à la souffrance d’autrui. Mais tout en étant, le plus souvent,
incapables d’avoir des sentiments humains, ils simuleront le fait d’être
emplis, en apparence, de bons sentiments et d’une sincère empathie
pour autrui.


Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec
un désir de revanche. Cela explique la rage destructrice qui s’empare
d’eux lors des séparations. Quand un pervers perçoit une blessure
narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d’obtenir une
revanche. Ce n’est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction
passagère et brouillonne, c’est une rancune inflexible, implacable à
laquelle le pervers applique toutes ses forces et ses capacités de
raisonnement. Et alors, il n’aura de cesse d’assouvir son dessein de
vengeance. Les pervers narcissiques ont souvent besoin de haïr pour
exister. La haine peut être chez eux un moteur très puissant.


Souvent, le pervers narcissique est quelqu’un qui n’a jamais été reconnu
dans sa personnalité propre, qui a été victime d’investissement narcissique
important de la part de ses parents et qui a été obligé de se construire
un jeu de personnalités (factices), pour se donner l’illusion d’exister.


Du fait d’une histoire personnelle, où il ont été, par exemple le bras armé
d’un de leurs parents, les pervers n’ont pas pu se réaliser. Ils observent
alors avec envie ce que d’autres qu’eux ont pour y parvenir. Les pervers
narcissiques ne sont jamais sincères, toujours menteurs. Ils peuvent
aussi bien dire la vérité que mentir avec aplomb. Le plus souvent, ils
effectuent de sensibles falsifications de la vérité, qu’on ne peut pas
vraiment qualifier de mensonges, et encore moins de constructions
délirantes. Mélanger le mensonge, la sincérité et la franchise —ce
qui est, pour l’autre, très déstabilisant— fait partie de leur jeu.


Le déni (de leurs défauts, de l’autre) leur permet de « s’aimer » (et de
s’aimer toujours plus). Ils se mentent à eux-mêmes, sur leur vraie valeur,
sur ce qu’ils sont réellement. A certains moments, ils finissent par croire à
leur mensonge, à d’autres, ils en ont conscience. C’est toute l’ambivalence
de la pathologie mythomane. Le pervers narcissique est un « comédien né ».
Ses mensonges à force d’entraînement sont devenus chez lui une seconde
nature. Sa palette de personnalités, de personnages, d’émotions feintes est
étonnante. L’éventail de son jeu d’acteur est infini, sans cesse renouvelé.
Il donne le plus souvent l’image d’une personne parfaitement calme, ne
s’énervant jamais. Le pervers narcissique est le plus souvent doté d’une
combativité extrême et d’une capacité de rebond remarquable. Sa
mégalomanie, son narcissisme, voire sa paranoïa, renforcent cette
combativité. Souvent immensément orgueilleux, voire mégalomane,
le pervers narcissique aime gagner, à tout prix, sans fin, et ne peut
admettre, une seule fois, de perdre. Il est prêt à tout, même aux coups
les plus retors, pour ne jamais perdre. Le pervers est comme un enfant
gâté. S’il ne rencontre pas de résistance, il ira toujours plus loin. A la
longue cette tendance, qui peut lui assurer une dynamique du succès
pendant un certain temps, devient une addiction. Signe de sa mégalomanie,
elle la renforce en retour, et l’amène à ne plus pouvoir tolérer la moindre
frustration ou contradiction.


« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! » (Beaumarchais).
Le pervers narcissique a le talent de diffamer sans avoir l’air d’y toucher,
prudemment, en donnant l’apparence de l’objectivité et du plus grand sérieux,
comme s’il ne faisait que rapporter des paroles qui ne sont pas les siennes.
Souvent il ne porte pas d’accusation claire, mais se contente d’allusions
voilées, insidieuses. A la longue, il réussira à semer le doute, sans avoir
jamais prononcé une phrase qui pourrait le faire tomber sous le coup d’une
accusation de diffamation.


Serge Hefez

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 J'y ajoute ce petit extrait d'une réaction d'époque, sur le blog :

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LE PERVERS SE FAIT PLAISIR: en toute connaissance de cause, il pourchasse
l'idéal pulsionnel de "la jouissance de pulsions sauvages non maîtrisées",
plus "fin" que le psychopathe (son très très proche cousin, aussi proche de
lui que le chimpanzé l'est du primate humain) il frôle les limites de la loi,
et s'arrange pour la transgresser sans se faire voir : BREF, LE PERVERS EST
INTRINSEQUEMENT ADAPTÉ A LA POLITIQUE, ET C'EST UNE BÊTE DE PLAISIR...
(au moins, le marquis de Sade avait-il le courage de ses opinions).
Le "névrosé moyen", quant à lui, reste fasciné par le pervers qui passe à l'acte.
"La névrose est le négatif de la perversion."

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 Si ce texte vous fait penser à quelqu'un, ce n'est pas par hasard. Pourtant,
j'en ai viré, exprès, tout ce qui était allusions précises, "cliniques", à un
personnage haut placé de la République Française. A l'époque (mai 07),
l'article tendait à confirmer les analyses et témoignages publiés par
Marianne juste avant les élections. (J'en ai toujours la copie, pour ceux
qui ne l'auraient pas lu.) Tout ça date de bientôt un an, maintenant.
Alors, confirmation du diagnostic ?…

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Infos supplémentaires

http://callways.com/pervers-narcissique.shtml

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pervers_narcissique



LO N° 190 – avec des bouts de viande dedans. (13.02.08)

NOUVELLES DE LA BIO DIVERSITÉ

Y a pas de dieu, d'accord, mais c'est pas une raison pour que
l'Homme se prenne pour !

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2834

LO n°190 - Clip

# Non, ce n’est pas une plaisanterie, c’est tout ce qu’il y a de plus sérieux,
un généticien de l’Université hébraïque de Jérusalem, Avigdor Cahaner,
vient de présenter le "bare chicken", un poulet sans plumes.

Obtenu par croisements successifs, ce poulet présente plusieurs avantages
dans le cadre d’une production industrielle. Si son absence de plumes
supprime l’étape du plumage à l’abattoir, ce qui représente un gain de
production non négligeable, l’intérêt de cette nouvelle race tiendrait
surtout à sa résistance à la chaleur. En effet, selon son "créateur",
le poulet sans plumes serait très résistant à un environnement chaud,
consommerait moins d’eau que ses "semblables", et bénéficierait d’une
croissance rapide. Enfin, accessoirement, sa viande serait pauvre en
lipides et dotée d’une bonne saveur. Bref, à en croire Avigdor Cahaner,
ce poulet pourrait être plébiscité dans les élevages industriels des pays
chauds. Toutefois, il resterait au volatile à passer nombre de tests avant
d’arriver à une production à grande échelle. Alex Belvoit #


Super bonne idée, avec le réchauffement climatique planétaire programmé !

Avec ça, je ne sais plus où, on travaille à modifier génétiquement
les brebis pour qu'elles aient trois mamelles afin de pouvoir nourrir
simultanément trois petits... Au Japon un labo aurait créé des rats à
peau transparente. Cela éviterait de les disséquer vivants!

On avait déjà sélectionné des espèces de chats sans poils... 1, c'est très
laid ! 2, cette absence de poils leur vaut une hypersensibilité aux UV et
évidemment une augmentation des probabilités de cancers de la peau.
Du coup, cette variété de poulet sans plumes est-elle vraiment plus
adapté aux pays chauds ? À l'abri de la lumière alors! Mais bien sûr, en
batterie, on voit pas le soleil.

À quand les poissons sans écailles, les pommes sans peau, les moutons
sans laine (Ah non, là, il y aurait du manque à gagner!), les pôles sans
glace, les immigrés sans ADN, les femmes sans poils sous les bras,
les bites sans prépuce ? (Oui, je sais, ça, ça se fait beaucoup ! — OGM :
Organismes Génitalement Modifiés ?)

Avec ça que Laurent Fabius proposait d'installer en Pyrénées des ours
herbivores (des pandas ?) et que François Fillon parle du nucléaire
comme d'une énergie renouvelable…

 — Ah oui, au fait, le grenelle de l'environnement, c'est fini.

— Tu veux dire quoi, là ?

— Je veux dire FINI.

— Ah bon ? Et Bali ?

— FINI.

 http://www.actualites-news-environnement.com/13730-conference(...).html

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Y a longtemps que je le disais : l'ordinateur à pédales, c'est l'avenir !

(Ou comment perdre 5 kgs par semaine en surfant sur Internet tout en
réduisant sa facture EDF.)

http://www.actualites-news-environnement.com/(...)Intel.html

Énergies renouvelables : Intel récompense une équipe espagnole
pour son ordinateur portable à pédales 01/12/2007


En avril 2007, Intel lançait sur le continent européen un concours dont
l'objectif était de développer une forme renouvelable d’énergie permettant
d’alimenter des appareils portables tels que des ordinateurs.

Les gagnants de la compétition sont une équipe de l’école Polytechnique
de Madrid qui a donc inventé l'ordi à pédales qui applique tout simplement
le principe de la dynamo, à savoir une énergie mécanique qu'un générateur
transforme en énergie électrique.

D’après Intel, « l’ordinateur portable de l’équipe espagnole est
particulièrement facile à utiliser et il permet à l’utilisateur d’adopter
un rythme flexible et personnalisable, les pauses étant possibles à
n’importe quel moment. Parmi les options originales de cet appareil,
on peut noter le convertisseur électronique d’électricité conçu
spécifiquement pour minimiser le temps de chargement et garder
un flux d’énergie à un niveau constant ».

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Dans le même ordre d'idée, mais vu à la télé, une entreprise de charcuterie
bretonne assure 85% de sa propre consommation en électricité. C'est pas
les cochons qui pédalent, non, c'est une mini centrale alimentée par les
graisses (de cochon) qui, auparavant, étaient jetées.

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"[…] les tensions et les pressions au sein de la matrice sociale […] avaient
menacé de déchirer la communauté. Le problème était né d'une inégalité
grandissante dans la répartition des richesses. Un petit segment de la
population, dont les membres faisaient preuve d'une inventivité implacable
dans les domaines commerciaux, en était venue à contrôler la presque
totalité du patrimoine […]. L'immense majorité […] se partageaient
l'infime portion qui restait. Ils menaient des existences de plus en plus
misérables, dans lesquelles aucun n'avait jamais trop, et la plupart
rarement assez. Génération après génération, les quelques individus
qui bénéficiaient de l'abondance se débrouillaient pour en amasser
encore plus, tandis que la multitude qui végétait dans la pauvreté voyait
ses portions se réduire toujours davantage.

La démarcation entre les deux parties inégales de la société […] s'était
élargie progressivement jusqu'à devenir un véritable gouffre. Les
ressentiments s'exhalaient de part et d'autre. Les riches se disaient
que les pauvres ne faisaient que subir les conséquences de leur manque
d'initiative congénital ; eux-mêmes méritaient entièrement les fruits de
leurs efforts, même lorsque ces efforts avaient été en réalité fournis par
un lointain ancêtre. Les pauvres se disaient qu'il n'était pas juste qu'une
poignée de gens vivent dans un luxe de sybarites tandis qu'une multitude
peinait et suait pour gagner un pain quotidien qui devenait de plus en
plus petit. Aucun des deux camps ne montrait d'inclination à parler à
l'autre, et encore moins à l'écouter. Mais chacun avait conscience que
la révolution bouillonnait et grondait à l'horizon."

Ce n'est pas une analyse de la société néo-libérale actuelle,
mais un extrait de "Le Brillion Noir", roman (de science-fiction),
qui vient de sortir chez L'Atalante, avec une mienne couverture.)

LO n°190 - Le Brillion Noir


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