DÉLITS D'OPINION


Cette page est une archive des Lettres Ouvertes n°191 à 200.
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LO N° 191. 14 02 08.

AU SUIVANT

— Salvador est mort !

— Dali ? Encore ?

— Mais non Riri !

Henri Salvador s'en va après avoir bercé mon enfance avec le loup, la
biche et le chevalier, fait rêver mon adolescence avec Syracuse, fait
swinguer ma jeunesse avec ses collaborations Boris Vianesques (Le
blues du dentiste, entre autres !), fait rigoler ma maturité avec Zorro,
s'être un peu fait oublier de moi avec des beauferies stupides, revenu
en douceur dans son jardin d'hiver qui, du coup, est un peu le mien…
et gâché sa dernière année en soutenant Machin. Tant pis, je l'aimais
bien, quand même.

A qui le tour, maintenant ?

Johnny ? Mireille ? Barbevilien ? Bigard ? Macias ?

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Les médias qualifient Machin à tout bout de zan d'"animal politique".
C'est inquiétant parce que un animal, c'est guidé essentiellement par
ses instincts. L'appétit, la défense du territoire, la prédation.

Dans un autre sens, c'est plutôt vexant pour les animaux.

On parle aussi de charme, de verve, de brio, de gens qui succombent à la
magie, d'hypnose collective, d'intoxication de masse, de sidération. C'est
grave. Fascination, ça a la même racine que fascisme, non ?

On parle d'un personnage brillant, très intelligent. Voire… La force, la seule
forme d'intelligence, même, du pervers narcissique est de savoir se faire
passer pour brillant et super-intelligent. Mais c'est du toc (et des tics). Du
plaqué. Sa Rolex, c'est une copie d'origine indéterminée achetée sur Internet.

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En cette année du rat qui commence, peut-être est-il bon de se rappeler
l'histoire du joueur de flûte (ou de pipo people) de Hamelin.

http://www2b.ac-lille.fr/weblettres/tice/conte6/hamelin.htm

     Il était une fois, il y a bien longtemps, une ville d'Allemagne du nom
de Hamelin [...] Ses habitants avaient tout pour y vivre heureux et la joie
et la paix régnaient dans la cité. Un jour cependant, ou plutôt une nuit,
une drôle de chose se produisit. Des rats, venus d'on ne sait où, envahirent
la ville : il y en avait des centaines, des milliers, des millions peut-être.
Et lorsqu'au matin les habitants de Hamelin se réveillèrent, ils durent
se rendre à l'évidence : les rats s'étaient infiltrés partout [...] En peu
de temps, toute la ville fut infestée.


     Le bourgmestre rassembla les notables et ils envisagèrent les moyens
de se débarrasser de cette terrible engeance. Ils firent venir des chats,
qui se lancèrent à la poursuite des rongeurs. Ils disposèrent des pièges et
des souricières. Ils semaient de la mort-aux-rats et des grains empoisonnés.
Peine perdue, rien n'y fit. Le fléau persistait,et les rats se multipliaient.


     Un beau jour, un troubadour passa la porte de la ville. Il était maigre,
tout de vert vêtu et il portait une besaces en bandoulière. Il se présenta
à l'hôtel de ville où il demanda à parler au bourgmestre. Celui-ci le regarda
d'abord d'un air soupçonneux. Mais lorsque le jeune homme lui annonça
qu'il pouvait, à lui seul, débarrasser la ville de tous les rats, il le considéra
d'un tout autre œil.


- Comment, vous pourriez faire cela ? Et tout seul ?

- Parfaitement. Mais pour ce travail, je veux recevoir mille écus d'or.

- Si vous réussissez, c’est un million qu'il faudra vous donner ! s'exclama
le bourgmestre.


- Mille écus suffiront, dit l'étranger. Faites-les préparer. Je passerai les
prendre dès que les rats auront quitté la ville. Et il redescendit l'escalier,
sous les yeux du bourgmestre médusé.


      Puis il se dirigea vers la grande place, sortit une petite flûte de bois
noir de sa gibecière,
la porta à ses lèvres et commença à jouer... Il en
tirait tout en marchant une musique étrange,
envoûtante et d'une grande
tristesse. A peine avait-il émis quelques sons, que l'on vit arriver,
de tous
les coins et recoins de la ville, des centaines de rats qui se mirent à trotter
derrière le joueur de flûte. [...] Le joueur de flûte parcourut ainsi toute la
ville. Il passa par toutes les rues, ruelles, impasses, en n'oubliant aucun
passage. Enfin, lorsque tous les rats furent rassemblés en un cortège sans
fin derrière lui, il prit le chemin de la rivière. Sur le rivage, il s'arrêta, mais
il continua à jouer de son instrument, et les rats se précipitèrent dans l'eau.
Ils se noyèrent tous jusqu'au dernier. Il n'y avait plus aucun rat dans la ville
de Hamelin.


     Alors le mystérieux musicien retourna à l'hôtel de ville pour recevoir
ses pièces d'or. Mais là, un drôle d'accueil l'attendait.


- Comment ? Mille pièces d'or ! Pour une petite musique ? s'exclama le
bourgmestre. Mais tu es fou, ma parole ! Je peux te donner tout au plus
cent écus, et encore, estime-toi heureux!


- Ce n'est pas ce qui était convenu entre nous, dit le joueur de flûte d'une
voix calme. Vous m'aviez promis mille écus ...


- Eh bien, écoute, tu en auras cent. Et c'est bien assez... Maintenant, va-t'en!

- Puisque c'est ainsi, je ne veux rien, mais vous allez le regretter...

     Il tourna les talons et quitta l'hôtel de ville. Une fois dans la rue, il prit
sa flûte et commença
à jouer un air joyeux. Et cette fois, ce fut tous les
enfants de la ville de Hamelin qui le suivirent par les rues et les ruelles.
Les petits, les grands, les moins grands... Il en venait de toutes parts, qui
se joignaient au cortège, et rien, ni personne ne put retenir un seul enfant.


    Alors le joueur de flûte quitta la ville et tous les enfants le suivirent.


Suite et fin prise ici :
http://www.coindespetits.com/histoires

Celui-ci jouait toujours ; sa musique devenait plus douce et plus captivante
et leur faisait imaginer des pays merveilleux où ils n'auraient qu'à s'amuser
sans jamais être grondés.


Et ainsi cette bande d'enfants devenait de plus en plus nombreuse. Tous
étaient heureux, riaient, chantaient et se tenaient par la main tout en
suivant de plus en plus vite le joueur de flûte.
Les parents se mirent à la poursuite de leurs enfants qui s'en allaient à
l'aventure, ensorcelés par le petit homme.
"N'allez pas avec lui, revenez avec nous, par pitié", criaient les parents,
désespérés et cherchant à les rattraper.

Mais ils se fatiguèrent bien vite et les perdirent de vue.

Pendant ce temps le joueur de flûte suivi des enfants qui chantaient à
tue-tête, arrivèrent à la montagne située derrière la ville.

Ils étaient si heureux que personne n'aurait jamais pu les faire changer
de route.


Au son de la flûte la montagne s'entrouvrit et tous, le joueur de flûte en
tête, passèrent l'un après l'autre à travers la porte qui se referma aussitôt.


Resta dehors un petit boiteux qui n'avait pu marcher aussi vite que les autres.
Lorsqu'ils arrivèrent, les citoyens le trouvèrent en pleurs, si triste de n'avoir
pu entrer avec ses compagnons.
Des enfants, il n'y avait plus trace et
personne n'a jamais su ce qu'il en était advenu.



Hé oui, Machin avec ses ministresses issues de la discrimination, joueur de
flûte entraînant les enfants pour les perdre, séduisant des hommes de gauche
tel le serpent d'Eden séduisant Eve avec sa pomme — vampant et vampirisant,
débauchant (aux deux sens du terme) hommes et femmes, attirés comme le
papillon par la flamme, pour mieux les pourrir, pour mieux les abattre
(leur damner le pion, ai-je lu quelque part !). Demolition man, cassant,
déconstruisant, démolissant tout : la sécu, l'hôpital, l'éducation, la justice,
l'EDF, la Poste, les administrations, le code du travail, les retraites, le
chômage, la laïcité — et j'en oublie… Tacticien à court terme, mais
non stratège, manœuvrier, manipulateur, bateleur, il mène au pas de
charge son offensive anti-sociale. "Anti-social ! Tu perds ton sang froid !"
chantait Trust. Machin "post-68tard" ? Punk ? No future ? Attila le Hun
post-moderne derrière lequel rien ne repousse ?

En Roumanie, il va jusqu'à piquer le stylo avec lequel il vient de signer
je ne sais quel accord. Voler aux pauvres, c'est tellement bon !

Mais en vain.

Combien faut-il avaler de couleuvres pour que les yeux se dessillent,
pour sortir de l'hypnose ? Chez les journalistes (qu'il rendait fous),
ça commence. Rama Yade dit "Les journalistes sont des charognards",
en oubliant que les charognards mangent… et bien… de la charogne…
des trucs morts et pourrissants — et que, ce faisant, ils font œuvre
écologiquement fort utile !

On va tous lui tomber dessus ? Sans doute. "Le roi n'est qu'une victime
en sursis d'immolation", dixit René Girard et ce n'est pas Louis XVI qui le
contredira. Le roi a en quelque sorte vocation de devenir bouc émissaire,
lapidé, pendu, crucifié, brûlé, ce que le Mardi Gras (c'est la saison)
rappelle chaque année en brûlant sa Majesté Carnaval.

Mitterrand avait dit : "Après Chirac, n'importe qui pourra être Président de
la République."

Mais alors, après Machin, QUI ???

Même si la bulle start-up-kozyste éclate, même si les rats quittent le navire,
même s'il s'abat en flammes en cours de route, on va avoir du mal à s'en
remettre.

Fêtons St Valentin, ça vaut mieux.

LO n°191 - St Valentin


LO N° 192 (19 02 08)

Aujourd'hui, j'ai eu envie de vous envoyer en vrac
quelques images que j'aime bien en ce moment.

LO n°192 - Mermaid - image de Pascal Blanché

Le site de Pascal Blanché (il est directeur artistique
sur des jeux vidéo quelque part au Canada)
http://www.3dluvr.com/pascalb

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La plus horrible photo de pub' du moment :

LO n°192 - Bébé Citroën

Et c'est censé vendre des bagnoles !.....

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Pour s'en remettre, une jolie babiole Art Déco, piquée
sur le site d'une maison de vente aux enchères.

LO n° 192 -

http://www.millon-associes.com/

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Un petit logo militant :

LO n°192 - OGM, j'en veux pas

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Et pour ceux qui ne l'ont pas encore vue, la plus belle
séquence de morphing de tous les temps :
http://www.artgallery.lu/digitalart/women_in_art.html



LO N° 193. 24/02/08

GADGETS

"Moi, les éoliennes, je veux bien, mais alors qu'on les enterre !" (Brève de forum)

Si les éoliennes vous posent problème, et pour en savoir plus, vous pouvez visiter :

http://www.planete-eolienne.fr

Les pages "idées fausses" par exemple, remettent de l'ordre.

### Idée fausse : « Les éoliennes sont de vrais hachoirs à oiseaux. »

 De très nombreuses études ont été menées à travers le monde autour des
parcs éoliens pour analyser leur impact sur les oiseaux. Tous les suivis
démontrent que la mortalité des oiseaux est faible à très faible. Ces suivis
montrent également que plus de précautions sont prises dans le choix des
sites et dans l'agencement des éoliennes, plus cette mortalité est faible.
La LPO est d'ailleurs particulièrement attentive au développement de l'éolien
en France afin qu'il se fasse dans le respect de la biodiversité.

 Dans tous les cas, la mortalité liée aux éoliennes est sans commune mesure
avec celle liée à la circulation routière, aux lignes électriques, aux baies
vitrées, à la chasse, aux pesticides et insecticides, aux marées noires ou
à la disparition des milieux favorables aux oiseaux. Par exemple, une ligne
électrique haute tension tue plusieurs dizaines d'oiseaux par kilomètre et par
an (100 000 km en France). La chasse est quant à elle responsable de la
mortalité de plusieurs millions d'oiseaux chaque année.


 Les oiseaux, dont la vue est le sens le plus développé, voient les éoliennes
et les évitent. Ce changement de trajectoire à l'approche des éoliennes
est observé couramment par les ornithologues. Par ailleurs, des études
ornithologiques sont entreprises avant l'implantation d'éoliennes, dans
le cadre de l'étude d'impact obligatoire, et les sites sensibles sont évités. ###

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Et en attendant des tondeuses à gazon éoliennes, on en a une solaire :

### Première tondeuse à gazon robotisée et solaire

Le fabricant Husqvarna lance sur le marché la première tondeuse à gazon entièrement autonome et fonctionnant à l'énergie solaire, l'Automower Solaire Hybride.

En plus de s'occuper de tout le travail, cette tondeuse hybride permet de réduire la facture électrique et de limiter son impact sur l'environnement.

Après l'avoir programmée, l'Automower Solaire Hybride travaille d'un bout à l'autre de la pelouse, quelle que soit la forme du terrain à tondre. Lorsque sa batterie est faible, elle retourne à sa station de charge pour quelques instants, mais le panneau solaire intégré à la coque devrait réduire le nombre de charges.

L'Automower Solaire est capable de travailler sur une surface de 2.100 m², à raison de 74 à 100 m² par heure, en fonction de l'ensoleillement.

La première tondeuse robotisée et écolo de Husqvarna est proposée au prix de 2.990 euros. ###
Sinon, une chèvre, c'est pas mal non plus, question rentabilité énergétique.

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ROBOTS SEX TOYS

Vous les préférez comment, solaires ou éoliens ?

######### PARIS (AFP) - Les robots seront-ils nos partenaires sexuels du
futur ? Un expert en intelligence artificielle estime que dès le milieu de ce
siècle, s'entendre avec une femme fatale électronique ou avec un super
étalon robot deviendra un élément parfaitement accepté.


"Imaginez ça: sexe à volonté, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 !", s'exclame
David Levy, auteur de "Sexe avec les Robots : l'évolution des relations
Humains-Robots" ("Sex with Robots: The Evolution of Human-Robot Relations"),
Tout le monde ne partage pas sa vision d'un avenir où les humanoïdes
garantiraient des satisfactions torrides au lit, avec en prime une conversation
post-coïtale pré-programmée.


Mais beaucoup pensent que c'est dans les tuyaux, étant donné les progrès
réalisés chaque jour dans la reproduction des muscles et des mouvements de
l'homme, ou en intelligence artificielle pour reproduire émotions et personnalité.


En novembre dernier, des chercheurs de l'Université de Waseda, au Japon,
ont présenté un robot qui peut faire la cuisine et utiliser ses douces mains
enrobées de silicone pour interagir avec des humains.


Selon lui, le robot sexuel "Gigolo Joe", joué par Jude Law dans le film de Steven
Spielberg "A.I." (Artificial Intelligence), qui propose conversation et soutien
émotionnel aussi bien qu'ébats sexuels, pourrait être d'actualité avant une
quarantaine d'années.

D'autres experts sont sceptiques. "Je ne pense pas que nous aurons des
robots +ressemblant à des humains+ dans ce laps de temps", estime
Frédéric Kaplan, chercheur à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne,
en Suisse. M. Kaplan, qui a programmé le cerveau de l'adorable robot-chien
de Sony "Aibo", se demande si nous souhaitons vraiment des robots à
notre image.


"Les interactions entre machine et humains seront intéressantes en
elles-mêmes, pas en tant que +simulations+ de relations humaines", dit-il.


Mais David Levy reste convaincu qu'il y a une demande dans ce domaine.


Une compagnie japonaise, Axis, a déjà produit ce qui pourrait être considéré
comme les premiers robots sexuels. Appelées Honeydolls, ces poupées
grandeur nature sont faites de résine et de silicone de qualité chirurgicale,
et sont équipées sur chaque sein de senseurs commandant une voix :
pincez le téton et vous déclenchez des petits cris de plaisir chez
"Cindy", qui chuchotera également des mots doux à votre oreille.


Les femmes aussi se laisseront tenter par les robots sexuels, estime
David Levy en notant la hausse des ventes de vibromasseurs et autres
"sex toys" dans le monde entier, et la levée des tabous.


Mais ce qui représente pour Levy le rêve d'une vie sexuelle débridée
sans culpabilité ni risque de maladie reste pour d'autres un cauchemar
de désespérance.


"Je pense que c'est tiré par les cheveux de penser que des êtres humains
vont tomber amoureux de robots", dit la sexologue américaine Yvonne
K. Fulbright, auteur de nombreux livres.


Elle reconnaît que les robots sexuels trouveront sans doute un marché
de niche, notamment auprès des hommes désirant vivre des fantasmes.


"Mais il y a un vrai problème avec les robots sexuels : les gens se
sentiront des ratés si c'est leur seule solution", a-t-elle dit.
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SEX-TOY ENCORE

L'invention du siècle : OhMiPod, la combinaison du vibromasseur et de l'iPod.

LO n°193 - OhMiPod

L'engin introduit à un bout vibre au rythme de la musique diffusée à l'autre
bout. Vous pouvez essayer un Nocturne de Chopin ou de la tektonik (ta mère).

http://www.inanoblog.fr/inano/2006/08/ohmipod_vibroma.html

 

L'étape suivant, c'est la combinaison avec le téléphone portable et donc
l'envoi de texto-nique…

De toutes façons, tout ça rend sourd.

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(De meilleur goût…)

DESIGN POETIQUE ET ECONOMIES D'ÉNERGIE

http://www.enerzine.com/603/3988+La-voiture-bulle-solaire-se(...).html

http://www.enerzine.com/603/4003+Quand-les-arbres-solaires(...).html

http://www.enerzine.com/603/4037+Le-Panasonic-Center-et(...).html



LO N° 194 (29 février 2008)

PRAÏMEU TAÏMEU

Ça arrive tous les 29 févriers, mais ce soir je vais vous recommander de
regarder Téhéfin à 20h50 : Kilimandjaro, au delà des limites. Au premier
rabord, on se dit "l'abjection les dépasse, effectivement, les limites :
c'est de la télé-réalité type Koh-lanta avec des handicapés qui grimpent
le Kilimandjaro" (sans les neiges du dit, de plus, parce que y en a plus
ou presque.) Et puis, en y regardant de plus près, et alerté par le
clavier-à-écran (c'est ce qui remplace le bouche-à-oreille) familial, je vois
que c'est réalisé par Jérôme Caza, autrement dit mon neveu, et je me dis
"Jérôme ne peut pas faire une saleté". Je suis ensuite conforté par
Téléramasse qui dit "Ça démarre comme de la télé-réalité un peu
spectaculaire et ça s'achève comme une leçon de vie." Le magazine
regrette quand même certains choix de dramatisation excessive, mais
met en valeur l'idée que les handicapés sont des gens comme les autres.
Et ce matin même, la Matinale de Canal + présente la soirée TF1 plutôt
positivement, avec interview du Jérôme et d'un des participants, assumant
les choix en question et insistant sur l'aspect non misérabiliste de la
manière de mettre en scène les handicapodes.

SINON, C'EST COMME D'HAB

— Le gaz explose ici ou là,

— la tuberculose multirécidiviste résiste à tous les antibiotiques, même
les plus méchants, — Machin, dans un grand élan sacrificiel, propose
aux FARC de s'échanger contre Ingrid Bétancourt (moi je suis pour),

— le Président continue à baisser dans les sondages contrairement au
camembert du même nom qui serait plutôt en hausse, je m'en fous je
ne consomme plus de produits laitiers,

— pendant ce temps Fillon continue à monter, ce qui veut dire que, si les
Français n'aiment plus le Machin, ils aiment toujours sa politique de merde
(c'est peut-être un complot d'ailleurs : pendant qu"il" fait du bruit, plein,
et occupe l'espace médiatique avec ses conneries, les autres, son
gouvernement, son UMP, son Fillon et son Hortefeux continuent leurs
exactions sans faire (trop) de bruit),

— les tests génétiques pratiqués sur les nouveaux-nés vont permettre
de les faire passer directement de la maternité à la prison,

— ceux pratiqués sur les étrangers les font passer directement par la
fenêtre, (sauf Carlita qui s'est révélée sarkopositive au test ADN),

— Badinter va bientôt disparaître et on pourra réinstituer la peine de mort,

  Simone Veil va bientôt disparaître et tous les gamins de CM2 vont
pouvoir porter l'étoile jaune d'un gamin mort il y a 60 ans,

— les ruminants passent au contrôle technique pour contrôler leurs
émissions de méthane,

— les abeilles font grève, victimes du SEC (syndrome d'effondrement
des colonies),

— c'est la guerre entre les kokopeli et les OGM,

— les utilisateurs intensifs de téléphones portables augmentent de 20%
leurs chances de développer une tumeur au cerveau au bout de dix ans
(les prix des "forfaits" aussi, oui, je sais, je m'en fous),

— dans les hôpitaux, à la surprise générale, les machines à irradier
irradient les gens,

— le nucléaire est l'énergie du futur (futur radieux, donc),

— les pesticides stérilisent les couilles des Martiniquais Guadeloupéens,

— les fumeurs et les obèses coûtent moins chers que les autres à la
Sécu parce qu'ils meurent plus jeunes…

Bref "dans les affrontements entre les Forces de l'Ordre et les
Puissances du Chaos, c'est toujours le Chaos qui gagne, parce
que il est mieux organisé." (Citation approximative de je sais
plus qui…)

Ajoutons que "Le char de la France vogue sur un volcan." (Mac Mahon
ou le général Boulanger… quelqu'un comme ça…)

Et encore : "Si vous ne pouvez pas répondre à l'argument de quelqu'un,
tout n'est pas perdu. Vous pouvez encore l'injurier." (Elbert Hubbard,
utopiste américain du début du XXè siècle, créateur de la communauté
East Aurora, qui aurait aussi dit : "Ne prenez jamais la vie trop au
sérieux : de toute façon, vous n’en sortirez pas vivant.") (Rien à voir
avec Ron Hubbard, apparemment.)

Et enfin :

# La claustrophobie quantique est la tendance qu'ont les particules à
vibrer frénétiquement lorsqu'elles sont confinées dans un milieu très petit.
Les systèmes deviennent fluctueux à des échelles microscopiques. #
(Sur Wikipédia, au chapitre Principe d'incertitude de Heisenberg)

Quand les systèmes deviennent fluctueux, effectivement, ils ne sont
pas loin de mergiturer.

LO n°194 - Abstrait



LO 195 (7 mars 8)

Il y avait quelques bugs dans la LO précédentes, ça doit être à cause
du 29 février (2008-2012 : on a un président bissextile — ça explique
bien des choses !), un alinéa manquant, un "parce que il", dû à un
raccourci clavier un peu hâtif (pcq), et une citation dont manquait
l'auteur, qu'une lectrice attentive, Karine, s'est empressée  de me
rappeler : Terry Pratchett, en VO : "Chaos always defeats order because
it is better organized". Cette citation est aussi la devise des Lyonnes
de la SF. Merci.

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ACTUUUT
CASSE-TOI…
Le plus inquiétant, c'est qu'il ne s'agit pas d'un coup de gueule sous le
coup de l'émotion. C'est dit entre les dents, au milieu d'un sourire figé.
Il n'y a pas de changement d'humeur. C'est un état permanent. "Il est
comme ça", il fonctionne comme ça : tous ceux qui sont autour de lui,
pour lui, c'est des pauv' cons. Or on pourrait attendre d'un chef de l'État
qu'il se censure, qu'il maîtrise son caractère, qu'il mette une dignité
par dessus, dignité liée à sa position. Mais non, il semble qu'il considère
l'accession à cette position non comme accession à des devoirs mais à
des droits. Et sa cour l'encourage, le défendant sur le thème "il est
comme ça" – ce qui est une mauvaise raison.

Devoir et droit, il en a pas mal parlé, quand il était à l'Intérieur, ou
pendant sa campagne, il me semble me souvenir. (C'est tellement loin,
déjà, tellement déjà recouvert d'exactions quotidiennes… Et en même
temps, on a l'impression que ça n'a pas cessé, qu'il est toujours Ministre
de l'Intérieur, ou toujours en campagne…) Il remontait alors les bretelles
à quelques uns sur le thème "la République, la Démocratie, la Liberté,
ça donne des devoirs autant et plus que des droits". A juste titre. Et lui,
justement, il se donne tous les droits – ou considère que sa position
de Président lui donne tous les droits. C'est choquant moralement
(citoyennement), mais, psychologiquement, ça s'explique : le moraliste,
surtout fanatique, combat avec ferveur chez les autres, les défauts
qu'il est incapable de corriger chez lui.

Dans le courrier des lecteurs du nouveau TLRMa, un sommet dans le
raccord de deux petits faits d'actualité crétine:

"Le pauvre ne faisait que lire la réponse à son SMS…"
(Olivier Caron – Rouen)

+ Pierre Desproges en couverture et un article réjouissant signé
Nicolas Delesalle à son sujet.

+ L'annonce pour mardi 11, 21 heures, sur Arte de "Le Monde selon Monsanto".
De l'agent orange aux ogeumeus, ça devrait valoir le coup.

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8 MARS. JOURNÉE DE LA FEMME

Machin a son équivalent féminin : Laurence Parisot qui, après avoir
été "fumasse" à je ne sais plus quelle occasion il y a quelques mois,
maintenant "ne décolère pas". C'est bon, pour une fois, ce n'est pas
lui qui nous raconte "l'histoire du jour" selon le post-moderne principe
politique du story-telling. Elle prend le relais et s'attaque à faire le
ménage au Médef et environs. J'emploie à dessein l'expression "faire
le ménage", parce que quand même c'est une femme. Et puis le ménage,
des fois, ça fait beaucoup de poussière, je veux dire de poudre aux yeux
ou d'écran de fumée. En fait de "transparence"……… (La transparence,
en ce moment, c'est un peu comme celle du plexiglass des télécabines
de Chamonix, on passe facilement à travers et on chute, avec ou sans
parachute doré…)

Vu Rachidati à la télé. Elle est pas mal non plus. Visage de faucon et
logorrhée impossible à interrompre.

Vu Jean de Neuilly. J'ai cru que c'était Brice de Nice.

Un site Internet où les gamins peuvent noter leurs profs. Un autre où les
patients peuvent noter leur médecin, ça vous semble normal, valable, sain ?
Le noté étant nommé et le noteur anonyme, avec ça !? Les pour disent
qu'on peut bien évaluer et noter des produits de consommation ou des
entreprises ou des hommes politiques. Comme quoi l'éducation ou la
santé seraient juste des biens de consommation. (Sur les hommes
politiques, je me tâte…)

POUVOIRDACHAT

"L'idéologie libérale nous a tellement imprégnés qu'on en est à défendre
à tout prix la part du gâteau distribué aux salariés, sans savoir si dans le
gâteau il y a du déchet, du pesticide, de l'air empoisonné, de la biodiversité
détruite, de la souffrance humaine ou animale, des forêts tropicales
dévastées, des univers urbains concentrationnaires, du stress hydrique
dans le Sud, etc. Le problème n'est pas la capacité à consommer mais le
goût du gâteau." (Oncle Bernard. Charlie hebdo 807, du 5 décembre 2007)

Augmentation des "prix à la consommation"?

On les appelait BOF, pendant et après la guerre, au temps du marché noir,
les Beurre-Œuf-Fromage…

Ajoutons-y Bœuf et Blé… Et quant aux causes, y en a des tas, qu'on mettra
toujours en avant pour bien noyer le poisson qu'il n'y a plus : conjoncture,
intermédiaires, baisse de production, poules qui pondent plus cher,
émergence des pays émergents, spéculation, mondialisation… Tout cela
est vrai. Est encore plus vrai le fait que TOUS ces produits sont dépendants
du PÉTROLE.

Et est encore plus vrai le fait que la Terre EST SURPEUPLÉE (maintenant,
pas en 2050).

La réponse à ça (enfin, pas à la dernière ligne…) n'est pas forcément
guerrière ou terroriste, elle peut être non-violente et diététique :

- Le cochon, c'est pas bon, c'est pas sain, c'est gras et mal élevé : boycottez,
faites-vous juif ou musul ! (Et bouffez du curé — ah non, c'est pas sain non plus.)

- La viande en général, ça fait du mal (aux bœufs aussi, d'ailleurs) : boycottez,
faites-vous végétariens, végétaliens, ou même végans, s'il le faut !

- Les produits laitiers, c'est caca, on n'a pas besoin de cet apport excessif
de calcium et de graisses indigestes et boucheuses d'artères : boycottez
le beurre, le fromage, le lait, les yaourts, le Président camembert…

- Et les œufs ? C'est bourré de cholestérol : boycot-cot…

- Et le pain, les pâtes, les coquillettes, les spaghettis, les macaronis ?
(Les macareux sont accusés, mais les macareux nient.) Dans tout ce qui est
à base de blé, il y a du gluten, ce qui n'est pas forcément bon non plus. (On
a même le droit d'y être intolérant et de se faire rembourser les biscuits
sans gl. par la sécu). On peut aussi en profiter pour écouter Marcel et
son orchestre et leur "symphonie sans gluten". Ci-joint l'affiche. Elle est
moche mais je n'y suis pour rien.

(Maizalors, quoi on bouffe ?)

LO n°195 - Affiche Marcel et son orchestre


LO 196 (9/3/8)

ÉLECTIONS CANTONALES
Hé oui, y a pas que les municipales, aujourd'hui.
Ci-dessous la photo authentique de l'authentique candidat UMP.
Je sais pas vous, mais moi, il me fait penser à Dmitri Medvedev — en
moins sympa.

LO n°196 - Alberola



LO 197 (10/03/08)

OLDUVAI 

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Déplétion du pétrole : La Théorie d'Olduvai

C'est dans les gorges d'Olduvai en Tanzanie qu'ont été découverts les plus
anciens fossiles d'australopithèques et des premiers hommes.
(La fameuse
Lucy, entre autres.)

La Théorie d'Olduvai est une hypothèse présentée par Richard Duncan et
s'articule autour de l'importance de l'électricité pour la civilisation. Vous en
apprendrez plus sur ce site (en anglais) http://dieoff.org/page125.htm.

Cette théorie propose de mesurer la Civilisation Industrielle avec un seul ratio :
– la consommation mondiale d'énergie par rapport à la population.

L'idée principale est que, contrairement aux autres civilisations qui sont
apparues et se sont effondrées pour être remplacées par de nouvelles, la
Civilisation Industrielle sera la dernière parce qu'elle aura épuisé toutes les
ressources (pétrole, charbon, minéraux) qui sont vitales au développement
d'une nouvelle civilisation.

La théorie est définie par le ratio entre la production (utilisation) mondiale
d'énergie et la population mondiale. Les événements sont planifiés. La
théorie est simple. Elle stipule que la durée de vie de la Civilisation
Industrielle est plus ou moins égale à 100 ans : 1930-2030.

La production mondiale d'énergie a crû entre 1945 et 1973 à une vitesse
folle de 3,45% par an. Ensuite, depuis 1973 jusqu'au pic absolu de 1979,
elle s'est ralentie à un modeste 0,64% par an. Alors soudainement - pour
la première fois dans l'Histoire – la production d'énergie par tête entama
un déclin à long terme, de 0,33% entre 1979 et 1999.

La théorie d'Olduvai explique le pic de 1979 et le déclin qui s'ensuit.

Elle explique d'autre part que la production d'énergie par tête retombera à
sa valeur de 1930 en l'an 2030, donnant ainsi une durée de la Civilisation
Industrielle plus ou moins égale à cent ans.

Les données du futur peuvent varier, mais il est aisé de voir comment,
avec les connaissances que nous avons de la déplétion du pétrole, le
monde pourrait glisser vers un scénario Médiéval ou de l'Age de pierre.
Même un monde du Moyen-Age pourrait être difficilement viable sans
charbon et peu de bois à brûler. Nous sommes si dépendants de l'énergie
que, à moins que nous trouvions vraiment rapidement des alternatives
aux énergies fossiles, nous nous retrouverons sans énergie de substitution.

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 Pour plus de détails, avec des graphiques et tout :

http://generationsfutures.chez-alice.fr/petrole/olduvai.htm

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" On ne dit pas mine de rien, mais gisement épuisé."

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Dans Courrier International 881 – sept 2007

La flambée du prix du pitrole a provoqué un boom économique dans les
pays producteurs, lesquels en consomment donc de plus en plus chez eux
et donc en exportent de moins en moins. Ils sont en train de "cannibaliser"
leur production nationale. La hausse de la consommation mondiale entre
2000 et 2006 serait imputable aux pays de l'OPEP pour 22% (la Chine pour
32%, les USA pour 12,5%). En fait, la quasi totalité des capacités de
production supplémentaire que ces pays ont développées pendant cette
période, c'est pour leur propre usage. Donc, pour répondre à la demande
mondiale, ces pays vont devoir encore développer de nouvelles capacités
de production, ce qui demandera de nouveaux investissements, et donc
un prix du poutrole plus élevé pour financer tout ça… C'est con.

— Ouais ! On le garde pour nous, c'est trop bon ! Et puis on a besoin de
centrales de dessalement, de nouvelles industries, aluminioum, pétrouchimie…

— Oui, mais si on n'en vend plus, on va redevenir pauvres !

— D'accord, alors on va se préparer à l'après-proutole en développant des
infrastructures touristiques, plein d'hôtels en bord de mer, des plages,
des marinas, pour attirer chez nous le tourisme international.

— Oui, mais quand y aura plus de putrole, plus personne se déplacera,
chacun restera chez soi cultiver son potager. Sans compter qu'avec le
réchauffement climatique et la montée des eaux, les plages et les bords
de mer, euh………………… (C'est con.)

 

Et, en passant, Dongtan, la fameuse "ville verte" que les Chinois seraient
en train de construire, elle est pas située sur une île, très bas, je veux dire
quasiment au niveau de la mer ?……………… (Ben oui, c'est con…)

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I HAVE A DREAM

"Mon rêve serait de voir émerger un vaste mouvement de consommateurs
citoyens conduits par la jeunesse et refusant tout produit ou activité
gourmands en carbone." (Rajendra Pachaury, Président du GIEC, Prix Nobel
de la Paix.)

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Rentabilité énergétique : ce n'est pas parce qu'il reste de l'énergie à
extraire du sol qu'on peut le faire. Creuser, pomper, ça demande de
l'énergie. S'il faut dépenser deux barils de pétrole pour creuser assez
profond pour en extraire un seul, ça sert plus à rien...


LO 198 (13/03/08)

LOTO

Dans les années 50, Kissinger disait que les Etats-Unis vaincraient au
Vietnam parce qu’il s’agissait de la lutte entre un "pays-machine" (les USA)
et un "pays-bicyclette" (le Vietnam). Finalement, c'est la bicyclette qui a gagné !

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On voit se balader sur le net un PDF très "théorie du complot" et très
drama-trauma-tisant comme quoi un certain nombre de grands constructeurs
automobiles, de General Motors à Toyota, auraient produit un certain
nombre de modèles électriques, les auraient loués, jamais vendus, à des
sociétés ou des villes, pour expérimenter, puis les auraient récupérés et
détruits férocement, sur le principe : ça marche trop bien, ça plait trop
aux gens, et nous on a encore plein de pétrolettes à vendre en priorité.


"La théorie du complot, ça arrange tout le monde, à commencer par les (vrais)
comploteurs."


Mon espion chez un de ces grands constructeurs me dit :

— Je peux pas confirmer tous les détails, mais c'est sans doute vrai...
Cela dit, je crois pas trop à la théorie du complot : si c'était un produit
rentable (en gros, s'il y avait eu suffisamment de consommateurs pour
acheter/louer ces voitures de manière rentable pour les constructeurs),
la production aurait continué...

Les profits dans l'automobile sont dictés par le volume de production : pour
des productions limitées, comme ces voitures électriques, on vend en
général à perte (comme les hybrides) pour tester le marché, jusqu'au
point où les volumes sont suffisants pour que le prix des batteries,
moteurs électriques, etc. permettent de vendre à profit.

Dans le cas de GM et de l'EV1, GM a investi $1 milliard en recherche à
l'époque, et n'a pas trouvé de marché (à l'époque, l'essence devait être à
~1$/gallon, donc le consommateur était prêt à payer pour des gros SUVs,
plutôt qu'une petite voiture avec 50 kms d'autonomie et 8 heures de recharge).

La récupération et destruction en fin de contrat de location a sans doute
à voir avec le fait que pour tout modèle, un constructeur est censé garder
en réserve et maintenir des stocks de pièces de rechange (dépenses
supplémentaires, non profitables), et aux US, je suis sûr qu'il devait y
avoir une peur des procès, et des risques associés au vieillissement des
batteries (technologiquement bien moins avancées qu'aujourd'hui).

Dans les quelques années à venir, par contre (2010, 2011), avec les
avancées en électronique et en batteries, on voit (aux US) de plus en
plus de voitures hybrides (qui consomment de l'essence, mais récupèrent
de l'énergie au freinage, coupent le moteur au ralenti, rechargent les
batteries quand c'est le plus efficace), et on devrait sortir ce qu'ils
appellent des "plug-in hybrids", que tu recharges la nuit dans ta maison,
quand l'électricité est pas chère parce que produite mais gâchée, et que
tu peux conduire sur une charge pendant ~80 kms après quoi le moteur
thermique se met en marche, ce qui permet de continuer à rouler, et
dans l'ensemble de réduire l'utilisation d'essence et la pollution locale
(la pollution est repoussée aux centrales électriques...) Et dans les
grandes villes ou banlieues US, 80 kms est une distance raisonnable
pour un aller-retour au boulot.

Donc... nucléaire! Non, je rigole, mais si ça prend, il va falloir produire
plus d'électricité (renouvelable de préférence !) mais ici, tout le monde
parle du nucléaire comme la solution du futur. Ou charbon.

Et comme un problème peut en cacher un autre, on va maintenant avoir
plein de batteries au lithium à recycler : c'est sans doute faisable, mais
ça coûte... de l'énergie ! Donc ça peut résoudre le problème de pollution
de l'air (local), mais pas tant le problème plus général d'énergie (et le
lithium, ou le nickel, c'est pire que le plomb, dans le genre pollution
des nappes — frénétiques ou non...)

Quant aux constructeurs, c'est pas qu'ils soient foncièrement mauvais :
ils manquent juste de vision a long terme. En général, ils répondent aux
besoins (envies ?) du marché pour limiter les risques et maximiser les
profits (ce qui peut être considéré comme foncièrement mauvais ?)
A l'exception de quelques produits phares (EV1, voiture hybrides) qui
peuvent se planter ou fonctionner, selon la mode du jour. Toyota a bien
anticipé le marché avec ses premières voitures hybrides, mais — il y a un
"mais" — se sert beaucoup de ça pour faire sa promo : image de marque
technologiquement avancée, écolo, qui fait écran de fumée pour dissimuler
les usines de gros pickups et SUVs qu'ils viennent d'ouvrir au Texas...
Pasque plus de profit. Au final, quelle que soit la couleur de l'emballage,
on en revient toujours aux comptables et aux actionnaires..."


Il y a déjà longtemps, je m'étais fait cette réflexion : la voiture électrique,
prochaine catastrophe écologique. Ne pas polluer local (les voitures
elles-mêmes), c'est polluer ailleurs (les centrales…) et demain (… nucléaires).

En fait, la prochaine, (parmi les catastrophes écologiques liées à l'automobile),
c'est les agrocarburants. Ensuite, c'est quand même la voiture électrique, oui.
Je suppose que quelqu'un a fait le calcul : "Si toutes les voitures en service
actuellement étaient électriques, combien faudrait-il de centrales nucléaires
dans le monde ?" (Parce que c'est surtout ça qu'on est en train de nous
fourguer à la place du pétrouille, oui). Si quelqu'un a la réponse, je suis preneur !

Quand au lithium, ça sert aussi à soigner les maniaco-dépressifs : quand
les nappes frénétiques ou non en seront bourrées, y aura plus un malade
mental au monde et Machin se sévira plus !

Alors les solutions ?

"On a besoin d'un peu d'espoir tout de même sinon autant s'immoler par le feu
tout de suite pendant que l'essence est encore abordable !" (Brève de courriel)

Malgré mon goût pour l'humour fatidique, je pense qu'on n'est pas là pour
se suicider. Le nihilisme, ça mène à rien ! On est là pour se travailler au
changement.

Alors un peu d'électrique, oui — un peu de pétrolettes, oui — un peu de
piles à combustible — un peu d'huiles de friture filtrées… et puis beaucoup
de vélos et beaucoup de réflexion dans la tête :  est-ce que j'ai vraiment
besoin de prendre ma voiture, là, ne puis-je pas y aller à pied, ou en vélo,
ou en métro, ou en train ? Ne puis-je pas attendre de regrouper ce
déplacement avec un autre indispensable ? etc, etc, etc.


Et pourquoi pas le chwal ?

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"Limiter la vitesse des voitures contre la pollution, c'est encore plus con,
parce que celui qui roule lentement, il fume." (Brève de comptoir)

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Avec ça, dans quatre mois, on est déjà en juillet !

LO 199 (14 03 08)

DARWIN AWARDS
Le docu sur Monsanto. Au cas ou certains l'auraient raté (y en a toujours
là-bas dans le fond qui ne suivent pas.)
 
http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=1940000,CmPage=1697660.html
 
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Ça m'inquiète, je commence à penser sous forme de "Brèves de comptoir"…
(J.M. Gourio. J'aiLu)
 
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— Le pétrole, c'est un peu comme les Claude François, ça se raréfie.
— Et les poilus de la guerre de 14-18, tu crois pas que  ça se raréfie ?
— 108 dollars le baril !
— 111, même, ce matin ! Bientôt, pour lui aussi, on dira : c'était le dernier,
on fera une grande cérémonie aux Invalides et ça sera une page d'histoire
qui se tourne, comme on dit.
— Ah oui, on dit ça ?
— Oui. A moins qu'on l'euthanasisse avant parce qu'il souffre trop, le
dernier baril.
— C'est inéluctable, de toute façon.
— Tu veux dire irréversible ?
— C'est ça, irrésistible.
— C'est triste. C'est comme à Gaza. Ils tirent sur des civils, là-bas.
— Des civils, y en a pas, là-bas… Même les écoliers talmudiques, ils sont armés.
— Non, c'est des militaires, qui y en a pas ! Nulle part, d'ailleurs : un militaire,
c'est rien qu'un civil à qui on a mis un uniforme. Tu crois que le poilu, là,
Lazare Capeletti ou Spaghetti, c'était pas un civil avec un costume ?
— Il était même pas Français, d'ailleurs.
— En plus, Lazare de son prénom… Si Jésus passe par là, crac, il le ressuscite…
et on en sera jamais débarrassé du dernier poilu, même si on le rase.
— Les ayatollahs, les FARCs, les Castro, tous des barbus. Moi je m'en
méfie des barbus, ça cache quelque chose.
— Ouais, le menton, pour commencer.
— En Palestine, à Gaza, en Iraq, les barbus, ils ont déjà pas les moyens
de se payer un rasoir, alors un uniforme… ils mettent juste un brassard.
— Ou une ceinture. D'explosifs.
— Ceux qui se font péter au milieu d'un marché, c'est du tueur en série.
— Ah non, un tueur en série, c'est un qui recommence. Il étale ses meurtres
dans le temps. Il en profite pendant des années… Fourniret… Un par an,
des fois deux… c'est des pulsions. Un kamikase, il en tue beaucoup d'un
coup, mais y a pas de récidive. Par définition.
— Les gens qui font ça, la peine de mort serait encore trop bonne pour eux,
de toute façon.
— Ils se l'appliquent par contumace. Meurtre en série et peine de mort
tout à la fois, c'est de l'efficacité ultra-libérale, ou je ne m'y connais pas.
— Il sont à l'hamas, là-bas, les gaziers… c'est le virus hezbollah.
— Et à Erevan : huit morts. L'armée nie.
— C'est où, l'Arménie ?
— Au dessus, par là-bas… y a une montagne, tu sais, le Mont Ararat,
c'est là que Noé a posé son arche, après le déluge.
— Un bon déluge, c'est ça qu'il leur faudrait, là-bas, ça les calmerait.
— Des fous de dieu ! Œil pour œil ! Ils arrivent pas à s'entendre. C'est
le bruit des explosions, ça rend sourd.
— Ah non, ça c'est la branlette !
— Ils se branlent pas. Quand on est circoncis, on peut pas, c'est impossible.
— Ils sont tous à l'ouest, là-bas.
— Ah non : à l'est. L'orient, que ça soit le proche, le moyen ou l'extrême,
c'est à l'est. Par définition.
— Oui, dit comme ça, t'as raison, mais c'est relatif. Si tu vas à l'ouest,
une fois que t'as traversé l'Atlantique, l'Amérique et le Pacifique, t'arrives
au Japon : c'est de l'extrême orient, les Japonais. Les Chinois aussi.
Et si tu continues vers l'ouest, tu finis par te retrouver au proche orient.
— N'importe quoi ! Pourquoi pas dans les pays de l'est, aussi, ou en Autriche ?
— Exactement !… En Alsace, même ! Et tu finis par te retrouver ici d'où
tu es parti. C'est depuis que la Terre est ronde.
— C'est des médias, tout ça. Les antipodes, tout ça, moi j'y ai jamais cru.
Les Australopithèques, les Zaborigènes, comme ils disent, c'est pas des
vrais hommes, c'est des effets spéciaux à la télé.
— Tu veux dire, comme les extraterrestres ?
— Ouais. Les girafes, aussi. Ça se peut pas.
— Les girafes, c'est depuis Tchernobyl. Y en avait pas, avant.
— Ah bon ? Y a des girafes en Russie, maintenant ?
— Ukraine, Tchernobyl, c'est en Ukraine.
— C'est pareil. Les Ukraignos, c'est pareil, c'est pas des vrais gens non plus.
C'est des mutants. Ils font du gaz à coup de Tcherbobyl, moi j'en voudrais pas.
— Mais les girafes, en Afrique, y en a toujours eu.
— Au zoo de Vincennes, aussi. Moi, j'en ai vu, quand j'étais gamin.
Traumatisé à vie ! Elles ont la langue toute violette !
— Celles de Tchernobyl ?
— Les extraterrestres ?
— Les australiennes ?
— Non, y en a pas, en Australie. En Australie, c'est des autruches. Elles
plongent la tête dans le sable pour essayer de nous mater les couilles.
— En Australie, c'est des Austrogoths. Les autruches, c'est en Autriche,
comme leur nom l'indique.
— L'Autriche, c'est pas loin de la Russie, donc de Tchernobyl, c'est bien
la preuve.
— De l'Ukraine.
— C'est pareil… C'est à l'ouest ou à l'est, l'Autriche ?
— C'est relatif. Ça dépend comment tu tiens la carte Michelin.
— Moi, depuis qu'ils ont fait la relativité, j'y comprends plus rien.
— C'est pas une preuve. De toute façon, t'as jamais rien compris à rien, toi.
— De toute façon, on vit dans un monde, plus personne y comprend rien.
La relativité, ça rend fou. Regarde Einstein, comment il a fini !
— Ah, je sais pas. Comment il a fini ?
— Ben, il est mort.
— Merde alors. Dans les camps ?
— Euh… Pourquoi dans les camps ?
— Ben, il était juif, non ? Tous les Juifs de ce temps là, ils mouraient dans
les camps.
— Non, non, Einstein, c'était avant les camps. Il était Autrichien, comme Hitler.
— Ah bon, il était juif, Hitler ?
— Si Hitler l'avait connu, il l'aurait pas exterminé, tu penses bien ! Il
l'aurait gardé pour qu'il lui fabrique une bombe atomique…
— Il aurait jamais accepté, Einstein, même sous la torture.
— … Et on n'aurait pas fini d'en baver, du Tchernobyl atomique.
— Tchernobyl, c'est à l'est ou à l'ouest ?
— Et c'est reparti……………………


LO 200 (15 mars 2008)

ERECTIONS MUNIFICENTES

"Faire parler les sondages est une pratique aussi ancienne que de faire
voter les morts" (François Gorin. Télérama 2923. 18/01/06)

— C'est pas normal, des giboulées de mars en plein mois de mars !
— C'est à cause du climat. Pourtant, faut bien sortir pour aller voter.
— Voter, c'est la majorité silencieuse qui fait entendre sa voix.
— On a pas le choix du plat : c'est la France, mais on peut choisir sa sauce.
— A quelle sauce on sera mangés, tu veux dire.
— C'est des gog et des magogs, ce que tu dis.
— Les déma-gogues, c'est les chiottes du peuple !
— Moi, je vote DVD.
— ???
— Di-Vers-Droites.
— Moi je vote sur Internet, j'suis un e-lecteur.
— Un e-lecteur, c'est un qui lit sur Internet. Et ta femme ?
— C'est une e-lectrique : elle paye les factures EDF sur Internet. D'un-seul-clic.
— Ça devient trop web pour moi, ici, j'me e-tire.

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— Tiens, s'il a pas d'idée de connerie à sortir, aujourd'hui, Machin,
je lui en suggère une pour après les élections. Il prend Carla Bruni
comme modèle pour le nouveau buste de Marianne dans les Mairies.
— Ah, c'est sûr que là, on pourrait. Avec Bernadette, on pouvait pas, c'est sûr.
— Moi, j'aimerais pas. D'abord, elle est pas vraiment française… Et puis
si ça se trouve, dans six mois elle divorce, et on se retrouve avec tous
ces plâtres sur les bras. C'est pas bien, pour la Nation. Je le dis comme
je le pense, hein.
— Moi, je suis pour revenir au style grec, ou romain, Plus digne, qui.
Je suis un classique, moi : l'Antique, c'est éternel. Ça va bien avec le
bonnet frigide sur la tête.
— A un moment, ils avaient pris Bardot, comme modèle, ou Deneuve…
— Et pourquoi pas Depardieu, aussi ?
— Tu te rends comptes… Bardot… Si le plâtre vieillissait en même temps
que le modèle… Ça coulerait.
— C'est le portrait de Dorian Grey, ton truc.
— Connais pas.
— Ça vient d'où, "Marianne", en fait ? La République, pourquoi elle
s'appelle Marianne ? Pourquoi c'est pas Jeanne d'Arc, ou Vercingétorix ?
— Ou Astérix ?
— Ou Marie-Jeanne.
— C'est à cause du journal.
— Mais non, c'est le contraire !

En fait, m'apercevant que je n'avais jamais su pourquoi et comment
Marianne s'appelait Marianne et pas France ou Marie-France, ou Josette,
je me suis googelisé  et voici.

Petit cours d'instruction civique :
L'image allégorique trouve son origine dans l'Antiquité. Dans l'Empire
romain, le bonnet phrygien est porté par les esclaves affranchis. La
Démocratie est déjà représentée sous des traits féminins. A ses pieds
un gouvernail et un sac de blé à moitié renversé. Peu soucieuse de
puissance, elle se préoccupe surtout des aspirations du peuple.

A partir de 1789, des sculptures, des tableaux, représentent des
personnages féminins portant les valeurs de la Révolution française.
La Liberté : une jeune femme, portant une robe courte et tenant dans
sa main droite une pique ornée du bonnet phrygien. C'est une guerrière
symbolisant l'idée que la liberté s'acquiert par les armes. Parfois, cette
figure de la Liberté paraît plus sage, plus grave, drapée d'une longue
robe tunique, dans une posture plus sereine. Elle perd alors nombre de
ses attributs dont le bonnet phrygien, porté par les révolutionnaires.

L'Egalité tient dans ses mains une balance en équilibre, ou le niveau,
symbole d'égalité plus que d'équité.

La Fraternité tient un bâton surmonté du coq gaulois et derrière elle,
deux enfants mènent attelés ensemble un lion et un mouton.

Un décret de 1792 dispose que "le sceau de l'État serait changé et
porterait pour type la France sous les traits d'une femme vêtue à
l'antique, debout, tenant de la main droite une pique surmontée du
bonnet phrygien, ou bonnet de la Liberté, la gauche appuyée sur un
faisceau d'armes ; à ses pieds un gouvernail". A la même époque, ses
ennemis caricaturent la République en lui donnant le nom populaire de
Marie-Anne, car si la République veut s'occuper du peuple, disent-ils,
elle doit en porter le nom. Le prénom de Marie-Anne ou Marianne était,
à la fin du XVIIIe siècle, très répandu dans les milieux populaires et
notamment porté par les filles de la campagne qui servaient comme
bonnes dans les maisons bourgeoises. L'utilisation symbolique de ce
prénom a été attribuée à une chanson révolutionnaire en occitan, la
Garisou de Marianno (en français, la Guérison de Marianne). Cette
chanson, racontant les avatars du nouveau régime, fut vraisemblablement
écrite en octobre 1792, juste après la fondation de la République.
Marianne y représentait la revanche des servantes contre les nobles,
des gens d’en bas contre ceux d’en haut. L'auteur de la chanson,
Guillaume Lavabre, était cordonnier à Puylaurens, village qui
revendique désormais le titre de "berceau occitan de la Marianne
républicaine".

A partir de 1848, elle est représentée tantôt en bonnet phrygien,
tantôt avec une couronne d'épis de blé. Quant au nom qu'il faut lui
donner, alors, tout dépend de la classe sociale : le républicain du
peuple la nomme "Marianne", le républicain bourgeois parle de
"la République" et l'anti-républicain, s'il ne l'injurie pas par un
"la gueuse", emploie "Marie-Anne" de façon péjorative.

Au vingtième siècle, toutes les mairies se dotent progressivement d'un
buste de Marianne qui porte désormais systématiquement le bonnet
phrygien et apparaît débarrassée de ses autres attributs (faisceau
d'armes, niveau ou balance). L'assimilation de la République française
à "La Marianne" est maintenant acquise.

D'après

http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/disc/lettres/ressourc/lycpro/republic/docdevis.htm

et

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marianne

 

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FINANCE

— Les tradeurs, les PDG de la Société Générale, les Medefs, les EADS…
— Qu'on les pende !
— Ta gueule, Marcel !… Je sais plus ce que je voulais dire…
— Tout ça c'est du financement occulte, de l'évasion de pouvoir d'achat,
de la fraude bancaire, travail au noir et caisse pareille. Des indemnités
de licenciement comme ça, moi je demande qu'à être licencié. En plus
je parie qu'ils ont le chômage, derrière.
— Y en a pas un pour rattraper l'autre. Qu'on les pende !
— Ta gueule, Marcel !
— Ils prennent leur parachute doré, leur bouclier fiscal sous le bras,
et ils tombent au Liechtenstein, peinards.
— Le Lichtenstein, on voit un peu comme c'est : c'est le compartiment
à beurre du frigo, le Luxembourg en plus petit, coincé entre le freezer
et le bac à légumes.
— Mais c'est vrai qu'un coffre fort ça a pas besoin d'être gros. Monaco,
c'est pas pareil, y a du soleil, des princesses, c'est le sud… Les îles
Caïman, ça, oui, ça fait rêver, question paradis fiscal.
— Les palmiers, la mer, les filles bikinis…
— … Les caïmans.
— Une petite bombe là-dessus, oui…
— Ta gueule, Marcel.
— "Patrons voyous", qu'on dit… mais…
— Toi, je te vois venir, tu vas dire que tous les patrons sont des voyous !
Gauchiste !
— Non, mais que c'est le système lui-même, le capitalibéralisme, qui
est voyou.
— Qu'on les pende !
— Ta gueule, Marcel.
— Des fois ils s'ouvrent pas, les parachutes, même dorés.
— Ils en auraient eu, au 11 septembre, des parachutes,  ça leur aurait
rendu service.
— La crise immobilière, en Amérique, ça a commencé avec la chute
des deux tours du WTC, en fait.
— La crise de l'immobilier, quand t'es SDF, tu t'en fous.
— T'es SDF, toi ?
— Ouais, et repris de Justice, aussi… enfin… de justesse. Et con.
Et j'en suis fier.
— C'est pas contagieux, au moins ?


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