LETTRES
OUVERTES
(DÉLITS
D'OPINION)
Cette page est une
archive des Lettres Ouvertes n°261 à 270.
Les Lettres Ouvertes les plus récentes sont accessibles par
là.
LO N° 261 (01/12/2008)
POUR
NOËL
On voudrait bien tous le dernier truc à la mode :
- se faire enlever par des pirates en mer Rouge ;
- être inscrit dans un fichier de police ;
- se prendre un coup de taser TM ;
- chopper le sida ;
- mourir de froid dans le bois de Vincennes ;
- être classé ultra-gauche pré-terroriste.…
- se faire arrêter menotté chez soi à six heures du matin parce qu'un
internaute a fait des misères à monsieur Free sur son site (je veux dire
le site de celui qu'on arrête – c'est dur, des fois, la langue
française.)
Enfin, merde, quoi, qu'il se passe quelque chose, parce que la crise,
toujours la crise, c'est nul !
EN ATTENDANT LE PÈRE NOËL…
LA JOURNÉE SANS ACHAT
C'était samedi, je vous avais prévenus. Trop tard pour ceux qui ont fait
leur SuperM ce jour-là, ils iront en enfer.
Après on reprend comme avant.
LA JOURNÉE DU SIDA
C'est aujourd'hui. Il est encore temps de sortir couvert, le temps
justement
l'étant (couvert).
Après on reprend comme avant.
— Le sida, on n'est pas
sûr que c'est pas un mensonge des médias encore, ça.
— Le sida, c'est malade
imaginaire et compagnie. (Brèves de comptoir 97)

En 2005 le MUC de Roland Castro publiait son manifeste des utopies
concrètes,
dont : Pas d’argent sur
le sida : pour un service public mondial du médicament
Une personne sur quatre
est aujourd’hui atteinte du sida. Le virus est devenu
la première cause de mortalité chez les 15-49 ans.
Mais rassurez-vous : si
vous ne vivez pas au Botswana ou dans quelque autre
état d’Afrique subsaharienne, ces chiffres ne vous concernent pas. Selon
l’Organisation mondiale de la santé, parmi les porteurs du V.I.H. dans
le
monde, 6 hommes sur 10 et 8 femmes sur 10 vivent en Afrique : 25
millions
de personnes sont touchées par l’épidémie dans la région. Au-delà des
discours,
les états ont laissé le champ de la recherche au capitalisme porteur de
la
logique : « pas d’argent, pas de médicament ». Les progrès que
constituent
les avancées de la médecine doivent être la propriété du patrimoine
universel
et échapper aux diktats des lois du marché. Créons un service public
mondial
du médicament.
LA SEMAINE DES DROITS DE L'HOMME
C'est la semaine prochaine.
Après on reprend comme avant.
« La déclaration
universelle des droits de l'homme comporte 30 articles.
Certains pays en ont
ajouté un 31ème. L'article 31 annule les 30 premiers. »
(Courtemanche)
— L'égalité entre les
hommes, faudrait déjà qu'on nous demande notre
avis avant. (Brève de comptoir 1997)
« Les hommes naissent
libres et égaux en droit. Après ils se démerdent. »
(Jean Yanne)
— POURQUOI LES FILLES préfèrent-elles les
mauvais garçons ?
— C'est pas qu'elles les préfèrent, c'est que, une fois que les méchants
garçons ont cassé la gueule aux gentils, il ne reste plus qu'eux.
LE CARBURANT
La baisse du prix à la pompe c'est tous les jours, mais attention :
quand le carburant est moins cher, il ne produit pas moins de CO2.
Après…? On guette avec impatience que ça reprenne comme avant
(à la hausse, quoi.)
— Quand on voit ce que
consomment les bagnoles, c'est pas
un exemple pour les chauffeurs. (Brève de comptoir 97)

LANGUE DE PUB
— Quatre-vingt cinq pour cent des dents du fond sont atteintes
par des caries… (dit une pub pour de brosses à dents)
— Faudrait déjà avoir cent dents du fond, pour parler de ces
quatre-vingt cinq là !
LA FRANCE EN FAILLITE ?
Ceux qui ont raté cette "fiction"
sur F5 hier dimanche peuvent
en retrouver quelques éléments là :
http://wiki.france5.fr/index.php/LA_FRANCE_EN_FAILLITE
EFFET OBAMA
Le prix Constantin (jeune chanson) a récompensé Asa, et ça c'est bien !
http://www.asa-official.com/?lang=fr
http://www.myspace.com/asaofficial

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Bientôt, il y aura aussi le TÉLÉTHON
— Aaaah…
LO N° 262 (02/12/08)
L'ARGENT-DETTE / 9
(Pas mal de ce qui suit
est encore inspiré du Philo Mag N°23, oct 2008
— numéro sous-titré
pertinemment "L'argent, totem ou tabou ?")
L'ARGENT SALE
« L'argent n'a pas
d'odeur » dit-on encore. Pourtant, pièces et billets
passent de main en main, mille fois manipulés, parfois portés à la
bouche,
vecteur de transmission de bactéries, microbes, maladies.
« L'argent, c'est pas
propre ! »
Le chèque, la CB, le virement, ça, au moins, c'est propre ! C'est
l'aboutissement de l'abstractisation
de l'argent. Pas de contact manuel
– argent propre, pureté. C'est pratique
(un des critères de la modernité).
J'ai parlé précédemment de retour à la matière, de la nécessité de se
confronter à la réalité. Alors payer avec des billets gras de crasse,
des
pièces qui ont traîné dans toutes les poches, c'est bien ? Oui, dans le
sens où ça nous fait bien sentir physiquement que nous payons, ou que
nous touchons de l'argent (touchons
est le mot). Dans la dépense, en
particulier : on voit son portefeuille s'aplatir, son porte-monnaie
s'alléger.
C'est douloureux. (Au restaurant, la note est surnommée "la
douloureuse".)
Avec une CB, on ne voit rien… on se laisse aller : argent invisible,
sans poids,
sans matière, donc dépense inconsciente. Plus dure est la chute, à la
fin
du mois, quand tombe le relevé bancaire et qu'on se retrouve tout nu :
à découvert.
Et pourtant, en même temps, il serait urgent de bien saisir (je me
répète)
que l'argent n'est pas une chose, seulement un médiateur : les pièces ou
les billets, en soi, n'ont aucun intérêt. Peut-être faudrait-il que
l'argent
(la monnaie) ne soit pas beau, pas brillant comme l'or ou
l'argent-métal.
Le billet de banque, le dollar vert avec ses fines gravures, est encore
trop
beau. (Quoique, avec l'euro, ça s'est bien dégradé, question
esthétique…)
Mais le chèque ou la CB sont des objets sans intérêt visuel ou tactile,
et pourtant nous arrivons à les charger,
à projeter dessus une émotion,
un sentiment : de l'amour, du désir. Totems : supports symboliques
forts.
(Apparemment, la pensée symbolique peut projeter ou se projeter sur
n'importe quoi, un caillou du chemin aussi bien qu'un diamant, la croix
d'un supplicié aussi bien qu'un soleil radieux…)
TABOU
« Il faut mépriser
l'argent, surtout la petite monnaie. » (Cavanna)
Nous pratiquons facilement, chrétiennement ou de-gauchement, une
condamnation vertueuse de la puissance (néfaste, forcément néfaste) de
l'argent, puissance perçue comme immorale, pour ne pas dire sacrilège.
« L'argent corrompt
tout ce qu'il touche. » Ce qui n'a pas de prix :
la vérité, la sagesse, la politique, l'amour, le sport… toutes les
valeurs,
battues en brèche par les seules valeurs boursières. Malgré, encore une
fois, ce langage qui personnalise l'argent, c'est peut-être vrai… ou
bien
sommes-nous seulement complexés
? (Le cynique libéral de droite se
présentant comme "décomplexé".)

L'ARGENT ET LE SACRÉ
Or solaire… argent lunaire… diamants, perfection des étoiles
inaccessibles…
Cosmique… mystique… Toutes les religions font usage d'or, de pierreries,
de bling-bling
dans leur apparat. Le brillant, le lumineux qui ramène aux
cultes solaires, lunaires, cosmiques. Au sacré. Il s'agit toujours
d'éblouir,
d'être ébloui. Du lumineux au numineux, il n'y a pas loin.
(Le concept du
"numineux" recouvre l'expérience affective du sacré, quelque
chose qui se situe
au-delà de l'éthique et du rationnel, et qui se présente
sous le double aspect de
mystère à la fois effrayant et fascinant. Le mana
et le sacré, la religion
et la magie découleraient de ce principe initial.
Sont sacrées les «
choses que les interdits protègent et isolent » et
profanes « celles
auxquelles ces interdits s'appliquent et qui doivent
rester à l'écart des
premières » (Durkheim). Cette opposition est
constitutive du
phénomène religieux.) (D'après Wikipedia.)
Le rapport avec l'argent (or) primitif semble clair : métaux précieux,
pierreries, objets rares, symboles de la richesse et "éblouissants".
L'or apparaît comme tombé du ciel-soleil, gouttes de feu divin,
vêture des anges (ange signifie messager), auréole des saints,
aura resplendissante de la cité de dieu.
Mais que reste-t-il de ce sentiment numineux, quand
l'argent s'est détaché
de tout support matériel, comment reste-t-il sacré, ou du moins magique
?
– ce qui n'est pas tout à fait pareil : le sacré est intouchable, le
magique
est agissant… la magie est une action sur le monde par des moyens
détournés, invisibles… c'est peut-être cela qui reste présent dans
l'argent
abstrait.
Mais peut-être aussi quelque chose de plus mystique, du fait justement
de cette invisibilité, cette universalité, cette omnipotence, tout cela
sans
support matériel. Aimer une abstraction, c'est bien du domaine du
religieux,
du spirituel, du surnaturel. On serait passé petit à petit de l'or,
idole peinte,
fétiche, totem (primitif), à un argent Dieu Unique et multiple à la
fois,
impersonnel, spirituel, situé nulle part et partout, totalement abstrait
(monothéisme moderne). Un Absolu. La finance serait-elle une dérivée
(ou une dérive) du phénomène religieux ?
L'ARGENT ET LA RAISON
Pourtant l'argent ne serait-il pas (ne devrait-il pas être) le parangon
de
la Raison ? La raison, en principe, libère des sujétions
traditionnelles,
l'idolâtrie, la superstition, elle délimite un espace conceptuel net,
propre.
Et l'argent aussi – en principe – dans le domaine économique. L'un comme
l'autre, en principe, est froid. L'un comme l'autre prétend à
l'objectivité,
à la rationalité, à la démotion
(tiens je viens d'inventer un mot !) Cependant,
la démesure guette partout, même au cœur du plus pur rationalisme :
la raison peut tomber dans un usage sans autre finalité que son propre
fonctionnement. L'argent, à l'évidence, aussi. (Un phénomène qui a sans
doute à voir avec le fanatisme, l'auto-mimétisme, la boucle de
rétroaction
positive : la raison comme l'argent peuvent s'envoler dans une spirale,
autoalimentée, exaltée et exaltante – jusqu'à l'éclatement en vol…)
Historiquement, c'est amusant, il semble que les progrès de la raison,
du
positivisme, aient coïncidé avec les progrès de la finance. La
spéculation
intellectuelle et la spéculation financière sont conjointes.
Au cours de l'évolution de la société occidentale, le discours (logos)
scientifique ou philosophique, la raison, donc, est ce qui nous a fait
sortir
de la mythologie et des croyances naïves. J'ai déjà évoqué l'argent
comme
langage. Le discours rationnel se présente comme étalon de mesure
universel
– comme l'argent. La raison est censée être absolue, les maths, donc les
nombres, sont censées être parfaites, universelles, valable partout et
toujours. À la longue, le discours scientifique s'est fait de plus en
plus
abstrait : de l'expérience concrète, on passe à la conceptualisation des
lois de la nature qui expliquent les résultats de l'expérience en
question…
mais aussi de toutes les autres expériences similaires possibles…
expériences que, du coup, il n'y a plus besoin d'effectuer : la loi vaut
pour toutes. Plus tard, on produit des modèles mathématiques, puis des
modélisations informatiques (numériques), artifices évitant carrément
de passer par l'expérience concrète. Sans oublier l'aboutissement de la
physique à la théorie quantique qui mène à une dématérialisation de la
matière elle-même…
Ce programme aboutit aussi à des textes théoriques imbitables, que ce
soit
en philo, en psycho, en écono, les auteurs maniant de plus en plus de
purs
concepts, des concepts de plus en plus purs, même… c'est-à-dire de plus
en
plus détachés de toute réalité concrète. On lit, on suit vaguement,
vaguement
irrité… et tout d'un coup : « Mais
bordel ! Qu'il donne des exemples, qu'on
sache de quoi il parle !!! ».
Derrida, Lacan, les structuralistes, ont eu tendance à libérer le
langage
de tout support physique, de la nature authentique des choses, de
l'essence,
de l'origine. Il n'y aurait plus qu'écriture.
Dans le même temps, la monnaie
dollar n'est plus indexée sur l'or ou l'argent-métal (1971 : mort du
dieu
or-soleil), et le billet de banque lui même tend à disparaître,
remplacé par
le pur jeu d'écriture
(le virement). L'informatisation, la numérisation (bien
nommée) pousse ce processus à son extrême d'immatérialité. On ne voit
plus
rien, on ne touche plus rien et on n'y comprend plus rien. Peut-être
parce
qu'on ne prend
plus rien – en main. (Parce qu'on pense avec ses mains autant
qu'avec son cerveau, en fait). Paradoxe : la rationalisation poussée à
son
extrême entraîne une perte de sens. Au bout de la raison, la folie. Et
au plan
socio-moral, une déresponsabilisation : la dépense d'argent (virtuel)
devient
aussi abstraite et indolore qu'un meurtre dans un jeu vidéo.
La Bourse elle-même n'est plus un lieu, au sens concret du terme,
puisqu'on
peut y travailler de n'importe où par l'Internet. Tout cela facilite
les échanges
(c'est pratique),
MAIS coupe les ponts avec le réel. (On peut citer l'exemple
du téléchargement illicite : puisqu'on ne vole rien, aucun objet,
seulement des
0 et des 1, comment prendre conscience qu'on vole, qu'on commet un
délit ?)
Cette déresponsabilisation quasi mécanique (liée à la technique et à la
complexité tendant au chaos) réclamerait sans doute la création d'un
nouvelle
morale de l'argent, ou à tout le moins un code de bonne conduite, et en
tout
cas une éducation.
Celle-ci ne pourrait être que greffée, en quelque sorte, de
l'extérieur sur la sphère financière, ou imposée par la loi, puisque
les anciennes
éthiques ont disparu – si tant est qu'elles se soient jamais appliquées
au
domaine financier…
Pendant qu'à l'université, les théoriciens de la finance et de
l'économie
élaborent des modèles mathématiques de plus en plus raffinés, le trader
en
transe, l'œil rivé à son écran, souris en main, se laisse guider par
son flair,
son instinct – pour ne pas dire son cerveau reptilien (ou chargé de coke…),
– à peu près aussi conscient et responsable qu'un joueur de World of
Warcraft,
un avatar de Second Life, ou un pilote de guerre US au dessus de l'Irak.
(à suivre)
LO N° 263 (06/12/08)
C'EST LA SAINT NICOLAS

Une image glanée sur
http://www.culture.gouv.fr/culture/noel/franc/pereno.htm
SPAM DE KRISEOOS
De : "Malade du D'hypotheque"
Date : 6 décembre 2008 14:10:08 HNEC
Objet : Pouvez-vous Faire de Leurs Dettes Oubli!
Ne peux pas faire mieux - nous vous aidons comprimes contre la Kriseoos
la plus rapide et Dipression. Nous vous aidons a en venir!
Ne vous laissez pas influencer par la peur. Pillules de commande facile
et vous aurez tout derriere lui.
MUTANTS
— Les moins de 25 ans sont des mutants ! Suite à l'utilisation intensive
de téléphones mobiles, gameboys, SMS, ordinateurs, etc, leur pouce est
devenu leur doigt le plus musclé et le plus habile. Les deux, même,
ambidextres, ils sont !
— Pendant ce temps, ils ne le sucent pas, c'est déjà ça.
— Mais du coup ils s'en servent aussi pour des trucs que ça nous
viendrait
pas à l'idée : appuyer sur une sonnette ou montrer du doigt.
— Et impressionner les filles.
NOS ENFANTS NOUS CONDAMNERONT
Je n'ai qu'un reproche à faire à ce film, c'est son titre. Les enfants
que l'on
y voit pourront remercier,
au contraire, les auteurs du film, le maire de leur
commune (Barjac, dans le Gard), leurs parents, leurs cuisiniers et
autres
enseignants (car les cuisiniers sont aussi des enseignants) qui ont
imposé
envers et contre tout une cantine BIO.
Le film est formidable. Courez-y, c'est une question de survie !
QUI, QUOI ?
En cette période de crise alimentaire, de récession et de Noël tout à
la fois,
il serait bon de se demander DE QUOI AVONS-NOUS VRAIMENT BESOIN
?
Regardons à la télé un épisode publicitaire coincé au milieu d'un film
et
demandons-nous qui a vraiment besoin de
- Vivelle Dop ;
- Les Musik Awards ;
- La Playstation 3 ;
- Le nouveau mobile tactile Samsung ;
- CanalSat ;
- Une SmartBox ;
- Une montre Lotus ;
- Un MacDo ;
- Une boîte de chocolats Lindt ;
- Un flacon de Black XS de Paco Rabanne ;
- Un forfait Alice ;
- Du chewing-gum Freedent ;
- Un fer à friser Philips ;
- Une troisième paire de lunettes Aflelou ;
- Huit nouvelles chansons de Coldplay ;
- Une brosse à dents Signal ultra-longue pour les 85% de dents du fond
atteintes par les caries ;
- Un contrat de reconnaissance LCL…
- (et j'ai omis les 12 pubes bagnoles)
??? Qui ? Pas moi en tout cas, me dis-je, hagard. En fait personne n'a
besoin de tout ça. Alors, à quoi sert la pube, je vous le demande ?
La guerre de récession ne fait que commencer.
HOFSTADTER
La loi de Hofstadter déclare que :
« Ça prend toujours plus de temps qu'on croit, même en prenant
en compte la loi de Hofstadter. »
BONNE NOUVELLE
Honda renonce à la F1 (pour cause de criiise).
Bientôt, plus de F1 nulle part ?
GUICHET
Inutile de vous présenter au guichet de votre banque, hein !

(Photo piquée chez Télérama)
LECTURES RECOMMANDÉES
Le Monde Dossiers
& documents "Spécial crise financière" (ça vous
étonne ?)
Manière de voir.
"Le krach du libéralisme". (Je ne vous en dis pas plus et
ne comptez pas sur moi pour un résumé…)
Le Monde Diplomatique,
pas spécial, mais quand même bourré de crise
financière, avec en particulier un article terrifiant sur l'île de
Jersey, paradis
fiscal, qui amène à penser que la seule façon d'en finir avec les
paradis
fiscaux serait un bombardement massif de l'île de Jersey, et de quelques
autres… Bombarder Andorre, Monaco, le Liechtenstein ? Quant aux Caïman,
la chasse est ouverte !
Un tout aussi terrifiant article sur ce qui arrive aux retraites quand
elles
passent d'un système de répartition à un système de capitalisation
("fonds de pension adossé aux Bourses"… ça mériterait un dessin…)
Un "Marx contre-attaque" pertinent… un dossier sur l'immobilier…
(Mais si vous voulez vraiment vous faire peur, une seule page :
"Un phénomène systématiquement sous-estimé. Cette glace qui fond
en Antarctique".)
— Marx, tu lui enlèves
sa barbe préhistorique, c'est un homme moderne
comme les autres.
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Quant à ceux que la réforme de l'odieux visuel intéresse, ils peuvent
regarder ça :
http://www.dailymotion.com/video/x6rfa9_monsieur-le-president_news
Et ceux qui se demandent ce qu'il en est des droits d'auteur sur
DailyMotion :
http://www.scam.fr/actua.php?action=voir&ArticleId=1590&(...)moins
Rectificatif (07/12/08)
Petit malaise : personne
ne m'a fait la remarque, c'est moi qui ai eu
un flash en me réveillant ce matin : « Mais merde, ce n'est
pas "Nos
enfants nous condamneront", le titre du film, mais "Nos enfants
nous
accuseront". » C'est déjà pas mal ! D'accuser à condamner, il y a
un
pas… que mon inconscient a franchi — pas "allègrement", non,
parce
qu'il n'y a pas de quoi être allègre (sauf Claude) — mais à l'insu
de
mon conscient.
Bon, quand le grand tribunal de "nos enfants" se réunira pour
"nous"
accuser de crime contre l'humanité, on verra bien (si on est encore là).
Le site officiel du film :
http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com
La bande-annonce :
http://www.dailymotion.com/video/x78p4w_nosenfantsnousaccuseront_(...)
Une interview de Jean-Paul Jaud, le réalisateur :
http://www.dailymotion.com/video/x5rn1z_jeanpaul-jaud-nos-enfants-nous(...)
Pour me faire pardonner, je vous passe un autre Santa Claus (Barbie
?
- comme les poupées, alors…)

On ne croit à l'éventualité d'une catastrophe qu'une fois qu'elle s'est produite.
LO N° 264 (09/12/08)
IL EST CONSEILLÉ DE NE PLUS RIEN BOUFFER
(Et de ne plus rien donner à bouffer à nos enfants, mais de toutes
façons
"Nos enfants nous accuseront").
L'affaire des huiles minérales pour moteurs ukraignos mèlées à des
huiles
alimentaires date de plus de six mois. En reste-t-il quelque chose ?
Dans
le doute, s'abstenir de :
Toutes les marques du groupe Lesieur : Fruit d'or ; Epi d'or ; Frial ;
Isio 4 ;
Oli ; Carapelli ; Saupiquet.
Toutes les marques du groupe Unilever, par exemple : Amora (ils vont
fermer de toute façon, c'est un scandale, Dijon sans Amora, c'est la
France
sans Vache qui Rit (tout un pan de la culture française qui s'effondre
!) ;
Planta Fin ; Maille ; Knorr ; Magnum ; Miko ....
http://www.20minutes.fr/(...)huile-demoteur-dans-de-la-mayonnaise(...)
Cet article date de la mi-mai, on en a même parlé à la télé. Depuis… ?
Les appels au boycott qui tournent reprennent en gros les même termes
et s'expriment toujours de la même manière : "La semaine dernière,
le Canard enchaîné a révélé que…" La semaine dernière, en l'occurrence,
c'était au mois de mai ! Il est très difficile de trouver des
informations
actualisées. En fouillant, j'apprends que "apparemment tous les lots
dont la date limite
d'utilisation est avril et mai 2009 seraient rappelés".
Je n'en sais pas plus.
-----
Suite à l'affaire de la mélamine dans le lait en poudre chinois (c'est
plus
récent), il convient de s'abstenir de tout un tas de produits que, en
principe,
on ne trouve pas chez nous, mais c'est pas sûr (il y a bien du lait en
poudre
Nestlé mélaminé comme du Formica qui est arrivé en Arabie Saoudite.
(C'est où, dites ?) : il y a des trucs Nestlé, Unilever, Maxwell House,
Pizza Hut, M&M's, Snickers…
http://fr.biz.yahoo.com/(...)melamine(...)lait-nestle-en-arabie-saoudite.html
Infos sérieuses ici :
http://www.citesciences.fr/(...)langue=fr&id_article=10643&id_mag=0
… Où on précise bien de ne pas confondre mélamine et mélanine (qui,
elle,
viendrait plutôt d'Afrique et n'est pas toxique, même sous des tentes
rue
de la Banque.)
— Les Chinois, ils ont
pas inventé la poudre !
— Ben si, justement.
Pour savoir d'où viennent les produits que vous achetez, sachez lire les
codes-barre. Les 3 premiers chiffres du code barre indiquent le code du
pays d'où vient le produit. Exemple, tous les codes qui commencent par
690 / 691 /692 … jusqu'à 695 sont "MADE IN CHINA".

00-13 : USA & Canada
30-37 : France
40-44 : Allemagne
49 : Japon
50 : Royaume Uni
57 : Danemark
64 : Finlande
76 : Suisse et Liechtenstein
471 : Taiwan
480 : Philippines
628 : Arabie Saoudite
629 : Émirats Arabes Unis
690-695 : Chine
740-745 : Amérique Centrale
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Vous en voulez encore ?
Si on vous transmet un truc intitulé "DISTRIBUÉ PAR L’HOPITAL DE
VILLEJUIF,
CENTRE NATIONAL DE RECHERCHE CONTRE LE CANCER", présentant tous
les additifs à éviter, laissez tomber, c'est un vieux tract plein de
bêtises
tournant depuis 1976 – avant même que le web existe !)
Allez plutôt là, ça a l'air plus sérieux :
http://biogassendi.ifrance.com/biogassendi/additifs.htm
APPRENONS À PARLER ACRONYME :
Y a-t-il des LMR dans vos fruits et légumes ? Demandez à la DGCCRF.
http://www.minefi.gouv.fr/DGCCRF/actualites/breves/2008/brv0408b.htm
Traduc : LMR = Limite Maximum de Résidus (en l'occurrence de
pesticides).
DGCCRF = Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de
la Répression des Fraudes.
Quant à la dioxine dans les porcs irlandais… c'est simple : soyez juif
ou
musulman.
(La vache folle, c'était plus marrant, quand même…)
AUTHENTIQUES "Brèves de comptoir" 1997 © Gouriau
LA CRISE DE LA VACHE FOLLE
— Avant, les chiens gardaient les vaches, et maintenant, aux vaches,
on leur donne les chiens à manger.
— … Ça change forcément la forme des bouses, les carnivores ne font pas
de bouses…
— La crotte, c'est la boîte noire du chien, on lit tout ce qu'il a fait.
— … Avec ce qu'ils font manger aux vaches, si on n'attrape pas le sida…
— On ferait mieux de faire de la farine animale avec les chômeurs,
tenez,
ça serait plus avantageux pour tout le monde !
— Ou tous ces étrangers qu'on a, tenez.
— Et d'abord, pourquoi les vaches mangent plus d'herbe ?!
— Techniquement, c'est trop compliqué.
— Si une vache qui mange de l'herbe c'est trop compliqué, on n'est pas
sortis de l'auberge.
— Les herbivores n'ont jamais fait de grandes conquêtes !
— Ils vont interdire la tête de veau.
— Interdire la tête ?
— Si ils nous interdisent de manger de la cervelle, c'est pas comme ça
qu'on deviendra intelligents.
— On n'est plus en France, on est en Inde, voyez les problèmes de
viande,
on a les mêmes problèmes que les pays chauds…
— Plus personne achète de viande, les gens ont peur de la viande, et
pourtant, quand on les voit en maillot, les gens ils sont pas faits en
légumes.
— On a qu'à envoyer la viande aux pays qui meurent de faim… Des tonnes
de viande qu'on brûle, des tonnes…
— C'est de la viande contaminée.
— Y a eu trois morts. La famine c'est des milliers de morts, ça leur
ferait
plaisir d'avoir que trois morts chez eux à cause de la viande…
— Mais non…
— Mais si.
— Les fruits, pareil. La moitié du monde meurt de faim, nous on balance
des fruits à la décharge ; le tiers-monde, c'est déjà une décharge,
autant
jeter les fruits là-bas !
— Une sécheresse ! On n'a pas vu ça depuis 76, pas une goutte, l'herbe
est toute jaune, y aura plus rien à donner à manger aux vaches, bientôt.
— Faudra leur donner des farines empoisonnées.
— Si y a que ça ! On va pas les laisser mourir de faim, quand même !
— La vache folle, les études disent que ça se transmet au veau
maintenant…
— Ma mère elle avait du diabète, j'en ai, c'est pas la peine de
dépenser de
l'argent dans des études, on m'aurait demandé, je l'aurais dit.
— La vache folle, ils l'ont fait exprès pour qu'on mange du poisson.
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PETIT FILM D'HORREUR ÉLECTRIQUE EN CORRÈZE
http://www.lemonde.fr/(...)veaux-vaches-cochons-et-400-000-volts(...)

(Dessin extrait de "Les Mois sont de papier/03" Le Pythagore éditeur)
LO N° 265 (14/12/08)
DIMANCHE DE PLUIE
L'actualité du film "Nos
ENFANTS nous……"
http://www.evene.fr/(...)jean-paul-jaud-nos-enfants-nous-accuseront(...)
-----
L'actualité du
RÉCHAUFFEMENT global (encore une PÉTITION, oui !)
Afin de ramener l’Europe à la table des négociations, nous avons besoin
de preuves que le public se rallie derrière une action pour le climat.
http://www.avaaz.org/fr/europe_climate_crunch_time/97.php?cl_tf_sign=1
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L'AGE DE GLACE, c'est
fini !
"Le réchauffement de la Terre, je trouve que c'est bien pour deux qui
habitent dehors." (Brève de comptoir)
Vous le savez sans doute, l'été dernier (2008), dans l'Arctique, les
passages du nord-ouest et du nord-est ont été ouverts.
Emballement de la fonte, apparemment, et pas seulement en été.
En effet, chaque hiver depuis 2002, l'épaisseur de la banquise ne
variait que de quelques centimètres d'une année sur l'autre.
Par contre pendant l'hiver 2007/2008 elle a brusquement diminué
de 26 cm en moyenne (jusqu'à 49 cm au nord du Canada.)
(La Recherche N° 425. Déc. 2008)
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POLLINISATION
Il semble que, pour l'instant, le déclin des INSECTES pollinisateurs
n'ait pas affecté la production agricole : depuis 1961, les rendements
augmentent de 1,5 par an, tant pour les productions qui dépendent
des pollinisateurs (nombre de fruits et légumes, le cacao, le café,
le colza, le coton) que pour les autres, et ce aussi bien dans les pays
développés que dans les sous-. Cela dit, ce sont des résultats globaux.
A l'échelon local, faut voir. Un autre élément est que les surfaces
allouées aux productions agricoles dépendant des pollinisateurs
augmentent (alors que les autres, céréales, dans les pays développés
en particulier, diminuent.) « Autrement dit, l'agriculture devient
globalement plus dépendante des pollinisateurs, alors même que
ceux-ci diminuent. » (La Recherche N° 425. Déc. 2008)
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LE PÉTROLE n'est pas
assez cher.
Lecture chaudement recommandée : "Le Plein, s'il vous plait !"
(Jean-Marc
Jancovici et Alain Grandjean. Seuil /Points / Sciences) 186 pages, pas
lourd,
6,50 €, pas cher, et vous saurez tout sur le pétrole, le réchauffement
pétrolier, la bourse pétrolière. C'est un peu chiant parce qu'ils disent
exactement la même chose que moi (ou vice versa, parce que Janco,
c'est quelqu'un que je suis depuis un certain temps) sauf sur un point :
il n'ont rien contre le nucléaire. Mais ils ne prétendent pas non plus
que
le nucléaire est LA solution. (Leur solution, c'est augmenter
graduellement
le prix du pétrole, à la pompe et ailleurs, seule solution pour pousser
à la
dé-consommation — sans omettre que la taxe ainsi récoltée il y aurait de
quoi faire avec !)
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AUTRE LECTURE chaudement recommandée (et je ne dis pas que ça n'a
rien à voir, bien au contraire) "LE
BONHEUR, DÉSESPÉRÉMENT" (André
Comte-Sponville. Librio) Encore plus léger : 87 pages, encore moins
cher :
2 euros. Ça parle du bonheur, du désir, de l'amour, de l'espoir et du
désespoir, mais non dans le sens triste, plutôt dans le sens du
non-espoir
comme source de liberté. Je le savais déjà… mais ça fait du bien quand
même de l'entendre dire par un autre, et avec ce qu'il faut d'humour et
de références philosophiques universitaires. (Mais pas trop : ça reste
une
conférence de café-philo, donc lisible avec les oreilles.)
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« On est et on demeure
esclave aussi longtemps que l'on n'est pas guéri
de la manie d'espérer.
» (Cioran)
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Pendant ce temps, la situation continue à se dégrader :
voilà que BETTY PAGE est morte !

(Il est vrai qu'à 85 ans, ça devait plus être tout à fait ça…
Qui a dit "C'était mieux avant" ?)
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On reparle de L’EUTHANASIE.
J'en profite pour sortir cet extrait de :
http://www.ripostelaique.com/L-affaire-Chantal-Sebire-les.html
« … faisons un sort aux arguments sur l’émotion que suscitent ces cas.
Il paraît qu'elle serait néfaste au raisonnement serein.
Il y a en effet un type d’émotion, excessive et incontrôlable, qui
invalide
le jugement, dans la mesure où elle le brouille par son intensité. Mais
il
en est d’autres qui, bien au contraire, sont l’amorce affective de ce
qui va
donner au raisonnement un aliment fécond. L’indignation qu’a suscitée la
souffrance de Chantal Sébire ou de Vincent Humbert a été le moteur sans
lequel les choses seraient restées en l’état. Un cerveau privé
d’émotions ne
peut fonctionner. Il n’y a pas d’un côté les émotions et de l’autre la
raison.
À la base de nos jugements, révoltes, opinions, il y a cette
interaction plus
ou moins harmonieuse entre les deux cerveaux. Tout ça pour dire qu’il
est
inopportun de stigmatiser "l’émotion", dont seraient victimes les uns
ou les
autres, selon le camp où on se range. Elle constitue "l’allumage" qui
amène
à adopter telle ou telle position. »
« Je passe mon temps à
conseiller le suicide par écrit et à le déconseiller par
la parole. C'est que
dans le premier cas il s'agit d'une issue philosophique ;
dans le second, d'un
être, d'une voix, d'une plainte… »
(Cioran. "Ébauches de vertige")
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HUMOUR BLANC
Un patient et son médecin discutent :
Le docteur : - J'ai une mauvaise nouvelle et une très mauvaise nouvelle
pour vous...
Le patient : - Quelle est la mauvaise ?
Le docteur : - Vous avez le cancer.
Le patient : - C'est terrible... Et quelle est la plus mauvaise
nouvelle alors ?
Le docteur : - Vous avez la maladie d'Alzheimer
Le patient : - Ouf, au moins je n'ai pas le cancer.
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Un jour, j'ai entendu Boris Cyrulnik dire que Cioran, ça le faisait
beaucoup
rire. Ça m'a étonné, pour ce que j'en savais. Depuis, j'en lis et… ça
me fait
beaucoup rire ! (Ce qui ne veut pas dire que j'approuve.)
« S'il existait quelque
trace d'un ordre providentiel, chacun devrait savoir
exactement quand il a
fait son temps et disparaître toutes affaires cessantes.
Comme en pareille
matière il y a toujours du pour et du contre, on attend,
on dialogue avec soi, et
les heures et les jours passent dans l'interrogation
et l'indignité.
À l'intérieur d'une
société parfaite, on signifierait à chacun de vider les lieux
dès l'instant où il
commencerait à se survivre. L'âge n'y serait pas toujours
le critère, vu que tant
de jeunes sont indiscernables de fantômes. Toute la
question serait de
savoir comment choisir ceux dont la mission consisterait
à se prononcer sur la
dernière heure de tel ou tel. »
« Il suffit de se
trouver au milieu d'une foule pour se sentir aussitôt solidaire
de toutes les planètes
mortes. »
« Dès qu'on sort dans la
rue, à la vue des gens, extermination
est le premier
mot qui vient à
l'esprit. »
« Ce n'est pas
l'instinct de conservation qui nous fait durer, c'est uniquement
l'impossibilité où nous
sommes de voir
l'avenir. De le voir ? de l'imaginer
seulement. Si nous
savions tout ce qui nous attend, plus personne ne
s'abaisserait à
persister. Comme tout désastre futur demeure abstrait, nous
ne pouvons nous
l'assimiler. Nous ne l'assimilons d'ailleurs même pas lorsque
il s'abat sur nous, et
se substitue
à nous. » (Cioran. "Ébauches de vertige")

“La survie, c’est un
boulot à plein temps !” (trêve de trottoir © Wens2008)
LO N° 266 (15/12/08)
MALADIES D'ARGENT
L'ARGENT-DETTE / 10
(Pas mal de ce qui suit est à nouveau inspiré du Philo Mag N°23, oct
2008
— numéro sous-titré pertinemment "L'argent, totem ou tabou ?")
QUATRE PATHOLOGIES
CLASSIQUES LIÉES À L'ARGENT
Êtes-vous avare, prodigue, cynique, ascète ?
« Il faut savoir le prix de l'argent : les prodigues ne le savent pas,
et les avares encore moins. » (Montesquieu)
L'AVARE,
donc, est celui qui garde, celui qui préfère l'argent aux richesses,
justement parce que l'argent est "vide", "gros de tous les possibles",
et donc jamais décevant, contrairement aux richesses concrètes.
L'argent, en principe, n'est qu'un moyen… il en fait une fin en soi.
« L'illusion des avares est de prendre l'or et l'argent
pour des biens,
au lieu que ce ne sont que des moyens pour en avoir. »
(Pierre d'Ailly)
L'avare est un peu comme l'amoureux transi qui ne se déclarera jamais,
parce qu'il peut toujours rêver la réciproque, alors que s'il se
déclare et
que la réponse est non, tout son fantasme s'écroulera. Evidemment,
du coup, l'un comme l'autre restent "transis", paralysés, prisonniers de
leur désir inassouvi. Le passage à l'acte les délivrerait, même en
négatif,
même s'il y a déception, ils recouvreraient leur liberté.
Rétention : Freud avait décelé cet aspect anal. L'avare, constipé de
nature,
garde plus qu'il ne donne. Enfant, il refusait à sa mère le cadeau de
son caca.
Ce qui n'exclut pas la jouissance (perverse). (Les rapports symboliques
entre l'or et la matière fécale sont très profonds, ils sont au cœur de
la
démarche alchimique.)
On peut parler aussi d'une forme de fétichisme, aussi bien au sens
amoureux
que mystique : l'avare est amoureux de sa cassette, adore son or, son
argent-dieu. Plus abstraitement il adore avoir : la possession en
elle-même,
le fait de posséder. En ce sens, il n'est pas un "matérialiste".

(Affiche pour le Nouveau Théâtre Montpellier 1988)
« Collectionner,
collectionner ! je veux bien. Mais collectionner quoi ?
Vous connaissez Georges
? Il collectionne les billets de cinq cents francs.
Je trouve ça idiot.
— Ça, je lui ai dit.
Voilà une collection qui lui coûte les yeux de la tête,
n'est-ce pas…
— Et puis c'est idiot.
Je l'ai vue, sa collection de billets de cinq cents francs :
ils sont tous pareils.
Il en a plein une grosse malle, je vous demande un peu !
Où est l'intérêt ?
— C'est ce que je lui ai
dit : moi, je n'appelle pas ça une collection,
j'appelle ça un tas.
— Et puis il est tout
seul, alors, il ne peut même pas échanger.
— C'est surtout qu'il ne
veut pas échanger. Moi, un jour, j'avais un billet
de cent francs en double
; je lui dis, Georges, tu as sûrement des billets de
cinq cents en double, si
ça peut t'amuser, on va faire un échange. Il n'a pas
voulu. Non, il n'y a que
les billets de cinq cents qui l'intéressent.
— C'est une maniaque.
(Etc.) »
(Roland Dubillard, "Les nouveaux diablogues". Folio)
Enfin, ne pas confondre l'avare avec l'économe qui va de l'anxieux
(peur de manquer) au gestionnaire raisonnable qui fait des projets,
travaille à assurer l'avenir.
LE PRODIGUE,
lui, au contraire, dépense. On pourrait dire que l'avare
a l'argent introverti, le prodigue l'argent extraverti.
« L'argent ne se
souvient de rien. Il faut le prendre quand on peut,
et le jeter par les fenêtres. Ce qui est salissant, c'est de le garder
ses poches, il finit toujours par sentir mauvais. »
(Marcel Aymé)
Le prodigue, une sorte de libertaire, exerce sans entrave sa liberté de
dépenser, gaspiller, donner, même. Ce faisant il montre et exerce sa
puissance. Celui qui utilise sainement l'argent, comme un outil normal,
fait de même, certes, mais là, chez l'enfant prodigue, c'est une
puissance
"gratuite", vaine, sans but et sans fin : jouissance immédiate et
continue
qui constituerait pour lui la preuve de sa liberté. En fait il est
esclave de
l'exercice de cette liberté. Il se dépense lui-même, se consomme, se
consume. L'argent "lui brûle les mains…", c'est tout. Sa "toute
puissance
infantile" ne sert qu'elle-même.
« L'argent est un bon
serviteur et un mauvais maître. » (Alexandre Dumas fils)
Pour l'accro du shopping, l'objet acquis par l'achat n'a pas
d'importance en
soi, c'est un prétexte, il sera rangé dans un placard et oublié. En ce
sens,
le prodigue est comme l'avare, puisque l'acquis concret ne l'intéresse
pas
en lui-même. Seul compte le geste de dépense, l'acte. Là encore,
l'argent
devient une fin en soi. Là où l'avare est dans un fétichisme passif,
contemplatif, pourrait-on dire, le prodigue est plutôt dans un
fétichisme
actif, une magie opératoire : l'argent est gri-gri, philtre, poupée
vaudou.
Pour lui aussi, la soif est inextinguible, l'acte de dépense ne comble
jamais le désir, surtout que celui-ci s'exerce dans le superflu, au delà
des besoins vitaux, donc dans un domaine infini.
Sur un plan psychopathologique l'acheteur compulsif apparaît comme
s'évertuant de compenser une frustration infantile par la jouissance de
l'achat… cet instant de frisson. Mais la satisfaction sera courte. Après
l'euphorie, l'abattement... Au fond, il n'aime pas l'argent, il n'aime
pas
les objets, il n'aime pas la possession, il aime seulement la dépense,
avec ce que ça a de destructeur, gaspilleur (s'il aime l'argent c'est
pour
le détruire) et autodestructeur. Le joueur suicidaire en est sans doute
un des extrêmes. En ce sens, il n'est pas plus matérialiste que l'avare.
Cette orgie destructrice permanente est typique de la pathologie sociale
actuelle : la société libérale pousse à cette jouissance consommatrice
sans entraves, au grand dam de la survie de la planète (dont nous).
« Il faut choisir dans
la vie entre gagner de l'argent et le dépenser :
on n'a pas le temps de faire les deux. » (Edouard Bourdet)
(Je sais pas
qui c'est, mais j'ai un dictionnaire des citations.)
Sans doute ne faut-il pas le confondre avec le simple généreux, être
extraverti, expansif, et pour cela sympathique… Il pratique le jeu, la
fête,
la dépense inutile, mais socialement positive. J'en reparlerai sans
doute
à propos du don, si vous êtes pas tous partis en courant avant.
LE CYNIQUE
Philosophe de l'amoralité, il pense que tout se monnaye, que rien n'a
d'autre
valeur que numéraire, qu'il n'y a pas de honte à aimer l'argent.
Décomplexé,
comme on dit à l'UMP. Il expose sans honte l'idée de l'argent comme seul
maître du monde, fait bling-bling avec sa gourmette et sa rolexe…
Comportement de "nouveau riche"… — Et les pauvres…? (anciens et
nouveaux)
— Ils n'ont qu'à en faire autant. Le fait que tout puisse avoir un prix
sur le
marché le conforte dans l'idée que tout se vaut, qu'il n'y a pas de
différence
de nature entre les choses, seulement des différences de prix.
On a du mal à voir la relation de ce cynique moderne avec le père
philosophe
des cyniques, Diogène, le "chien céleste" ayant pour niche un tonneau,
vivant
de mendicité après avoir été faux-monnayeur, n'ayant pour bien que sa
besace et ne se gênant pas pour se branler en public – grand bien lui
fasse.
Wikipedia. « Diogène :
C’est en partie à cause de leurs traits scandaleux
que les écrits de
Diogène tombèrent dans l’oubli quasi total. En effet la
politeia (la République) écrite par Diogène, reprise et appuyée plus
tard
par la politeia de Zénon (un stoïcien), s’attaquait à de nombreuses
valeurs
du monde grec, en admettant entre autres l’anthropophagie, la liberté
sexuelle totale, l’indifférence à la sépulture, l’égalité entre hommes
et
femmes, la négation du sacré, la remise en cause de la cité et de ses
lois,
la suppression des armes et de la monnaie. Par ailleurs Diogène
considérait
l'amour comme étant absurde : on ne devait s'attacher à personne.
Certains
stoïciens, pourtant proches du courant cynique de Diogène, semblent
avoir
préféré dissimuler et oublier cet héritage jugé embarrassant. »
De ce j'm'enfoutisme de la pauvreté heureuse, clochard jouissant du
rien,
nihiliste frivole et plutôt sympathique, comment passe-t-on au cynique
moderne, méprisant – nihiliste aussi, sans doute, mais destructeur et
autodestructeur ?
Wikipédia. « Cynisme :
Par une étrange dérivation du terme, on parle de nos
jours de cynisme pour désigner un mode de pensée qui diffère tellement
des normes établies (en particulier dans le domaine de la morale) qu'il
en
devient choquant. On peut attacher à ce cynisme une sorte d'humour noir
(parfois involontaire), mordant et ironique, souvent employé pour
manifester
une rébellion face à un monde incompréhensible. Oscar Wilde définit
ainsi le
cynique : « Un homme qui sait le prix de chaque chose et la valeur de
rien. »
Au-delà de cette indifférence à la morale et aux convenances, le cynique
moderne n'a plus grand-chose à voir avec les philosophes antiques. »
Merci Wikipédia, ça confirme mon impression !
Autodestructeur, oui : le danger de finir blasé le guette. Si tout se
vaut, rien
ne vaut. Il lui faudra de plus en plus recourir à des excitants pour
retrouver
un goût à la vie. Drogue, sexualité déviante, sadisme ou masochisme,
sports
extrêmes, mise en danger, jeux d'argent… et trading. La Bourse ou la
vie ?
Le spéculateur boursier, fasciné par le jeu fluctuant de la Bourse, là
où les
valeurs dématérialisées n'ont plus de support concret, est le type même
du
cynique moderne. (Le publicitaire n'est pas mal non plus). (Quitte à me
répéter, je n'emploierai pas non plus le terme matérialiste à son
sujet.)
L'ASCÈTE

« L'ascèse,— une
dépravation sublime. » (Cioran)
L'ascétisme serait-il aussi une pathologie de l'argent ? Miséreux
volontaire,
haïssant le matérialisme, il vit pour un idéal spirituel, nirvana,
bonheur,
sagesse. Il craint l'argent tentateur qui pourrait si facilement le
détourner
de son idéal en lui procurant les objets de ses désirs, alors que la
voie de
sa sagesse est l'abolition du désir. Là où il est malsain, c'est sans
doute
quand il n'a pas totalement réglé son problème avec l'argent ou avec la
possession. Tant qu'il lutte, tant qu'il est crispé sur une volonté
exacerbée,
obsessionnelle, de se tenir loin de l'argent, il souffre et fait
souffrir autour
de lui. Finalement, il ne pense qu'à ça — en négatif. Un peu comme le
végétalien pur et dur pense et parle bouffe à longueur de temps. Obsédé,
drogué du non-argent comme les précédents sont drogués de l'argent.
Fanatique, il ne se confond pas avec le pauvre volontaire qui préfère
le temps
libre aux possessions, le décroissant qui trouve son confort dans une
frugalité
raisonnée, et ce pour des raisons très concrètes de santé personnelle et
de santé écologique du monde. C'est sans doute lui le vrai matérialiste,
au sens positif du terme.
(à suivre)
LO N° 267 (20/12/08)
KLAAATU...
ENTRAVES AU COMMERCE
ou
IL N'EST PAS INTERDIT DE
S'INTERDIRE (Lu à la devanture d'une biocoop)
Vu un docu "Envoyé spécial" sur la culture des crevettes au Bengladesh
et en Thaïlande (à grand renfort de réfugiés Birmans esclavagés – euh…
asservis, on dit.)
Je ne mangerai plus jamais de crevettes.
Les ours blancs qui fondent, ça va, il y a déjà longtemps que je n'en
mange plus.
Le bifteck de vache folle qui pète du méthane non plus.
L'avion non plus.
Mais est-ce que voir "La Marche de l'empereur" ne va pas me donner
envie de manger du manchot ?
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« Si le A n'existait
pas, on porterait une crevette autour du cou. »
(Rufus Agnostyle Junior.
"Aphorismes et périls". Mangrove éditeur, 1863)
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LE TEMPS
Par contre je ne peux pas m'interdire de voir et revoir Lara Croft, le
premier,
de Simon West avec Angelina Jolie, nibardée à mort, gestuelle
héroïco-cool,
son père John Voigt dans le rôle de… son père, Daniel Craig avant qu'il
ne
fasse le James Bond, du beau boulot de design et décor (le temple khmer,
les mécaniques verniennes de la fin…) Y a des trous dans le scénar ?
oui, bien
sûr, mais un film qui cite William Blake ne peut pas être totalement
mauvais…
« Voir l'Univers dans
un grain de sable et un Paradis dans une fleur sauvage,
tenir l'Infini dans la
paume de la main et l'Éternité dans une heure… »
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TIENS, JUSTEMENT !
http://www.liberation.fr/sciences/0101306474-on-a-decide-de-rajouter(...)
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LE JOUR OÙ LA TERRE
S'ARRÊTA (ou s'arrêtera ?)
Evidemment, c'est beaucoup plus GROS que l'original de Robert Wise
(1951)
qui n'avait pas grand chose de spectaculaire. Evidemment ça lorgne un
peu
vers les films catastrophe type "Le Jour d'après", mais en beaucoup
mieux.
Et puis il y a, presque de tous les plans, Jennifer Connely. J'ai
l'impression
que ça fait 20 ans que je la vois dans des films et qu'elle n'a pas
changé !
(En fait, plus de 20 ans ! 1984 : Il était une fois en Amérique ! 1986 :
Labyrinthe… et puis Rocketeer, Dark City, Requiem for a dream, Hulk………)
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KLAATU EST UN KHMER VERT
Réplique de Kaatu (en substance) : "Quand j'ai dit que je venais sauver
la
Terre, je parlais de la planète, pas de l'espèce humaine. Les planètes
où
la vie est possible sont rares et précieuses, on ne peut pas vous
laisser
en foutre une en l'air avec vos conneries."
La morale de l'histoire : "Bon, on ne vous élimine pas jusqu'au dernier,
pour finir, parce que quand même, il y a l'amour d'une mère pour son
enfant,
mais maintenant vous vous démerderez sans la technologie. Salut."
Parce que, dans le premier film, l'arrêt de toute énergie sur Terre ne
durait
qu'une demie heure et n'était qu'une démonstration de puissance. Là,
maintenant, en 2008, le message est plus drastique : on arrête tout, et
pour toujours. (Ça donne envie de voir une suite… qui, dans le principe,
pourrait ressembler au "Ravage" de Barjavel…)
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Je sais ce que vous allez dire… que Angelina Jolie ou Jennifer Connely,
ça me perturbe l'esprit critique, ça m'abolit l'objectivité, ça me… et
bien
j'avoue ma faiblesse et je conclus par :
Un film avec Angelina Jolie ou Jennifer Connely ne peut pas être
totalement
mauvais.
LO N° 268 (26/12/08)
IL
EST REVENU
LO N° 269 (28/12/08)
ENTRE-FÊTES
LE PÈRE NOËL NE FAIT PAS DE CADEAUX !
L'homme s'est introduit dans la maison des parents de son ex-femme qui
organisaient un réveillon de Noël et a ouvert le feu sur les convives,
avant
de se suicider. Huit morts, quand même !
Le financier français qui s’est suicidé mardi à New York, Thierry de la
Villehuchet, aurait perdu 1,4 milliard de dollars dans l'affaire
Madoff, dont
le slogan préféré était « Laissez venir à moi les petits porteurs. »
Harold Pinter, l'un des grands du théâtre au XX° siècle, Prix Nobel de
littérature en 2005 est mort à l'âge de 78 ans. Il se trouve que j'avais
fait cette affiche pour une de ses pièces jouée dans un théâtre de
Montpellier, il y a quelques années.

(+ Mon dessin entier, avant cadrage et tramage.)
Eartha Kitt, la femme la plus exciting du monde, dixit Orson Welles, un
visage et une voix incroyables, est morte à 81 ans. Je n'ai jamais fait
d'affiche d'elle – dommage. J'ai quelque part une très belle photo
d'elle
mais je n'arrive pas à remettre la main dessus. Une autre fois,
peut-être…)
Julien Coupat maintenu en détention. La cour d’appel de Paris a décidé
le maintien en détention de Julien Coupat, présenté par l’accusation
comme le «le leader charismatique et idéologue» d’un groupe clandestin
«anarcho-autonome», soupçonné d’avoir commis des dégradations de
caténaires contre des lignes à grande vitesse fin octobre et début
novembre.
LES EMBÛCHES DE NOËL
La Californie en faillite ?
Le PDG de Toyota qui se fait hara-kiri ?
En Russie on dévalue le rouble.
Les Trois Suisses vont mettre à la porte un tiers de leur personnel.
N'en restera plus que deux !
Pendant que Barack Obama entre à la Maison Blanche, en Tanzanie on
massacre les albinos… Et au Zimbabwé……….
C'est de saison, chaque année, on vaccine à tout va contre la grippe.
Chaque année il y a plus de grippe. Quoique la gastro lui fasse une
concurrence sévère. Vive la fête !
« Un SDF mort à St-Ouen… » Je ne sais plus où j'ai entendu, de la part
de
quelqu'un qui connaissait bien la question, que, contrairement à une
idée
courante, les SDF meurent plus pendant les canicules que pendant les
grands
froids. Et je me disais "Faut dire qu'il y a de moins en moins de grands
froids et de plus en plus de canicules". Pourtant, cet hiver semble
prouver
le contraire. A moins qu'en été on en parle moins, faut pas gâcher les
vacances du vacancier. Ou alors, c'est une vieille tradition médiatique
qui
remonte à l'Abbé Pierre.
(Un nouveau concept, une nouvelle catégorie sociale : les SANS. Sans
papier,
sans domicile fixe, sans abri, sans logis, sans emploi, sans le sous,
sans
ressources, sans foi ni loi, sans ménagement, sans engagement, sans
gluten,
sans fil, sans soucis, sans frein, sans gêne, sans manches, sans mot
dire,
sans intérêt…)
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«
Dans un monde sans
mélancolie, les rossignols se mettraient à roter. »
(Cioran)
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MAIS SI, QUAND MÊME…
Mais si quand même, il y a des gens qui nous font un cadeau d'humanité,
un vrai :
http://www.libebordeaux.fr/libe/2008/12/nalertez-pas-le.html
Moins intense, mais quand même : je ne sais plus où, un ascenseur
d'immeuble de 12 étages est en panne. Ça râle, bien sûr, mais aussi
voilà
que les habitants se rencontrent d'avantage dans les escaliers et
discutent !
(Il y a quelques années, il y avait eu d'énormes chutes de neige,
toutes les
routes et rues étaient bloquées, aucune circulation, et les gens dans
la rue,
au milieu de la rue – discutant…)
-----
VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT DE NOËL
Cette année, je n'ai pas essayé, mais je me souviens, l'an dernier,
avoir
zappé cinq minutes la messe de Noël à la télé et avoir été frappé par la
profonde tristesse qui émane de ça… (J'avais oublié, depuis mon enfance,
ce profond ennui des messes…)
J'avais jeté un oeil au culte protestant, aussi, c'était moins triste,
mais tout aussi ridicule : des gens chantaient un psaume qui disait :
«
Qui m'arrache au
désespoir
Quand je tombe dans un
trou noir ? »
Et puis il y avait des vitraux à la Mondrian, et derrière, dans le
jardin,
des dromadaires !
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JE NE ME LASSE PAS DES SPAMS EN PATAGON
Lorsque Ce Qui Est. Est l'argent des paris, et lorsque le jet de de
tourner une perte de resultat, vous avez peu de recours et sont a
la merci de la personne en equipage.
Suppression de cartes du dessus du pont, de ne pas etre traitees,
et placez-les dans le bac de rejet apres une coupe et shuffle.
(Authentique)
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LES ANNÉES DE PLOMB
En France, on sort Mesrine, en Allemagne La Bande à Baader, en Italie
"Il Divo", chronique, autour de Giulio Andreotti, d'une époque pleine
d'assassinats politicomaffieux. (Vu au Festival du Cinéma Méditerranéen
:
formellement superbe mais très chiant). En France, à l'occasion des
sabotages de caténaires, on nous sort d'une boîte des "terroristes"
issus d'une "cellule invisible" de "l'ultra-gauche", des "autonomes"…
(mots-spectacle, mots paranos). On extrade ou pas les Cesare Battisti
ou Marina Petrella… Brigades rouges… 2008, année de plomb…
SUR CES ENTRE-FÊTES, JE VOUS LAISSE.
LO N° 270 (30/12/08)
GAZA
LA TRÈVE DES CONFISEURS N'A PAS EU LIEU
MISSILES
Bricolés ou hyper-technoïdes, ils volent par dessus les frontières.
Tirs au
hasard (peu de morts) ou tirs ciblés — jamais assez bien ciblés :
méthode
américaine du tapis de bombe : pas mal de dégâts collatéraux = civils)
(Tuer un homme à mains nues, juste avec ses ongles et ses dents, ça doit
être très difficile, très pesant, très éprouvant, alors que le tirer à
200 m
avec un flingue quelconque – ou à 200 km, un missile, un avion… –,
c'est si
facile. Perversité de la technologie : on tue facilement parce que
c'est facile.)
"
Si vous devez tuer un
homme — si vous y êtes forcé, que vous n'ayez pas
le choix — j'ai l'impression qu'il faut que ce soit un acte sanglant,
horrible,
de façon qu'il vous brûle l'âme et s'y imprime à jamais pour vous
apporter
une meilleure conscience de la valeur de la vie humaine." (
Roger Zelazny.
La Veille de Rumoko, in Trois Futurs incertains. Fiction Spécial 20
(
222 bis)
Encore et encore, l'escalade, la violence symétrique. Peu importe qui
commence.
Un gros con du Hamas bricole un missile à base de tuyaux piqués à la
voirie.
Il le balance vers Israël. Ça fait un mort ou deux. Ou zéro, mais ça
fait peur.
C'est le terrorisme : faire peur, maintenir l'autre dans la peur. Les
Israéliens
ont peur. Surarmés, supertechnologiques, ils réagissent militairement.
Ça fait
des morts.
(Souvenir d'il y a quelques mois). Un Israélien arabe (ou faut-il dire
un
palestinien habitant Israël ?) tire sur des étudiants talmudiques.
Pourtant
« Ce ne sont pas des combattants ». Des morts. L'un des étudiants est
armé (je souligne : un étudiant talmudique est armé), il tire sur le
terroriste.
La police l'achève. Plus tard, manif israélienne : « Mort aux arabes !
» Côté
palestinien, les gazaouis crient de joie : « C'est la vengeance de dieu
! »
Le Hamas ("parti démocratiquement élu" - avec l'aide de Dieu et de son
prophète, quand même – ; comme Hitler, comme Bush), le Hamas,
mouvement sacrificiel, veut des morts. Chaque mort, meurtre ou suicide,
le renforce. Programme de martyr.
C'EST QUOI, UN CIVIL ?
(Ou plutôt, "C'est quoi un militaire?" C'est un civil à qui on a mis un
uniforme.)
Alors toute guerre est une guerre civile ? Les combattants du Hamas
dans la
bande de Gaza, ou du Hezbollah au Liban, sont-ils des civils (= qu'il
est très
vilain de tuer) ou des militaires (= ennemis, et donc qu'il est bien de
tuer) ?
Les habitants (= civils) autour sont-ils des sympathisants ? Actifs ?
Passifs ?
Ou des gens "normaux" — c'est-à-dire qui voudraient bien vivre peinards
— comme la majorité des gens dans le monde, arabes, juifs, bouddhistes
ou euro-blancs (liste non exhaustive).
ŒIL POUR ŒIL
Le bruit des armes, ça rend sourd. Surdité volontaire de part et d'autre
des murs et des armes. Les attentats amènent la répression. La
répression
amène les attentats. Israël devient une enclave (un ghetto) dans le
proche
orient. À l'intérieur d'Israël (terre ceinte), des ghettos de
palestiniens emmurés.
La bande de Gaza, un ghetto de plus d'un million d'habitants.
D'un côté comme de l'autre, rejet-peur de l'autre. Nationalisme ou
racisme.
Refus de la différence, du partage, de la communication. Clôture, repli
sur
soi-même, paranoïa, autisme. Et atrophie. Menace entropique : un système
(en vase clos) qui n'échange pas d'information et d'énergie avec
l'extérieur
se dégrade, en proie à l'entropie. Comme dans tous les racismes. Ça
commence
avec l'endogamie. Sans échanges génétiques, pas d'évolution.
Dégénérescence,
décadence.
"
VICTOIRES POSTHUMES
Le Hamas et le Hezbollah
ne sont pas des mouvements qui se battent pour
la construction d'un État, la Palestine, mais pour la destruction d'un
pays,
Israël. Ils ne luttent pas pour que tous les Arabes vivent en paix, mais
pour que tous les Juifs meurent, ce qui n'a rien à voir. Et s'il faut
en passer
par la réduction en bouillie de tout ce qui respire au Proche-Orient,
après
tout tant mieux. Dans le tartare général, Dieu reconnaîtra les siens.
Quitte
à être nihiliste, autant ne pas mégoter." (
Gérard Biard. Charlie Hebdo
N°821.
Mars 2008) Y a-t-il une forte pulsion suicidaire du peuple
Arabe et de l'Islam
— civilisation comme religion ?
"
Les nouvelles du
Proche-Orient ont le mérite de rappeler au monde qu'on ne
désespère jamais en vain. Si, au matin, pour une raison ou pour une
autre,
plutôt l'autre, vous avez envie d'en finir, il y aura toujours des
roquettes
lancées par le Hamas sur Israël, un sanglant raid de représailles de
Tsahal
sur Gaza, puis un attentat-suicide ou une fusillade à Jérusalem, ou
encore
une réaction de tel ou tel nervi officiel du monde arabo-musulman, pour
vous
remettre d'aplomb au saut du lit." (
Philippe Lançon. Charlie Hebdo
N°821.
Mars 2008) (Je signale bien la date parce que ça date – ou
pas ? Et parce
que je ne lis plus Charlie, mais Siné-H).
Pourquoi ce silence et cette inaction de la "communauté internationale"
?,
entend-on à chaque fois.
Mais parce que PERSONNE ne sait quoi y faire !
ÇA NE FINIRA DONC JAMAIS ?!
Horreur et confusion…
À chaque fois, j'ai du mal avec ça. (Je veux dire à la fois que ça me
fait mal,
et que j'ai du mal à comprendre, et encore plus à prendre parti. À
penser
la chose, en fait, simplement. Ou à la penser simplement — la
simplifier.
Mission impossible. Il faut accepter la complexité, les contradictions
internes
et externes, les paradoxes, l'indécidable. Et ce n'est pas Edgar Morin
qui
dira le contraire !
Les Israéliens ont évacué les colons de la Bande de Gaza, est-ce
seulement
pour pouvoir tirer sur les Palestiniens plus librement ? Et ceux-ci qui
se
mettent à s'entretuer entre Hamas et Fatah. Fatalitas ! Et le Sinaï qui
serait une base arrière pour les réseaux terroristes, paraît-il……… Mais
c'est
que ça a commencé il y a très longtemps : un certain Moïse a reçu des
ordres, là, d'un certain Yaveh, surnommé le Buisson Ardent, à la suite
de
quoi il a envoyé ses troupes conquérir le pays de Canaan à grand renfort
de massacres de cananéens.
On m'a fait passer ce bout de texte, extrait d'un livre que je n'ai pas
lu mais
dont j'adore le titre. #
En
Israël, Dorit Bat Shalom a bâti "La tente d'Hagar
et de Sarah" où se réinvente, à partir de la scission initiale que fut
la
répudiation d'Hagar, le balbutiant dialogue des femmes israéliennes et
palestiniennes. "Au delà du bien et du mal, (du vrai et du faux, du
juste
et de l'injuste, pourrait-on ajouter) il y a une prairie verte où je
t'attends".
Ce vers de Rumi est leur royaume.(...) Un espace fou, un espace
logiquement
impossible, politiquement incorrect, rationnellement indéfendable, où
les morts
de tous bords — terroristes et victimes, kamikazes et passants
assassinés,
combattants et civils tués — viennent se bercer en silence. Et de cet
espace-là
naît un champ de conscience qui se répand comme une odeur subtile et
qu'aucun mur n'est en mesure d'arrêter. Qui l'inspire est contaminé.
#
(
Christiane Singer -
"N'oublie pas les chevaux écumants du passé".)
Pour ceux qui n'auraient pas les références, j'ai ressorti ma Bible
hébraïque
(dite aussi Ancien Testament). Abraham, le premier patriarche d'après
le déluge,
né à Ur en Chaldée (sud Mésopotamie = Irak), a épousé Sarah, présentée
d'emblée comme stérile. Pendant très longtemps, ça n'a pas l'air de
poser
de problème. Mais voilà : Yaveh promet à Abraham une descendance aussi
nombreuse que les étoiles. C'est mal parti. Alors qu'ils vivent quelque
part
en Canaan (= Palestine), dans le Néguev, Sarah finit par offrir à
Abraham
(qui a alors dans les 85 ans, faut plus traîner) les services de sa
servante
Hagar (originaire d'Égypte). Apparemment, ça se faisait. La mère
porteuse
accouchait même sur les genoux de la femme stérile, pour faire semblant,
en quelque sorte. Hagar tombe enceinte, comme on dit. Alors, elle frime
devant sa patronne : "Niaque niaque bisque bisque, c'est moi qui porte
l'enfant de ton homme et pas toi." Classique. Sarah tourne verte de
jalousie.
Classique aussi. Sarah se plaint à Abraham, qui se garde bien de se
mêler
des querelles de femmes. Classique encore. « Traite-la comme tu veux.
Moi je veux pas le savoir. » Sarah en profite et maltraite Hagar au
point que
celle-ci s'enfuit dans le désert. Mais Yahvé vient la voir et la
renvoie à sa
maîtresse, tout en lui assurant qu'elle aura une descendance innombrable
(toujours cette même promesse à la con), en commençant par un fils
qu'elle
nommera Ismaël. (Bien sûr, c'est un fils, sinon on n'en parlerait même
pas.)
Hagar revient donc auprès de Sarah qui semble se faire une raison et
accepter
la cohabitation.
Quelques années plus tard, alors qu'Ismaël a 13 ans, Yahwh ordonne à
Abraham
de circoncire tous les mâles de sa tribu, Ismaël compris ; et lui
promet d'autres
descendants, plein, des tas, car Sarah enfantera, oui, finalement, un
fils (ce
sera Isaac). Yhaweh dit surtout que Ismaël, bon, d'accord, il s'en
occupera,
il le bénira, le rendra fécond, il engendrera tout un peuple, comme
promis...
« MAIS c'est avec toi, Abraham, avec ton fils Isaac, avec ses
descendants,
peuple pur Hébreu, que je fais mon alliance éternelle. »
(Je passe sur l'épisode de Sodome qui se situe alors, ainsi que celui,
croustillant, de Loth et ses filles, juste pour dire que toute
l'histoire d'Abraham
et autour n'est qu'une énorme histoire de cul. Si vous êtes sages, un
jour je
vous raconterai tout ça.)
«
Yahvé visita Sarah
comme il avait dit et il fit pour elle comme il avait promis.
Sarah conçut et enfanta… » (Déjà, donc, 2000 ans avant
l'ange Gabriel et la
petite Marie du Joseph…) Sarah, enfin mère (vers les 100 ans) ne voit
plus de
raison de ménager Hagar et Ismaël et exige d'Abraham qu'il les renvoie.
Les
deux partent donc avec une outre d'eau et une miche de pain. Ils
manquent
crever au désert mais Yahveh leur montre un puits et le chemin du sud,
vers
Havilah (= l'Arabie).
C'est donc là, alors, dans cet épisode biblique largement mythique, que
se fait
la coupure Juifs-Arabes. Abraham (Ibrahim dans le Coran) a engendré
deux fils,
tous deux circoncis, de deux femmes différentes et d'origines
différentes
(Mésopotamie pour Sarah ; Égypte pour Hagar : les deux grands empires
rivaux
de l'époque !)
Ismaël sera le père des Arabes — et donc des musulmans.
Isaac sera le père des Hébreux — et donc des juifs.
Frères ennemis rejouant encore et encore la fable de Caïn et Abel. (Et
un peu
plus tard dans la Bible, Isaac aura deux fils, Esaü et Jacob, et encore
ça se
passera mal, et encore il faudra des séparations et des exils, au point
que
la légende fera d'Esaü le rouquin le père des Romains !… Et combien
d'autres
frères ennemis ?!)
TERRE (COM)PROMISE
Plus j'en apprends sur les origines d'Israël, en lisant ou relisant
l'Ancien
Testament, et aussi, par exemple, "La Bible dévoilée" d'Israël
Filkenstein
et Neil Asher Silberman, ainsi que quelques autres commentaires
bibliques,
plus deux certitudes s'imposent :
— Les Hébreux, sans attendre la diaspora des premiers siècles EC, ont
toujours été plus ou moins errants, mais plus exactement "errants qui
cherchent à s'installer quelque part." Tribu née nomade, sans terre,
sans
pays, "apatride" déjà. Tribu d'éleveurs sur des terres pauvres,
forcément
nomades, donc, mais espérant toujours s'installer quelque part, parce
que,
à la longue, ça fatigue. Mais personne ne voulait d'eux, toujours
suspects,
un peu pas propres, un peu pillards : c'étaient les marginaux ou les
gitans
du coin.
Alors la violence : ils bousculaient les tribus sédentaires qui
occupaient les
meilleures terres, Cananéens, Philistins, Samaritains… style "ôte-toi
de là
que je m'y mette". Ils s'installaient, fondaient des pays, des patries :
royaume de Juda, royaume d'Israël… ça n'a jamais tenu longtemps. De
nouveau, ils se faisaient rejeter, massacrer ou disperser, exiler par
tel ou
tel conquérant, Egyptiens, Babyloniens, Assyriens, Grecs, Romains... Et
toujours ils recommençaient, obstinés dans leur volonté de conquête
d'une
"terre promise".
Encore aujourd'hui, avec Israël. Et c'est voué à l'échec. Terre
compromise.
— L'autre certitude c'est que les Arabes… c'est les mêmes. La blague la
plus courte et la plus parlante sur le proche orient, c'est : « C'est
un juif
qui rencontre un autre arabe. » Mêmes origines linguistiques,
culturelles.
Quand on dit "antisémite", on devrait comprendre que les Arabes y sont
inclus :
le caractère "sémite" est un caractère non génétique mais linguistique :
l'hébreu, l'arabe, l'araméen, et quelques autres langues de la région,
sont
des langues sémitiques. Et le Coran est en quelque sorte une suite de la
Bible hébraïque, une histoire divergente à partir d'un même père
fondateur,
Abraham-Ibrahim. Eux aussi errants, éleveurs nomades, caravaniers,
peuples
de la tente, un peu pillards à l'occasion. Les uns comme les autres
monothéistes à tendance fanatique.
Vit-on, encore, au 21ème siècle, en fonction de fables vieilles de 4000
ans ?
LECTURE
Edgar Morin. "Le Monde moderne et la question juive" (Seuil, Oct. 2006)
ET PENDANT CE TEMPS…
Un certain Dieudonné s'enfonce irrémédiablement dans la connerie la plus
noire (euh, disons "la plus glauque", sinon ça va faire raciste…)
PÉTITION (à toutes fins utiles)
http://www.avaaz.org/fr/gaza_time_for_peace/
# […] Après plus de huit années de diplomatie américaine et mondiale
inefficaces, et en ce jour le plus sanglant dans l’histoire récente de
Gaza,
nous devons lancer un cri d’alarme global demandant aux dirigeants
mondiaux
d’aller au-delà des déclarations s’ils veulent construire la paix dans
cette
région. L’ONU, l’Union européenne, la Ligue arabe et les États-Unis
doivent
désormais agir de concert pour assurer un cessez-le-feu. […] # Etc.
Je n'ai pas de dessin de circonstance.