A la tombée du jour, enfin, sur un ordre sifflé d'un des soldats, les arabes géants se rangèrent en deux colonnes, ménageant ainsi un étroit corridor dans lequel s'engagea, en file indienne, la cohorte des pèlerins, tous revêtus de la même robe de bure et la tête encapuchonnée. Surmontant le dégoût que lui inspiraient les créatures dont les pinces monstrueuses cliquetaient sinistrement sur leur passage, Blade enveloppé lui aussi dans une tunique « empruntée » à l'un des fidèles, suivit le cortège religieux jusqu'au cœur de la cité où s'élevait une immense statue de plus de trente pieds de haut ; là, dans la pénombre toute la procession se prosterna, face contre terre, massée à distance respectueuse du socle de pierre. — Ô grand Porteur de Lumière, se mit alors à psalmodier l'un des pèlerins, toi le fils de Bek-TOR, notre Dieu éternel, Toi qui est venu parmi nous, tes humbles serviteurs, dispense ta... Intrigué par une étrange lueur verdâtre qui, peu à peu, irradiait la statue, Blade leva discrètement les yeux et... la stupeur le frappa comme la foudre : à présent que la sculpture était illuminé, il pouvait parfaitement en distinguer l'apparence. Ce visage, cette silhouette c'était... lui ! Lui, Richard Blade, sue la foule des pèlerins adorait comme un dieu !
OÙ VA RICHARD BLADE ?
— Où va Richard Blade, voyageur de l'infini ? Dans quelle « dimension » le cerveau sans âme de l'ordinateur peu-t-il le projeter ? Dans quels mondes passés ou à venir ? Dans quels univers inconnu jusqu'alors ? — Blade, un homme fait de muscles, de sang, de sexe et d'intelligence. — Blade sera-t-il le jouet humain de la machine qui l'envoie combattre les monstres terrifiants, les déesses sauvages et perverses d'un monde d'ailleurs ?
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