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Fiche livre |  |
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Quatrième de couverture |  |
Décrire le chaos ? Réunir douze auteurs pour le pire (plus que pour ce « meilleur » inaccessible) ? Jeter aux orties toutes nos illusions pour essayer de conserver « l'espoir » ? C'est toute la démarche de cette anthologie. Nous avons tous, dans un coin de notre cerveau, les images de notre apocalypse. Tous. Alors ne plus partir pour une galaxie lointaine, mais connaître notre terre pour la mieux vivre ; retrouver cette planète en la sachant fragile, en danger de mort. Rester pour vivre. Etre hanté par elle. A perte de vie humaine... Aujourd'hui, le rêve est terrien, c'est sûr !
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Sommaire |  |
| 1 - Jean-Pierre ANDREVON, Retour à la Terre 4, pages 11 à 14, Préface | | 2 - Pierre FERRAN, L'Abominable neige des hommes, pages 19 à 35 | | 3 - Daniel MARTINANGE, Les Singes de la crique, pages 39 à 57 | | 4 - Philippe COUSIN, Le Retour de l'astronaute prodigue, pages 61 à 62 | | 5 - Pierre CHRISTIN, Petite contribution à la thèse sur le dépérissement de l'Etat, pages 67 à 74 | | 6 - Michel JEURY, Le Village au centre du monde, pages 77 à 110 | | 7 - Françoise d' EAUBONNE, Le Corpuscule des dieux, pages 113 à 149 | | 8 - Philippe COUSIN, La Fusée des enfants, pages 152 à 154 | | 9 - George W. BARLOW, Jigsaw, pages 159 à 187 | | 10 - Maxime BENOIT-JEANNIN, La Révolution n'est pas un space-opera, pages 193 à 221 | | 11 - Philippe COUSIN, L'Aigle de Malte, pages 225 à 227 | | 12 - Raymond ANÉ, Les Papillons, pages 233 à 247 | | 13 - Philippe CASTELLIN, La Hure, pages 251 à 261 | | 14 - Daniel WALTHER, Catharsis, pages 265 à 282 | | 15 - Jean-Pierre ANDREVON, Le Grand Jour, pages 285 à 307 | | 16 - Philippe COUSIN, Les Jonas, pages 311 à 314 |
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Critiques |  |
DERIVES SUR D'AUTRES RIVES Ce monstre multicéphale aurait dû naître dans une autre maternité, c'est le gynéco-accoucheur Andrevon qui nous le dit. Traduction : voici venir une anthologie de la série des Retour à la Terre, mais ce n'est pas un Retour à la Terre, c'est Avenirs en dérive et c'est édité par Kesselring, l'éditeur qui ne devrait plus fumer ni boire mais qui le fait quand même. Pourquoi ce changement de maternité ? Pourquoi Kesselring s'obstine-t-il à boire et fumer ? La réponse à la première de ces interrogations, J.P. Andrevon vous la fournira dans sa préface-présentoir. Quant à la deuxième question, en fait, ça le regarde, Kesselring, et il fait ce qu'il veut. Plein d'histoires et de thèmes et d'auteurs dans ce recueil. Histoires de fin du monde, travelling sur le futur, au pays des archétypes, ici et maintenant. Des auteurs ? Jeury, Christin, Martinange, plein d'autres, douze en tout. C'est du bon, du beau et ça vaut son prix libéré. Pour tous les goûts, bien sûr, même pour le mien et pour ceux qui, comme moi, n'ont pas vraiment le déclic automatique quand on leur présente des nouvelles — qui, comme loi, commencent à trouver que les anthos fleurissent un peu beaucoup, ma bonne dame, sur des terrains pas toujours bien ensemencés. Mais ça, hein... En tout cas, quelques noms à retenir et qui se remarquent nettement. Originalité et qualité de texte. J'ai nommé, outre Christin et Jeury qui décidément ne font que du bon boulot (et c'est presque anormal !) Philippe Castelin pour LA HURE, et Raymond Ane pour ses PAPILLONS. Et surtout, surtout, Cousin. Cousin égale talent. Voilà, c'est dit. Cousin égale Cousin. Ce type me réconcilie tout net avec l'art difficile de la nouvelle, celui plus difficile encore de la short. Tout comme Frédéric Brown avait su me séduire. Cousin. Oui. Ne le laissez pas s'échapper, celui-là ! qu'il nous reste et nous fasse des tas de plaisirs. C'est le seul d'une espèce, en voie de disparition ou d'apparition, bien spéciale : les magiciens doués, dans le flot des artisans simplement doués et l'afflux des rabâcheurs. Pierre PELOT Première parution : 1/2/1980 dans Fiction 306 Mise en ligne le : 11/7/2009
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Base mise à jour le
17 mai 2013.
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