 |
Critiques |
 |
|
|
|
 |
Littérature |
 |
|
|
|
 |
Fiche PDF |  |
|
-
 |
Identification |  |
|
|
 |
Fiche livre |  |
 |
Quatrième de couverture |  |
À la frontière du rêve et de la réalité, la bataille est âpre, sans merci. Bien souvent, les tenants d'un univers solide, terne, scientifique, l'emportent sur les rêveurs, les promeneurs oniriques, les adeptes du merveilleux et de l'irrationnel. Et pourtant, ils continuent à se battre et à espérer des jours meilleurs : Johnny, le chasseur solitaire d'araignées-rêves ; Pete Van Dellinore, qui consacrera l'intégralité de sa fortune à la construction du vaisseau spatial de ses souvenirs d'enfance ; Sharra, qui glisse de monde en monde pour défier les Sept ; ou encore Bryl, qui s'est inventé une nouvelle vie en modelant ses souvenirs. Ils se battent, mais vacillent, les défenseurs de l'imaginaire, car la passion est leur seule arme...
George R.R. Martin Scénariste et producteur au cinéma et à la télévision de nombreux films et feuilletons, il est également l'auteur de plusieurs romans à succès (Chanson pour Lya, Armageddon Rag). Détenteur des prix Hugo, Nébula et Locus, il se consacre depuis plusieurs années à l'écriture du Trône de fer, une saga de fantasy épique que d'aucuns considèrent comme un incontournable du genre.
|
 |
Sommaire |  |
| 1 - Préface, pages 5 à 11, Préface, trad. Monique CARTANAS & M.-C. LUONG | | 2 - Tour de cendre (This Tower of Ashes), pages 13 à 38, trad. Monique CARTANAS & M.-C. LUONG | | 3 - Saint Georges ou Don Quichotte (Patrick Henry, Jupiter, and the Little Red Brick Spaceship), pages 39 à 60, trad. Monique CARTANAS & M.-C. LUONG | | 4 - George R. R. MARTIN & Howard WALDROP, La Bataille des eaux-glauques (Men of Greywater Station), pages 61 à 109, trad. Monique CARTANAS & M.-C. LUONG | | 5 - Un luth constellé de mélancolie (The Lonely Songs of Laren Dorr), pages 110 à 134, trad. Monique CARTANAS & M.-C. LUONG | | 6 - La Nuit des vampyres (Night of the Vampyres), pages 135 à 172, trad. Monique CARTANAS & M.-C. LUONG | | 7 - Les Fugitifs (The Runners), pages 173 à 180, trad. Monique CARTANAS & M.-C. LUONG | | 8 - Équipe de nuit (Night Shift), pages 181 à 202, trad. Monique CARTANAS & M.-C. LUONG | | 9 - ...pour revivre un instant (...for a single yesterday), pages 203 à 237, trad. Monique CARTANAS & M.-C. LUONG | | 10 - Sept fois, sept fois l'homme, jamais ! (And Seven Times Never Kill Man), pages 238 à 286, trad. Monique CARTANAS & M.-C. LUONG |
 |
Critiques des autres éditions ou de la série |  |
Edition J'AI LU, Science-Fiction (1959 - 1984, 1ère série) (1983)
Non, décidément, quitte à passer pour un cuistre démodé, je ne parviens pas à voir dans la nouvelle SF américaine un mouvement globalement digne d'intérêt. J'irai même plus loin : les seuls textes véritablement « novateurs » (le mot reste, bien sûr, ambigu et discutable) me semblent être ceux choisis par Pierre K. Rey pour son anthologie L'Amérique aux fantasmes. Pour le reste, lorsqu'il ne s'agit pas d'heroic fantasy, les commentateurs s'accordent à décrire des auteurs pétris de classicisme et qui, simplement, « rendraient vigueur » à la SF de l'Age d'Or. Voilà qui est d'un bel intérêt ! Parmi ceux-là, George R.R. Martin est souvent cité en exemple. Pourtant, que possède-t-il d'original ? Des astres et des hommes, son second recueil en français, procède d'un étrange amalgame. La nuit des vampyres, sans doute le texte le plus dénué d'intérêt, fait songer au Van Vogt des Assassins de la Terre. Un luth constellé de mélancolie et Sept fols, sept fois l'homme, Jamais ! participent d'une fantasy au premier degré dont le fondement n'est nullement questionné. « ... Pour revivre un instant » gambade joyeusement dans les eaux de la petite-société-de-survivants-après-le-cataclysme. Les autres nouvelles, parfois intelligemment écrites et construites, ne suscitent jamais d'adhésion autre que polie. Comme un ancien village, reconstruit et transformé en musée, que l'on visite silencieusement. Ce recueil de George Martin sent la naphtaline. Aucun souffle de nécessité interne n'y passe : c'est un discours figé qui n'apporte rien aux thèmes et motifs qu'il illustre. Tous les textes sont pourtant reliés par un semblant de fil conducteur que Martin dévoile dans sa préface en se présentant comme un « romantique impénitent ». Il faudrait pourtant lui ouvrir les yeux et lui apprendre qu'il n'est pas, ainsi qu'il semble le penser, l'inventeur du traitement littéraire de « l'antagonisme entre le romantisme et la réalité »... Les analyses psychologiques de Martin sont à cent lieues des ciselures d'un Sturgeon, par exemple. Le monde de la SF devrait apprendre enfin à ne plus crier au génie dès qu'un écrivain écrit autrement qu'avec ses pieds. C'est pourtant la moindre des choses !
Dominique WARFA (lui écrire) Première parution : 1/11/1983 dans Fiction 345 Mise en ligne le : 2/1/2006
|
|
Base mise à jour le
17 mai 2013.
|
|