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Quatrième de couverture |  |
La Commission d'Enquête de la Confédération Terrienne voyage vers la cité Bleue, gigantesque vestige de la civilisation des Tobol, perdue dans les sables de la planète Copernic... C'est l'occasion que les « terroristes » extra-terrestres saisissent pour agir, suivant une stratégie inspirée des envahisseurs terriens. Mais l'action des Tobol n'est-elle pas le prétexte que les colons de Copernic attendaient pour les réduire définitivement à l'impuissance ? Quel est le mystère de la Cité Bleue ? Pourquoi les dirigeants de Copernic semblent ne plus craindre la puissance de la Confédération ? Et que peuvent le diplomate Habelbäscher et son ami Bardini, pour trouver des réponses à ces question et aider les Tobol à faire triompher leur juste cause ?... Ce roman de « prospective-politique-fiction » jette un regard lucide sur le phénomène de la colonisation. Un phénomène que nous connaissons bien. Et plus d'un lecteur y retrouvera un reflet à peine voilé des événements passés d'Algérie. Ou de Rhodésie. Ou de Sud-Afrique. Ou de n'importe où les Européens ont imposé leur présence à des peuples qui ne les avaient pas invités...
L'auteur : Franck Boyle est juriste de formation mais s'est orienté vers la science-fiction, à la fois comme éditeur de revues, critique et essayiste. Il est avant tout passionné par la « prospective-fiction » et le caractère cyclique de l'Histoire. AGONIE DE LA CITE BLEUE est son premier roman mais il nous promet pour bientôt la suite des aventures de Hakelbäscher, le diplomate de l'Espace.
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Critiques |  |
On commence la lecture avec la plus vive inquiétude : civilisation millénaire sur planète de type terrestre, colonisation, extraterrestres anthropocentristes, écriture stéréotypée... Une resucée de la SF de l'Age d'Or US dans son versant ringard ? L'exposé de l'idée d'une évolution universelle vers le progrès technologique assimilé au progrès absolu nous conforte dans ce sentiment... Et puis l'aspect stéréotypé bascule : sous le vernis superficiel d'un banal space-opera, Frank Boyle a écrit un roman de politique-fiction subtil et intelligent, où les mécanismes de manipulation peu à peu révélés mettent en lumière les dessous du phénomène de colonisation. Si l'univers imaginaire du roman est stéréotypé, c'est qu'il est clair que l'Espace n'est pas ici un écran de projection fantasmatique mais l'occasion d'un report terme à terme, à la façon du conte philosophique : l'Espace de Frank Boyle, c'est le Tiers-Monde. Le jeu des intérêts et les complots politico-financiers sont agencés de façon hyperréaliste. La fin évite le piège du manichéisme et reste habilement ouverte. Après l'amusant Philip José Farmer conquiert l'univers de François Mottier, la collection « Train d'Enfer SF » semble vouloir débuter en ne présentant que des romans inclassables ! Bruno LECIGNE Première parution : 1/12/1980 dans Fiction 314 Mise en ligne le : 21/9/2008
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Base mise à jour le
17 mai 2013.
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