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Quatrième de couverture |  |
Je m'approchai d'une fenêtre et je regardai. Tout à fait confiant, je dis au revoir au monde. Le soleil était bas. Les tours, les clochers, les façades en pierre de Portland se découpaient en blanc et en rose sur le ciel obscurci. Des incendies avaient éclaté ça et là. La fumée s'élevait en grosses volutes avec parfois une langue de flamme au milieu. Je me dis que, très probablement, je ne reverrai jamais plus ces bâtiments familiers. Il y aurait peut-être un temps où l'on pourrait revenir, mais pas au même endroit. Les incendies et les intempéries auraient tout marqué de leur sceau, et la ville serait morte et abandonnée. A moins d'un miracle, c'est à l'agonie de Londres que j'assistais ; et vraisemblablement, il semblait qu'il y eut d'autres hommes, comme moi, qui assistaient à l'agonie de New York, de Paris, de San Francisco, de Bombay et de toutes les autres villes qui allaient suivre la destinée de celles qui étaient à jamais enfouies sous les jungles... Avec Les Trffides, chronique du déclin de l'humanité et de sa lutte contre des végétaux intelligents et organisés, John Wyndham, mort en 1969, a écrit le premier « classique » des romans anglais de cataclysmes.
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Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes : |  |
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Adaptations (cinéma, télévision, théâtre, radio, jeu vidéo, ...) |
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Critiques des autres éditions ou de la série |  |
Edition TERRE DE BRUME, Poussière d'Etoiles (2005)
Une comète passe et l'humanité devient soudainement aveugle. Seuls quelques chanceux, protégés au moment fatidique, ont conservé la vue. Ils tentent d'organiser la survie, tandis que les Triffides — d'étranges plantes, cultivées pour leur huile remarquable, mais venimeuses et capables de se déplacer — semblent vouloir prendre possession de la planète...
Scènes de panique et de pillage, puis organisation de communautés décidées à lutter, Le Jour des Triffides est un modèle du roman post-cataclysmique. En moins de 250 pages, John Wyndham explore toutes les options qui s'offrent à l'humanité : l'entraide universelle ou la sélection raisonnée de ceux qui ont les meilleures chances, les organisations de type militaire ou scientifique, les communautés prônant la polygamie et l'amour libre pour hâter la naissance d'enfants voyants ou le retour à un puritanisme rigide, etc. Le Jour des Triffides se distingue en outre par la nature double et très originale du cataclysme. Non content de décrire les conséquences d'un aveuglement brutal de l'humanité, l'auteur mène la danse de ces plantes devenues de redoutables prédateurs dans cette circonstance si particulière. Wyndham suggère que ces végétaux envahissants sont le fruit d'expériences mal contrôlées, c'est à dire ce que l'on appelle aujourd'hui des OGM. Il insinue également que la fameuse comète ne serait qu'une catastrophe peut-être nucléaire survenue dans un satellite placés en orbite. Bref, plus de cinquante ans après sa parution, l'argument de ce roman demeure tout à fait actuel et parfaitement crédible.
Roman efficace, brillant et incisif, Le Jour des Triffides est un des grands classiques de la SF, un chef d'oeuvre inégalé et qui a fort peu vieilli.
Pascal PATOZ (lui écrire) Première parution : 7/3/2005 nooSFere
Edition TERRE DE BRUME, Poussière d'Etoiles (2005)
On mesure la fragilité de la société humaine à la facilité avec laquelle sa civilisation peut s'effondrer. Ici, la perte de la vue suite au fascinant spectacle d'éclairs verts au passage d'une comète suffit au retour de la barbarie. Les aveugles paniques, espérant en vain des secours, pillent les magasins pour emporter des conserves. En une semaine les métropoles deviennent des cimetières. Cette cécité fut précédée par l'apparition des Triffides, des plantes carnivores capables de se déplacer et de tuer avec un fouet injectant un redoutable poison. Comme elle donnait une l'huile extraordinairement pure, cette curiosité botanique fut cependant cultivée et son sac à venin régulièrement vidé. À présent, les Triffides n'ont aucun mal à repérer les poches de résistances où se terrent les humains pour les tuer et s'en repaître. Bill Masen, qui a gardé la vue, lutte pour empêcher la disparition de l'humanité ou son retour à la vie sauvage. Ce roman catastrophe ne cède pas à la facilité d'un épique combat contre les végétaux mais décrit la lente désagrégation de la société et les différentes solutions, bonnes ou mauvaises, pour sauver l'humanité : s'occuper de tous les aveugles est utopique, la survie des générations suivantes consiste à épargner les travaux pénibles à une élite éclairée capable de diriger, éduquer, inventer. Il faut saluer la réédition de ce chef-d'œuvre adapté au cinéma en 1963 et qui ne connut que deux éditions en France : La Révolte des Triffides, version tronquée au Fleuve Noir en 1953, et Les Triffides, en 1974, dans la collection Anti-mondes chez Opta. Il est regrettable que ce fin conteur ne survive aujourd'hui dans les mémoires que par l'adaptation cinématographique des Coucous de Midwich, devenu le classique qu'est Le Village des damnés. C'est tout à l'honneur de Sébastien Guillot que d'inaugurer la nouvelle collection Poussière d'étoiles par cette réédition, magnifiquement illustrée par Éric Scala.
Claude ECKEN (lui écrire) Première parution : 1/3/2005 dans Galaxies 36 Mise en ligne le : 16/1/2009
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Base mise à jour le
16 juin 2013.
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