ONZEROD
AGAIN...
(LES
FESTIVALS BD ET AUTRES SEANCES DE DEDICACES)
J'ai le plaisir de reprendre ici un petit article composé il y a quelques années pour le fanzine montpelliérain Houba (chez Pascal Desbordes. 9 rue Bruyas. 34000. Montpellier). Mais si vous l'avez déjà lu ou si vous êtes trop impatient de savoir où et quand je serai en dédicace, allez direct à Actualité. Vous pouvez aussi sauter à la page PARUTIONS PARA-B.D. où vous trouverez quelques images publiées par les festivals et les librairies B.D.
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PORTRAIT
DE L'AUTEUR EN FESTIVALIER |
| "C'est
par les photos de
dédicaces que l'on constate, année après année, l'avancement de sa calvitie". (Dicton bédéaste) Angoulème 2005. Photo: Ekat. |
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L'hôtel fait partie d'une de ces inévitables chaînes internationales, genre moderne et aseptisé, implanté en pleine brousse artisano-industrialo-commerciale et accessible seulement par pigeon voyageur ou ballon dirigeable. A la réception, une surprise m'attend : par manque de chambres disponibles, ou par souci d'économie, ou par erreur, les organisateurs m'ont attribué une chambre en commun avec un scénariste, et, comme il est venu avec sa femme et ses deux enfants en bas âge, ça pose problème. Coup de chance pourtant, B...l a fait défection. (B...l fait toujours défection.) Je récupère donc sa piaule. Je prends une douche, j'essaie la télé : y a pas Canal+, les chiens ! Je redescends. Mon chauffeur s'est tiré vers d'autres destins. J'attends. Puis je téléphone : la secrétaire de Mairie m'annonce que l'organisateur est soit a), soit b), soit c), (voir plus haut). La navette ? On sait pas. Je reprends un taxi, légèrement inquiet à l'idée de la tête que fera le trésorier quand je présenterai les factures.
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Me voici donc pénétrant dans la cage aux fauves, seulement armé de ma petite trousse de crayons et de feutres. L'atmosphère est saturée de vapeur émise par des centaines de respirations et de transpirations, de fumée de cigarettes, d'un brouhaha de voix et de l'omniprésence de la sono. "...Le petit Patrice Mouillesseaux attend sa maman dans le hall d'entrée... Le dessinateur Christin Tournadre (sic) dédicace actuellement au stand Humanos..." Entre deux annonces, ils passent Radio Top 50. Ma tension monte d'un cran. Un gros.
Je rejoins mon stand. Je m'assieds. Je me retrouve avec le menton à hauteur de la table. Bien que ne souhaitant pas passer pour spécialement capricieux, je réclame un coussin, ou un Bottin, de quoi être à bonne hauteur, quoi. (Non, je ne m'assieds pas sur une pile d'albums, pas les miens, en tout cas !) Et la séance de dédicace commence. Comme il y a déja trente personnes qui attendent, je panique un peu : les premières dédicaces sont hâtives et maladroites. Les premiers clients repartent tout contents avec des crobards dont je devrais avoir honte (dont j'ai honte, d'ailleurs.)Par la suite, j'ai droit à un gamin qui veut une dédicace au dos d'un tract MacDo qu'il vient de ramasser par terre (MacDo sponsorise le festival). "Je ne dédicace pas sur ça". Puis à une fille charmante qui, elle, a une pochette de Canson. "Je ne dédicace pas sur feuilles volantes" - "Ah bon? Mais j'ai déja tous vos albums... C'est pour mettre sous verre, chez moi... Vous ferez bien ça pour moi..." (Elle a des yeux et un sourire à faire fondre les plus fermes résolutions, mais je sais que, si j'accepte, j'en aurai deux cents autres derrière, et de moins charmants, qui clameront : "Pourquoi elle et pas nous ?!"). Puis débarque tout un club de jeuxderôlistes. Ca, c'est mes préférés ! Qui me demande un guerrier de niveau 7 en armure à plaques, monté sur un bourrin cornu et chargeant une troupe d'orcs assoiffés de sang. Qui un mago en pleine incantation au milieu d'un palais de style oriental (mais en plus ornementé) tandis que le ciel s'ouvre et que le visage du Dieu Fou de la Mort Noire qui Tue apparaît entouré d'éclairs en 3 D. Qui un Dragon: "Oh, allez... un tout petit..." J'arrive à m'en débarrasser en leur annonçant mes prix et mes délais pour ce genre de plaisanteries. Le suivant est du genre "J'aimais mieux ce que vous faisiez avant." Il me sort un "Scènes de la vie de banlieue" 1ère édition (1975), tout écorné et me demande un autoportrait en barbu. Emu par tant de pieux conservatisme post-soixante-huitard, je m'exécute, tout en essayant vainement de l'intéresser à mes productions plus récentes.
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Je passe sur les "livres d'or à thème" ("Un chat" ou "Une femme", ou "Tintin" sont les plus répandus.)
Etc, etc, etc... Et, au dessus de ma tête, toujours la sono, branchée en direct sur Radio-Boum-Boum !
Le soir arrive, on a droit à un apéro, à un repas (généralement somptueux, d'ailleurs - trop.) et à une prestation récréative, genre remise de prix accompagnée de discours au préélectoralisme foncièrement régional, groupe rock et/ou sortie en boîte... A deux heures du mat', affalé sur mon lit d'hôtel, je contemple d'un oeil hagard le dernier clip de Vanessa Paradis sur la 5, tandis que sur la route nationale voisine les semi-remorques mènent leur petite vie de semi-remorques (Ca doit être la période du rut !) Demain dimanche, on remet ça. Et y aura d'avantage de monde. Avec des poussette.
Lundi matin, dans une ville morte, je reprendrai le train, me retrouverai chez moi et essaierai d'obtenir de ma main qu'elle arrête de faire des dédicaces et se remette à vraiment dessiner.
Deux jours à l'Alka-Selzer, et il n'y paraîtra plus...
"Oh! Monsieur Caza! Que
voilà
une image
bien noire de ces sympathiques manifestations où vous
êtes cordialement invité et où,
après
tout, rien ni personne ne vous oblige à aller..."
Oui, oui... Je m'amusais juste - par pure perversité
mentale.
Mais bon. Plus sérieusement, on pourrait poser la question:
nous, auteurs, qu'est-ce qu'on fait là, qu'est-ce qu'on
attend des festivals ?
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Sans vouloir trop parler pour les
autres,
mais ayant à
l'occasion recueilli les avis de mes collègues, je crois que
ce qu'on cherche là, c'est principalement des rencontres
avec les lecteurs. (Et je crois que eux cherchent des rencontres
avec nous). On se rencontre entre auteurs, certes, à
l'occasion des repas et des moments de détente,
très
bien. On fait un peu de presse, de la promo, O.K., ça fait
partie du boulot. On sort, on bouffe, on boit, on rigole, d'accord.
Mais on voudrait surtout rencontrer un peu les gens qui nous
lisent, écouter ce qu'ils ont à dire, avoir un
retour, un "feed-back". Or les séances de
dédicaces
à la chaîne occupent le plus gros de notre temps
et de
notre énergie. Le lecteur qui vient avec son album a souvent
des questions à poser... et souvent il n'ose pas, ne
serait-ce que parce qu'il sait qu'il y en a cinquante qui attendent
derrière lui. Et puis il y a la sono, qui rend à
peu
près impossible toute conversation.
Mais pourquoi, me direz-vous, consacrons-nous tant de temps
à ces séances de dédicaces? Les
organisateurs
ne nous y obligent pas, quand même ? Non, pas
vraiment, mais,
dans la plupart des cas, ils n'ont rien d'autre à nous
proposer. Il serait pourtant simple et peu coûteux
d'organiser des rencontres : débats, conférences,
tables rondes, interviews publiques. Ou bien, moins formellement,
deux ou trois auteurs, un pot, une trentaine de visiteurs dans une
salle... et on cause. (C'est pas forcément
sérieux,
c'est pas forcément chiant.) Les expos, c'est bien aussi,
dans la mesure où elles ne se limitent pas à un
accrochage de planches originales, mais débouchent sur des
moments de rencontre, de spectacle, d'évènement.
Une remarque encore, chers organisateurs de festivals B.D.
(et
chers éditeurs) : un festival, voyage compris, nous prend
bien quatre jours. Nous y assurons un travail de promotion et
d'animation. Cela mériterait
rémunération.
(Pourquoi pas? Il y en a un ou deux qui le font, d'ailleurs...)
Et puis je reviens sur mon dada favori. Les séances de
dédicaces, s'il en faut, nous aimerions qu'elles se
pratiquent dans un certain confort : sièges à
bonne
hauteur, et si possible nous mettant à la même
hauteur
que nos visiteurs plutôt que d'avoir la vue sur leurs
braguettes, éclairage respectant nos petits yeux fragiles et
précieux... et ambiance sonore peinarde. Sans vouloir
absolument considérer les festivals B.D. comme des
hauts-lieux culturels, je ne vois pas de raison pour qu'ils se
déroulent dans une atmosphère de
supermarché
aux heures de pointe. Si on essayait plutôt d'assurer un fond
sonore relaxant et qui ne perturbe pas la conversation ?... Je
ne
réclame pas forcément Mozart, mais du reggae, du
jazz
en quartet, des trucs coolos, pas trop fort. Voire RIEN.
Voilà. J'ai fini. (Pour aujourd'hui.)
Petit
addendum: un
lecteur me
dit : "Mais puisque vous détestez ça, pourquoi y
allez vous?"... J'y suis peut-être allé un peu
fort,
faut croire, pour donner cette impression... En fait, j'aime bien
et j'y trouve du plaisir, sinon c'est clair que je n'irais plus...
Mais ça n'exclut pas la critique. J'aime bien le
cinéma, aussi, mais j'aime pas chercher à me
garer,
j'aime pas faire la queue, je trouve que c'est cher, je
déteste les voisins qui bouffent du pop-corn, ceux qui
commentent le film tout haut au fur et à mesure, ceux qui
puent, la radio-boumboum pendant l'entr'acte, etc.
J'y vais quand même...
A part ça, une petite
réaction
à une "carte blanche" de David Chauvel
parue dans Pavillon Rouge en 2001
Caza fait son Vieux Sage (ou son vieux singe ?)
Evidemment, les festivals BD sont
une
pratique
relativement étrange, voire ridicule ou perverse sous bien
des aspects.
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Le métier, c'est
aussi
ça, oui, mais
seulement si
on veut: autant que je sache,
personne ne nous force à
aller en dédicace. Il y a des pressions de la part de
l'éditeur, des libraires, du public
spécialisé
? À chacun de savoir comment il survit aux
pressions. Pour
ma part, après avoir déjà bien
donné,
j'ai gardé l'envie d'être présent de
temps en
temps sur des festivals. Parce que les chiffres de vente sur un
relevé de droits, c'est un peu sec. Alors sortir de la
solitude monacale de l'atelier, voir la tronche des lecteurs et, si
possible, dialoguer, ça remet
les pieds dans (une partie de)
la réalité. Si le dialogue ne s'enclenche pas
tout
seul, c'est que les visiteurs, comme nous, sont souvent
intimidés... On attend qu'ils nous posent des questions,
mais des fois, il faut forcer, aller au delà du "Quel
prénom ?". Comme disait Lemmy Caution : "Je sais
que vous
avez envie de me poser des tas de questions, mais p'têt' que
ça nous épargnera beaucoup de temps à
tous les
deux si c'est moi qui les pose." Ça ralentit la
file ?
Hé bien oui, mais c'est comme ça qu'on sort de
l'abattage absurde. Là encore il faut apprendre à
gérer la pression de la queue, si j'ose dire.
Outre cette satisfaction de l'égo, ce contact, parfois avec
le public, parfois avec les organisateurs, parfois même avec
la presse, si ! (La promo, ben oui, pourquoi pas ?), il y a
les
contacts entre nous : les repas et autres soirées sont des
occasions de dialogues entre confrères de tous bords, toutes
origines, tous âges, au hasard des voisinages. (Et les petits
déjeuners à l'hôtel, donc,
généralement consacrés à
échanger des tuyaux sur les contrats !) Il paraît
qu'aux débuts d'Angoulème, ça draguait
sec la
groupie, aussi, mais je n'ai pas de preuves...
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Il y a les
voyages, aussi (Engagez-vous dans la BD, vous verrez du
pays !), la découverte de coins de France ou d'ailleurs,
où on n'aurait jamais mis les pieds sans ça, la
gastronomie, parfois, de chouette fiestas, parfois... Autant
d'exemples contraires, bien sûr, salles des fêtes
béton, bouffe de cantine et hôtel sordide... Mais
gardons le bon en mémoire et oublions le reste.
Et puis le dessin, la dédicace. On sait tous (contrairement
aux visiteurs) que le dessin n'est pas toujours un plaisir et n'est
pas forcément facile, en particulier dans les conditions de
bruit, d'éclairage, de fumée, de hauteur de
siège, et autres inconforts auxquels on est
confronté. Alors à chacun de trouver un truc pour
y
prendre du plaisir envers et contre tout, sinon, c'est vrai, c'est
pas la peine ! Moi je renouvèle le plaisir par des
changements d'instrument, des petites expérimentations
graphiques : feutre, crayons de couleurs (plaisir enfantin !),
feutre-pinceau que je n'emploie jamais pour le "vrai travail",
simple crayon de bois - un instrument génial !
Peu importe le sujet, même semi automatisé, il
n'est
qu'un prétexte au jeu du crayon sur le papier, au plaisir de
la main. Une bonne recette zen aussi : se dire que le fait que le
dessin soit réussi ou raté n'a aucune
importance...
ça dénoue quelques complexes et c'est dans cet
état de non-vouloir, justement, qu'on risque de faire les
meilleures choses. Je me suis aperçu à la longue
que
cet exercice du crayon un peu distrait, relâché,
me
libérait la main et par là même me
faisait
faire des progrès qui se répercutaient dans le
vrai
travail. Je finis par considérer ça comme une
sorte
d'entraînement. Pas de temps perdu, donc ! (Le
scénariste, évidemment, n'a pas ce genre de
ressources...)
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Quant au
comportement des clients
(amateurs, collectionneurs,
spécialistes, appelons ça comme on veut, moi
j'aime
bien dire visiteurs), n'étant pas moi-même
collectionneur, je trouve ça un peu ridicule, OK, mais
ça ne fait de mal à personne. Alors s'ils y
trouvent
leur compte... De plus, ils contribuent à nous faire vivre,
la plupart sont des gens agréables, et les quelques
emmerdeurs et brebis galeuses (ceux qui s'empressent de revendre
les dédicaces, c'est vraiment nul !), on apprend
à
les éviter ou à s'en débarasser.
Alors les files numérotées, les
entrées
payantes, les tickets, les auteurs payés, tout ça
c'est un pis-aller, mais pourquoi pas?, si ça
préserve une sérénité...
Quand le petit
marché sur la place du village est devenu une foire
internationale, il faut bien une organisation, une
réglementation, des flics... Et comme on n'aime pas
ça, on a toujours le choix, comme dit plus haut, de ne pas y
aller... ou de privilégier les petits festivals de villages
avec pas plus d'une douzaine d'auteurs invités et pas plus
d'un millier de visiteurs en deux jours.
(Avril 2002)








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| Toulouse
2007 : Ambiance ensoleillée... Caza concentré sur ses dédicaces... et récompensé par une Brique d'Or (dessinée par Coyotte). |

IMAGINALES
2006.
Épinal, 11-14 mai.
L'affiche intégrale des Imaginales 2006. (Les plus attentifs
auront reconnu, dans les cadres, les reprises bidouillées de
quelques travaux précédents. L'informatique,
c'est pratique!)

Aux Imaginales
d'Épinal 2006, avec mon nouveau
look "tondeuse à gazon" et en compagnie de
Pascal Yung, devant sa version de Tigrishka
(in "Le Vagabond" de Fritz Leiber). Photo C.Ponge.
En plus, Pascal Yung me dit plein de choses gentilles
sur son blog : pascal.yung.over-blog.com
À ces mêmes
Imaginales, sur mon stand librairie.
Photo Requiem / SciFi Universe.
Plus de photos, et autres, sur :
http://www.scifi-universe.com
Lettre hommage
à la vieille ville de Boulogne-sur-Mer,
pour le festival BD de décembre 2005.

On a planqué les
bouteilles,
mais l'ambiance était fort
champanisée au premier
festival BD de Vitry-le-François,
en septembre 2005.
(À ma droite, Christophe, le
gentil organisateur-facteur.
Photo : je sais pas qui.)
MASSILLARGUES-ATUECH
2005
Dans la cartagène,
y a du plaisir !
MAISON-LAFFITE
2005

À Maisons-Laffite,
avec
l'équipe de Nekomix
(dont l'Amandine-qu'on-l'entend-de-loin-quand-elle-rit!)
http://www.nekomix.com/V3/
Notre
cher organisateur
A la
Médiathèque,
... et Bruno Bellamy| Le festival BD
d'Évian / l'affiche Un festival qui gagne à être connu. Janvier 2005, j'y étais "président"... et dans une situation un peu spéciale en ce sens que j'ai vécu à quelques kms de là toute mon adolescence, si bien que, outre les dédicaces "normales", le me suis retrouvé face à quelques copains d'école ou de lycée, prof de français, amis de mes parents et autres vieilles connaissances régionales... Ça faisait un peu "vie publique - vie privée", mais c'était bien sympathique! |
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| L'affiche. (Dessin encré, couleurs ordi. 2004) |
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La
statuette (version bleu drapeau!) au milieu des reliefs du repas de gala de la convention. |
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| La
même
à la main de Roland C. Wagner, primé pour La Saison de la sorcière. |
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RCW,
moi et... Robert Sheckley!... oui, le
Robert
Sheckley!... qui a reçu une statuette (version drapeau rouge!) pour l'ensemble de son oeuvre et l'hommage ému des fans reconnaissants. |
La
Cathédrale
pétrifiée.
Le
Bononia ABD.
Le trophée en faïence
du festival BD de
Boulogne-sur-Mer 2002.
Sculpté par André Jaume.
