Site officiel de Elisabeth Vonarburg
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Se tenir ensemble  (et n'oubliez pas d'aller voir dans Actualités, okazoù...)

 

En cette époque de Face et de Twit, entretenir un site qui n'a même pas de blogue fait joliment passé, et si j'avais davantage de temps, j'y serais plus présente, ne serait-ce que par esprit de contradiction. Je peux comprendre l'attrait de l'extra-court -- non par syndrome de déficit d'attention, mais parce que les journées n'ont que vingt-quatre heures... D'un autre côté, il y a dans le signal/bouteille à la mer constant de ses propres activités, pensées ou sentiments quelque chose qui me semble pathétique, voire désespéré : "j'existe, je suis là, y a quelqu'un ?" Une version contemporaine de "Kilroy Was Here", des graffitis laissés partout dans la pierre, sur les murs ou sur les rochers le long des routes par les visiteurs anciens ou modernes -- ce n'est donc pas nouveau, cette pulsion à s'affirmer... -- sauf que nous, c'est dans un médium intangible (intéressante en soi, cette immatérialité de la présence...) Mais peut-être me trompje. Peut-être est-ce l'enfance balbutiante d'un mode d'existence et de communication complètement différent, post-post-moderne,dont nous ne comprenons pas encore les métamorphoses qu'il va induire dans la psyché et l'Histoire humaines  (on a vu le rôle de Twitter dans les événements en Iran...) ? Évidemment, dit comme ça, ça fait foutrement plus noble... 

Du troisième côté, en ce qui concerne The Face, c'est censé aussi servir à des fins plus ambiguës, plus mercenaires, au réseautage. Ainsi reçois-je des invitations à l'amitié de personnes que je ne connais pas et ne rencontrerai jamais. Et je me demande toujours quelle est l'intention derrière ce contact (on est parfois assez honnête pour me le dire sans fard, lorsque je pose la question.) Parfois nous avons des "amis communs" que je n'ai pas rencontrés non plus en chair et en os, parfois même pas. Écrivaine publiée, je ne peux empêcher le réflexe narcissique, si mince soit-il après tout ce temps : m'a-t-on lue ? Est-ce pour cela qu'on veut entrer en contact, même superficiel, avec moi ? Après tout, j'ai toujours accepté, lorsque contactée, d'être dans dans la Face de la plupart des mes écrivaines et écrivains préférés... mais je les ai tous rencontrés en personne, aussi...

Bah, il faut s'assumer. Je suis une dinosaure. Ma présence ou mon absence n'empêcheront pas le monde de tourner caïn-chaotiquement. J'écris ceci pour les quelques-uns dont je sais qu'ils vont faire un tour, de temps en temps, sur ce site. À vous donc, fidèles, ces quelques photos de saisons, que j'hésite à appeler printemps ou été (surtout en ce jour grisâtre, froid et pluvieux de fin juin automnale à Chicoutimi). Les premières viennent d'une visite-éclair, mais dans le non-virtuel, à Chartres, au (vrai) printemps dernier. Les deux dernières sont d'il y a quelques jour meilleurs. Une image vaut (i.e. mérite) mille mots, qu'ils disent. Je vais commenter un peu les photos, mais vous épargnerai mille mots de plus. Je les garderai pour mes prochaines histoires ! 

 

 
Chartres-Venise... Chartres-Bruges...

 

 
 échos des coquelicots de mon enfance...mais là, ce sont des pavots.  Vert abandon...

 

 
Chez moi, c'est plus austère... ... et plus modeste... mais on apprécie d'autant !

 

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