Quand les Dieux buvaient, tomes 2 et 3
Illustration de Didier GRAFFET
Editions Le livre de Poche
Mars 2009, prix : €
pages, ISBN
Tout le monde connaît Merlin.
Tout le monde sait qu'il est amoureux de la Dame du Lac.
Mais savez-vous que c'est un ange ?
Qu'il a une voix merveilleuse ?
Et l'âme la plus noire qu'on puisse trouver depuis le début jusqu'à la fin des temps ? Plus noire encore que celle
de Blanche-Neige...
Et savez-vous qu'il aime le sang autant qu'un vampire ?
J'ai regroupé les deux derniers tomes de ma trilogie en quatre volumes, pas tant que ça revus et corrigés.
"« Merlin l’ange chanteur » m’a demandé, prétentions historiques obligent, un travail de documentation monstrueux.
Il m’a aussi permis de réaliser une chose : la documentation vire facilement à la sale manie. Quelques exemples ?
L’Archange s'assoit sous un arbre par une belle matinée de printemps. J’imagine qu'il chantonne plaisamment. Et pour bien
marquer l'à quel point il a, malgré sa mine fraîche, un âge antédiluvien, je décide de lui mettre dans la bouche une
chansonnette apprise dans les bordels de Babylone, mille trois cents ans auparavant. Je pars donc à la recherche d’un
terme babylonien digne d'une chanson de bordel. Ce n’est pas simple.
Ensuite, l’histoire m’emmène dans les Carpathes en 600 A.C. Je dois trouver qui pouvait bien vivre là bas,
à cette époque là. Je cherche, je trouve les Quades, va pour les Quades ; dans ce clan de Quades, je choisis une héroïne.
Reste à lui trouver un prénom. Quels prénoms portait-on en Europe de l'est, il y a 1500 ans, hm ? Au moment où je me lève
pour aller rendre visite aux archives de l’ambassade de Roumanie, je comprends que quelque chose ne va pas. Telle
un gros mur de coton hydrophile, la Documentation se dresse entre moi et mon livre."
"J’ai particulièrement apprécié, dans ce livre, me concentrer sur deux personnages principaux qui, comme les
deux mousquetaires, sont trois, et sur l’évolution de leurs relations ; et sur la problématique du deuil, qui me hante
comme un vieux manoir écossais. Mais je n’ai pas renoncé à ma technique habituelle de l’emprunt : la rue Sainte Bérégonne
est un emprunt à Jean Ray ; les poissons monodimensionnels, à Terry Pratchett ; la matérialisation des pots de cyclamen,
à Douglas Adams et son « Guide du routard galactique » ; les gencives de lutin, à Rimbaud ;
« Héfigna hafagnagna hinfougnon » à Gotlib. Le jeu de mots « elfique presque laid » est emprunté à P. Couthon,
traducteur de « Accros du roc », T. Pratchett. (J’ai mis trois lectures à le comprendre.)"
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