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La Nuit de la lumière

Philip José FARMER

Titre original : Night of Light, 1966
Science Fiction  - Traduction de France-Marie WATKINS
Illustration de Boris VALLEJO
J'AI LU, coll. Science-Fiction (1985 - 1993, 2ème série - dos violet) n° 885, dépôt légal : décembre 1990
224 pages, catégorie / prix : 3, ISBN : 2-277-11885-0

Autres éditions
   J'AI LU, (date inconnue), 1978
   in La Nuit de la lumière, LIVRE DE POCHE, 2008
   in La Nuit de la lumière et autres aventures du Père Carmody, TERRE DE BRUME, 2006
Couverture

    Quatrième de couverture    
     Philip José Farmer
     Né dans l'Indiana en 1918, il dut gagner sa vie très jeune. Il survit des cours du soir et obtint sa licence de lettres en 1950. C'est maintenant l'une des grandes figures de la science-fiction américaine et est lu dans le monde entier.

     Sur la planète de la Joie de Dante, tout peut arriver pendant la Nuit de la lumière qui dure sept jours tous les sept ans.
     Si le dieu meurt, Sept Pères engendrent un autre dieu, celui du bien ou celui du mal, qui naît de la déesse Boonta, la Mère, la Créatrice. Pour les habitants de la joie de Dante, c'est la purification, la mort ou la métamorphose... Tous les souhaits sont exaucés mais comment savoir quels désirs monstrueux sont tapis dans le subconscient de chacun ? Bien peu osent tenter la Chance et passer la Nuit. La majorité choisit le Sommeil...
     John Carmody, truand, voleur, assassin, tortionnaire, est le premier Terrien à être assez hardi pour braver la période magique. Il en résultera des bouleversements qui seront ressentis dans l'univers entier, jusque sur la planète Terre, à 50 millions d'années-lumière...

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    
Edition J'AI LU, Science-Fiction (1959 - 1984, 1ère série) (1979)


 
     DES RELATIONS BIZARRES

     Philip-José Farmer, on peut aimer ou détester, mais il ne laisse pas indifférent. Ce qu'il y a d'étrange, justement, dans les rapports que j'ai avec lui (avec son œuvre, plutôt), c'est que j'aime et déteste a la fois. Je déteste son côté cureton refoulé (évident ici dès la p. 9) qui me rappelle irrésistiblement certaines chansons culturelles ( !) — mais j'aime sa théosophie qui va loin, en général. Exemple : imaginez une religion qui peut physiquement prouver ce qu'elle affirme, dont toutes les légendes, dogmes, doctrines, etc. sont vraies, dont les dieux sont vivants comme vous et moi et qui plus est, enfantés tous les 7 ans par 7 hommes et une déesse, au cours d'une nuit folle où tout arrive — particulièrement ce qu'il y a de plus enfoui dans votre subconscient. Une religion avec un dieu qui parle à la télé et va aux toilettes, fils d'une déesse à laquelle on s'unit spirituellement et... sexuellement. De quoi convertir la, galaxie entière. Pourtant l'un des 7 Pères du dernier dieu Yess (car les dieux sont mortels), un Terrien truand, meurtrier, tortionnaire, se convertit à la fin de la Nuit de la Lumière au christianisme, religion désuette et cousue de fil blanc s'il en est. Qu'en conclure ? Que toutes les religions sont « fondée (s) sur une fraude, usant de la superstition pour se répandre » (p. 69) ou au contraire que toute religion est vraie à la base, en tant qu'aspiration naturelle de l'homme à évoluer, à se transcender lui-même — même s'il lui faut un dieu comme prétexte et béquille ?

Jean-Marc LIGNY (lui écrire)
Première parution : 1/3/1979
dans Fiction 299
Mise en ligne le : 7/2/2010


 
Base mise à jour le 16 juin 2013.
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