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Quatrième de couverture |  |
Fureur de Dorian Hawkmoon, Duc de Köln. Le Dieu Fou, possesseur illégitime de l'Amulette rouge, a enlevé Ysselda sa fiancée de Kamarg. Après une chevauchée fantastique dans la pluie et le vent, la voilà enfin devant lui, libérée par le Dieu Fou lui-même. Mais que se passe-t-il ? Est-ce là sa doulce mie qui se précipite sur lui toutes griffes dehors, la bave aux lèvres, comme une furie ? Le Bâton Runique une fois encore au secours de son serviteur élu ?
Michael Moorcock est né en 1939 à Londres. Après des études secondaires cahotantes, il devient en 1963 le rédacteur en chef de Science Fantasy puis de New Worlds dont il va faire la plus célèbre revue d'avant-garde de la science-fiction. Aussi à l'aise dans la fiction spéculative que dans l'Heroic Fantasy, Michael Moorcock devient très jeune le chef de file de la science-fiction britannique.
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Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes : |  |
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Critiques |  |
LA SAGA DES RUNES Ces derniers mois, la collection Titres SF a mis trois volets de la Saga des Runes à notre disposition. Les deux premiers ( Le Joyau Noir et Le Dieu Fou) furent publiés par Lattes en 73. L'Epée de l'Aurore par contre est inédit, comme le sera Le Secret des Runes promis pour mars 80. En se situant délibérément dans le registre classique, codé, de l'heroic-fantasy, Moorcock se pose comme un styliste. Et de ce point de vue, si l'on n'est pas réfractaire au genre, c'est une réussite, bien que le présent cycle souffre un peu de la comparaison avec la Saga d'Elric. La lecture globale des trois volumes permet de mieux palper le fonctionnement de ce proche parent de la SF. Luttes de type féodal, brassage uchronique, barbarie (à visage moorcockien), quêtes, science et sorcellerie. Un retour au mythe, à l'épopée. Mais aussi, un jeu sur le langage. Par les accents légendaires, le maniérisme des dialogues. Et surtout, l'indice que le rêve s'enclenche autour du Nom, que les phonèmes sont générateurs de l'effet d'ailleurs par leur volonté explicite de signifier. L'imagination va puiser dans leurs connotations (références ethniques, historiques, géographiques, littéraires, etc.) : Hawkmoon, Ysselda, Medialus, Oladahn... Dans leur distorsion : Granbretanne, Kamarg, Asiacommunista... Par ce biais, les significations du récit sont une seconde fois délivrées et, ainsi redoublées, s'enrobent de lyrisme. En ce sens, l'heroic-fantasy (au moins telle que Moorcock nous la donne à voir) est un genre plus « idéalement littéraire » qu'on pourrait le croire.
Bruno LECIGNE Première parution : 1/2/1980 dans Fiction 306 Mise en ligne le : 19/12/2010
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Critiques des autres éditions ou de la série |  |
Edition Jean-Claude LATTÈS, Science-fiction (1973)
Michael Moorcock ne s'en est jamais caché : pour lui, l'écriture de l'heroic-fantasy obéit à des motifs d'ordre purement alimentaire, et il pond ses productions dans le genre exactement comme un auteur consciencieux du Fleuve Noir qui sait combien il lui faut fournir de manuscrits par an pour vivre. La saga d'EIric, que nous avons découverte en premier lieu, n'avait pas cet aspect de littérature à la chaîne, d'abord parce qu'elle avait ses sources au début de la carrière de Moorcock, ensuite parce qu'elle était parue sous forme de nouvelles dispersées, à la publication étalée sur des années. Il ne faut cependant pas croire que tout Moorcock est de la même veine. Les admirateurs d'EIric, s'ils se jettent sur la saga des Runes dont nous sont offerts ici les deux premiers volumes, risquent d'être déçus au premier contact. Dorian Hawkmoon est un héros qui n'a pas la sombre grandeur d'EIric, et l'environnement, le climat de l'action, ne sont pas édifiés avec autant de puissance. Pourtant, dans un deuxième temps, la magie opère : la technique de Moorcock, même quand elle fonctionne un peu à vide, prend le dessus et on se laisse emporter par le flot. Chef-d'œuvre, donc, non ; mais œuvre de série à la qualité non négligeable.
Serge BERTRAND Première parution : 1/8/1973 dans Fiction 236 Mise en ligne le : 28/10/2002
Critique de la série par Bruno PARACritique de la série par Jean-Marc LIGNY |
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Base mise à jour le
17 mai 2013.
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