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Quatrième de couverture |  |
Nourries aux fines herbes de la poésie, de l'humour et de l'insolite, les histoires de Roland Fuentès ont une gravité légère et ludique. Celle de Plavnik, qui ouvre le recueil, s'applique à mettre à l'endroit la Tante en Biais dont le corps penche de travers. Dans un autre texte, un œuf se met à ronronner avant d'aspirer la mémoire de l'univers.
Entre l'absurde et le fantastique, les aventures déroutantes se succèdent. Des prairies volent, des paysages fuient, traversant des chassés-croisés où le rêve sert de point d'équilibre.
Même si des cataclysmes effacent en un instant hommes et maisons et que les mémoires se cognent aux pierres de la vie ou aux vents mauvais de l'Histoire, le monde de Roland Fuentès surprend par sa douce tranquillité. Ce n'est pas celui d'un juge mais d'un homme qui s'interroge en préférant toujours prendre le parti de la cocasserie et de l'étrange.
Créé par l'Atelier Imaginaire, le Prix Prométhée récompense sur manuscrit un recueil de nouvelles. Il est décerné par un jury international francophone.
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Sommaire |  |
| 1 - Abdelkader DJEMAI, Préface, pages 7 à 9, Préface | | 2 - Plavnik, pages 11 à 15 | | 3 - Le Nourrisson, pages 17 à 23 | | 4 - ...où elles vivent à présent, pages 25 à 28 | | 5 - Avec les chiens, pages 29 à 33 | | 6 - Avec les singes, pages 35 à 40 | | 7 - Une histoire, pages 41 à 44 | | 8 - La Maladie, pages 45 à 47 | | 9 - Les Pantois, pages 49 à 51 | | 10 - Il, pages 53 à 57 | | 11 - L'Histoire d'Amadeo Lutti, pages 59 à 62 | | 12 - Un jour étrange, n'est-ce pas ?, pages 63 à 70 | | 13 - Lignes de fuite, pages 71 à 77 | | 14 - Le Drôle, pages 79 à 81 | | 15 - Vous, un autre, pages 83 à 89 | | 16 - Prendre souche, pages 91 à 95 | | 17 - La Taupe, pages 97 à 102 | | 18 - Juanito, pages 103 à 116 | | 19 - Misserghin, pages 117 à 121 | | 20 - Histoire dont vous n'êtes pas le lecteur, pages 123 à 125 | | 21 - Douze mètres cubes de littérature, pages 127 à 135 | | 22 - L'Oeuf, pages 137 à 138 | | 23 - Boudu, docker à la joliette, pages 139 à 141 | | 24 - La Ronde, pages 143 à 145 | | 25 - La Vie scandaleuse de Georges Lee Peanut, pages 147 à 150 | | 26 - La Plaine, pages 151 à 158 | | 27 - Le Village, pages 159 à 160 | | 28 - Lettre à Guy Rouquet, pages 161 à 164, Courrier | | 29 - ANONYME, L'Atelier Imaginaire, pages 165 à 181, Article |
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Critiques |  |
Ce recueil concrétise l'obtention par l'auteur, Roland Fuentès, du prix Prométhée de la Nouvelle. Cette récompense est décernée par l'association « L'Atelier imaginaire », qui s'attache à promouvoir de nouveaux auteurs d'expression française et à développer le goût de la nouvelle et de la poésie (à travers un autre prix, qui porte le nom de Max-Pol Fouchet) auprès des lecteurs — dixit la présentation de quatrième de couverture. A la lecture de ces textes, qui prennent fréquemment la forme de courtes vignettes, petits moments d'absurde et de fantastique arrachés à la trame de la réalité, on comprend ce qui a pu séduire les jurys. Un style poétique qui transparaît jusque dans les titres (« ...où elles vivent à présent », « Vous, un autre »...). De bonnes doses d'humour insolite : dans « Plavnik », la tante du jeune protagoniste est tordue ; lorsqu'il essaye de la redresser avec l'aide de Plavnik, son compagnon de jeux invisible, elle se met à pencher de l'autre côté. Des personnages attachants, notamment le protagoniste de « Douze mètres cubes de littérature », un critique qui travaille pour la gloire des livres qu'il chronique, et non pour la sienne propre. Quand il se voit proposer une énorme caisse remplie de chefs-d'oeuvre signés d'un auteur inconnu, sa vie s'écroule. Des visions surgies d'ailleurs, enfin : dans « Une histoire » (précédemment publiée dans l'anthologie De minuit à minuit sous le titre « La dernière séance »), des centaines de spectateurs naissent, vivent et meurent dans une salle de cinéma, dont l'écran reste perpétuellement blanc. Drôle d'idée pour une fin du monde... Ce livre regorge ainsi de vingt-six textes qui oscillent entre la short short de deux pages (« L'oeuf », vision surréaliste ou anecdote d'un homme perdu dans les brumes du sommeil ?) et des récits plus longs, qui nous donnent à entendre une nouvelle voix originale, d'ores et déjà bien rodée, dans l'imaginaire français. Un recueil qui paraît néanmoins hors collection, chez un éditeur qui ne publie pas souvent de SF ou de fantastique, et qui aura peut-être du mal à trouver sa voie parmi les amateurs du genre. Ce qu'on ne lui souhaite pas, tant on aimerait que ce livre trouve le public le plus large possible. Bruno PARA (lui écrire) Première parution : 1/12/2003 nooSFere
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Base mise à jour le
16 juin 2013.
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