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L'Appel des profondeurs

Nancy HOLDER

Titre original : Dead in the Water, 1994
Traduction de Isabelle MAILLET
Illustration de J. K. POTTER
J'AI LU, coll. Ténèbres n° 4864, dépôt légal : avril 1998
512 pages, catégorie / prix : 8, ISBN : 2-290-04864-X

Couverture

    Quatrième de couverture    
     Avez-vous jamais pensé que vous pourriez vous noyer ?
     Dommage, car telle est votre destinée. Ne vous inquiètez pas, ce n'est pas si douloureux. Et vous ne ferez pas le voyage en solitaire puisqu'ils sont déjà tous à bord : John, le médecin, et Matt, son petit garçon ; Ruth, la vieille dame ; Phil et Elise, les époux terribles ; et aussi Donna, flic de choc au coeur tendre. En route pour Hawaï, pensent-ils. Sauf qu'ils n'arriveront jamais à destination. Parce que c'est moi le capitaine. Depuis des siècles je sillonne les mers sur mon vaisseau fantôme avec mon équipage de défunts. Et je lis dans le coeur des hommes, je me sers de leurs désirs pour les détruire. Mais je sens que ces six-là vont me donner du mal...


    Prix obtenus    
Bram Stoker, roman, 1995
 
    Critiques    
     Trop long, trop chiant, trop maniéré, trop vague (pour un roman qui se passe en pleine mer, c'est pas de bol !), trop répétitif... J'en passe et des plus vaches, le second inédit de la nouvelle collection « Ténèbres » de J'ai Lu rate le coche et file droit dans le mur. Dire que, d'après la quatrième de couv', ce bouquin à obtenu le Bram Stocker Award... À se demander ce que les juges ont bien pu absorber avant de voter.
     L'Appel des Profondeurs est un roman niais, bourré de retournements de situation inutiles et confus, de scènes incompréhensibles et de personnages qui méritent juste une bonne paire de claques.
     L'histoire commence lorsqu'un petit groupe de voyageurs embarquent à bord d'un cargo (un cargo ?) pourri, direction Hawaii. Pourquoi, dans un pays où une simple tasse de café trop chaude déclenche des batailles de procédures interminables, ces gens acceptent-ils de voyager sur un navire puant ? Mystère.
     Les choses se gâtent lorsque ledit cargo coule (ben tiens...) et que les survivants sont recueillis par le « Pandore » (décidément, la dame Holder fait dans la dentelle symbolique), paquebot de luxe où le capitaine fait régner une discipline de fer. Tout se passerait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si les rescapés n'étaient pas assaillis par d'étranges cauchemars aux remugles d'algues pourries et d'eau salée.
     Alors que le lecteur un peu malin sait depuis la page cent cinquante ce qui se trame entre les ponts du Pandore, Nancy Holder s'obstine à traîner son roman sur cinq cents pages (oui, trois cents cinquante de trop !). Les rêves débiles, des symboles lourdingues, les références inutiles aux naufrages de ce siècle (le documentaliste a bossé, autant qu'il soit récompensé) se multiplient et l'auteur ne sait finalement plus très bien où elle va. Preuve en est cette fin en queue de poisson, avec grande interrogation sur le rêve et la réalité, et promesse d'une suite inévitable. Tous aux canots de sauvetage !

Christophe CORTHOUTS
Première parution : 1/1/1999
dans Phenix 49
Mise en ligne le : 1/11/2003


 
Base mise à jour le 17 mai 2013.
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