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Quatrième de couverture |  |
«... Et quand les premiers hommes à aller dans le Grand Extérieur arrivèrent sur la Lune, que trouvèrent-ils ? — Rien ! répondit le chœur silencieux des lèvres. — Aussi allèrent-ils plus loin, jusqu'à Mars et Vénus. Si les vaisseaux partaient tous les ans, jamais, jusqu'à l'An Premier de l'Espace, ils ne revinrent. Alors, un vaisseau revint avec le Premier Effet. Sondeurs, je vous le demande, qu'est-ce que le Premier Effet ? — Personne ne le sait. Personne ne le sait. — Personne ne le saura jamais. Trop nombreuses sont les variables. Comment connaissons-nous le Premier Effet ? — Par la Grande Douleur de l'Espace, dit le chœur. — Et par quel autre signe ? — Par la nostalgie, ô la nostalgie de la mort ! »
Chef-d'œuvre mythique et singulier de la science-fiction, le cycle des Seigneurs de l'Instrumentalité compose au fil de ses tableaux une légende des siècles futurs, empreinte de poésie et d'une profonde humanité. Une vision inoubliable de notre avenir, d'une ambition comparable au Fondation d'Isaac Asimov ou à L'histoire du futur de Robert Heinlein.
Cordwainer Smith (1913-1966) est devenu, après une enfance passée aux quatre coins du monde, un spécialiste mondial en matière de géopolitique et de guerre psychologique. Après quelques textes de littérature générale, il publie en 1950 Les Sondeurs vivent en vain, son premier texte de science-fiction qui constituera la pierre angulaire des Seigneurs de l'instrumentalité.
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Sommaire |  |
| 1 - Non, non, pas Rogov ! (No, no, not Rogov !), pages 9 à 38, trad. Simone HILLING rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 2 - La Guerre N° 81-Q (War N° 81-Q), pages 39 à 57, trad. Simone HILLING rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 3 - Mark Elf (Mark elf), pages 59 à 81, trad. Simone HILLING rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 4 - La Reine de l'après-midi (The queen of the afternoon), pages 83 à 125, trad. Simone HILLING rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 5 - Les Sondeurs vivent en vain (Scanners Live in Vain), pages 127 à 183, trad. Simone HILLING rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 6 - La Dame aux étoiles (The lady who sailed the Soul), pages 185 à 223, trad. Michel DEMUTH rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 7 - Le Jour de la pluie humaine (When the people fell), pages 225 à 244, trad. Michel DEMUTH rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 8 - Pensez bleu, compter deux (Think blue, count two), pages 245 à 292, trad. Yves HERSANT rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 9 - Le Colonel revient du Grand Néant (The colonel came back from the Nothing-at-all), pages 293 à 309, trad. Simone HILLING rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 10 - Le Jeu du Rat et du Dragon (The game of Rat and Dragon), pages 311 à 335, trad. Michel DEMUTH rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 11 - Le Cerveau brûlé (The Burning of the Brain), pages 337 à 353, trad. Simone HILLING rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 12 - La Planète de Gustible (From Gustible's planet), pages 355 à 366, trad. Simone HILLING rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 13 - Lui-même en Anachron (Himself in Anachron), pages 367 à 381, trad. Simone HILLING rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 14 - Le Crime et la gloire du commandant Suzdal (The crime and the glory of commander Suzdal), pages 383 à 413, trad. Denise HERSANT rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 15 - Le Vaisseau d'or (Golden the Ship Was -- Oh! Oh! Oh!), pages 415 à 429, trad. Simone HILLING rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 16 - La Dame défunte de la ville des gueux (The Dead Lady of Clown Town), pages 431 à 552, trad. Alain DORÉMIEUX rév. Pierre-Paul DURASTANTI | | 17 - Sous la vieille Terre (Under Old Earth), pages 553 à 617, trad. Michel DEMUTH rév. Pierre-Paul DURASTANTI |
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Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes : |  |
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Critiques |  |
On a dit bien des choses sur Cordwainer Smith : espion américain en Chine, spécialiste en géopolitique, théoricien de la guerre psychologique... Certes, il a sans doute été tout cela, mais ces activités plus ou moins secrètes étaient destinées en fait à masquer sa véritable nature : c'était un voyageur temporel venu de dix mille ans dans l'avenir, échoué en notre misérable 20e siècle et qui, pour ne pas sombrer dans la neurasthénie, a entrepris de nous conter non pas l'Histoire du futur — cela lui était interdit pour d'évidentes raisons de paradoxe temporel — mais quelques récits, anecdotes et légendes de son époque, légèrement mythifiées à la façon d'Homère, de sorte que cela reste du merveilleux tout en recelant tout de même de crédibles accents de vérité. Cela a donné une poignée de nouvelles et un roman (Norstralie) donnant un aperçu inouï de ce lointain futur, émaillé de références historiques et culturelles inconnues (puisqu'elles sont encore dans notre futur) et tout empreint d'une nostalgie dans laquelle transparaît la véritable nature de notre auteur... C'est beau, sublime, poignant, drôle parfois, triste aussi, fondamental comme le sont bien des mythes, cela nous ouvre sur l'avenir (et le passé de cet avenir) des perspectives vertigineuses. Bref, c'est à ranger fièrement aux côtés de L'Iliade et L'Odyssée d'Homère, du Cycle de la Table Ronde de Chrétien de Troyes, ou d'Elric le Nécromancien de Michael Moorcock. Et à reprendre pour le relire, encore et encore. Jean-Marc LIGNY (lui écrire) dans Site officiel de J.-M. Ligny Mise en ligne le : 15/2/2007
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Base mise à jour le
5 septembre 2010.
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