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Fountain society

Wes CRAVEN

Titre original : Fountain Society, 1999
Traduction de Thomas BAUDURET
Illustration de GETTY IMAGES
J'AI LU, coll. Science-Fiction (2001 - 2007) n° 7668, dépôt légal : septembre 2005
384 pages, catégorie / prix : L, ISBN : 2-290-32543-0

Couverture

    Quatrième de couverture    
     Peter Jance, brillant spécialiste en armements, va de façon imminente parachever une invention au devenir capital. Mais Peter Jance est un mort en sursis, qu'un terrible cancer n'épargnera plus longtemps. Son seul recours : devenir le cobaye du Docteur Frederick Wolfe, une sommité de la recherche en génétique, et accepter la transplantation de son cerveau dans un jeune corps en excellente condition physique.
     Mais d'où vient ce corps ? À qui appartenait-il ? Et pourquoi, l'opération couronnée de succès, Peter est-il assailli de souvenirs qui ne sont pas les siens ? Béatrice Jance, l'épouse du savant, va tenter d'éclaircir ces mystères, jusqu'à mettre à jour les secrets inavouables de Wolfe, Frankenstein des temps modernes...

     Wes Craven
     Réalisateur-scénariste né en 1939 à Cleveland, Wes Craven se fait connaître dans les années 1970 avec deux films d'horreur implacables : La dernière maison sur la gauche et La colline a des yeux. Il va devenir ensuite une référence incontournable du cinéma d'épouvante, en créant le personnage de Freddy Krueger dans Les griffes de la nuit, puis en mettant en scène la trilogie Scream.

 
    Critiques    
White Sands, Nouveau-Mexique, site militaire de Delta Range. Peter Jance, soixante-seize ans, est un brillant scientifique qui travaille sur un projet d'armement. Atteint d'un cancer incurable, convaincu par son épouse, le docteur Béatrice Jance qui travaille pour Frederick Wolfe, généticien et chirurgien de génie, Peter accepte que son cerveau soit transplanté sur un clone. La scène (pp. 93-99), bien écrite, vaut les descriptions chirurgicales de Bruce Sterling dans Le Feu sacré. Et après...

Et après...

Et après c'est du Wes Craven, qu'est-ce que tu crois, c'est ripoliné sur le bandeau rouge, va pas couiner que t'étais pas prévenu ! Le gars Wes, pas bégueule, ne peut résister au coup du cauchemar de la main couverte de boue qui surgit d'un carré de terre humide. Fin dialoguiste, il joue sur les différents registres. Ainsi de l'échange techno-thriller mongolien :
« Je voulais vous attirer ici afin de vous prévenir.
— De quoi ?
— Il vaut mieux que vous ne le sachiez pas. »

Ou des considérations neurogénétiques cyber pop corn financées par les éditions Harlequin : « Franchement, ce n'est pas parce que nous avons le même ADN que tu dois lire dans mes pensées ». Ça chie dans le cockpit, littéralement, même que le pilote se ruine sa combinaison anti-G, et on vide plusieurs fois son verre avant de commander une deuxième tournée. Les clones déconnent, les connes se font cloner au cas où il en manquerait pour tirer un coup et à la ligne, sans parler qu'on frémit aux menaces oulala : « Si vous continuez ainsi, je vous couperai les pouces et les gros doigts de pied. Comme ça, tout le reste de votre vie, vous marcherez comme un orang-outang ivre ».

La fin, je ne me rappelle plus, parce que je suis allé boire un verre de Banga.

Mais une chose est sûre, Wes, t'es grand. 'tain, après ton premier roman, tu devrais faire prophète pour les gros à masque de Scream.

Xavier MAUMÉJEAN
Première parution : 1/1/2006
dans Bifrost 41
Mise en ligne le : 31/3/2007


 
Base mise à jour le 17 mai 2013.
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