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ratuit
Mézières vient d'achever Par des temps incertains et il
est lessivé. « Dessiner cinquante-cinq pages au lieu de
quarante-cinq, c'est pas de la tarte. Ça mériterait un
bandeau rouge en couverture avec la mention '10 % gratuits'. Sinon,
j'ai un truc à dire sur cet album : il est vraiment drôle,
je me suis bien amusé. »

éroïnes
À ses débuts, Laureline est, avec Barbarella, la seule
femme de BD qui soit autre chose qu'une mégère, une Bécassine
ou une 90-65-92 décérébrée. Quelle influence
Barbarella a-t-elle eue sur sa cadette ?
Christin : « Zéro influence. Le Deuxième Sexe de
Simone de Beauvoir m'a davantage marqué. Tu ne lis pas ça
impunément. Et puis, tout simplement, c'était le début
du féminisme aux États-Unis, et le début de la
montée des femmes en tant que vraies protagonistes, dans tous
les domaines. »
Mézières : « Barbarella, c'est la seule image de
SF que j'aie connue avant de faire Valérian. Ça a été
un déclic. Le côté décoratif, poétique,
me séduisait. Et puis, une femme, ça changeait. Je ne
sais pas comment faisaient les dessinateurs, avant, pour dessiner tout
le temps des mecs poilus. C'est barbant. »