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fiction_5801.jpg (51521 octets) fiction_5803.jpg (40654 octets) fiction_5804.jpg (48830 octets)
N° 50
janvier 1958

Lucien Lepiez
N° 52
mars 1958

Lucien Lepiez

N° 53
avril 1958

J.C. Forest

 

fiction_5805.jpg (37453 octets) fiction_5808.jpg (45370 octets) fiction_5809.jpg (42097 octets)
N° 54
mai 1958
J.C. Forest
N° 57
août 1958
J.C. Forest
N° 58
Septembre 1958
Lucien Lepiez

 

fiction_5811.jpg (56709 octets) fiction_5812.jpg (63758 octets) fiction_5902.jpg (51670 octets)
N° 60
novembre 1958
Lucien Lepiez
N° 61
décembre 1958
J.C. Forest
N° 63
février 1959
Lucien Lepiez

 

fiction_5903.jpg (46659 octets) fiction_5904.jpg (55051 octets) fiction_5907.jpg (48247 octets)
N° 64
mars 1959
J.C. Forest
N° 65
avril 1959
P.J. Izabelle
N° 68
juillet 1959
J.C. Forest

 

La Machine à Deux Mains (Two Handed Engine)
par Henry Kuttner & Catherine L. Moore

Fiction N° 50 - Janvier 1958

fiction_5801.jpg (51521 octets)Nous sommes heureux de saluer l'entrée dans nos pages de Henry Kuttner et sa femme Catherine Moore qui, sous dix-neuf pseudonymes différents, ont écrit une bonne partie de la science-fiction américaine de ces quinze dernières années! Malgré l'abondance de leur œuvre, leur bibliographie en France est jusqu'à ce jour réduite. Elle comprend :

i° Sous le pseudonyme de Lewis Padgett (sous lequel ils écrivent en tandem), la nouvelle mémorable « Tout smouales étaient les borogoves », publiée dans le numéro de juin 1953 du « Mercure de France » et récemment rééditée dans l'anthologie « Univers de la science-fiction », au Club des Libraires de France ; ainsi que le roman « L'homme venu du futur », passé inaperçu lors de sa publication aux éditions des Deux-Rives... et rendu méconnaissable par une traduction épouvantable
 
2° De Catherine Moore seule, la non moins mémorable nouvelle « Shambleau » (dans le recueil « Escales dans l'infini », au Rayon Fantastique), et la série de toutes les nouvelles qui la suivent, réunies dans la même collection sous le titre « L'aventurier de l'espace ».

3° De Henry Kuttner seul, un roman policier paru dans la Série Noire sous le titre « Faites monter la bière ».
La nouvelle que nous présentons pose le problème de la Justice. Tous les jours dans les journaux nous voyons des comptes rendus de procès, où la sentence est considérée comme sujette à caution. La justice humaine est évidemment imparfaite et par là insatisfaisante. Peut-on alors concevoir des machines rendant la justice, des machines qui concrétisent le terrible mythe grec des Furies ?
Telles sont les questions que cette belle nouvelle soulève et qu'elle ne prétend pas résoudre : il y faudrait un traité de Morale et de Métaphysique. On pourrait la citer en exemple pour montrer que la science-fiction peut traiter, sous une forme attrayante, des problèmes les plus tragiques et les plus graves .

Une Porte sur l'Eté (A Door Into Summer)
par Robert Heinlein

Fiction N° 61 - Décembre 1958

fiction_5812.jpg (63758 octets)Le chat dans la science-fiction joue un rôle reconnu. Il a déjà donné naissance à plusieurs nouvelles, comme par exemple « Langue de chat », de R. Bretnor (« Fiction » n° 9) ou «. Le sourire du sphinx », de William Temple (dans l'anthologie « Escales pour l'infini », au Rayon Fantastique).
Pète, le chat qui est un des héros de ce roman d'aventures à travers le temps, sera apprécié par tous les amis des chats. Il existe bel et bien, et un certain nombre d'épisodes qui lui sont attribués sont réellement arrivés.
Mais le nouveau roman de Heinlein ne s'adresse pas uniquement aux amis des chats. Il reprend d'une façon tout à fait nouvelle l'éternel sujet des voyages dans le temps, dans une direction d'abord, dans les deux directions ensuite.
Et surtout, sur le plan de la science-fiction, l'intérêt de ce livre est dans le fait que le personnage principal avec Pète est un ingénieur. S'il y a eu un grand nombre de savants, fous et normaux, en science-fiction, il n'y a eu que peu d'ingénieurs véritables. Ingénieur lui-même, Heinlein apporte des précisions sur ce beau métier qu'il appelle très justement « l'art du possible ». Il explique en particulier comment l'ingénieur moderne résout des problèmes et arrive à faire des inventions « sur commande ».
Ajouterons-nous enfin qu'un attrait supplémentaire et majeur de ce roman est la façon charmante dont il est conté ? Après « Transfuge d'outre-ciel » (publié dans nos numéros 47, 48 et 49) et le récit « Oiseau de passage » (n° 58), nos lecteurs y retrouveront avec plaisir le ton si vivant qui est la marque de Heinlein, et qui console de trop de livres de science-fiction fabriqués avec une évidente sécheresse.

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