Presque dix ans après son dernier roman et l’annonce officielle de la fin de sa carrière d’écrivain, nous n’attendions plus rien de Francis Berthelot. Ce fut donc une belle surprise lorsque les gens de l’association Dystopia, qui avaient déjà eu l’immense mérite de publier une intégrale en trois volumes du Rêve du Démiurge, l’immense cycle en neuf romans de l‘auteur, annoncèrent qu’un nouveau texte, totalement inédit, allait bientôt paraître chez eux.
Et quel (lire la suite)
Ils sont cinq adolescents à la dérive issus des bas-quartiers de Mertvecgorod rongés par la misère et la pollution, qui ne songent qu'à se saouler, à se droguer et se déchirer les tympans au son d'un punk apocalyptique. Quand l'avenir est sans espoir, autant l'abréger avec tout ce qui vrille le cerveau. A l'exception de l'un sans attaches, ils sont scolarisés dans la même classe, l'attribution d'aides sociales conditionnant leur fréquentation. Ils y rattrapent la plupart du temps leurs nuits (lire la suite)
Chargée d'inspecter un village reculé, l'inquisitrice Amaury Clergue est étonnée de constater l'insolente santé des enfants qui l'accueillent. Nous sommes dans un monde post-apocalyptique où l'humanité se reconstruit en tentant de renoncer à ses erreurs passées, ce qui suppose un respect strict de la nature et un mode de vie frugal, sans toutefois un retour au Moyen-Âge. On a renoncé au cheptel bovin et aux anciennes pratiques appauvrissant la terre. Si la disparition progressive des satellites a entraîné (lire la suite)
L'éveil de la conscience écologique dans les romans de science-fiction date des années 70, époque à laquelle des auteurs tournent le dos à un âge d'or résolument optimiste, voire scientiste. Le récit post-apocalyptique prend alors de l'importance et, du fait de la prise de conscience de l'altération majeure du climat d'origine humaine, cette littérature prend ces dernières années des teintes de plus en plus sombres et effrayantes (c'est-à-dire réalistes et dramatiques). (lire la suite)
Pour avoir vu sa prière exaucée, Charlie, un adolescent qui avait promis de faire quelque chose de bien, a l'occasion de montrer sa reconnaissance en aidant un vieil homme tombé de son échelle. Il ne l'aurait jamais entendu si la vielle chienne de ce dernier, qui jadis faisait fuir par sa hargne les enfants du quartier, n'avait donné l'alerte. M. Bowditch est en effet l'acariâtre propriétaire de l'antique maison sur la colline qui fait penser à celle de Norman Bates dans Psychose. Durant son hospitalisation, (lire la suite)
Sixième roman d’Emily St. John Mandel après le très sérieux Hotel de verre dont l'intrigue rejouait le scandale financier Madoff, La Mer de la Tranquillité est une occasion pour l'autrice de dévoiler de nouvelles facettes de son écriture. Jouant avec la science-fiction en utilisant l'un de ses plus vieux thèmes, le voyage dans le temps, au travers de personnages de plusieurs époques, elle construit son intrigue avec sa dextérité habituelle, nouant les fils entre les différents récits au (lire la suite)
Bruss était pour nous un probe auteur de SF, aux romans honnêtes et solides, bien charpentés, un peu ternes, aussi éloignés du space-opera que du roman à prétentions philosophiques ou pédantes ; avec aussi les défauts de ces qualités, une écriture un peu plate, des personnages assez conventionnels ; bref, un artisan jamais médiocre, bien dans la lignée française d'une sage mesure, et repoussant la facilité.
Est-ce un effet de la mutation (lire la suite)
Bradfer et l'Éternel, le dernier roman de Roger Blondel qui nous avait donné, l'année passée, L'archange , est l'un des livres les plus surprenants, les plus neufs, les plus fantastiques et les plus réjouissants qu'il m'ait été donné de lire ces dernières années. Rien de commun avec L'archange, qui était un ouvrage estimable, sérieux au point d'être quelquefois pesant. Bradfer et l'Éternel est une fête, (lire la suite)
André Caroff a donné coup sur coup trois romans très différents à la collection « Angoisse », mais tous trois fort amusants. Non qu'on y rie (au contraire les catastrophes et les horreurs s'y accumulent), mais tout de suite on se trouve empoigné, et si l'on tourne les pages par deux, c'est pour délaisser tout ce qui n'est pas intrigue pure et rebondissement des événements.
Cruauté mentale seul fait preuve d'humour, mais d'un (lire la suite)
Bien sûr il y a, à la base, Mars par clair de lune, de Paul Flehr (Galaxie n° 50), mais peu importe. Dans les deux cas, il s'agit d'un groupe d'hommes, condamnés à l'exil sur une autre planète, alors qu'en fait ils sont gardés sur Terre. Seulement, chez Flehr, le coup de théâtre dénouait une histoire par ailleurs assez banale, alors que, dans N'accusez pas le ciel, il ne résout rien et ne fait qu'accuser davantage la démence (lire la suite)
Limat s'attache depuis quelques ouvrages à un détective débrouillant les affaires relevant de l'occultisme. Ce qui nous vaut une enquête policière sur un cas d'envoûtement. Le mélange reste peu plausible, le fantastique s'imbriquant mal dans la réalité. Et je préfère de loin Le miroir, fantastique expliqué non seulement logiquement, mais simplement.
(lire la suite)
André Caroff a donné coup sur coup trois romans très différents à la collection « Angoisse », mais tous trois fort amusants. Non qu'on y rie (au contraire les catastrophes et les horreurs s'y accumulent), mais tout de suite on se trouve empoigné, et si l'on tourne les pages par deux, c'est pour délaisser tout ce qui n'est pas intrigue pure et rebondissement des événements.
Cruauté mentale seul fait preuve d'humour, mais d'un (lire la suite)
Vu hier soir sur Arte deux épisodes de « Retour à Whitechapel » (ou « Whitechapel » tout court, je ne sais pas trop). J’ai l’impression que les personnages boivent beaucoup plus souvent du thé que du café, mais cela semble logique, puisque ça se passe à Londres (ville anglaise reconnaissable à cet amusant gratte-ciel en forme de fuseau). Je dis « épisodes » car là il y avait là deux parties, qui faisaient une histoire (lire la suite)
Les esclaves de la joie par Michel Grimaud
Les gardiens par John Christopher
Férida, l'île du bonheur par Eva Maria Mudrich
L'école idéale de Bruno Hauter par Bernice Grohskopf
Le cerveau de la ville par Monica Hughes
Alerte au plateau 10 par Monica Hughes
Les frères des nuages par Bertrand Solet
La planète des (lire la suite)
Le Monde de la Science-fiction. M.A. éditions - Denis GUIOT
Ce n'est pas un genre, mais plutôt une appellation commode pour regrouper tous ces récits qui remettent en question l'écriture, l'idéologie et les thèmes traditionnels de la SF. Le terme de speculative fiction apparaît en 1967, paraît-il sous la plume de Robert Heinlein, mais plus sûrement sous celle d'Harlan Ellison lorsqu'il présente sa fameuse anthologie Dangereuses visions, « la plus énorme anthologie de speculative-fiction jamais publiée (... ). Elle est destinée à secouer un peu les choses. Elle est née d'un besoin d'horizons nouveaux, de formes (lire la suite)
J'ai fait la connaissance de Claude Ecken en 1985 au festival BD d'Angoulême. Impossible de me souvenir de quoi nous avons discuté, mais cette rencontre m'a laissé une excellente impression. Il parlait bien, il savait de quoi il parlait, et le tout avec une modestie rare. À l'époque, je n'avais dû lire que L'Abbé X, son premier roman — une sombre histoire de ballets bleus impliquant des notables dans une institution religieuse pour mongoliens — et peut-être une ou deux nouvelles. Le contraste (lire la suite)