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Écrit avec du sang

Tanith LEE

Textes réunis par Léa SILHOL

Traduction de Sandrine JEHANNO & Benoît PIRET & Léa SILHOL & Estelle VALLS DE GOMIS
Illustration de RUBY

OXYMORE , coll. Gemmail n° (1)
Dépôt légal : juin 2002
Recueil de nouvelles, 288 pages, catégorie / prix : 21 €
ISBN : 2-913939-16-3
Genre : Fantastique



Quatrième de couverture
     Celui qui croit avoir tout lu sur les vampires ne connaît pas Tanith Lee. Il ne sait rien des demeures embuées d'ombres où se frôlent les mains des seigneurs et des familiers. Il n'a pas entendu le chant de deuil de Feroluce, lancé vers ses frères aux ailes noires, et ne sait pas le nom du prince qui viendra réveiller Blanche Neige.
     Il n'a jamais effleuré l'épaule de la Machine qui Mord sur des planètes lointaines, ni erré dans les neiges étoilées de fleurs cruelles. Ni, peut-être, partagé un verre avec une actrice déchue, ou déchiffré à ce jour les secrets que savent les miroirs.
     Il lui reste encore, en somme, à tout découvrir des Ténèbres.
     II peut à présent le faire en tenant la main de la créatrice de la terrible famille Scarabae et des inoubliables Seigneurs de la Terre Plate... En suivant l'écrivaine au style le plus somptueux de sa génération, nouvel­liste d'exception, couronnée maîtresse es Fantasy par les plus grands. Le temps de dix textes rares, introuvables, se dévoilent ici les vampires de Tanith Lee, ou les vampires tout court... guides indispensables d'une éternelle nuit.
Sommaire
Afficher les différentes éditions des textes
1 - Les Vampires sont français, pages 9 à 11, préface
2 - Rouge comme le sang (Red as blood, 1979) , pages 15 à 29, nouvelle, trad. Estelle VALLS DE GOMIS
3 - Il bacio (Il chiave) 'Le baiser (La clef)' (Il bacio (Il chiave) 'The kiss (The key)', 1983) , pages 31 à 56, nouvelle, trad. Estelle VALLS DE GOMIS
4 - L'Amant vampire (The vampire lover, 1984) , pages 57 à 76, nouvelle, trad. Sandrine JEHANNO
5 - Ne-me-mords-pas ou Fleur de feu (Bite-me-not or Fleur de feu, 1984) , pages 77 à 110, nouvelle, trad. Estelle VALLS DE GOMIS
6 - Fleurs hivernales (Winter flowers, 1993) , pages 111 à 140, nouvelle, trad. Sandrine JEHANNO
7 - Miroir miroir (Mirror, mirror, 1994) , pages 143 à 153, nouvelle, trad. Sandrine JEHANNO
8 - Nunc dimittis (Nunc dimittis, 1983) , pages 155 à 181, nouvelle, trad. Estelle VALLS DE GOMIS
9 - La Vampiresse (La vampiresse, 2000) , pages 183 à 201, nouvelle, trad. Estelle VALLS DE GOMIS
10 - La Merveilleuse machine qui mord (The beautiful biting machine, 1984) , pages 205 à 225, nouvelle, trad. Sandrine JEHANNO
11 - Le Troisième cavalier (The Third Horseman, 1979) , pages 227 à 235, nouvelle, trad. Benoît PIRET
12 - Léa SILHOL, Histoires de sang, histoires d'encre…, pages 237 à 269, article
13 - Léa SILHOL, Les Vampires de Tanith Lee, une bibliographie en mouvement, pages 271 à 275, bibliographie
14 - Vampires are french, pages 279 à 281, préface
Critiques
     Le titre de ce recueil annonce la « couleur »... Voici réunies pour un recueil sans équivalent en Angleterre, dix nouvelles centrées sur le thème du vampire et organisées chronologiquement du passé vers l'avenir.
     L'époque passée est la plus fournie du recueil. On retiendra notamment Rouge comme le sang, ce stupéfiant remaniement d'un conte bien connu ouvre le recueil ; L'amant vampire, une nouvelle qui paraît classique au premier abord, réserve une chute tragique et inéluctable ; Fleurs hivernales est une opposition fort intéressante sur la nature du prédateur. Deux textes sont un peu moins forts, mais restent tout à fait agréables. Tout d'abord, Il bacio (il chiave) “ Le baiser (la clé) ”, une histoire de pari entre aristocrates joueurs et quelque peu décadents, dont la chute, que le contexte du recueil rend facile à deviner, est malheureusement affaiblie ; ensuite, Ne-me-mords-pas ou fleur de feu, qui manque peut-être un peu de rythme.
     Le présent comporte trois textes absolument superbes : d'abord Miroir, miroir, une adorable fable vue par une enfant, à propos de la très pâle amie de sa mère qui fuit mystérieusement le soleil... Ensuite, Nunc Dimittis, où le vieux serviteur d'une vampire se cherche un successeur ; enfin, La vampiresse, un vrai bijou, hommage très surprenant au mythe classique du vampire.
     Le futur est l'époque la plus surprenante du recueil ; on y découvrira La merveilleuse machine qui mord, qui révèle les rouages d'un lupanar spatial bien étrange, et Le troisième cavalier, conclusion parfaite du recueil, qui dépeint une Terre future déchirée par la prolifération des vampires.
     À la fin du livre, on trouvera un essai de Léa Silhol très fourni et documenté sur le vampire chez Tanith Lee, qui fera le bonheur du spécialiste — le lecteur occasionnel en revanche risque d'être dérouté par la densité de l'article et les nombreuses références à une œuvre qu'il ne connaît pas forcément.
     Loin de se cantonner au fantastique classique, ce recueil fait donc des incursions parfaitement maîtrisées dans les terres de la fantasy, et même de la SF. Le vampire est une figure des plus classiques et plus emblématiques du bestiaire imaginaire ; on pourrait croire avoir tout vu sur le thème et pourtant... Tanith Lee, par son style, par ses ambiances, par ses idées ou ses traitements souvent originaux, réussit l'exploit de proposer des textes novateurs et uniques, qui procureront beaucoup de plaisir de lecture, surtout aux amoureux des prédateurs nocturnes aux dents longues.

Lionel DAVOUST (lui écrire) (site web)
Première parution : 11/10/2002 nooSFere


     « Celui qui croit avoir tout lu sur les vampires ne connaît pas Tanith Lee » proclame la quatrième de couverture. Pour une fois, cette affirmation n'est pas exagérée — la lecture de ces dix contes du vampire réunis par Léa Silhol suffisent à s'en convaincre, tant chaque nouvelle est surprenante...

     Des vampires ont-ils leur place dans une revue de fantasy ? Sans aucun doute, car cheveux noirs comme l'ébène, peau blanche comme la neige et lèvres rouges comme le sang, que peut bien être Blanche-Neige sinon un vampire ? C'est en tout cas ce que révèle Rouge comme le sang, une magnifique transposition du célèbre conte des frères Grimm, où les nains sont des créatures végétales et le prince un personnage assez inattendu...
     Les récits suivants se situent souvent aux frontières des genres, du fantastique bien sûr mais aussi de la fantasy — Ne-me-mords-pas et Fleurs hivernales — et même de la science-fiction — avec un texte remarquable, La Merveilleuse Machine qui Mord, où sur une planète lointaine, des hommes viennent s'abandonner à la sensualité d'un robot-vampire.

     En s'éloignant du modèle vampirique traditionnel, Tanith Lee parvient ainsi à diversifier les ambiances et les émotions. Souvent, l'atmosphère évolue au sein même d'une nouvelle, comme dans Il bacio (Il chiave), où une plaisante partie de dés dans l'Italie de la Renaissance débouche sur une morbide scène de nécrophilie.
     Tout comme les lieux et les époques, la figure du vampire est multiple chez Lee. Même lorsque le vampire paraît classique — comme dans L'Amant vampire, drame de la jalousie sororale, ou dans La Vampiresse, interview d'une vieille femme-vampire mondialement connue et respectée — , c'est pour mieux piéger le lecteur et lui montrer que les apparences sont trompeuses.
     Bien sûr, Lee joue aussi sur l'ambiguïté habituelle du vampire, mais la séduction voire la fascination qu'inspire la créature l'emportent souvent sur la répulsion et la terreur, même lorsqu'il s'agit d'une être si étranger à l'humanité que toute relation paraît difficile (Ne-me-mords-pas).

     Bref, voilà un auteur qui ne se contente pas de recycler les mêmes clichés, mais qui a réfléchi à l'essence même du mythe et qui s'amuse à en explorer les franges, à en extraire toujours de nouvelles possibilités. Chaque récit séduit ainsi par la subtilité de l'intrigue autant que par le style, sensuel et brillant, « le plus somptueux de sa génération » selon l'éditeur. Un style dont la tonalité particulière a souvent entraîné la comparaison avec les Mille et une nuits, notamment à propos du Dit de la Terre plate, le cycle de Lee le plus connu en France.
     Malgré cela, Lee demeure peu traduite en France — et pourtant, elle aurait écrit près de soixante-dix romans et recueils ! Il est donc heureux que les éditions de l'Oxymore se proposent de nous faire découvrir une partie de cette œuvre injustement méconnue, d'autant plus que les ouvrages de cet éditeur — dont les tirages limités et numérotés devraient séduire les collectionneurs — sont de très beaux objets, présentés avec goût, souvent agrémentés comme ici de préfaces inédites — Les Vampires sont français, par Lee elle-même — , de bibliographies et d'essais — Histoires de Sang, Histoires d'Encre...par Léa Silhol, étude tout à fait pertinente de l'œuvre vampirique de Tanith Lee. D'autres ouvrages de Lee sont déjà annoncés chez l'Oxymore : on s'en régale d'avance !

Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 1/10/2002 dans Asphodale 1
Mise en ligne le : 1/6/2004

Cité dans les pages thématiques suivantes
Vampires

Adaptations (cinéma, télévision, BD, théâtre, radio, jeu vidéo...)
Les Prédateurs ( Saison 2 - Episode 05 : Le Serviteur ) , 1999, Russell Mulcahy (d'après le texte : Nunc dimittis), (Episode Série TV)

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