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Album
Alamo
Série : Preacher    Album précédent tome 9 

Scénario : Garth ENNIS
Dessins : Steve DILLON
Couleurs : Pamela RAMBO
Traduction : Jérémy MANESSE
Couverture : Glenn FABRY

Panini Comics , coll. Vertigo Cult, avril 2011
 
Cartonné
Format 265 x 175
248  pages  Couleurs
 
Quatrième de couverture
     SUR TERRE COMME AU CIEL

     Dans un petit bâtiment fortifié du cœur du Texas, plus de 180 hommes sont morts jadis en défendant leur liberté. On appelait cet endroit la Mission San Antonio de Valero, mais on s'en souvient sous un autre nom : L'Alamo.

     Aujourd'hui, le révérend Jesse Custer revient dans ce lieu de sacrifice pour achever une quête qui a commencé bien des années plus tôt, dans les cendres de son église... une quête pour retrouver Dieu et le forcer à répondre de ses actes. Apres tout ce que Jesse Custer et sa bien-aimée, Tulip O'Hare, ont traversé... la trahison, la séparation, la mort et la résurrection... il est temps de livrer enfin les coupables à la justice et d'extirper des réponses aux traîtres. Mais aura-t-il le temps d'agir avant que Starr, le chef du Graal obsédé par la vengeance, ne le retrouve ? Ou l'Alamo sera-t-il le cadre d'une nouvelle défaite flamboyante ?

     ALAMO est le huitième volume de la saga PREACHER, l'un des comics les plus plébiscités des années 1990. Créée par le scénariste Garth Ennis et le dessinateur Steve Dillon, cette épopée moderne parle de vie, de mort et de rédemption mais aussi de sexe, d'alcool, de sang et d'armes à feu... sans parler des anges, des démons, de Dieu, des vampires et des cinglés en tout genre qui font de cette aventure l'une des plus viscérales jamais publiées. En bonus, cet album contient également les commentaires de Glenn Fabry, qui a peint l'intégralité des couvertures de la série.

     « Sans doute ce qu'on peut lire de mieux depuis que les comics ont trouvé le chemin des librairies. »
The Washington Post
 
Critiques
     Voici enfin le tout dernier tome de Preacher, la der des der, conclusion d'une saga initialement diffusée en France dans les années quatre-vingt dix par l'éditeur Le Téméraire, puis reprise par Panini dans les années deux mille, et dont la fin n'avait jamais été publiée chez nous.
 
     Logiquement, Garth Ennis conclut une à une les sous-intrigues liées à ses personnages, peut-être un peu facilement, mais aucune question ne restera sans réponse. Puis, enfin, vient l'épilogue de sa trame principale : la recherche de Dieu par le révérend Jesse Custer, prétexte au développement de réflexions philosophiques et métaphysiques via des dialogues un brin bavards. À la lecture de cette fin, et en reconsidérant l'ensemble des épisodes à sa lumière, on ne peut s'empêcher de penser qu'Ennis a entamé cette saga sans avoir de plan global en tête, avançant à tâtons et en meublant son scénario de pseudo événements, peut-être pour certains inspirées de sa propre expérience de la vie étant donné leur caractère intimiste.
 
     En ce qui me concerne, mon intérêt pour Preacher a décliné après l'exceptionnel deuxième tome, dont la maîtrise narrative et l'intensité émotionnelle laissaient présager une fresque géniale, espoir accentué par les enjeux ambitieux mis en place par l'auteur. Malheureusement, ces enjeux bigger than life (la recherche de Dieu, un complot à l'échelle mondiale impliquant le descendant du Christ...) dont Ennis ne semblait plus trop savoir quoi faire au fil des épisodes se sont vus reléguer au second plan au profit de sous-intrigues plus ou moins divertissantes (triangle amoureux, séjour de Custer dans une bourgade perdue, etc.).
 
     Ce qui s'annonçait comme une série métaphysique provocatrice rock n' roll nous laisse donc un peu sur notre faim, malgré un final ô combien blasphématoire. Les révélations font figure de pétard mouillé, et le soin apporté par Ennis à la conclusion des rapports fraternels tissés entre Custer et Cassidy ne fait que confirmer une chose : au fond, l'auteur s'intéressait davantage à ses personnages qu'à ses intrigues et ses enjeux. Mais Garth Ennis reste un conteur hors pair, un formidable dialoguiste capable de faire exister ses personnages, et son Preacher apparaît finalement comme un « road-comic » à travers l'Amérique fordienne doublé d'une satyre religieuse audacieuse.

Florent M.          
17/04/2011          


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