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Album
Angousalem
Série : Septentryon    Album précédent tome 2  Album suivant

Scénario : André HOUOT
Dessins : André HOUOT
Couleurs : Jocelyne CHARRANCE

Glénat , coll. Secrets du Vatican, juillet 2002
 
Cartonné
Format 320 x 240
48  pages  Couleurs
ISBN 2-7234-3680-2
 
Quatrième de couverture
     Rien ne résiste à la force !... Ca énerve, mais c'est comme ça, et Chronover le sait !
     De toute façon, c'est plus fort que lui, il veut savoir s'il a été l'instrument de ceux qui la détienne, la force ! !...
     A peine a-t-il franchi la ligne rouge et pénétré dans le désert interdit, que ses ennemis sont déjà à ses trousses.
     Sa force à lui, c'est qu'il les connaît pour avoir été un des leurs...
     C'est à Angousalem qu'aura lieu l'affrontement... Qu'importe si Angousalem a été jadis « La Mecque » des faiseurs de légendes, il n'imagine même pas que cette cité fantôme ait pu un jour compter pour lui !...
 
Critiques
     Chronover et la caravane de ses nouveaux amis poursuivent leur chemin dans le désert d'Antéden et parviennent aux abords des ruines d'Angousalem, qui renferment un étrange hôpital, une banque d'organes dirigée par un généticien fou...

     Angousalem, c'est évidemment un astucieux mot-valise associant Jérusalem à Angoulême, la « Mecque » de la BD, « une cité où l'on venait de loin pour confronter ses rêves avec ceux des autres, échanger sa vision du monde !... » (p.39) Cette cité semble avoir « compté » pour Chronover qui a oublié une partie de son passé : sans doute s'agit-il là d'une clé qui servira pour l'explication finale.
     Car l'univers d'Antéden est-il truqué ? S'agit-il d'un décor onirique ou virtuel ? Le lecteur est tenté de le penser car l'aventure prend une allure de rêve éveillé, aux limites du grotesque et de l'absurde — en témoigne par exemple l'aspect « déséquilibré » de la couverture.
     Ainsi, que penser de ces fous qui rôdent aux abords de la ville ? De ces improbables véhicules dont les pneus jaunes forment d'étonnants motifs géométriques et qui sont parfois utilisés par des « vélociraptors » robotisés ? De ces machines et de ces costumes aux lignes désuètes — comme sortis tout droit d'un XIXème siècle parallèle — qui contrastent avec une technologie avancée — tel cet ascenseur spatial qui permet de rejoindre une station orbitale et dont le design aurait pu être imaginé par le capitaine Nemo ? De ces cybions, ces « gueules cassées » mercenaires de Septentryon, sortes de Robocops issus d'un « cyber-rafistolage sur du biologique esquinté » ? De cette mystérieuse femme « oracle » qui apparaît providentiellement pour diriger le destin de Chronover ?

     La thématique est riche, en phase avec les interrogations de la SF sur les biotechnologies et les limites de l'humain, tandis que les enjeux réels de cette aventure pour le moins bizarre sont encore bien mystérieux — mais cela rend la série d'autant plus passionnante !
     Septentryon est décidément une création particulièrement originale, agrémentée de nombreuses trouvailles visuelles qui émergent d'un dessin précis et minutieux : une réussite en tout point dont ­on attend évidemment les développements ultérieurs avec curiosité et impatience.

Pascal Patoz          
nooSFere          
01/10/2002          


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