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Album
Le Preneur d'âmes
Série : Asphodèle    tome 1  Album suivant

Scénario : Eric CORBEYRAN
Dessins : Djillali DEFALI
Couleurs : Pierre SCHELLE

Delcourt , coll. Insomnie, mars 2003
 
Cartonné
Format 320 x 240
48  pages  Couleurs
ISBN 2-84055-865-3
 
Quatrième de couverture
     L'argent peut tout. C'est ce qu'on dit. C'est ce qu'on pense. Mais à quoi sert l'argent lorsque votre vie est menacée par un adversaire qui n'a ni visage ni corps. Malgré leur puissance et leur fortune, Peter Preston, Hugh Sizemone et Michael Towers sont les jouets d'une force terrifiante qui semble surgir tout droit d'un monde de ténèbres. Pour s'en débarrasser, ils font appel à Asphodèle. Asphodèle est une sorcière. Une sorcière d'aujourd'hui. Elle ne porte ni chapeau pointu ni baguette magique. Ses best-sellers de vulgarisation se vendent à travers le monde entier. Et ses pouvoirs sont, paraît-il, sans limite...
 
Critiques
     Avec cet album, les éditions Delcourt inaugure une nouvelle collection nommée « Insomnie ». Comme son nom l'indique, fantastique et terreur sont au programme...
     Il est logique que ce soit Corbeyran qui ouvre le feu : avec la réussite de son univers des Stryges, maintenant décliné en plusieurs séries, il s'est imposé comme un auteur de tout premier plan dans le domaine de la BD fantastique.

     Pourtant, on ne peut pas dire qu'il se montre très inspiré dans cette nouvelle série. Pour en résumer rapidement la teneur, trois hommes sont assaillis par des visions sanguinolentes et par des phénomènes de sorcellerie. Apparemment, ils connaissent la raison probable de ce harcèlement, mais lorsqu'ils font appel à une sorcière pour les protéger, ils lui cachent la vérité. C'est évidemment peu vraisemblable à l'heure où un danger mortel rôde autour d'eux, mais cet artifice permet sans doute à l'auteur de retarder le dénouement.
     Le scénario est donc lent, simple et sans surprise. Seule la personnalité de la sorcière, jeune, belle et dynamique, une théoricienne de la magie qui donne régulièrement des conférences sur le sujet, constitue une bien maigre surprise...
     Cette relative pauvreté pourrait être compensé par la finesse de la psychologie des personnages, mais même pas : le trait est forcé, avec par exemple une scène de bondage qui permet de cataloguer l'un des personnage sans la moindre once de nuance. Sans doute est-elle destinée à ajouter un peu de piment à une sauce assez fade, mais en l'absence d'une réelle profondeur psychologique, on y voit surtout un procédé un peu racoleur.

     Dommage, car le dessin de Defali est agréable, bien qu'avec plutôt moins de caractère que dans Garous. La série s'annonce moyenne, mais on lui laissera une seconde chance à la sortie du prochain tome.

Pascal Patoz          
nooSFere          
15/03/2003          


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