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Album
Projet Atalanta
Série : Aquablue    Album précédent tome 5  Album suivant

Scénario : Thierry CAILLETEAU
Dessins : Ciro TOTA
Couleurs : Florence BRETON

Delcourt , coll. Conquistador, octobre 1998
 
Cartonné
Format 315 x 225
48  pages  Couleurs
ISBN 2-84055-227-2
Couverture
 
Quatrième de couverture
     Dans les profondeurs inexplorées d'Aquablue, Nao et ses compagnons découvrent un spectacle hallucinant : sous un globe translucide, une immense cité sous-marine s'offre à leur regard... Une cité dont les habitants détiennent de précieux secrets, capables de faire basculer l'issue du combat entre les habitants d'Aquablue et les envahisseurs terriens.
Mais il faudra faire vite, car dans la base d'Ulla Morgenstern, le Dr Fershid teste sur des cobayes humains un virus dévastateur, déstiné à éradiquer la population locale.
Tandis que la légion s'entraîne avec des armements ultra-sophistiqués, les combattants des deux camps se préparent à livrer l'ultime bataille, celle dont dépendra le sort d'une planète toute entière.
 
Critiques
     Une chose est sûre : cet album, on l'aura attendu ! Souvenez-vous, c'était il y a cinq ans... Les rebelles d'Aquablue ont été écrasés par la Légion au nom des intérêts de la Texec, qui cherche à s'approprier les ressources de la planète aqueuse. Dans leur débâcle, Nao et ses compagnons tentent de trouver secours auprès d'une entité supposée vivre au plus profond de l'océan et que les indigènes d'Aquablue prennent pour un dieu. Pressés par la Légion et la milice d'Ulla Morgenstern, ils sont sauvés par deux créatures étranges qui les invitent à les suivre. La porte du temple se referme sur eux... La dernière page de Corail noir (le tome 4) titrait alors « La saga d'Aquablue continue... », et nous expliquait que Cailleteau et Vatine s'attaquaient à la suite de la série, tandis que le même Cailleteau, mais avec Tota cette fois, préparait un nouveau cycle dans le même univers...
     Le second cycle, Etoile blanche, est effectivement paru (il est chronologiquement postérieur au premier et s'articule en deux tomes publiés en 94 et 96). Quant au tome 5 d'Aquablue : aucune nouvelle. Jusqu'à ce que, cinq ans plus tard, nous arrive enfin l'album en question avec, surprise, des dessins de Tota ! Quid de Vatine ? Il a tout simplement rendu ses pinceaux. Dommage, vraiment, surtout quant on sait que Projet Atalanta clôture la série... Qui a dit que les auteurs BD n'étaient pas des têtes de lards ?
     Se livrer au petit jeu des comparaisons est probablement ridicule : il est pourtant bien difficile de s'en empêcher, naturellement. N'est pas Vatine qui veut, et en dépit du talent de Tota (bien réel, il faut le reconnaître), son trait n'a pas la finesse ni le dynamisme de celui de Vatine. Cailleteau lui-même semble ici en petite forme. Le scénariste de Cryozone nous livre une conclusion hâtive. Alors que la série gagnait en puissance au fil des tomes, la résolution du cycle proposée par ce cinquième album parait bien mièvre, parfois même limite crédible. Et très rapide ! Il y avait sans doute là matière à développer la fin du cycle en non pas un mais deux tomes. Bref, on ne peut s'empêcher de penser que les auteurs ont décidé d'en finir (pression éditoriale ?) une fois pour toute avec « l'histoire Aquablue » pour passer à autre chose. Quant au lecteur, lui, il reste sur sa faim.
     Au final Projet Atalanta est un volume malgré tout divertissant et d'une qualité fort honorable, n'étaient les albums qui le précèdent, à commencer par Corail noir, le tome 4 de la série, qui est d'une maîtrise époustouflante. Demeure donc une réelle impression de gâchis, de sabotage d'une série en bien des points remarquable. Cailleteau et Vatine se sont engueulés pour des raisons qui ne regardent qu'eux. C'est leur droit le plus strict. Il est néanmoins fort regrettable qu'ils n'aient pas poussé le professionnalisme jusqu'à achever le travail commencé, ne serait-ce que par respect des lecteurs — vous savez bien, le type qui casse ses économies pour acheter quatre albums, attend dix ans pour voir son cycle préféré achevé, lâche à nouveau quatre-vingt balles parce qu'après tout, il faut bien qu'il complète sa collection...

Org          
Bifrost n°11          
01/12/1998          


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