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Le journal du cabinet noir - Septembre 1999

Hélène OSWALD & Pierre Jean OSWALD

Le Cabinet noir n°34, septembre 1999

"Je ne craignais pas de regarder des choses horribles,
mais j'étais épouvanté à l'idée de ne rien voir
"
Edgar Allan Poe.

          Fin d'éclipse...

          Celle, pourtant rituellement estivale, du Cabinet noir a, de toute évidence, déclenché cette année un inquiétant processus d'extinction des astres dans notre galaxie, qui a provoqué un début de panique au sein du gouvernement, dont certains ministres ont été surpris par les caméras en train de fixer, l'air hagard, les espaces intersidéraux, le nez chaussé de lunettes d'extraterrestres de série télévisée...
          Conscients de notre responsabilité "cosmique", nous avons écourté nos vacances et avons, précisément le 11 août, donné à l'imprimeur de la collection le "bon à tirer" des deux livres de septembre.

*

          Dans Les Six Lendemains, James Blish nous raconte, sur le mode haletant du roman noir, l'histoire d'un petit journaliste dont la vie bascule dans le cauchemar, du jour où il se découvre des pouvoirs psi. Pour en sortir, et surtout en sortir vivant, il lui faudra utiliser ces pouvoirs pour mémoriser - et comprendre ! - en un temps record des connaissances scientifiques, telles que la constante de Planck, le principe d'incertitude d'Heisenberg, la théorie de la structure de l'atome de Niels Bohr et tutti quanta... Ce qui lui permettra de neutraliser les scientifiques dévoyés d'une sinistre Confrérie du Psi et, accessoirement, d'échapper à des gangsters alertés par sa chance aux courses, et au FBI, alerté par ses faramineux gains en Bourse. Et, last but not least, d'expliquer scientifiquement ces mystérieux pouvoirs psi, jusque-là fonds de commerce d'occultistes et de charlatans en tous genres, et au passage de résoudre quelques énigmes fondamentales de l'Univers. Un étonnant roman de science-fiction inclassable, donc typiquement Cabinet noir, dont l'auteur a toujours été passionné par la parapsychologie et l'occultisme, que le lecteur, qu'il soit un physicien de haut niveau ou scientifiquement inculte, pourra dévorer comme un roman policier.
          Pas de véritable rentrée du Cabinet noir sans un Fajardie, l'auteur-fétiche de la collection qui l'a inaugurée avec Retour à Zlin. En septembre 98, Les Neuf Cercles de l'Enfer (Cabinet noir n° 17) ont donné le ton d'une année effectivement infernale (pas seulement dans le Cabinet noir !). En ce mois de septembre 99, au seuil d'une année qui s'annonce éprouvante, ne serait-ce qu'en raison des grotesques festivités qui vont se succéder, Chrysalide des villes nous offre une lecture agréablement sarcastique des noirceurs affligeantes de notre temps. Cocktail typiquement fajardien où domine cette fois le délire, ce recueil comporte une curiosité : une nouvelle "oubliée", écrite il y a plus de 20 ans. Mais il ne s'agit nullement d'une oeuvrette de débutant : l'univers et le style de Fajardie y sont déjà très présents.

*

          En octobre, un nouvel auteur fera son entrée dans la collection : Jean-Pierre Andrevon. Auteur, à juste titre, réputé de science-fiction, il nous propose ici un recueil de nouvelles fantastiques, Le Petit Garçon qui voulait être mort. Des récits d'autant plus angoissants que "l'horreur y avance à pas feutrés", pour reprendre une expression du grand Howard Phillips Lovecraft. Saluons au passage France 3 dont l'émission "Un siècle d'écrivains" a consacré en juin à ce dernier un remarquable documentaire. Si l'émission se poursuit au XXV siècle, Jean-Pierre Andrevon sera peut-être à son programme...
          Et Jérôme Leroy, auteur remarqué d'Une si douce apocalypse (Cabinet noir n° 23), réapparaîtra dans la collection avec un recueil de 5 longues nouvelles intitulé (énigmatiquement) La Grâce efficace. Ses (nombreux) lecteurs y retrouveront sa vision pessimiste, souvent tempérée d'humour, de notre avenir proche, déjà lisible dans notre présent. Pour Jérôme Leroy, "le cauchemar a déjà commencé", mais le danger ne vient pas, comme dans la mythique série télévisée des sixties, des extraterrestres : ceux qui ont entrepris d'éradiquer de notre planète toute douceur de vivre ont tous figure humaine. Certains laisseront un nom dans l'Histoire - si elle continue ! - d'autres pas. Mais, si les livres ne disparaissent pas trop vite, Jérôme Leroy laissera certainement le sien dans l'histoire de la littérature. ..
          C'est déjà chose faite pour Colin Wilson. Le Grand Cabinet noir complétera, toujours en octobre, l'édition de sa "trilogie criminelle", dont notre collection a déjà publié La Cage de verre (Cabinet noir n° 13) et Le Tueur (Grand Cabinet noir).

*

          Quant à la suite de notre programme, elle vous confirmera le fait que, malgré la publicité tapageuse faite cet été à une étoile de seconde zone comme le Soleil, le Cabinet noir est le seul véritable astre noir de notre galaxie.

 

Paranoïaquement vôtre,
Hélène et Pierre Jean Oswald
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