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Le droit du serf

Conférence d'Ayerdhal en introduction au « Droit du serf, lettre ouverte aux éditeurs et aux parlementaires » (page 2)

AYERDHAL

1er festival international de SF de Nantes, octobre 2000

          Depuis dix ans que je suis en contact avec des auteurs, je les entends râler sur leurs revenus, sur leurs relations avec les éditeurs, sur les contrats qu'ils signent avec eux et sur la mauvaise exploitation de leurs ouvrages. À les en croire, les éditeurs leur imposent des contrats drastiques, leurs concèdent des droits qui font figurent d'aumône, les traitent comme des vaches à lait interchangeables et corvéables à merci, les spollient de leurs œuvres et ne font pas le moindre effort pour permettre à celles-ci de vivre ou de connaître des existences dérivées. Eh bien tout ça est très embêtant parce que cela signifierait que, en plus d'être d'infâmes exploiteurs, les éditeurs ne font pas leur métier d'éditeur et qu'ils sont de surcroît des imbéciles.
          Heureusement, je suis moi-même auteur et je suis confronté aux mêmes contrats, aux mêmes relations, aux mêmes exploitations de mon travail et, forcément, aux mêmes revenus. Je dis bien « heureusement  », parce que si j'étais étranger au milieu littéraire, j'aurais du mal à avaler qu'il existe un tel décalage entre l'image sociale de l'écrivain – qui en branle pas une pour gagner des millions tout en se gavant de cocktails entre deux émissions télévisées – et ce qu'il présente comme étant sa réalité... et qui est, peu ou prou, je dois bien l'avouer, la réalité. Mais je ne suis pas qu'auteur et, depuis que je suis auteur, je me demande ce qui peut pousser des gens, manifestement cultivés et intelligents, des gens qui font vivre d'autres gens dans des histoires qu'ils concoctent avec une finesse psychologique et sociologique souvent terrible de réalisme, à accepter ne serait-ce que le dixième de ce qui les conduit à geindre.
          Je sais, la plupart de ceux qui ont lu le manifeste et, a fortiori, de ceux qui l'ont signé, ne s'attendaient pas à ce que je préambule de cette manière mais, avant de casser du sucre sur le dos de nos amis éditeurs, il me paraissait urgent de nous mettre en face de notre propre responsabilité  : l'acceptation ou, pour être moins positiviste, le renoncement. Car il faut au moins deux parties pour signer un contrat et que la raison du plus fort survit assez mal à la coallition des plus faibles. Ou, en clair, il ne peut pas y avoir d'autre réponse à mes interrogations sur la pérennité du fait établi que celle de l'isolement, pour ne pas dire isolation, de l'auteur individu face à l'éditeur personne morale. Les éditeurs jouant d'ailleurs volontiers le jeu du privilège individuel et du traitement particulier... avec des auteurs qui sont, eux, facilement individualistes et souvent allergiques à tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à une organisation.
          Cette façon quasi institutionnelle d'exploiter le « diviser pour règner  », poussé jusqu'à l'octroi de récompenses et la distribution de punitions, aurait en tout cas tendance à démontrer que les éditeurs ne sont pas des imbéciles. Elle ressortit aussi à un comportement plus général qui positionne l'éditeur comme « adulte  » face à des auteurs « enfants  », immatures, irresponsables et incapables de conceptualiser le monde – entre guillemets du livre – dans sa globalité. Cette dualité est encore plus flagrante quand on se réfère à l'absence totale de transparence, voire de transversalité, entre la création littéraire, équivalente au monde onirique des enfants avec l'aspect ludique pour principal moteur, et l'exploitation commerciale de cette création, représentation du monde réel avec son écologie, ses vraies règles et ses vraies contraintes, bref son réalisme, souvent appelé économique, que les enfants ne peuvent pas comprendre. Ainsi, pour le bien être de ses innocents, bien être que nous appellerons « meilleure exploitation de l'œuvre pour l'intérêt des parties  », l'éditeur déterminera lui-même les prérogatives de l'éditeur et décidera, seul, de tout ce qui concerne cette exploitation, depuis la présentation de l'ouvrage jusqu'à la cession à des tiers en passant par sa promotion. Ainsi, surtout, il dicte le contrat dans toutes ses clauses, accaparant l'intégralité des droits d'auteur et concédant au goutte à goutte les menues dérogations et autres petits bonus qui permettront de distinguer l'élève Lupin de l'élève Tourteau.
          Or, concernant les prérogatives éditoriales, il ne peut y avoir que deux cas.
          Soit, parce que détenteur d'un savoir technique et disposant d'outils analytiques performants lui permettant de déterminer rationnellement la plus efficace façon de présenter, de promouvoir, de commercialiser et de faire vivre l'ouvrage, l'éditeur offre réellement à l'auteur la meilleure exploitation de son travail. Auquel cas l'auteur ne peut qu'évaluer la quote-part revenant à chacun pour le boulot effectué et, accessoirement, la juger déséquilibrée.
          Soit, parce que ses compétences se limitent à des champs intuitifs et à son expérience du marché, pondérés par sa politique éditoriale et des goûts d'ordre personnel, l'éditeur n'offre rien de plus à l'auteur que le flou artistique dans lequel celui-ci a l'habitude de travailler. Auquel cas l'auteur est en droit de douter des résultats et d'estimer que les choix éditoriaux n'ont pas permis à l'ouvrage de connaître sa meilleure exploitation.
          Inutile de vous dire que, quel que soit le respect qu'on peut avoir pour le travail effectué par certains éditeurs, il n'est pas possible de croire en l'existence d'un pragmatisme éditorial et, conséquemment, d'un déterminisme littéraire. D'un côté comme de l'autre, on travaille à l'inspiration sur les bases de l'empirisme, du postulat et du tâtonnement expérimental. Alors pourquoi l'auteur n'a-t-il pas, d'une part, le droit de regard sur les choix éditoriaux et, d'autre part – et c'est beaucoup plus important –, la possibilité de dénoncer un contrat quand il estime que l'éditeur n'a pas ou mal ou ne fait plus son travail  ?
          Pourquoi... alors que l'éditeur, lui, peut à n'importe quel moment décider de suspendre ou d'arrêter l'exploitation d'un ouvrage sans dénoncer le contrat, sans en faire part à l'auteur, sans lui rendre ses droits et sans encourir la moindre pénalité. Il lui suffit, par exemple, de ne plus le mettre en place, de conserver un stock minimal et de réimprimer à la demande en recourant à l'édition-flash. Moyennant quoi, parce qu'on ne sait jamais – l'élève Tourteau pourrait connaître un destin insoupçonnable et devenir Guy Degrenne – , l'éditeur conservera les droits sur un ouvrage qu'il n'exploite pratiquement plus jusqu'à soixante-dix ans après la mort de l'auteur à qui l'ouvrage n'aura rapporté que des cacahuètes.
          Pendant ce temps, au pays des adultes, les éditeurs signent entre eux des contrats de cession d'une durée limitée à cinq ans qu'ils peuvent dénoncer sans justification par une vulgaire lettre recommandée. Pour le passage en poche, pour la traduction, pour tout... un tout que je nommerai droits dérivés, parce qu'ils ne sont pas le fruit de l'exploitation directe de l'éditeur. Étonnant ce monde à deux vitesses, non  ? D'un côté, on prend tout pour tout le temps. De l'autre, on prête un petit peu pour cinq ans. D'un côté, on demande à l'auteur de faire la preuve de la défection et on s'accorde un an pour se retourner. De l'autre on se dit simplement « Il te reste six mois pour exploiter le bouquin que je t'ai vendu  ». Et le plus surprenant, c'est qu'il s'agit au départ du même produit, produit de l'esprit de l'auteur. Ce qui devrait nous inciter à mener d'intéressantes réflexions sur la hiérarchie des propriétés dans le cadre du fameux code de la propriété intellectuelle, hiérarchie s'apparentant elle aussi à la dualité adulte-enfant. Dans le monde des rêves, on dirait que le plus important serait la propriété incorporelle qui ferait que l'auteur aurait tous les droits exclusifs et opposables à tous sur son œuvre. Dans le monde réel, on sait bien que le seul droit « incorporel  » qui compte est celui de cèder tous les autres, de préférence en un seul package, pour que puisse enfin s'exprimer le vrai droit, celui sonnant et trébuchant qui découle de la propriété de l'objet matériel. D'ailleurs comment va-t-on rémunérer l'auteur si ce n'est – et uniquement – sur ce que rapporte l'objet matériel  ?
          Soyons réalistes  ! Que diable  ! Pourquoi se priver quand la seule culture nationale que l'état, les collectivités régionales ou locales – et les médias qui s'en font l'écho – défendent bec et ongles est celle du vin, du fromage et du foie gras  ? Encore une question qui devrait conduire à une réflexion plus générale sur la culture littéraire, la valeur et la place qu'on lui accorde et son importance dans les mondes présent et à venir.
          Bref. Pour revenir sur les droits dérivés, sans m'attarder sur la pratique éditoriale largement évoquée dans le manifeste et qui consiste à tous les accaparer, se pose la question de savoir quel métier exerce l'éditeur à leur égard, donc quels services il offre à l'auteur. Et, au-delà, quelles sont ses compétences et que met-il en œuvre pour remplir sa part du contrat  ?
          Le métier que j'évoque, vous le connaissez tous. C'est celui d'agent. C'est aussi un très gros mot dans le milieu éditorial, surtout lorsqu'il est prononcé par un auteur français. Les éditeurs ne veulent pas entendre parler d'agent – pour les auteurs du cru uniquement, ils traitent allègrement avec ceux de nos collègues étrangers – sous prétexte que... Pour résumer, disons que les agents sont des parasites inutiles de la chaîne alimentaire, genre succubes, voyez  ? Non content de méconnaître le produit et de fausser le marché, l'agent serait un intermédiaire de plus qui vampiriserait l'auteur.
          Je veux bien, mais d'une part il n'est vraiment pas cher ce vampire-là avec ces 15 % de commission – en moyenne, car ça peut descendre jusqu'à dix et grimper jusqu'à vingt – comparés aux 50 % que s'attribue l'éditeur pour... pour remplir le même office  ? C'est ici qu'on en arrive à mon « d'autre part  ». D'autre part, si je ne suis pas content de la prestation de l'agent, je suis libre de dénoncer le contrat sans nécessairement passer par la case tribunaux, surtout s'il est bordé dans le temps, alors que si je ne suis pas satisfait des performances de l'éditeur en matière de représentation artistique ou commerciale, appelez-la comme bon vous semble, je ne peux même pas lui retirer les droits dérivés sans rompre le contrat d'édition, avec les galères judiciaires et financières que cela entraîne.
          Il serait faux de dire péremptoirement que les éditeurs ne remplissent pas leur rôle d'agent. Quelques uns sont même équipés pour le faire. Entendez qu'ils rémunèrent une ou plusieurs personnes pour cette seule activité, ou qu'ils la délèguent à des professionnels extérieurs. Oui, oui, c'est vrai, ça existe. Pour commettre un euphémisme, je dirai que c'est très très loin de concerner tous les ouvrages, tous les auteurs et tous les débouchés potentiels et j'ajouterai volontiers qu'on ne fait le boulot que sur des coups sûrs ou disons... évidents, mais un agent ne ferait pas mieux et, en tout cas, ne s'y prendrait pas autrement. S'il y a parmi mes petits camarades de servitude, un auteur qui pense qu'il lui sera facile d'intéresser un agent à son cas, que celui-ci se défoncera pour lui et qu'il suffira de lui mettre un roman dans les pognes pour que Spielberg en achète le scénario et qu'il soit traduit en vingt-quatre langues, je lui recommande vivement un zest d'humilité et six semaines de méditation dans un asile psychiatrique.
          Par contre, je ne doute pas que nous puissions aider nos partenaires éditeurs à exercer effectivement ce qui est in extenso leur second métier, en distinguant clairement le contrat d'exploitation littéraire de celui de représentation artistique, dûment délimité, particulièrement en termes de durée et d'attribution de compétence. Car on ne fait jamais mieux que ce qu'on est obligé de faire, si vous me pardonnez cette sentence de cuisine, et que les contrats d'édition, tels qu'ils existent aujourd'hui, n'engagent pas les éditeurs. Non seulement ils n'ont aucune obligation de résultat, mais ils ne sont même pas tenus de faire semblant. Entendez par là que rien ne les contraint à rechercher la moindre exploitation dérivée et encore moins à justifier de leurs efforts.
          Très rapidement et en vrac, parce que le délai que je m'étais auto-imparti tire sur le prolongement de sa fin, je voudrais aborder deux trois points qui reviennent comme une antienne dans les discussions entre auteurs non sans quelque inquiétude parfaitement justifiée.
          Le prêt en bibliothèque, d'abord, et la fumeuse question du droit d'auteur soulevé par les tenants du prêt payant. Il y a là deux problèmes bien distincts dont il convient de cerner les enjeux.
          Premièrement  : quel droit d'auteur  ? Celui que nous cèdons par contrat à l'éditeur et qui est afférent à la propriété de l'objet matériel  ? Ou celui de propriété incorporelle sur l'œuvre de l'esprit  ? La gratuité du prêt lèse-t-elle le propriétaire de l'objet matériel – au demeurant éditeur – en le privant de ventes  ou le créateur de l'œuvre de l'esprit en diffusant la dite œuvre sans compensation financière  ?
          Certains, dont je tairai le nom ou la raison sociale pour ne surtout pas leur faire de pub, se sont amusés à conduire des études ou à exploiter les études réalisées dans d'autres états pour avancer des pertes chiffrées. Genre  : « puisque un bouquin sort en moyenne n fois par an des rayons d'une bibliothèque, qu'il existe x bibliothèques de langue française, le manque à gagner global se monte à y millions de francs ». Parmi eux, quelques petits futés ont joué à pondérer la somme finale en fonction de considérations marketing hautement éclairées qui ramènent la spoliation à des quotas socialement plus acceptables. Mais personne n'a été foutu de prouver qu'il était capable de vendre des bouquins – ou quoi que ce soit d'autre – à des gens qui n'en achètent pas sous prétexte, pour la plupart d'entre eux, qu'ils n'en ont pas les moyens.
          Ce qui me permet d'embrayer sur mon deuxièmement  : la fonction du prêt gratuit est de permettre aux moins favorisés d'accéder à la culture. Elle s'inscrit directement dans l'esprit de la déclaration universelle des droits de l'homme et dans la lettre de l'article 27 de cette même déclaration. Elle est partie prenante de la conception laïque et républicaine de l'égalité, garante de la liberté de circulation des idées et, hélas, l'une des rares et dernières manifestations de solidarité nationale. Vous avez entendu  ? J'ai prononcé les trois mots qui ornent les frontons de beaucoup de nos écoles et mairies. Eh bien, les principes qui sont derrière ces trois mots j'y tiens et je ne permettrai pas que l'exploitation de mon travail serve à les baffouer. En terme de propriété intellectuelle, cela s'appelle droit moral.
          Au passage, vous aurez noté que j'ai tranché – et le code de la propriété intellectuelle avec moi – sur la question de savoir « quel droit d'auteur  » est concernée par le prêt gratuit et lequel ne l'est pas.
          C'est dans cet esprit que le manifeste réfute le prêt payant et suggère une compensation fiscale prenant en compte, non pas une spoliation commerciale, mais la contribution des auteurs à la culture et à l'éducation nationale.
          Dernier point, enfin, l'édition en ligne. Je commencerai par rappeler que lorsque un éditeur papier use des services d'un éditeur en ligne pour commercialiser les livres de son catalogue sous leur forme librairie, cela s'apparente à de la VPC et l'éditeur en ligne ne peut être assimilé qu'à un revendeur. L'auteur perçoit ses droits normaux sur le prix librairie. Les coûts de distribution et de diffusion étant différents de ceux du circuit classique, il reste à évaluer les marges de chacun, mais ce n'est pas le problème de l'auteur.
          A contrario, l'édition proprement numérique d'un ouvrage est bel et bien une exploitation dérivée du dit ouvrage. Le terme dérivé étant ici abusivement employé, puisque l'édition numérique peut très bien précéder l'édition papier, voire s'y substituer. L'éditeur papier cédant l'exploitation numérique d'un ouvrage à un tiers agit ainsi en tant qu'agent de représentation de l'auteur et doit donc être rémunéré comme tel – je fais référence au contrat d'exploitation des droits de représentation artistique préconisé par le manifeste. Mais attention, même si l'éditeur papier possède son propre outil d'édition numérique – cas de figure qui deviendra rapidement majoritaire s'il faut en croire la tendance actuelle – les deux exploitations ne sauraient être confondues dans un même contrat. D'une part, il s'agit effectivement de deux objets matériels différents qui peuvent même devenir très différents, grâce notamment à l'adjonction de petits plus numériques (images, sons, dictionnaires, etc.) et à l'élaboration d'outils interactifs. D'autre part, les coûts d'exploitation de l'une et l'autre édition n'ont aucun rapport. Il n'est certes pas envisageable de donner 50 % de droits à un auteur sur le prix de vente de l'édition librairie, il serait indécent de lui offrir moins sur celui de l'édition numérique.
          Le cas e-book étant encore différent puisque, à l'instar de ce qui se passe dans l'univers du jeu vidéo avec les fabricants de console, il est à craindre que ce sont les fabricants de lecteurs e-book qui dicteront les normes et les lois du marché. Au passage, il ne faudra pas s'étonner de les voir racheter des groupes d'édition dans le monde entier. L'univers éditorial et la création littéraire prendront alors une tournure... euh... fort différente de celle que nous connaissons aujourd'hui. Mais nous sommes, en tout cas ici et maintenant, des gens de science fiction, n'est-ce pas, et nous ne sommes pas misonéistes  ? Donc, à défaut de nous réjouir, anticipons.
          D'ici là, de la même façon que j'engage l'état, les états, à prendre conscience qu'il n'y a pas de culture et fort peu d'éducation sans écrivain, j'incite les éditeurs à comprendre qu'il n'y a pas d'édition sans auteurs. Nous sommes le premier et le seul maillon indispensable à toute la chaîne « alimentaire  » du biotope littérature. Or nous sommes majoritairement ceux qui bouffent le plus mal. C'est normal, me direz-vous, puisque le principe de toute chaîne alimentaire c'est, justement, que le plus petit soit mangé par un plus gros, lui même mangé par un plus gros, etc.
          C'est précisément parce que beaucoup de gens ont tendance à trouver ça normal que nous avons décidé de faire valoir le droit d'auteur par l'intermédiaire du Droit du serf.

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