Christian Grenier, auteur jeunesse
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Ses tirages, les chiffres …
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     Oui, dans une quinzaine de pays : Allemagne, Argentine, Brésil, Canada, Chine, Corée, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Grèce, Italie, Japon, Portugal, République Tchèque, Suède... Tous mes ouvrages chez Bayard existent aussi en Braille, à destination des malvoyants.




     En trente ans, j'en ai bien sûr obtenu plusieurs.
     Dans les années 70, les prix n'étaient pas très nombreux en littérature jeunesse.
     Mon troisième roman, La Machination, a décroché en 1972 le “ Prix ORTF ” ( le prix de la radio et de la télévision ). Décerné sur manuscrit par un jury de neuf spécialistes, c'est d'ailleurs ce prix qui m'a en quelque sorte “ lancé ”. Il m'a été remis par Pierre Tchernia, je suis passé aux informations, mon roman a été très vite publié, traduit, adapté au “ théâtre de l'étrange ” à France-Inter. J'ai été célèbre... vingt-quatre heures !
     Les Cascadeurs du temps a obtenu en 1976 le Grand Prix du Salon de l'Enfance.
     Par la suite, prix et sélections se sont multipliés dans le domaine jeunesse.
     Aujourd'hui, de nombreuses villes décernent des prix ( j'ai obtenu par exemple ceux des de Brest, Brive, Châteaubriant, Grenoble, Metz, Montélimar.. ) — sans parler des prix décernés maintenant par les collèges !
     A mes yeux, les prix les plus importants que j'ai obtenus sont sans doute :
     — Le Grand Prix de la Science-Fiction Française ( pour Le cœur en abîme en 1988 )
     — Le Grand Prix européen ( pour L'OrdinaTueur en 1998 )
     — Le Tam-Tam de Montreuil ( pour La Fille de 3ème B et Le Pianiste sans visage en 1997 et pour L'OrdinaTueur en 1998 )
     — Le Grand Prix de l'Imaginaire ( pour les quatre romans du cycle du Multimonde en 1998 )



     Bien sûr ! C'est le signe pour un auteur que son ouvrage a été lu, apprécié, plébiscité.
     Pour un jeune auteur, c'est toujours très gratifiant, cela lui permet de mieux se faire connaître et de prendre confiance en lui.
     Pour un vieil auteur comme moi, c'est évidemment différent... mais cela rassure et prouve que l'on est toujours “ dans le coup ” !



     C'est très variable : dans le domaine jeunesse, les livres vivent souvent plus longtemps qu'ailleurs, parce que le public se renouvelle. Il arrive qu'un ouvrage se vende peu et mal dès sa sortie ; l'éditeur le retire alors du catalogue au bout de quelques mois mais en général, on laisse sa chance à un roman pendant deux ou trois ans.
     Quand un livre se vend, l'éditeur le réédite sans cesse jusqu'à ce que les lecteurs le boudent. Une nouvelle chance est parfois laissée à un roman quand, après sa disparition provisoire, un nouvel éditeur le réédite quelques années plus tard.
     Parmi tous mes ouvrages, on trouve tous les cas de figure : ceux qui se vendent régulièrement depuis 25 ou 30 ans, ceux qui disparaissent en deux ou trois ans et un assez grand nombre qui ressortent — ceux-là, en général, je les réécris !
     Habituellement, quand l'éditeur constate qu'un ouvrage se vend très mal, il solde les exemplaires restants, ou il propose à l'auteur de racheter le stock à un petit prix !
     Dans le domaine de la littérature générale, il arrive souvent qu'un roman se vende pendant les trois mois qui suivent sa sortie... après quoi plus personne ne l'achète. C'est là un phénomène rare en littérature jeunesse. Mais chaque année, sur les milliers de nouveautés, il reste peu d'ouvrages qui seront toujours là dix, vingt, trente ans plus tard ! Aujourd'hui, il serait intéressant de faire le total des romans ( jeunesse ou non ) qui se vendent toujours cinquante, cent ou cent cinquante ans après leur parution...
     Cela rendrait les auteurs sûrement très modestes !



     Je l'ignore, je ne cherche pas à battre des records !
     Mais j'écris depuis plus de cinquante ans. Si je n'étais plus publié cela ne m'empêcherait pas d'écrire. C'est une passion, un besoin — et le fait d'être édité constitue évidemment davantage un encouragement qu'un frein !



     La plupart des créateurs ne prennent pas leur retraite...
     A quatre-vingt douze ans, Henry Troyat écrit toujours... Au même âge, juste avant de mourir, Picasso peignait encore — et ce n'était pas parce qu'il avait besoin de reconnaissance ou d'argent !
     Qui sait ? Peut-être que ma vie d'écrivain ne fait que commencer...

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Dernière mise à jour du site le 11 novembre 2018
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