Christian Grenier, auteur jeunesse
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Sa vie, ses goûts
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     Je me suis marié en 1965 avec Annette, que je connaissais depuis sept ans.
     Nous avons deux enfants, un garçon et une fille.
     Sylvain est né en 1968. Je lui ai communiqué ma passion pour la spéléologie. Mais il est devenu... informaticien ! Il habite dans le Lot, à Cahors. Il est marié et il a deux filles, Estelle née en 1996 et Camille née en 2000.
     Quant à Sophie, elle est née en 1970. Elle habite et travaille à Paris, dans une entreprise franco-allemande où elle assure le secrétariat dans ces deux langues qu'elle parle couramment. Elle s'est mariée en l'an 2000 et une petite Laura est née en Septembre 2003. Nous sommes donc trois fois grands-parents.


     Annette, ma femme, est ma première et fidèle lectrice depuis 1958.
     C'est à elle que je confie toujours en priorité mes manuscrits.
     J'envoie ensuite mon texte à ma fille qui me donne elle aussi son avis.
     Annette a lu à peu près tout ce que j'ai écrit... et tout ce que j'ai publié !
     Sophie, elle, n'a pas tout lu. Il y a eu une époque où elle était trop petite pour lire mes récits de SF. Mais depuis une bonne dizaine d'années, elle a lu absolument tout ce que j'ai publié.
     Sylvain, lui, a peu à peu décroché depuis quelques années. Son travail, sa famille, ses amis, l'informatique et la spéléologie l'occupent en priorité. Et je crois qu'il n'a pas lu mes derniers romans. Nous en parlons d'ailleurs très peu et c'est sans importance : entre lui et moi existent des liens et des sujets de conversation plus forts et passionnants que ma production récente !




     Non. Elle se contente de lire mes manuscrits et de me donner son avis. Parfois, elle note ses remarques au crayon dans la marge. Elle ne me donne pas d'idées... et ce que j'écris n'est pas non plus le sujet principal de nos conversations !




     Je vis avec Annette, mon épouse, dans un village du sud-ouest du Périgord : Le Fleix.
     Nous habitons, au milieu du village, une grande maison située à cinquante mètres de la Dordogne. Ecrire entraîne une vie sédentaire : il m'arrive de ne pas quitter la maison et mon bureau pendant plusieurs jours d'affilée. Mais le téléphone me permet de garder quotidiennement le contact avec nos enfants ( qui habitent Cahors et Paris ), nos amis et les éditeurs.
     Habituellement, j'écris l'hiver et l'été.
     Le printemps et l'automne sont réservés aux déplacements : je rencontre en effet beaucoup de jeunes lecteurs et je participe à de nombreux Salons du Livre, notamment en avril-mai et en octobre-novembre.
     Notre vie n'a rien d'exceptionnel ni d'original...
     Nous nous levons tôt, surtout en été, avec le soleil, pour profiter de la terrasse, du jardin, des oiseaux, de la pelouse et des écureuils. C'est Annette qui se charge des courses et des repas. Notre village de 1350 habitants est très animé et nous avons de nombreux commerçants : boulangeries, boucherie, épicerie, pharmacie...
     La région abrite beaucoup d'artisans, d'agriculteurs, de maraîchers et de viticulteurs. Autour de nous, la forêt de la Double exceptée, c'est le domaine de la vigne, du tabac et des arbres fruitiers : kiwis, pommes, prunes. L'animal le plus courant ici est... le canard !
     En 1990, nous avons été très facilement accueillis et acceptés par tous les habitants du village.
     Une mention spéciale pour nos amis de La Poste, que nous voyons deux fois par jour, le matin quand Annette va chercher le courrier dans la boîte postale, et l'après-midi quand nous apportons lettres et paquets au guichet. Je suis sans doute le meilleur client, avec plus de mille envois chaque année !



     Paris, j'y suis né. Pendant vingt-cinq ans, Annette et moi y avons vécu et travaillé.
     Quand j'ai compris, en 1990, que je pouvais peut-être vivre de ma plume, nous habitions depuis quinze ans en banlieue dans un appartement que nous venions de finir d'acquérir, à tempérament bien sûr ! Sylvain devait partir au service militaire, Sophie souhaitait boucler sa licence d'Allemand ailleurs qu'à la Sorbonne. Rien ne nous retenait plus dans la région parisienne. Nous avions envie de nous mettre au vert.
     Nous avons vendu ( en un quart d'heure ! ) notre appartement et acheté cette maison dans le Périgord.
     Ecrire loin de Paris n'est pas un problème, au contraire. Avec le téléphone, le fax et Internet, les relations avec les éditeurs sont faciles.



     Non. Nous allons à Paris deux ou trois fois par an, rarement davantage. Et si notre fille n'y vivait pas, nous y viendrions peut-être encore moins !
     La vie culturelle parisienne est certes très agréable... quand on a du temps et un peu d'argent ! Mais croire qu'il n'y a pas de salut hors Paris est une erreur, et c'est un vieux Parisien qui l'affirme. Il existe en province une vie culturelle intense : théâtre, concerts, festivals, manifestations diverses... sans parler de la vie associative dix fois plus active que dans la capitale.
     N'oublions pas que j'ai longtemps vécu à Paris. Je n'ai pas tout visité, je n'ai pas tout vu. Mais il fut un temps, quand je travaillais pour Gallimard, où je circulais chaque jour à moto dans Paris pour aller à la pêche aux documents chez diverses agences de presse.
     Aujourd'hui, je ne suis pas en manque. Lors de mes rares séjours à Paris, j'en profite évidemment pour déjeuner avec l'un ou l'autre de mes éditeurs, voir quelques amis, faire un saut au quartier latin, flâner sur les quais de Seine... et acheter ici ou là quelques disques et pas mal de livres !



     C'est une trop longue histoire pour la raconter ici en détail, mais je le fais volontiers de vive voix quand on me sollicite.
     Disons pour résumer qu'à l'origine de ce choix, il y a eu un anniversaire particulièrement réussi, en 1986, le jour où j'ai fait la surprise à Annette de l'enlever pour deux jours. Oui : une véritable prise d'otage programmée avec la complicité de ma fille. Le choix du Périgord ? Nous ne connaissions pas cette région et mon vieil ami Michel Jeury qui à l'époque habitait Issigeac, nous pressait de venir la visiter.
     Pendant ces deux jours exceptionnels, nous sommes tombés amoureux du vieux Bergerac et des bords de la Dordogne.
     Il faut aussi avouer que ne sont pas étrangers à ce choix notre amour des vieilles pierres, des grottes, des châteaux, d'une région particulièrement riche en histoire, en monuments, en événements. Et puis la douceur de vivre, la qualité de l'accueil, le climat et la gastronomie ont aussi une large part dans notre décision !

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Dernière mise à jour du site le 11 novembre 2018
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