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Bibliographie commentée et par genres des romans de Pierre Pelot

Raymond PERRIN

nooSFere (Nouvelle édition, revue, augmentée et mise à jour en 2004), septembre 2004

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XI POLARS, THRILLERS, ROMANS NOIRS OU RECITS D'HORREUR.



A) policiers dans les collections destinées à la jeunesse.


     Le Père Noël s'appelle Basile / P.Pelot. — Syros, 1993. — (Souris Noire Plus ; 35) Ill. M. Daniau. (J,P) ; N. E. : Syros, 1996. — (Souris Noire ; 46)
     N.E. : Syros-Jeunesse, 1998. (Souris noire ; 17)
     La veille de Noël, l'enfant Basile suit sans méfiance un adulte qui se dit l'ami de son institutrice. Il comprend enfin qu'il mène l'agresseur vers sa victime. Il doit vaincre l'angoisse.
     Une histoire finement ciselée tant dans l'écriture que dans son climat. Un enfant, en partageant ses rêves de dinosaures et de Père Noël, empêche la folie furieuse d'éclater. Un clin d'œil à ceux qui dénoncent trop vite chez Pelot une violence systématique et désespérée.

     Le Rire du noyé (roman-photo) / P. Pelot, J-Y. Camus et des adolescents de Vandeuvre. Bibl. mun. de Vandeuvre-les-Nancy, 1995.
     Les quatre de la bande n'en croient pas leurs yeux quand ils voient des clochards noyer Pipoye dans le canal. Ils seront encore plus surpris en entendant le rire du noyé, surgi de l'eau glacée.
     Un ouvrage collectif où il serait vain de chercher la « patte » de Pelot.

     Cimetière aux étoiles / P. Pelot ; ill. Jacques Ferrandez.
     — Paris : Syros, 1999. — 91 p. couv. ill. en coul. de J. Ferrandez, 17 cm. &9;
     — (Souris noire poche ; 39)
     Junior Pierrot et sa copine Béguinette, deux adolescents, veulent, comme ils disent, voir la « fosse communautaire » du cimetière. Mais au cours de leur visite nocturne, ils remarquent un homme bien vivant qui marche entre les tombes avant de disparaître. Quand ils ont reconnu dans cet homme le père de Junior Pierrot, la silhouette qui s'était arrêtée devant la tombe d'une jeune fille assassinée en 1975, leur imagination n'arrête pas délirer...
     Un « faux policier » mais un clair récit, fort bien construit.


B) dans les collections pour adultes.


     Du Plomb dans la neige / P. Suragne. — Fleuve noir, 1974. — (Spécial-police ; 1138). Ill. de M. Gourdon. Adapté en B.D. électronique par P. Leçon en 1983, dessins de Patrick LEFKO. (FR, Nancy) (P,V)
     Arrivés au hameau enneigé de Pierre-Fendre, après un hold-up sanglant à Mulhouse, des truands tombent dans un piège. Le survivant Go et l'autochtone, David, se reconnaissent et partent ensemble à cheval... Est-ce pour une fuite ou un règlement de comptes ?
     Premier roman policier publié, de facture assez classique, intéressant surtout pour le portrait de Madeleine, l'épouse de David qui ignore le passé trouble de son compagnon.

     Les Grands méchants loufs / P. Suragne. — Fleuve noir, 1977. (Spécial-police ; 1351) Ill. de M. Gourdon. (P)
     Les deux auteurs de la médiocre série « Gerry Lamen » sont menacés de mort par un mystérieux « Nettoyeur ». L'écrivain Julius est las d'écrire « ces merdes » indignes de son talent, tandis qu'Albin Misardi, qui passe pour le « Maître », empoche la majorité des bénéfices ...

     L'Eté en pente douce / P.Pelot. — Kesselring, 1980. (N,V) + édition en braille. ; N.E. : — Fleuve noir, 1981. — (Engrenage ; 35) ; Rééd. : — Paris : Fleuve noir, 1987. — (Grande diff.) ; N.E. : — France-Loisirs, 1987. N.E. ; N.E. : — J'ai lu,1992. — (J'ai lu roman ; 3249). N.E. : — Gallimard, 2001, (Folio Policier ; 210). Adapté en film par G. Krawczyk en 1987.
     Installé dans la maison de sa mère décédée, avec son frère Mo à la « cervelle de gosse », et sa plantureuse amie Lilas, Fane, handicapé à une main depuis l'enfance, croit avoir enfin trouvé un sort meilleur.
     Mais il est victime de la convoitise de voisins garagistes qui veulent s'emparer de sa maison, coincée entre leurs bâtiments, pour agrandir leur installation. Et la beauté de sa compagne suscite bien des jalousies.
     Ce roman noir d'un été propice à l'embrasement des sens, aux personnages faussement rudes et tendrement pudiques, est aujourd'hui mieux connu grâce au film talentueux de Krawczyk, même si la fin est nettement plus édulcorée dans l'adaptation que dans le récit initial, réécrit depuis par Pelot pour le théâtre. Les lieux vosgiens de l'action sont méridionaux dans le film : preuve de la vérité universelle des personnages.

     La Forêt muette / P. Pelot. — Albin Michel, 1982. — (Sanguine) (N,V)
     N.E. : — Verticales, 1998. — 190 p. 21 cm. Rééd. Seuil, 2000. Coll. Points
     Pendant la pause d'une coupe de bois difficile, les bûcherons Charlie et Diên voient venir vers eux une fille à la beauté fascinante. Elle tourne l'esprit des hommes trop esseulés.
     C'est autant un polar qu'un récit fantastique d'une construction ambiguë et habile. Le lecteur ne sait plus si Charlie était seul ou en compagnie de Diên lorsque survint cette apparition blonde.

     Pauvres zhéros / P. Pelot. — Fleuve noir, 1982. — (Engrenage ; 48) (N,V) N.E. : Car rien n'a d'importance, 1995. (Crimes)
     Darou, un marginal pitoyable, croit aux « estraterrests ». Quand il rencontre un enfant trisomique égaré de son hospice-orphelinat, il le capture. Son copain Nanase aggrave lamentablement les faits.

     La Nuit sur terre / P. Pelot. —  Denoël, 1983. — (Sueurs froides ; 16) (N,V) ; N.E . : Presses Pocket (Terreur ; 9171), 1997.
     L'épouse infortunée Josiane Halmer ne s'attendait pas à être kidnappée par son voisin, Clamessey, éleveur, « corbeau » et vengeur biblique. Les entrailles d'une scierie vosgienne cachent un univers monstrueux insoutenable.
     Roman noir et récit de terreur, ce livre dont la langue est superbe, est un des meilleurs de Pelot, virtuose du frisson. On ne sort pas indemne de cette plongée infernale et horrible.

     Le Cri du prisonnier / P. Pelot. — Fleuve noir, 1983. — (Engrenage ; 77) (N,V)
     Le désir d'être père perturbe davantage Max, romancier sur le déclin, que les infidélités de sa femme Kim. Quand il part en emmenant la petite Clémentine, le drame paraît irrémédiable.

     Roman toc / P. Pelot. Fleuve noir, 1985. — (Spécial-police ; 1952) (P)
     Quadragénaire las, le voyageur de commerce Jack Méridien rencontre au restaurant une jeune fille qu'il découvre le lendemain dans sa voiture. Il l'emmène mais il est suivi par le père. Le drame fait long feu.

     L'Heure d'hiver / P. Pelot. — Fleuve noir, 1985. — (Spécial-police ; 1956) (P,V)
     Dans sa maison sans eau courante, le vieux Sylvain Pluie se plaît en compagnie de son chat. Quand un chasseur imbécile tue l'animal, Sylvain désemparé veut revoir sa première fiancée.

     (Le Méchant qui danse) / P. Pelot. — Fleuve noir, 1985. — (Spécial-police ; 1964) Ill. C. Brignonne. (P,V)
     N.E. : Rivages, 2000. (Rivages/noir ; 370)
     Lorsque Jocco est abattu dans son atelier d'une balle en plein front, d'origine inconnue, sa femme Mi-Ange crie vengeance contre ses beaux-frères de la famille Malheur, et part en guerre en lançant sur les routes sa progéniture surexcitée.

     Noires racines / P. Pelot. — Denoël, 1985. — (Sueurs froides) Ill. C. Eberoni. (N,V) N. E. : — Denoël, 1997.
     Abandonné dans un « bled » de la Haute-Saône par ses copains de bal, Popeye, le souffre-douleur naïf, est recueilli par le vieux Noé qui lui met sa fille Lise dans les bras. Gare à Jeudi, le jumeau teigneux, encore plus Zinzin que le père !
     Un pauvre bougre esseulé, catalyseur d'un drame familial imminent.

     Natural killer / P. Pelot. — Vertiges publications, 1985. (N,V)
     N.E. revue et corrigée : Rivages, 2000. Coll. Rivages-Noir.
     Un écrivain professionnel, esseulé et dans un creux de vague, reçoit la visite d'un lecteur fanatique encombrant. Prisonnier de ses fantasmes, le romancier appelle au secours.
     Mal édité, peu connu, ce faux roman criminel, heureusement réédité dans d'excellentes conditions en 2000, permet à Pelot de se mettre à nu comme jamais il ne l'a fait. Dans une langue poétique envoûtante, à travers le duel de mots d'un écrivain auto-enfermé et d'un lecteur trop admiratif, il démystifie son propre métier.

     Purgatoire / P. Pelot. —  Fleuve noir, 1986. — (Gore ; 34) (H)
     Dans son hôpital-hospice, l'adipeux docteur Encken se livre à de bien curieuses expériences sur des femmes « rappelées » à la vie. Il mêle à ses turpitudes l'orphelin Cole dont il est le tuteur.

     Aux chiens écrasés / P. Pelot. Fleuve noir, 1987. — (Gore ; 59) (H)
     Une famille s'installe dans le logement délabré d'une vieille usine. Nadine, la mère, et son ami Lucien sont absents lorsque le chien Naja attaque les enfants Jérôme et Marjorie. Horrible !

     Le Seizième round / P. Pelot. Messidor, 1990. — (LF 12) Ill. R. Botti. (RCAd, P, V)
     Solitaire et reclus dans une maison isolée, l'ancien boxeur Clay apprécie les services amicaux du jeune Renato de Maria. Un enquêteur et des gendarmes surveillent le jeune homme.
     Dans ce faux policier, le lecteur retrouve certaines constantes pelotiennes : l'histoire prime souvent sur l'intrigue et les personnages sont parfois encore plus attachants que le récit.

     Le Bonheur des sardines / P.Pelot. — Denoël, 1993. — (Sueurs froides) (N). N.E. : Denoël, 1997.
     Sept copains, aussi déglingués que leurs bagnoles, partis de la Lorraine vers le Portugal, sont les proies idéales de trafiquants de drogue. Avec dragues minables et soûleries en prime.
     Errance hallucinée d'êtres frustes, dérive géographique et humaine de paumés sans références ni repères, saoulés de braillements musicaux et de bière, avec, en prime, une certaine tendresse.

     Après le bout du monde / P. Pelot. — Fleuve noir, 1995. (Aventures sans frontières ; 5). Ill. B. David. (Av. exot.)
     Parce qu'il est au bout du rouleau, le cinéaste Nicot accepte de tourner un sujet prometteur chez les chercheurs d'or de Papouasie. Les dés sont pipés et l'enjeu est tout autre.
     La fin est rendue incompréhensible par une coupure éditoriale fâcheuse.

     Les Chiens qui traversent la nuit / P. Pelot. — Payot & Rivages, 2003. Coll. Rivages-Noir ; 459. (N)
     Les habitants de « La Rue », lieu déliquescent d'une banlieue en pleine démolition, sont inquiets. Des types teigneux, avec des manches de pioche, recherchent une jeune fille et les terrorisent. Un chien labrador, attaché aux pas et aux gestes du « chercheur d'or » Caleb, pourrait bien mener sur la bonne piste. Le « gamin » trentenaire Germano, protégé malgré lui par Caleb, marchand de frites et orpailleur, garde ses secrets et fait cavalier seul. Est-il à la hauteur de la mission qu'il s'est assignée ?
     Dans une atmosphère de western-spaghetti où se mêlent la poussière, la sueur, la crasse, les bruits et les cris d'un monde perdu et décomposé, Pelot construit lentement une histoire tragique à l'issue incertaine et fatale.

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