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Rencontre avec Michael Moorcock

Jacques GUIOD

Galaxie n° 82, mars 1971

Rencontre avec Michael Moorcook
Une interview réalisée par Jacques GUIOD

     New Worlds : un nom synonyme de nouvelle vague pour la SF anglaise, mais aussi un magazine dont les difficultés et les. Faillites sont innombrables.
     Le bureau de New Worlds est situé dans Portobello Road, à Londres. C'est un quartier assez pittoresque où les maisons aux peintures psychédéliques touchent à des magasins d'antiquités dignes de Dickens. Les marchands de quatre saisons se pressent dans la rue et, pour ajouter aux charmes de l'endroit, les monceaux d'ordures s'élèvent à plus d'un mètre de haut (on en était alors à la sixième semaine de la grève des éboueurs). . L'immeuble même de New Worlds est en grande partie occupé par une agence de paris sur les courses de chevaux. Sur une porte, un bristol : New Worlds, suivi de trois noms. La sonnette ne marchant pas ; j'entre dans un couloir encombré de bicyclettes. Un escalier raide et sans rampe mène à une pièce pleine de paperasses : c'est, là. Une fille qui visiblement sort du lit, un type qui se lave les cheveux, un autre pieds nus : l'équipe de la rédaction est au complet. Car le bureau de New Worlds sert aussi de salle de bains et de chambre à coucher. Passons sur les détails. Charles Platt m'annonce en riant que la revue vient de s'écrouler. Il y semble d'ailleurs habitué et me conseille pour plus de détails d'aller voir Moorcock lui-même.
     En cinq minutes de voilure, me voici devant chez Moorcock. Après cinq autres minutes à essayer de faire fonctionne' la sonnette (encore !.), je vois la porte s'ouvrir. Moorcock apparaît : en chaussettes, gros, grand, cheveux roux, longs mais dégarnis sur le front, barbe fournie : il sort tout droit d'un de .ses livres et on l'imagine aisément chevauchant aux côtés d'Elric.
     Ayant passé d'énormes bottes de cuir et me proposant le traditionnel thé, Moorcock est prêt à répondre à mes questions.

     J. G. : Je viens d'apprendre par Charles Platt que New Worlds venait une fois de plus de faire faillite. Pourriez-vous me faire l'historique de la revue ?
     M. M. : New Worlds est né en 1946 et était édité par Carnell qui s'en occupa jusqu'en. 1963. A cette époque, là société qui le publiait décida de ne plus faire de S.F. Il fallut donc trouver une nouvelle firme : ce fut Compact à laquelle Carnell me recommanda comme directeur. Je pris alors la fête de New Worlds et de Science Fantasy, qui se changea ensuite .en Impulse. A l'origine, toutes les histoires d'Elric sont parues dans Science Fantasy. Cela a duré jusqu'en 1966 où le distributeur a fait faillite. Nous avons eu alors une, subvention du gouvernement. Maintenant la subvention du gouvernement est plus ou moins supprimée. Il y a eu pas mal de scandales : vers 1968, nous avons publié en feuilleton Bug Jack Barron de Norman Spinrad, qui est assez politique, avec certains termes obscènes.. Il y eut des questions à la Chambre des Communes à notre sujet et les deux grands distributeurs qui sont Smith pour l'Angleterre et Magnelist pour l'Ecosse, ont agi ensemble et ont décidé de ne pas mettre le magazine en vente. Pendant six mois, nous avons continué de tirer des numéros mais ils les gardaient dans un coin. Ce n'est qu'au :bout de six mois, que nous avons .appris cela, au moment où il fallait payer l'imprimeur. Résultat : faillite. Mais il n'est pas du tout vrai que la poste anglaise ait refusé de transporter les copies de New Worlds : c'est une invention des Américains et ce n'est pas possible en Angleterre. Cette année, je suis allé en Amérique voir Berkeley Press et ils vont maintenant le publier en trimestriel dans les Sphère Books, dans un format de poche. Voilà la triste et courte histoire de New Worlds.

     J. G. : Comment êtes-vous arrivés a écrire de la S.F. ?
     M. M. : J'en lisais quand j'étais enfant et j'ai commence à écrire de la S.F. dans des magazines pour la jeunesse. Je devins à 17 ans éditeur d'un magazine qui publiait des histoires de Tarzan : c'était en 1956 (je suis né fin 1939). J'ai écrit des histoires protohéroïques et des histoires policières pour la maison dans laquelle je travaillais. En 1959, Carnell, qui était directeur de Science Fantasy, m'a demandé de l'heroic fantasy : j'ai commencé Elric. J'ai continué à écrire de la S-F, jusqu'en 1965 où j'ai, commencé à écrire de la fiction plus expérimentale ; mais j'écris encore de la S.F. conventionnelle. Avant Elric, en 1959, je n'avais écrit que quelques nouvelles pas très bonnes. D'autre part, je n'ai jamais lu Tolkien et je ne peux pas lire de l'heroic fantasy ou des gens comme Howard ou Lovecraft. Je ne peux même pas relire le genre de trucs que j'ai écrit. J'écris beaucoup d'H.F. mais à part Elric, je n'ai pas relu mes autres livres Le seul auteur que j'aime bien lire, c'est Leiber, Le cycle des épées.

     J. G. : Vous avez écrit beaucoup d'H.F. La saga d'Elric, les quatre parties de The runestaff, les pastiches de E.R. Burroughs : Warriors of Mars, Blades of M., Barbarians of M.
     M. M. : Il y a aussi une trilogie qui comprend : Knight of the Swords, King of the S., Queen of the S. Il y a aussi The eternal champion et sa suite Phoenix in obsidian.

     J. G. : Je vois que vous allez sortir bientôt The sleeping sorceress. Est-ce que c'est une suite à Elric ?
     M. M. : Non, c'est situé entre To rescue Tanelorn et Stormbringer.

     J. G. : Que pensez-vous des dessins de Druillet dans l'édition française de Elric ?
     M. M. : J'ai rencontré Druillet à Paris en 1966. Il faisait Lon Sloane. J'aime ses dessins mais ça n'a pas beaucoup de rapports avec mon livre. C'est une sorte de variation, ce n'est pas gênant. Je suis un point de départ pour Druillet. Les dessins en noir à la fin du CLA ressemblent plutôt à Lovecraft ; mais les pages bleues font beaucoup plus Elric Mais j'ai remarquée que l'édition française est coupée et différente du texte anglais. La fin est légèrement différente. Tous les textes ne sont pas dedans : il manque The greater conqueror et Masters of Chaos. Même dans ce qui a été publié, il y a des arrangements. Ça, ça arrive partout.

     J. G. : De tous vos livres de S.F., le plus important est, à mon avis, Behold the man 1. L'idée de ce livre est assez originale. Comment vous est-elle venue ?
     M. M. : Vous savez, pour ce livre, j'ai reçu des accusations de blasphème et de mauvais goût, qui venaient surtout des Etats-Unis. A l'origine, c'était une novelette pour New Worlds. La notion de machine a explorer le temps n est pas très importante : dans le film que Mai Zetterling va tourner, on va supprimer la machine. C'est juste pour montrer qu'on a changé de temps. C'est aussi une convention en littérature de montrer un homme forcé de faire quelque chose parce qu'il est suivi par une foule. Je viens encore de trouver ça dans un texte de George Orwell qui s'appelle Shooting the tiger.

     J. G. : Quand l'homme commence à être connu sous le nom de Jésus, les gens lui demandent de faire des miracles et il fait ce que Jésus a fait dans la Bible, ou bien il dit pour ses sermons les paroles de l'Evangile dont il se souvient ; et ces paroles seront répétées et imprimées, et lui les lira au XXe siècle. En fait, c'est toujours le même problème insoluble avec les voyages dans le temps. Le livre est très intéressant du point de vue du découpage : par exemple, dans les premières pages, on passe sans arrêt de la Palestine au Londres moderne. Certaines phrases sont valables pour les deux époques, elles forment la transition.
     M. M. : Une grande partie de Behold the man est ma propre expérience. J'ai eu une période de mysticisme.

     J. G. : Comme tout le monde, vers 16 ou 17 ans.
     M. M. : Même un peu plus tard en tait. Je n'avais jamais eu d'éducation religieuse. Je n'avais jamais lu le Nouveau Testament avant d'écrire Behold the man. La plupart de mes connaissances sur le christianisme viennent de ce bouquin.

     J. G. : On trouve dans ce livre de nombreuses obsessions : par exemple, les croix d'argent qui symbolisent les femmes et les croix de bois, les hommes.
     M. M. : J'ai voulu montrer la relation qui existe entre la crise sexuelle et la crise religieuse, qui se produisent toutes les deux vers seize ans. On peut dire, et c'est assez banal, que la religion est une substitution de la sexualité. C'est ce que j'ai essayé de montrer. Quand dans la première partie de Behold the man, le garçon dit ses prières tous les soirs et que c'est uniquement l'envie de se masturber le plus vite possible qui lui fait abandonner ses devoirs religieux, ça aussi c'est ma propre expérience.

     J. G. : Y a-t-il votre vie, votre expérience dans Elric ?
     M. M. : Oui, il y a mes propres obsessions de l'époque. J'ai commencé à écrire Elric quand j'avais 18 ans et mes conceptions religieuses passent dans le livre. Il y a une vision de la vie assez désespérante dans Elric, c'est assez tragique. C'est très symbolique de mon état d'esprit de l'époque. L'évolution des histoires d'Elric est en rapport avec ma propre évolution. Toute mon œuvre en fait.

     J. G. : Sur quoi travaillez-vous maintenant ?
     M. M. : Je viens d'abandonner un livre qui était une sorte de satire se passant en 1970. C'est un futur edwardien, un peu comme le futur de Jules Verne. Mais ce n'est pas important. Autre chose qui devrait être assez bon, The fear syndrom. On y voit un homme qui, entre autres choses, devient noir pour joindre les Black Panthers ! cherche à se mettre dans une situation de martyr. Ça ressemble un peu à Behold the man, mais il y a beaucoup d'autres choses.

     J. G. : La plupart des gens pensent que vous êtes plus à l'aise en écrivant de l'H.F. que de la S.F.
     M. M. : Oui, c'est vrai parce que, en fait, je n'aime pas beaucoup écrire de la S.F. Je commence aussi à écrire une série de thrillers en comédies dont Peter Saunders va faire des films. Mais ça sera assez commercial.

     J. G. : Parlons un peu de la Spéculative Fiction. Prenons Ballard, par exemple. J'avais l'habitude de lire des histoires comme Billenium. C'est très intéressant mais quand même assez traditionnel. Puis je suis tombé sur les nouvelles qui parlent de Marilyn Monroe ou John Kennèly. On se demande comment le même homme a pu faire des choses si différentes. Dans les histoires de New Worlds, il y a des choses qui intéressent au premier abord et d'autres qui sont assez incompréhensibles. Comment cette idée d'écrire dans une autre direction est-elle née, comment est-elle venue à tous ces écrivains ou qui en est le point de départ ?
     M. M. : Ballard et moi, je suppose, nous avons été les deux premiers à changer de direction. A l'origine, nous écrivions pour des magazines de S.F. traditionnelle et nous nous sentions frustrés. Personne n'aurait publié à cette époque les premières choses non conventionnelles que nous avions écrites ; c'est ce qui a donné à New Worlds son impulsion. Dans les deux cas, Ballard et moi, c'était un développement personnel pour échapper aux restrictions de la S.F. formelle. Il n'y a pas vraiment de philosophie derrière cela, c'est seulement que nous avons commencé à écrire comme nous le voulions. De temps en temps, nous revenions en arrière et écrivions de la S.F. traditionnelle, uniquement pour garder un sens des perspectives. Bien que New Worlds ait publié des manifestes et des pièces de rhétoriques sur cette nouvelle écriture, il n'y a pas vraiment de groupe ou de philosophie. Des livres comme. Report on probability A ou Barefoot in the head de Aldiss ont eu beaucoup d'influence.

     J. G. : Je crois que Ballard est surtout influencé par les formes passées et par le surréalisme. Il parle très souvent de Dali et, dans un des récents numéros de New Worlds, il a publié How Dr. Christopher Evans landed on moon : c'est exactement un ready-made de Dada, avec le texte d'un computer de la NASA. Mais qui a inventé cette expression de Spéculative Fiction ?
     M. M. : C'est Robert Heinlein en 1938. Mais le mot a été réinventé par Ballard. C'est juste un mot utile, ça ne veut pas dire grand-chose. La Spéculative Fiction décrit une fiction beaucoup plus personnelle, plus subjective que la S.F. On pourrait croire qu'il y a moins de science dans la Spéculative Fiction. En fait, il y a une nouvelle imagerie de la science. Ballard, par exemple, a une plus grande compréhension de la science que la plupart des auteurs traditionnels. Maintenant, nous avons plus ou moins abandonné le terme de Spéculative Fiction. Nous travaillons dans un champ très large. Il y a maintenant une certaine autonomie de l'imagination. Nous introduisons de nouveaux sujets, de nouveaux contenus,

     J. G. : Ce qui est curieux, maintenant, c'est que l'on trouve de nombreux textes de S.F. .qui sont écrits sur la S.F., comme par exemple Private Cosmos de Farmer ou The world of Kickaha, où il y a une planète qui a été modelée d'après E.R. Burroughs.
     M. M. : Souvent, ce genre de choses arrive quand l'inspiration se tarit. Je crois que beaucoup d'oeuvres de Nabokov sont comme ça, beaucoup de romanciers de l'époque : Updike, dans ses derniers livres, John Barth, qui font des pastiches pour remplacer l'inspiration. Je crois que la S.F., il y a cinq ans, comme toute fiction,-était devenue une forme décadente. Ballard et moi, Disch un peu parce qu'il est plus traditionnel, quelques auteurs, nous n'attaquions pas la S.F. en tant que telle mais nous attaquions toute fiction pour lui donner une nouvelle vie. Les jeunes écrivains font des romans qui n'appartiennent pas vraiment à un genre déterminé, avec probablement un élément fantastique, utilisé d'une manière spécifique. En ce moment, Ballard écrit un livre qui, d'après les descriptions qu'il m'en a fait, mélange le roman social, Dada, la S.F. Behold the man est un peu comme ça aussi. Je crois qu'un roman futur sera encore moins didactique. The final programme, toutes les autres histoires de Jerry Cornélius, ont un champ de références de plus en plus large. L'élément imagination est toujours très fort. Peut-être la fiction est-elle morte ou mourante. Mais je sais vers quoi nous allons, Ballard, Disch, moi, Langdon Jones, M. John Harrison : vers une fiction étiquette, mais qui utilise beaucoup de choses apprises dans la S.F.

     J. G. : Que penser-vous d'écrivains plus traditionnels comme John Brunner, par exemple ?
     M. M. : Quand je vois son œuvre, je ne crois pas qu'il ait fait ce qu'on pouvait attendre de lui il y a dix ans. J'ai publié quelques-unes de ses histoires mais je ne les aime pas. Maintenant je ne lui parle plus. Il y avait à la dernière convention de S.F. à Londres une lecture de poésie : les poésies de Brunner sont très mauvaises. Evidemment tout le monde fait de mauvaises choses. Les dernières choses de Bradbury, comme Je chante le corps électrique 2, sont très mauvaises, C'est un bon exemple de cette décadence dont nous parlions. Ce genre d'écrivain écrit par réflexe ,et à un certain moment leur imagination se tarit. Certains se sont arrêtés d'écrire comme Sturgeon ; maintenant il recommence parce que son éditeur lui a payé cinq livres d'avance. Brunner devient très mécanique ; un livre comme Le long labeur du temps, qui est présenté comme plein d'idées est en fait très ennuyeux. C'est de la S.F. traditionnelle, mais .en plus mauvais encore. Brunner croit qu'il fait partie de la renaissance de la fiction, et il est très en colère quand on lui dit que ce n'est pas vrai.. Ballard écrit avec sa propre expérience, avec sa vie. Mais des gens comme Brunner ou Asimov n'écrivent jamais avec leurs tripes. Leur vie est toute une partie qu'ils ont peur de montrer dans des livres. C'est ce qui se passe, à New Worlds : quand on reçoit un manuscrit qui ne nous plaît pas, on le renvoie avec l'annotation écrivez avec votre propre expérience, avec vos obsessions.

     J. G. : Quels sont pour vous les rapports entre la politique et la S.F. ?
     M. M. : j'ai écrit un roman qui s'appelle The black corridor parce que j'étais très en colère contre Enoch Powell. Ce qui m'intéresse, c'est la psychologie des politiciens. En fait, je ne crois pas que la fiction se plie très bien aux doctrines politiques et que la politique ait sa place dans un roman. Les histoires de Jerry Cornélius ont toujours des rapports avec la politique. Mais je les situe par exemple en Birmanie ou dans l'ancien empire britannique. Je ne peux traiter que de ce que je connais de l'impérialisme ; je ne peux pas parler de l'impérialisme russe. Mais la plupart des gens ici qui étaient indignés par l'attaque russe en Tchécoslovaquie supporteraient volontiers l'action britannique aux Indes. Dans les Jerry Cornélius, The Delhi division par exemple, je glisse des coupures de journaux sur l'invasion russe et je les mets dans un contexte de Birmanie. Il y. a beaucoup d'écrivains de S.F. qui mettent leurs opinions dans leurs livres : Brunner qui est de gauche, ou des réactionnaires comme Poul Anderson, Jack Vance ou Robert Heinlein. Il est d'ailleurs étrange qu'un livre beaucoup lu par les hippies est Strangsr in a strange land de Heinlein, Je crois que plus on tombe dans la S.F. populaire, plus on trouve des opinions de droite. Ou bien, quand les auteurs sont de gauche, ils ne font que demander des leaders forts. Je crois bien qu'on a .déjà vu ça il y a un peu plus de trente-cinq ans...

     J. G. : Irez-vous à la convention britannique de S.F., Eastercon 22 ?
     M. M. : J'ai envoyé mon fric mais je n'irai pas. Brian Aldiss ira puisqu'il est invité d'honneur et il aime bien les conventions. Moi, je préfère ne pas y aller parce que ce qui arrive toujours c'est que je discute avec les fans, je bois avec eux, je me saoule et je deviens agressif. J'ai toujours des ennuis avec ça. Des gens ont même demandé à mon éditeur comment il pouvait publier un type pareil. Alors, je préfère ne plus y aller.

Jacques GUIOD
Londres
12 novembre 1970.


Notes :

1. A paraître au C.L.A.
2. Paru chez Denoël.

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