Site clair (Changer
 
  Base de données  
 
  Base d'articles  
    Fonds documentaire     Connexion adhérent
 

Edmond Hamilton

(USA ; 1904-1977)

Jean-Pierre ANDREVON

Le Monde de la Science-fiction. M.A. éditions, juin 1987

          Pour le néophyte français, le nom d'E. Hamilton explosa sur la couverture noire de la collection Le Rayon Fantastique, dont il fut le second auteur publié, en mars 1951, avec un roman fameux, Les rois des étoiles (réédité chez J'ai Lu — The star Rings, 1949), qui plongeait dès ses premières pages ses lecteurs dans un torrent d'astres multicolores, habités par des humanoïdes reptiliens ou félins, bourrés d'Empires naissants ou croulants, et entre lesquels circulaient d'innombrables nefs plus rapides que la lumière... S'il existe une souche à la saga de Georges Lucas, La guerre des étoiles, c'est bien chez Hamilton qu'il faut aller la chercher.
          Ce qu'on sait moins, c'est que ce naïf débuta dès 1926 dans les pages de Weird Tales (où il explora tous les grands thèmes d'une SF alors germinative, comme la rencontre du microcosme et du macrocosme, ou la pêche aux guerriers du passé pour en faire une armée du futur !), qu'il créa en 1929 dans ce même magazine un feuilleton, La Patrouille interstellaire, qui allait fixer les archétypes du space opera pour les décennies à venir (épisodes réunis dans le CLA, Hors de l'Univers), qu'il remplit pratiquement à lui tout seul, entre 1940 et 1944, les pages d'un autre magazine au titre éloquent, Captain Future.
          Hamilton ne serait-il donc au regard de la postérité qu'un défricheur ne possédant « qu'un style marqué par des points d'exclamation sans fin, une écriture à la fichtre-boufre-sacrebleu, notre Sainte Cause contre leur sournoiserie... », ainsi que l'écrit Donald Wollheim dans son essai Les faiseurs d'univers (A.etD. — The Universe Makers, 1971) ? Pas du tout car, dès la fin des années 40, l'auteur sut prendre avec intelligence le virage vers une SF plus mûre, plus réfléchie, plus nostalgique aussi, comme en témoigne Ville sous globe (Masque — City at World's end, 1951) étonnante relation du destin des habitants d'une petite ville du Middle-West contemporain, projetée par une explosion atomique dans un avenir si lointain que la Terre n'est plus qu'un globe sans vie. Mais c'est surtout dans ses nouvelles des années 50 et 60 qu'Hamilton a su se montrer un poète douloureux de la petitesse de l'homme — lire en particulier dans le recueil Le dieu monstrueux de Mamurth (NéO, 1986), Matériel humain (Sacrifice hit, 1954) ou Requiem (Requiem, 1962), au sujet de laquelle Alain Dorémieux note : « Avec une sobriété qui n'exclut pas le pathétique, Hamilton y décrit la fin de la Terre devenue une planète morte... » (Fiction Spécial n°11).
          Un singulier retour à la Terre, donc, de la part de ce chantre des espaces cosmiques (par ailleurs marié à un autre auteur de l'Âge d'Or : Leigh Brackett), qui jusqu'à sa mort ne cessa pas d'écrire.
 
          Lecture
          — La vallée magique (Masque — The valley of creation, 1948)
Cet article est référencé sur le site dans les sections suivantes :
Biographies, catégorie Bios

 
Écrire aux webmestres       © nooSFere, 1999-2017. Tous droits réservés.

NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres.
Vie privée et cookies