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LE GUIN, Ursula

(USA - 1929)

Jean-Pierre ANDREVON

Le Monde de la SF. M.A. Editions, juin 1987

          Sur la planète Nivose, un monde glacé qui paraît issu de la plume la plus inspirée de James Oliver Curwood, les humains changent de sexe selon les saisons ; sur Anarrès, satellite d'Urras, des proscrits ont édifié une société utopique et anarchisante, qui devra en venir à demander l'aide technologique du monde totalitaire dont ils sont issus ; Athshe est un paradis sylvestre dont les habitants pacifiques sont brusquement confrontés à des intrus venus du ciel, les Hommes, qui vont leur apprendre la haine, la guerre, la vengeance.
          Trois romans : La main gauche de la nuit (Presse Pocket — The left hand of darkness, 1969), Les dépossédés (Presse Pocket — The dispossessed, 1974), Le nom du monde est forêt (Presse Pocket — The word for world is forest, 1972), trois univers appartenant tous à un même avenir stellaire et brossant une fresque pointilliste de l'expansion humaine dans le cosmos, qui voit se former, à partir de Hain, la Ligue des Mondes puis l'Ekumen... Trois explorations, trois méditations politiques et poétiques synthétisant tout ce qui fait le présent et le devenir de l'homme : le sexe, l'amour, la tolérance, le racisme, le colonialisme, le génocide et l'ethnocide, la liberté et l'oppression. Vaste programme, dans le cadre du space-opera classique ? Certes, mais tenu de bout en bout grâce à l'humanisme chaleureux, à l'écriture sobre mais forte d'Ursula Le Guin. Fille d'un ethnologue et de la biographe du dernier Indien « sauvage » de Californie, ayant étudié l'Histoire et épouse d'un historien, l'auteur a les bases les plus solides qui soient pour user de l'ethnologie et de l'anthropologie. Elle le fait sans lourdeur ni didactisme, dans un cycle qui peut être comparé à Fondation ou à Dune, comprenant d'ailleurs bien d'autres romans et nouvelles que les œuvres citées ici et qui, même si l'auteur, au cours de la dernière décennie, s'est plutôt tourné vers l'Histoire ou la légende, est loin d'être achevé.
          Bien qu'ayant débuté à une époque de pessimisme aigu de la S-F (sa première nouvelle, un western, date de 1961, et son premier roman de 1966), Ursula K. Le Guin a su échapper aux pièges du catastrophisme, pour témoigner, ainsi que le note Gérard Klein dans la préface du Livre d'Or qu'il lui a consacré (Presse Pocket — 1978) de ce que « la disparition éventuelle de notre civilisation n'est pas plus la fin de l'humanité que la mort d'un homme ne signifie la fin de tous les hommes ». Elle le fait avec un message qui va au cœur plus encore qu'à l'esprit.

 

          Lecture
          — Le monde de Rocannon (PP — Rocannon's world, 1966).
          — L'autre coté du rêve (PP — The Lathe of Heaven, 1971)
          — Le cycle de Terremer chez PP — comprenant :
           Le sorcier de Terremer (A wizard of Earthsea, 1968),
           Les tombeaux d'Atuan (The tombs of Atunn, 1971)
           L'ultime rivage (The Fartkest shore, 1972).
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