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USA

Jean-Pierre ANDREVON

Le Monde de la SF. M.A. Editions, juin 1987

          Pour bon nombre d'amateurs, qui prennent la partie pour le tout, la S-F américaine se confond avec la S-F en général, l'englobe. Il y a des raisons à cela, même si elles sont paradoxales : la S-F est apparue tardivement aux USA (comparativement au vieux monde), mais c'est là qu'elle s'est constituée en genre autonome, qu'elle y a gagné son nom, et qu'elle a reçu une reconnaissance populaire d'abord axé sur le quantitatif, puis, et de manière plus dispersée, sur le qualitatif. On connaît sa date de naissance officielle : Avril 1911, avec la publication dans Modem Electrics (la revue qu'il avait créé en 1908) du roman de Hugo Gernsback Ralph 124 C 41 + . Cette publication avait été précédée de quelques œuvres conjecturales éparses (ainsi Looking Backward d'Edward Bellamy en 1888 — une utopie socialisante aujourd'hui bien oubliée, quelques nouvelles d'Ambrose Bierce et de Mark Twain — comme Un Americain à la cour du Roi Arthur en 1889, mais surtout, en 1907, Le talon de fer de Jack London. On peut également considérer qu'Edgar Allan Poe a approché la S-F avec des récits d'exploration comme son roman Les aventures d'Arthur Gordon Pym (1837 — The narrative of A. Gordon Pym, Folio) ou quelques rares nouvelles, telle Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall (1835 in Histoires extraordinaires, Folio) qui illustre une exploration de la Lune en ballon. Mais le génie de Poe est ailleurs. Le reste est constitué de récits d'aventures vaguement teintées de technologie futuriste, publiés dans les « dime Novels », petits magazines à 10 cents. Comparé à la floraison européenne de la deuxième moitié du siècle précédent, c'est bien peu...
          Le roman de Gernsback fut-il le véritable déclic qui lança la Machine ? C'est douteux : La princesse de Mars, premier volet de la saga de John Carter selon Edgar Rice Burroughs paraît en 1912, mais il ne procède en rien de l'esprit Gernsback. Il serait plus tentant de lire l'explosion des années 20 à la lueur de la fin de la guerre 14-18, qui vit aussi la fin de l'isolationnisme américain, en même temps peut-être que l'illusion de victoires et de conquêtes faciles, le tout soutenu par une technologie grandissante. Car il n'y a pas le doute sur un point : la S-F/US des années 20 à 40 est, sous couvert d'aventures naïves, une littérature profondément idéologique, disons porteuse d'un idéologie : celle du capitalisme et de l'expantionnisme triomphant. La S-F/US a une couleur, celle de la bannière étoilée : « Une Nation nourrie de récits de cow-boys, de l'illusion d'une éternelle droiture et de la certitude d'une victoire tout aussi illusoire. Une Nation qui essaya de créer simultanément chez ses membres une avidité gloutonne de nourriture, de confort et de possessions — et une morale puritaine. Une compétition sans pitié — et une coopération docile (...). La fraternité humaine et la discrimination raciale. En résumé, un programme égal à zéro ». Ces lignes, reproduites par Jacques van Herp en exergue à son chapitre sur « L'Ecole américaine » (dans son Panorama de la science-fiction, Marabout) sont extraites du roman de Fritz Leiber, Un spectacle hante le Texas. Il faut les savourer pour bien comprendre l'essence de la S-F made in USA, jusque et y compris dans sa contestation interne et globale des années 60, puisqu'elle couva aussi en son sein des contestataires, écologistes ou gauchistes, c'est selon, aussi radicaux que Dick, Ellison, Spinrad, ou Disch. Mais nous n'en sommes pas encore là...

 

L'enfance (1911-1936)
          L'enfance mais aussi l'Age d'Or et les début de l'âge adulte de la S-F américaine eut pour cadre les revues, un foisonnement de revues (on compte environ 70 titres entre 1926 et les années 70) qui n'étaient au départ que les fameux pulps, avant de devenir des magazines de plus en plus luxueux au fil des décennies. Le livre ne prenant du poids qu'à partir des années 60, avec ce qu'on appelle les hardcovers, cher, 10 à 15 dollars, les « poches » ne faisant vraiment leur percée qu'une décennie plus tard. L'amateur doit donc bien avoir à l'esprit que la plupart des grandes oeuvres, ce qu'il considère comme des « classiques », ont en réalité vu le jour en épisodes, dans des revues parfois mineures, et dans des versions souvent différentes, et bien plus courtes, que celles qui paraîtront longtemps après en librarie. Un seul exemple : l'ensemble des récits, formants roman, de Murray Leinster (1896-1975), connu chez nous sous le titre de La Planète oubliée, paraît dans le pulp Argosy à partir de 1920. The Forgotten Planet ne sort en volume qu'en 1954. Une première traduction, tronquée, n'est faite en France qu'en 1960, chez Ditis, dans une collection qui sombrera vite ; et il faut attendre 1981 pour que le récit intégral soit publié chez J'ai Lu. (De la même manière, la première et mythique véritable collection de S-F française, Le Rayon Fantastique, publia à partir de 1951, et dans le plus grand désordre, des space opera archaïques de « doc » Smith et les romans les plus récents et les plus novateurs de Sturgeon ou Leiber — de quoi perdre son latin...)
          Ces précisions ne sont inutiles pour remettre en perspective cette S-F des années 20 et 30, qui est livrée aux lecteurs soit sous forme de nouvelle (qui peuvent être par la suite réunies en romans, de façon parfois bien artificielle — cf. van Vogt), soit sous la forme de feuilleton « à suivre » : la soi-disant spécificité de la nouvelle comme vecteur le mieux adapté à la S-F n'est, on le voit, aucunement affaire d'esthétique, mais de commerce. Ces années d'enfance possèdent deux grandes dates : 1923, qui voit la création de Weird Tales, plutôt consacré à la « fantasy » et à l'épouvante (Lovecraft y débute, rejoint par Robert E. Howard qui y crée son immortel Conan en 1932, et Catherine Moore qui y donne en 1933 son fameux Shambleau), et 1926, où Gernsback lance Amazing Stories,Verne, Wells, Poe voisinent avec « doc » Smith (1890-1965), monsieur space-opera, avec sa série des Skylark... Que ce soit dans l'ombre du néo-gothique ou dans la lumière du soleil de la science, cette S-F n'a bien qu'une ligne d'horizon : l'infini, où s'enfoncent les hommes — ce qui n'empêche pas, déjà, d'autres voix de s'exprimer : comme celle d'Orlin Tremaine, directeur d'une revue concurrente, Astounding Stories, qui demande à ses auteurs de refléter le climat social et politique de leur époque, ce que fera Nat Schachner (1895-1955) avec de vigoureuses nouvelles prospectives (un recueil en J'ai Lu : L'homme dissocié).
          C'est pourtant le remplacement de Tremaine par l'écrivain John W. Campbell (1910-1971), en 1937, qui fait accéder la S-F à son Age d'Or.

 

L'Age d'Or (1938-1949)
          Age d'Or ? Cette appellation est aujourd'hui vigoureusement combattue par certains amateurs, qui voient dans les récits de cette période qu'archétypes au service d'une idéologie étroite. Il est bien vrai que les années 30 et 40 sont « les années Campbell », homme de droite certes, possédant une conception limitative de la S-F (elle doit prédire la civilisation de demain tout en étant plausible scientifiquement), mais remarquable rédacteur en chef, découvreur, accoucheur de talents, pressant ses auteurs pour leur faire donner le meilleur d'eux-mêmes. Campbell lui-même édita dans Astounding, en 1938, sa nouvelle Who goes there ? sous le pseudonyme de Don Stuart (La bête d'un autre monde, in Le ciel est mort, PdF), qui suscita deux films fameux, il y accueille Lester del Rey (né en 1915), auteur sensible qui, avec Helen O'Loy crée avant Asimov le concept de robot doué de sensibilité. Mais surtout, c'est dans les pages d'Astounding que van Vogt (qui arrivera en tête d'un référendum de popularité organisé en 1947 par les fans) publie sa première nouvelle (Black Destroyer, qui constitue le début de La faune de l'espace) en 1939. Année qui voit aussi débuter le premier roman de Simak, Les ingénieurs du cosmos, (Cosmic engineers — Albin Michel), qu'Asimov y commence et Le livre des robots en 1941 et Fondation en 1942, que Leiber y livre A l'aube des ténèbres (1943), que Williamson, délaissant le space opera qui fit sa renommée, y fait débuter en 1948 Les humanoïdes — sans compter Heinlein, Sturgeon, Pohl, Fredric Brown. Un palmarès unique battu en brèche par une seule exception d'importance : c'est dans une petite revue, Planet Stories, que Bradbury fait paraître en 1946 le premier récit de ses Chroniques martiennes, pas assez « scientifiques » pour Campbell.

 

L'Age classique (1950-1959)
          La décennie suivante est marquée, littérairement, par l'approfondissement et l'élargissement des thèmes, commercialement par une perte d'influence d'Astounding (qui reste tout de même la revue la mieux vendue, 60 000 expl. environ), au profit de deux nouvelles venues : The magazine of Fantasy and Science-Fiction (F and S-F), né fin 49 et dirigé par Anthony Boucher, et Galaxy (début 50, avec H. Gold, remplacé en 1962 par Frederik Pohl, et que secondera dès 1952 une autre revue du même groupe, If). C'est dans Galaxy, dont le mot d'ordre est la satire (politique ou non) que paraissent The Fireman (nouvelle qui sera à la base de Fahrenheit 451 de Bradbury), Planète à gogos de Pohl et Kornbluth, et les fameuses nouvelles de Sheckley ; et dans F and S-F (qui est, sera et restera jusqu'à aujourd'hui la revue la plus littéraire de la S-F américaine) que voient le jour les Chroniques du Peuple de Zenna Henderson, Marée montante de Marion Zimmer Bradley (des femmes... enfin !), et encore les premiers textes importants de Farmer et Poul Anderson : la S-F commence sérieusement à penser.

 

Crise et mutations (1960-1979)
          Voilà des dates qui doivent être prises avec des pincettes : d'abord parce qu'il est difficile de tracer les limites précises d'une histoire avec peu de recul, mais surtout parce que cette histoire-là, la S-F à partir des années 60, présente d'énormes contradictions. Crise ? Elle existe, mais c'est avant tout une crise des revues : de 41 au début des années 50, leur nombre tombe à six ou sept au milieu des années 60 (Astounding, devenu Analog en 1960 continue de chuter, If disparaît en 1975, Galaxy en 1977). Mais il s'agit là d'épi-phénomènes, puisque leur succèdent des magazines de luxe (Asimov's Science-Fiction Magazine en 1977, Omni en 1978), qui vendent en moyenne 800 000 exemplaires ! Les anthologies originales également se multiplient, et naturellement les livres : en 1941 on avait recensé 41 livres de S-F ; ce nombre passe à 100 en 1959, et il ne cessera de grimper en courbe géométrique, jusqu'à atteindre 580 (rééd. comprises) en 1983. C'est donc à partir des années 60 que les oeuvres les plus marquantes paraîtront directement en librairie : En terre étrangère d'Heinlein en 1961 et Le maître du Haut-château de Dick en 1962, six nouveaux van Vogt entre 1970 et 1973, sans compter, ou plutôt en comptant tous les autres qui sont peu passés par les revues, Edgar Pangborne avec Davy en 1963 (Ibid. CLA), L'anneau de Ritornel (The ring of Ritornel — J'ai Lu) de Charles Harness en 1968, ou encore Stephen King avec Carrie en 1974 (J'ai Lu).
          Naturellement, les revues traditionnelles attirent encore de nouveaux auteurs : Jack Vance, Gordon Dickson, Harlan Ellison, Fred Saberhaghen, R.A. Lafferty dans If ou Galaxy (qui offre aussi à Silverberg l'occasion d'un éclatant retour avec Les ailes de la nuit) et, dans F and SF, qui en 1969 avait publié qui avait faite date, Des fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes (devenu un roman en 1966), Zelazny et les britanniques Aldiss ou Ballard.
          La crise économique est toute relative. La crise artistique et idéologique est plus sérieuse ; mais elle se résoud vite dans une série de mutations qui sont autant d'enrichissements. La fin des années 50 voit la fin de la croyance aveugle en la technologie comme facteur de bonheur : donc la fin de la S-F-Campbell. Les années 60, elles, sont celles du mouvement hippy, des révoltes plus ou moins dures de minorités (Noires, femmes), celles d'un gauchisme allant jusqu'à prôner la lutte armée, celles de la prise de conscience écologique, celles enfin, celles surtout du Vietnam — des années qui aboutiront au Watergate. La S-F ne pouvait sortir indemne. Pourtant, c'est l'Angleterre qui donne l'exemple, avec la revue New Worlds dirigé par Michael Moorcock, qui publie l'oeuvre scandale de l'Américain Spinrad, Jack Barron et l'éternité, en 1967, suivi l'année d'après par l'édition du pavé de John Brunner, Tous à Zanzibar. De l'autre côté de l'Atlantique, des écrivains comme Disch ou comme John Sladek (né en 1937 — une sorte de nouveau Sheckley) procèdent directement de l'esprit New Worlds, même si les audaces stylistiques de celles-ci sont finalement peu suivies, au profit d'une dénonciation tous azimuts des menaces de guerre, du saccage de l'environnement. Ce qui fait écrire à Disch, dans la préface de son anthologie The Ruins of Earth « (les bombes...) sont déjà en train de tomber, l'oxyde de carbone de plus en plus pollue l'air, du mercure empoisonne nos eaux... ». La contestation sera par la suite plus subtile, et intégrera de nouvelles sciences (génétiques, informatique), telle qu'on peut la percevoir dans les premiers romans de Kate Wilhelm (Hier les oiseaux — 1976) et John Varley (Le canal Ophite — 1977). Mais on peut dire qu'à travers ces explosions et remises en cause successives, la S-F américaine de la décennie 66-77 fut la plus vigoureuse et la plus passionnante qui soit.
 
Les années 80...
          Selon la plupart de leurs observateurs, nos années sont, pour la S-F/US, celles du repli, de la régression. Il est certain que, aux Etats-Unis comme c'est aussi le cas en France, la S-F de mise en garde disons même la S-F « engagée », a fini par lasser ses lecteur, et les perdre. Plus nettement encore, les années 80 sont outre-atlantique, les années Reagan, où l'on a subitement repris foi en la Bannière et redonné sa confiance à la technologie (même si Three Mile Island ou La Navette...). La S-F majoritaire sera donc écartelée entre l'évasion pure et simple (les auteurs les plus lus sont Burroughs et Howard — entraînant derrière eux un déferlement jamais vu d'heroïc fantasy — et les Allemands Scheer et Darlton — coupables d'un renouveau du space-opera de série B avec l'interminable saga de Perry Rhodan), et la hard science à la Niven qui peut avoir ses bons auteurs : Charles Sheffield, Robert Forward surtout (L'œuf du dragon, Ailleurs et Demain ; Dragon's Egg, 1980). Autre signe, le prix Hugo, donné dans les années 70 à Vonda McIntyre ou Kate Wilhelm, échoit en 1980 à Clarke (Les fontaines du paradis) une découverte s'il en est ! Ce début de décennie est donc bien une date-charnière, qui voit aussi la multiplication des suites (Asimov revisitant sa Fondation 40 ans après), et des séries, où s'empêtrent au bout du compte les auteurs les plus exigeants (Silverberg et Lord Valentin, Farmer et son Monde du Fleuve, Gene Wolfe et sa tétralogie commencée avec L'ombre du bourreau). Ajoutons à cela une bestsellarisation se traduisant par des avances colossales accordées à des auteurs privilégiés (127 000 dollars à Silverberg pour Le Château de Lord Valentin, 400 000 à Greg Benford pour Un paysage du temps), et on aura un tableau bien sombre de ces années 80.
          Mais ce tableau à son envers, qu'on ne commence à percevoir qu'à partir de 1983-84, avec l'émergence d'une série d'auteurs « complets », qui savent être critiques avec un regard scientifique qui allient le style au souffle de l'aventure, quand ce n'est pas de l'épopée. Des auteurs venus de la décennie précédente (Georges R. R. Martin, Gregory Benford, Michael Bishop, George Alec Effinger) s'y rattachent, mais on découvre aussi des satiriques comme le Thaïlandais d'origine Somtow Sucharitkul (Mallworld graffiti, PDF — Mallworld, 1981), les fameux « cyberpunks » (qui exploitent de manière la plus « sale » possible l'ingéniérie génétique ou la cybernétique) comme William Gibson, qui a recueilli les prix Hugo, Nebula et Philip K. Dick avec Neuromancien (La Découverte, Neuromancer, 1984) ou Bruce Sterling, plus lyrique (Le gamin artificiel, PDF — The artificial Kid, 1980), les « nouveaux humanistes » dont le plus brillant représentant est Kim Stanley Robinson, donc le thème favori est la mémoire de l'Histoire (Les menhirs de glace, PDF — Icehenge, 1984), enfin des visionnistes comme A.A. Attanasio, avec son énorme Radix (Ailleurs et Demain, Ibid, 1981). Tout cela forme preuve, s'il en était besoin, de la santé et de la force de renouvellement de la S-F américaine.
          Car, et nous en terminerons par là, la SF/US a toujours été attaquée chez nous, parfois sur sa droite, au nom d'un chauvinisme chagrin, parfois sur sa gauche, au temps de la « jeune S-F politique française », ou encore au nom de l'existence mal reconnue d'autres S-F nationales (c'est notamment le combat permanent du prozine Antarès et de son directeur Jean-Pierre Moumon). Toutes ces bonnes raisons sont, in fine, mauvaises : à travers les époques et ses changements de cours, la S-F américaine est, quoi qu'on dise, la meilleure du monde.

 

          Lecture :
          — Histoire de la science-fiction moderne (1911-1984), de Jacques Sadoul (Ailleurs et Demains / Essai — 1984)
          — La nouvelles science-fiction américaine, de Gérard Cordesse (Aubier, 1984)
          — La nouvelles science-fiction américaine, de Pierre K. Rey et Pascal Thomas (éd. Francis Valéry — 1981)
          — Les meilleurs récits d'Amazing, d'Astounding, de Weird Tales, etc. anthologies composées par Jacques Sadoul (J'ai Lu)
          — Le Livre d'Or d'Orbit, composé par P. K. Rey (Presse Pocket — 1983)
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