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Album
Wolverine - Les Origines (Marvel Deluxe)
Série : Wolverine / Serval    Album précédent tome   Album suivant

Scénario : Bill JEMAS, Paul JENKINS, Joe QUESADA, Daniel WAY
Dessins : Andy KUBERT, Javier SALTARES, Mark TEXEIRA
Couleurs : Richard ISANOVE, J.D. SMITH
Traduction : Nicole DUCLOS

Panini Comics , coll. Marvel Deluxe, mars 2009
 
Cartonné avec jaquette
Format 285 x 185
272  pages  Couleurs
ISBN 978-2-8094-0669-6
Voir une planche.
 
Quatrième de couverture
     UN HOMME SANS PASSÉ...
     JUSQUE-LA !
 
Critiques
     Pendant longtemps, Wolverine est resté l'un des personnages les plus mystérieux du Marvel Universe. De lui, on savait peu de choses, et son plus lointain souvenir prenait place dans des bois enneigés où il vécut en compagnie d'une meute de « gloutons » (sortes de loutres canadiennes). Quant au restant de sa vie d'adulte, depuis L'Arme X, nous avons appris qu'il fut autrefois membre des services secrets canadiens, avant d'être enlevé pour subir l'opération qui fit de lui un être quasiment immortel doté d'un squelette en adamantium (un métal indestructible). Plus tard, lorsque Magneto parvint à extraire l'adamantium du corps de Wolverine lors d'un affrontement mémorable (version intégrale X-Men N°13), nous devions découvrir que ses griffes n'avaient pas disparu : ces protubérances osseuses n'étaient donc pas un implant, comme tous les lecteurs le croyaient encore, mais elles faisaient partie intégrante de son squelette (version intégrale Serval N°32).
 
     En 2001, Paul Jenkins se mit en tête de nous raconter par le menu toute l'enfance de Wolverine, jusqu'à son entrée dans l'âge adulte où il disparut dans les bois canadiens. Son histoire commence à une époque qui évoque fortement le XIXème siècle (le facteur de guérison de Logan ralentit son vieillissement), lorsqu'une jeune fille rousse arrive en calèche au château des Howlett où un vieux millionnaire aigri vit en compagnie de son fils, John, et de son petit-fils, James, un enfant particulièrement fragile constamment alité. Sa mère, endeuillée par la mort prématurée de son précédent fils, reste isolée, murée dans le silence. C'est donc dans un contexte lugubre que Rose (c'est son nom) vient vivre au château pour apporter un peu de réconfort au jeune James. Dès son arrivée, elle fait la rencontre d'un garçon aux allures de sauvageon, fils de l'homme-à-tout-faire du château, un certain Logan...
 
     Vous l'aurez compris, Wolverine : les Origines ne se lit pas comme un comic-book de super-héros, mais plutôt comme un drame familial historique à la tonalité étrangement européenne. Après un temps d'exposition où Jenkins pose son décor, il paraît vite évident que son objectif est de surprendre le lecteur, de partir dans des directions totalement opposées à ce qu'il pouvait prendre pour acquis dès les premières pages. Difficile de commenter les multiples rebondissements qui ponctuent l'histoire sans dévoiler son intrigue, mais attendez-vous à une révélation fracassante sur l'identité de Wolverine qui, parmi tous les acteurs en présence, est celui auquel on s'attend le moins. Les surprises se succèdent ainsi, parfois de façon incohérente par rapport à d'autres éléments connus de la vie de Wolverine, sur un ton assez mélancolique accentué par les dessins d'Andy Kubert (largement rehaussés par la colorisation numérique de Richard Isanove ; en effet, le style d'Andy Kubert s'est toujours limité à une pâle copie de celui de son frère, Adam). D'autres idées viennent, en revanche, apporter des explications logiques sur la personnalité de Logan (comme son goût pour les femmes rousses, de Heather Hudson à Jean Grey).
 
     Panini nous propose ici la troisième édition de cette mini-série (la première fut publiée dans la revue Wolverine) dans la collection Marvel Deluxe, assortie des couvertures originales et des épisodes (dispensables) trente-six à quarante de la série régulière. Notez que l'ouvrage fut, en son temps, très controversé (notamment pour ses incohérences avec la vie connue de Wolverine, que je serais bien incapable de vous lister ici) ; il reste cependant considéré comme un indispensable venu étoffer le background du mutant canadien, au point d'inspirer les scénaristes de la série qui n'ont pas hésité à reprendre certaines des idées imaginées par Jenkins. Dans tous les cas, à en croire la bande-annonce du film consacré à Wolverine, où des plans entiers reprennent à l'identique les cases de la BD, tout indique que son script s'inspire largement de cet album désormais devenu culte (en allant même jusqu'à reprendre son titre).

Florent M.          
01/04/2009          


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