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    Fiche livre    

Bloody Marie

Jacques MARTEL

Science Fiction  - MNÉMOS, coll. Hélios n° 12, dépôt légal : août 2014
436 pages, catégorie / prix : 11,90 €, ISBN : 978-2-35408-220-8
Couverture

    Quatrième de couverture    
     La galaxie est entrée dans une nouvelle ère, celle de l’Essor. Les hommes et les femmes ont repris les voyages à travers l’espace, recréent ainsi les liens qui s’étaient rompus entre les planètes. Mais alors que les navires de commerce parcourent les nouvelles routes galactiques, d’autres profitent désormais de cette nouvelle prospérité : les pirates. Et l’une d’entre eux,Bloody Marie, est bien décidée à venger la mort de son père et ne pas se faire oublier en lançant son vaisseau le Long John pour un dernier raid.

     Alliant action, aventure et science-fiction, Jacques Martel signe un récit prenant et intriguant, une histoire épique et magistrale avec une fin étonnante !

     Jacques Martel est co-fondateur des éditions Hartois. Passionné d’histoire médiévale et antique. Il participe à la publication des magazines : Histoire antique, Histoire médiévale, L’art de la guerre. Il pratique l’escrime, le jiu-jitsu et prend part à des reconstitutions historiques de batailles du XIIIe siècle. Il vit actuellement dans les Landes.

     Il a auparavant publié Sacrifice du guerrier et La guerre de l’Hydre aux Éditions Mnémos.

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    
Edition BLACK BOOK, A dé couvert (2011)


     Naufragé sur un astéroïde désert, le mystérieux Irving Phileas Russel se trouve secouru par la redoutable pirate Bloody Marie, capitaine du Long John et fille du défunt Ravageur de Mondes. Cet événement marque le début d'une aventure spatiale riche en péripéties...

     Qui peut encore vouloir lire un roman de piraterie dans l'espace aujourd'hui ? A priori pas moi, car j'ai furieusement l'impression d'avoir fait le tour du genre et nombre de space operas me tombent des mains lorsqu'ils se contentent de décalquer les romans d'aventures maritimes...
     Pourtant, je le confesse, Jacques Martel a réussi l'exploit de m'embarquer dans son récit dès les premières pages. Je me suis aussitôt retrouvé solidement planté sur le pont du navire, le visage fouetté par les embruns du vide intersidéral, mes rares cheveux flottant aux vents solaires, sabre au poing, verre de rhum – ou plutôt de skye de la N'Ecosse – dans l'autre... Je n'aurais laissé ma place pour rien au monde, car seule compte la Course, aux côtés de fiers et fidèles compagnons !
     Vous l'aurez compris, j'ai pris un grand plaisir à cette lecture. Je n'ai rien à dire pour ma défense : Bloody Marie n'est bien qu'un pur roman d'aventures qui rend hommage aux pirates des XVIIème et XVIIIème siècles, avec son lot de combats, de rebondissements et de trahisons. Il faudrait même peu de remaniements pour placer ce texte dans un cadre historique tout à fait classique, même si, outre le décor spatial, l'auteur enrichit l'intrigue par divers éléments issus des littératures de l'Imaginaire – tels qu'une histoire future de l'expansion humaine compliquée par un déclin technologique, la description d'une utopie nommée Libertia 1, ou encore la présence d'un « Autre »...
     Si la sauce prend, ce n'est donc pas grâce à l'originalité fondamentale du propos, ni à son audace spéculative, mais tout simplement grâce au formidable talent de conteur dont fait preuve le sieur Martel. Le récit s'appuie sur son classicisme pour en devenir aussi solide qu'une lame bien trempée, car l'auteur aborde avec panache et sans naïveté chaque « figures imposées » du genre – ce que chez d'autres, on appellerait des « clichés ». Lorsqu'on joue avec les codes d'un genre, non par facilité mais pour mieux lui rendre hommage, le jeu en vaut la peine. Avec des personnages aussi sympathiques et attachants que hauts-en-couleurs, un bon dosage d'action et de suspense, un style enlevé et sans redondance, le souffle de ce drame galactique emporte et convainc.

     Le temps de ce roman, on retrouve ainsi l'enthousiasme juvénile autrefois éprouvé à la lecture d'un Stevenson, tout en appréciant la relative finesse avec laquelle l'auteur peint un univers en pleine mutation. Finalement, longue vie aux romans de piraterie dans l'espace lorsqu'ils sont aussi revigorants que celui-ci !


Notes :

1. qui renvoie à la fameuse Libertalia de Madagascar, probablement légendaire, décrite par un certain Charles Johnson, considéré comme un pseudonyme de Daniel Defoe.


Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 28/6/2011
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Base mise à jour le 6 mai 2017.
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