Quatrième de couverture
Le coup d’État du Triumvirat a scindé l’Empire. Au cœur même de Seth, les tensions entre les nouveaux maîtres du gouvernement se renforcent. La capitale se vide d’une partie de sa population, tandis que la pègre s’enhardit et étend sa toile dans les bas-fonds.
Chacun se bat pour sa survie, à l’image d’Alfred et de ses compagnons, qui entrent dans la clandestinité pour rejoindre les montagnes des Arpentes. Porté par une nouvelle technologie, on rêve là-bas d’un avenir meilleur. Mais est-ce seulement possible ? La Foi se révèle enfin et la guerre n’est pas encore finie.
Avec ce deuxième tome de la trilogie L’Empire s’effondre, Sébastien Coville continue d’explorer son univers au croisement de la fantasy, du steampunk et du roman historique. Il prouve encore une fois son talent de narrateur en nous offrant une aventure palpitante et épique.
Sébastien Coville travaille actuellement comme consultant et scénariste dans l'audiovisuel. Il vit à Paris. L'Empire s'effondre est sa première trilogie.
Critiques des autres éditions ou de la série Edition Anne CARRIÈRE, (2022)Deuxième tome de la trilogie l’Empire s’effondre, Toucher la peau du ciel continue sur la même lancée : alors qu’Alfred Kergoal fuit en province pour échapper à l’inquisition, le triumvirat qui dirige dorénavant l’empire lève une armée pour écraser les diverses forces rebelles. Les lecteurs et lectrices du premier volume ne seront pas surpris par cette suite : un récit dense, de nombreux personnages, des combats impressionnants, on retrouve dans cette seconde partie les forces et les faiblesses du premier tome : une histoire multiforme, empruntant aux épopées historiques un sens du dramatique et de l’épique, y ajoutant de nombreuses (trop ?) couches : politique, religieuse, scientifique ou mafieuse.
Avec toujours le même soucis du détail, Sébastien Coville nous livre ce récit dont le style flamboyant gavé d’adjectifs et d’individus archétypaux en fait parfois un peu trop (j’ai préféré ne pas compter le nombre de personnages s’exclamant « Engeance ! » ). On pourra regretter le manque d’ambiguïté des acteurs, leur aspect monobloc à la limite pour certains de la caricature (notamment pour des personnages féminins comme Astrée de Saint-ange).
En sortant de la capitale, le roman gagne en ampleur et en souffle. Il faut, comme dans le premier, quelques dizaines de pages pour s’acclimater à cet univers au worldbuilding riche et à ses nombreux personnages, mais une fois réacclimaté, on se laisse emporter et c’est dans les batailles impressionnantes que la patte de Sébastien Coville fonctionne le mieux : on sent alors le vent du boulet et la vapeur des machines (steampunk oblige) comme si on y était. Mieux maîtrisé que le premier tome, comportant moins de longueurs, Toucher la peau du ciel nous emmène dans le bruit et la fureur vers une conclusion qui s’annonce épique.
René-Marc DOLHEN Première parution : 27/5/2022 nooSFere
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