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Sous le regard des étoiles

Jean-Pierre ANDREVON



Illustration de Jean-Pierre ANDREVON

AURORE (Editions de l') , coll. Futurs / Science-Fiction n° 7
Dépôt légal : avril 1989
288 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : 2-903950-33-4
Format : 13 x 22 cm  
Genre : Science-Fiction 



    Quatrième de couverture    
Par quelles métamorphoses devront passer les humains choisis pour L'Adaptation ? A quelles profondeurs Paul Enreid, l'empathe, devra-t-il plonger en lui-même avant de découvrir Ce qu'il y a derrière la porte ? Pourquoi, de Virginie, ne reste-t-il Rien qu'un peu de cendre et une ombre portée sur un mur ? Quel est ce voyageur du temps qui apparaît par La porte au fond du parc entre le cèdre et les chênes ? Au sein de quel Rêve de froid... rêve de mort, se dessine la silhouette colossale du Géant au manteau d'étoiles ? L'Androsaurus est-il notre ancêtre, notre successeur, notre remplaçant ?

Auteur de plus de cinquante romans, recueils de nouvelles, anthologies, scénarios de B.D. dans les genres les plus divers, cinéaste et compositeur de chansons, peintre et graphiste (il assure depuis sa création l'illustration des volumes de la collection « Futurs »), le Grenoblois Jean-Pierre ANDREVON n'est plus à présenter.
Mais avec ce recueil de dix textes (dont sept inédits), il abandonne son terrain d'élection de la politique-fiction pour l'exploration des pouvoirs de l'esprit, des univers disloqués sous la houle des rêves et des cauchemars, des jongleries avec le temps et ses paradoxes. On reste sur Terre, certes. Mais une Terre observée de loin, Sous le regard des étoiles.

    Sommaire    
 
    Critiques    
     Michel Jeury me confiait lors d'une interview que, voyant la possibilité de gagner de l'argent avec des livres, il s'était mis très vite à écrire beaucoup pour finalement écrire trop, comme cela arrive à de nombreux autres auteurs. Comme cela arrive à presque tous les professionnels, serais-je tenté de dire. Eh oui, il semblerait qu'il soit impossible, malaisé en tout cas, vu les tirages et les ventes moyennes des livres d'auteurs français, vu les tarifs pratiqués par les éditeurs (entre 15 et 30 000 francs par titre), de vivre de sa plume en produisant des livres de haute volée, en conservant une position d'esthète. De ce côté-ci de l'Atlantique, on ne peut pas vivre en ne publiant qu'un ou deux livres par an. Il faut écrire, écrire, écrire encore, écrire toujours...
     Jean-Pierre Andrevon ne fait pas exception à la règle, livrant tantôt un bon livre (récemment Tout à la Main, chez Carrère / Klan), tantôt, à son insu peut-être, un livre plus commercial, de moindre importance.
     Et les recueils, dans bien des cas inégaux (quel que soit l'auteur concerné), ne sont que le reflet de cet état de fait, que vient renforcer un manque d'exigence et de clairvoyance de certains de nos directeurs littéraires ou de collection.
     Logique, donc, que Sous le Regard des Etoiles, dernier recueil en date de son auteur, m'ait intéressé sans pour autant m'emporter. Car cet ouvrage vaut surtout, à mon sens, par trois de ses nouvelles : « Rien qu'un Peu de Cendres et une Ombre Portée sur un Mur », admirable nouvelle intimiste déjà connue de certains de nos lecteurs (puisqu'elle figurait dans notre numéro spécial trente-quatre), « La Porte au Fond du Parc Entre le Cèdre et les Chênes », un paradoxe temporel étouffant impitoyablement une belle histoire d'amour tout ce qu'il y a d'andrevonienne, et celle qui donne son titre à l'ensemble (classique mais fort bien faite), qui se veut troisième et probablement ultime volet de ce que l'auteur appelle lui-même son cycle de la fin douce de l'humanité, débuté par Le Monde Enfin (quelle merveille ! Si seulement il pouvait nous en livrer une comme celle-là, chaque année...) et La Tigresse de Malaisie (dans II Faudra Bien se Résoudre à Mourir Seul) ; les autres, inédites pour la plupart, étant par trop conventionnelles pour retenir l'attention.
     Une remarque encore, valable pour tous les titres de la série : les illustrations de couvertures et intérieures d'Andrevon lui-même donnent à penser qu'il s'agit de livres pour la jeunesse, mais peut-être est-ce un effet voulu par l'éditeur, désireux de rafler une partie du public adolescent du Fleuve Noir et de J'ai lu...
     En tout cas, bon vent à la collection Futurs qui nous promet des romans et recueils d'Alain Dartevelle, Pierre Stolze et Alain Duret, ainsi qu'à Andrevon dont Sherman, le premier roman de Littérature Générale, à paraître chez Flammarion, ne devrait maintenant plus trop tarder !


Richard COMBALLOT
Première parution : 1/6/1989 dans Fiction 409
Mise en ligne le : 14/10/2003


 

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