Site clair (Changer
 
  Critiques  
 
  Livres  
 
  Intervenants  
 
  Prix littéraires  
 
  Adaptations  
    Fiche livre     Connexion adhérent
La Cité de l'indicible peur

Jean RAY


Illustration de Jean-Michel NICOLLET
NOUVELLES ÉDITIONS OSWALD (NéO), coll. Fantastique / SF / Aventure n° 130
Dépôt légal : février 1985
218 pages
ISBN : 2-7304-0300-0   
Genre : Fantastique 


Couverture

    Quatrième de couverture    
     Roman policier ou roman d'épouvante ? Les criminels de Jean Ray dans La cité de l'indicible peur, l'un de ses chefs-d'œuvre, ne sont pas des êtres de chair, mais des monstres issus des profondeurs infernales. Tantôt c'est un mannequin mû par des forces démoniaques, connu sous le nom de « Pearcy-l'horrible-meurtrière-à-la-hache », tantôt c'est le « Bull », monstre à tête de taureau qui erre sur la lande maudite d'Ingers-ham, cette petite cité écrasée sous un soleil de plomb, où règne la Grande Peur ancestrale... Jean Ray, le maître de l'irrationnel, auteur d'un roman policier dont l'intrigue même donne lieu à une enquête rigoureusement logique ! Pourquoi pas ? Jean Ray est aussi l'auteur des Aventures de Harry Dickson, ce détective surnommé le Sherlock Holmes américain et qui est au prises avec des sociétés secrètes sentant le souffre, des confréries de vampires et de loups-garous, de repoussantes déités mythologiques réincarnées...Telle est aussi l'atmosphère très « Jean Ray », où baigne la cité de l'indicible peur, ici encore il tire les ficelles de ses fantoches macabres et laisse se déployer les fastes de l'épouvante.

     Né en 1887, Jean Raymond Jean Marie De Kremer est mort à Gand en 1964. Déjà célèbre en Belgique et dans les Pays Bas, bien avant la Seconde Guerre Mondiale, sous le nom de John Flanders (il avait publié une œuvre importante, dont plusieurs romans parfois en français, mais surtout en néerlandais), ce n'est que beaucoup plus tard que la renommée lui vint en France sous le nom de Jean Ray. On notera parmi ses grandes œuvres publiées sous ce nom Malpertuis, La cité de l'indicible peur, La croisière des ombres, Les contes du whisky, Les Derniers contes de Canterbury, Le livre des fantômes, Le carrousel des maléfices et les aventures de Harry Dickson. Jean Ray est l'un des rares écrivains de langue française rt, à plus forte raison néerlandaise, à pouvoir être comparé aux maîtres anglo-saxons de l'aventure et du fantastique qui ont d'ailleurs accueilli de son vivant quatre de ses contes dans la célèbre revue américaine Word Tales.

 
    Adaptations (cinéma, télévision, BD, théâtre, radio, jeu vidéo, ....)    
La Grande frousse , 1964, Jean-Pierre Mocky
 
    Critiques    
     Œuvre figurant parmi ce que les amateurs considèrent comme étant les chefs-d'œuvre de Jean Ray, La Cité de l'Indicible Peur, a été maintes fois rééditée depuis sa parution originale en 1943, ceci sans compter l'adaptation (peu convaincante) qu'en a fait Jean-Pierre Mocky pour le cinéma.
     Construit comme un roman policier qui hésiterait à jouer au récit fantastique, l'histoire contée par Jean Ray se révèle fascinante tant que l'auteur n'en arrive pas au pensum de l'explication finale, tellement tirée par les cheveux qu'on croit relire avec stupeur les essais confus d'un mauvais imitateur d'Agatha Christie. Pourtant, les 180 premières pages s'étaient révélées pleines de trouvailles pour décrire cette atmosphère qui s'épaississaient au fur et à mesure des meurtres étranges et inexplicables qui s'étaient subitement mis à ensanglanter la frileuse petite bourgade anglaise d'Ingersham : l'aile de l'angoisse planait au-dessus du récit et des personnages de manière fort originale et tout pouvait laisser supposer que le roman allait se terminer de façon satisfaisante... Ce n'est malheureusement pas le cas et même le bref chapitre final bien venu ne parvient pas à effacer la désagréable impression que Jean Ray n'a pas vraiment su se tirer de sa propre intrigue. Dans un genre assez proche, j'avoue finalement préférer un Nous Avons Tous Peur de B.R. Bruss (réédité aussi chez NéO) même s'il est moins original et même si son « explication » semble tout droit sorti d'un récit populaire des années trente... Mais Bruss avait au moins l'avantage de rester cohérent d'un bout à l'autre de son roman.


Richard D. NOLANE
Première parution : 1/6/1985 dans Fiction 363
Mise en ligne le : 5/1/2005


 

 
Écrire aux webmestres       © nooSFere, 1999-2017. Tous droits réservés.

NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres.
Vie privée et cookies