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Animamea

Richard CANAL


Cycle : Animamea (omnibus)


Illustration de Philippe CAZA

IMAGINAIRES SANS FRONTIÈRES
Dépôt légal : novembre 2003
432 pages, catégorie / prix : 16 €
ISBN : 2-84727-027-2   
Genre : Science-Fiction

Reprise en un volume des trois tomes parus précédemment en Fleuve Noir Anticipation.



    Quatrième de couverture    
     A sa naissance, chacun a reçu un corps et un montant de vie.
     Çertains se contentent d'essayer de la prolonger de manière naturelle. Mais il existe d'autres choix : souscrire une assurance auprès du Centre de Clonage, par exemple...
     Rocker au sommet de la gloire, Chris avait justement souscrit la meilleure assurance pour son fils Andy. Mais si parfait que soit le clone...

     Quand la mort vous rattrape, où trouver l'espoir ?
     En se rendant sur Animamea, planète légendaire où dit-on chantent et pleurent les âmes mortes ?

     Combien d'angoisses et de plaintes faut-il pour prendre son envol vers ce paradis ?
     Quel rôle joue le Grand-Maître des Templiers du Renouveau Charismatique ?

     Qu'importe le prix à payer si c'est là que Chris pourra revoir Andy !
     Après tout, les légendes ne contiennent-elles pas leur part de vérité ?

     Maître de Conférences en Informatique, chercheur en Intelligence Artificielle, scénariste, réalisateur, écrivain, Richard Canal a enseigné et travaillé pendant plus de vingt ans en Afrique avant de s'installer au Laos où il est Directeur de l'Agence Universitaire de la Francophonie à Vientiane.
     Auteur de quinze romans et de plus de cinquante nouvelles, Richard Canal a reçu le Grand Prix de la SF, le Prix Solaris et le Prix Rosny aîné. Il nous livre aujourd'hui son célèbre Animamea entièrement revisité.
 
    Critiques    
     À la tombée de la nuit, Fabrice rejoint le parc des attractions tueuses de Thanatopolis pour y chercher la mort. Amputé de sa jambe, il reprend espoir en apprenant d'un Ange qu'il existe une planète où les âmes des disparus se rassemblent. Accompagné par le fils de l'Ange, un adolescent quasi-autiste dont l'essentiel des paroles est relayé par une machine vocale, il part en quête du secret dissimulé derrière Animamea. Mais, très vite, il trouve sur sa route les Templiers du Renouveau Charismatique et leur Grand Maître, et sa quête se transforme en fuite éperdue.

     Pendant ce temps, le rocker Chris Nelson, dont le fils a été carbonisé sur scène, ne peut se résoudre à renouer des liens avec le jeune clone qu'on lui a livré. Il part lui aussi à la recherche de l'autre côté de la mort, guidé par des gourous et d'étranges médiums, sans réaliser que le conditionnement qu'il reçoit le transforme peu à peu en tueur. Un tueur qu'on va lancer sur la piste de Fabrice.

     Rarement la noirceur aura été si fulgurante. Animamea est rempli de scènes inoubliables, d'une cruauté baroque comme on a trop peu osé en écrire. Les décors de ruines et de fêtes déglinguées sont peuplés d'individus désespérés, dont le destin est à l'image des décombres qui les entourent. Les symboles tracés à gros traits abondent, depuis la mer souillée de Vieille Terre et sa contrepartie de Varaden, d'un rose couleur de gencive, jusqu'aux doigts de pierre d'Offworld, tendus vainement vers le ciel. Même si l'univers décrit emprunte un certain nombre de ses codes à la science-fiction (planètes étrangères, vaisseaux spatiaux aux noms chargés de sens), on est plus proche de l'épopée homérique que de l'anticipation futuriste.

     Pourtant, ce n'est pas un livre sur la mort mais sur la peur suscitée par elle et sur les dérives qu'elle engendre : religions prédatrices, espoirs sans cesse déçus. Canal est tour à tour stendhalien et fellinien ; il emprunte au cinéma expressionniste, aux mythologies grecques, voire au rock'n roll, pour composer une œuvre totalement personnelle, volontairement excessive, qui reste, dans sa thématique comme dans sa construction, un des chefs-d'œuvre de la science-fiction française des années 80.

     Publié une première fois au Fleuve Noir en 1987, en trois fragments découpés à la hache, Animamea retrouve enfin sa structure originelle aux récits délicatement entrelacés. Le style a évidemment été revu — en vingt ans de métier, Canal s'est forgé quelques outils littéraires de toute beauté — mais le souffle est intact et le venin encore puissant. C'est un joyau sombre et dangereux que ce livre, un fantastique voyage dans les royaumes de nos terreurs secrètes que Canal dissèque avec jubilation.

Jean-Claude DUNYACH (lui écrire)
Première parution : 1/12/2003 dans Galaxies 31
Mise en ligne le : 9/12/2008


 

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