Site clair (Changer
 
  Critiques  
 
  Livres  
 
  Intervenants  
 
  Prix littéraires  
 
  Adaptations  
    Fiche livre     Connexion adhérent
Starplex

Robert James SAWYER

Titre original : Starplex, 1996

Traduction de Patricia RANVOISÉ
Illustration de Vincent VIARD

J'AI LU (Paris, France), coll. Science-Fiction (2001 - 2007) n° 5366
Dépôt légal : mai 2002
320 pages, catégorie / prix : K
ISBN : 2-290-05366-X   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     2096. Affrété par le Commonwealth des planètes, le vaisseau Starplex sillonne la galaxie. Son objectif : découvrir de nouvelles formes de vie et entrer en communication avec elles. Mais la tâche n'est pas aisée pour le commandant Keith Lansing. Il lui incombe en effet au préalable de faire cohabiter harmonieusement les membres de son équipage. Et ô combien diverses — et divergentes — sont les attitudes de son épouse Clarissa, d'un belliqueux physicien waldahud, ou d'un dauphin pilote farceur... Sans compter que l'enjeu de cette soi-disant mission de routine va vite s'avérer n'être ni plus ni moins que la préservation de la paix intergalactique, et que le paisible vaisseau d'exploration scientifique va devoir se transformer en navire de guerre !

     Robert J. Sawyer. En quelques livres (dont Expérience terminale — prix Nebula 1995 — ou Mutations), cet écrivain canadien s'est imposé en accumulant les nominations aux plus prestigieuses distinctions du genre. Ses romans mêlent habilement thriller high-tech et anticipation scientifique et sociale à une critique pessimiste de l'Amérique libérale.

    Prix obtenus    
Aurora (anciennement Casper), roman anglais, 1997
 
    Critiques    
     Keith Lansing dirige le vaisseau Starplex, une base spatiale mobile, affrété par le Commonwealth des planètes (les Terriens — humains et dauphins, les Waldahuds et les Ebis), dont la mission consiste à découvrir de nouvelles formes de vie intelligentes et entrer en communication avec elles. Alors qu'à bord, les relations entre races sont délicates, l'équipage découvre l'existence des Génoirs, d'immenses planètes de matière noire intelligentes, âgées de plus de dix milliards d'années. Puis Lansing reçoit un message provenant de plusieurs milliards d'années dans le futur et signé par lui. C'est le moment que choisissent des Waldahuds pour attaquer Starplex et mettre en danger un Génoir. Lansing se retrouve dans l'obligation de sauver le bébé Génoir, une partie de son équipage perdu dans l'espace et de découvrir le secret de la création de l'univers en bondissant dans le futur par un transchangeur... et se retrouver face à lui-même.
     Starplex est un roman étonnant à plus d'un titre. Tout d'abord, ce petit roman ressemble à s'y méprendre à un épisode pilote de série télévisée SF : présentation des personnages et de leur mission, installation des décors et détail des relations (conflictuelles) entre les différentes races. Les descriptions psychologiques sont rapides et superficielles, les fils d'intrigue d'arrière-plan esquissés et mis en attente pour d'autres épisodes, les rapports « humains » plutôt basiques et caricaturaux, et la première mission toujours lyrique et grandiloquente : sauver l'univers. L'autre surprise provient de la très grande similitude entre Starplex et Star Trek (Next Generation, Deep Space 9 et Voyager). Le Commonwealth des planètes n'a rien à envier à la Fédération des Planètes Unies, Lansing ressemble à James Kirk (jusque dans sa libido), Jag le Waldahud (qui ressemble à un porc) a toutes les caractéristiques d'un Klingon (langage, attitudes et traîtrise), Losange l'Ebi énigmatique (une sorte de fauteuil roulant organique) pourrait être un Vulcain, le dauphin est un joyeux drille à la Docteur McCoy et l'intrigue est un savant mélange des épisodes pilotes de Star Trek TNG et Deep Space 9. Vous l'aurez compris, Robert J. Sawyer a écrit un roman mineur qui pourrait être le premier d'une bonne série sci-fi (mais dont le vernis scientifique est plus sérieux). Certains amateurs de space opera à la mode télévisuelle apprécient ce genre de littérature et devraient prendre beaucoup de plaisir à la lecture de Starplex. Les autres — les purs et durs de la SF — risquent de trouver le tout très léger et sans grande consistance, mais somme toute assez distrayant. Sawyer a du métier, il le démontre, et Starplex mérite bien sa place dans une collection de poche plutôt qu'en Millénaires.


Daniel CONRAD
Première parution : 1/9/2002 dans Galaxies 26
Mise en ligne le : 17/2/2004


     En 2076, les Humains et les Dauphins découvrent que leur galaxie est parcourue par un réseau de transchangeurs, des portes artificielles permettant de voyager instantanément de système stellaire en système stellaire. Des créateurs de ces portes, nulle trace. Si la plupart de ces transchangeurs sont en sommeil, quelques-uns donnent accès à des systèmes abritant la vie. C'est ainsi que les Humains et les Dauphins découvrent deux autres races, les Waldhahuds et les Ebis. Rapidement, ces quatre peuples mettent sur pied une alliance : le Commonwealth des Planètes. Trente ans plus tard, devant l'immensité de la tâche que représente l'exploration du réseau des transchangeurs, le Commonwealth décide de construire un gigantesque vaisseau spatial destiné à la recherche, le Starplex, dont la mission consiste à découvrir d'autres races intelligentes. Mais bientôt, les choses tournent mal...

     Autant le dire de suite : cette histoire n'a rien de captivant. Si le rythme du récit reste soutenu, si on ne s'ennuie pas tout à fait, l'intérêt a bien du mal à décoller. La trame se compose de trois ou quatre histoires, que l'auteur parvient péniblement à lier et qui sont pour la plupart assez superficielles. Les (rares) personnages sont insignifiants et creux, avec pour seul bagage psychologique leur savoir scientifique. Certains sont même assez pénibles, notamment le capitaine du Starplex qui a la quarantaine gonflante et les problèmes qui vont avec — suis-je encore capable de séduire ? Les deux autres races du Commonwealth, qu'il aurait été intéressant de voir vivre, ne sont là que pour donner la réplique aux Humains dont la culture, omniprésente, étouffe tout sentiment d'exotisme. Et les Dauphins ! Censés constituer un des quatre peuples formant le Commonwealth, et à ce titre entrer dans la même part que les autres dans la composition de l'équipage du Starplex, on ne voit apparaître le premier représentant de cette race... qu'après la page 150 !

     L'action est constamment entravée par des pages d'explications scientifiques qui semblent droit sorties de manuels universitaires, explications qui plus est d'un niveau peu accessible aux non scientifiques. Sawyer, pourtant très disert dès qu'il s'agit d'astronomie, de physique, de chimie ou d'astrophysique, se trouve subitement muet face au paradoxe temporel — il en évacue proprement toute allusion — et utilise d'énormes ficelles, telles la perte de mémoire ou la supériorité scientifique et technologique, bien commodes dès qu'il faut apporter des réponses délicates à des questions embarrassantes.

     Pas franchement ennuyeux, mais pas vraiment intéressant, un de ces livres qui ne laissent aucune trace dans la mémoire après les avoir refermés. Se dire que Sawyer nous a déjà livré pire n'est hélas, en l'espèce, d'aucun réconfort...

Sandrine GRENIER
Première parution : 1/1/2003 dans Bifrost 29
Mise en ligne le : 21/4/2004


 

Dans la nooSFere : 62386 livres, 58319 photos de couvertures, 56863 quatrièmes.
7958 critiques, 34214 intervenant·e·s, 1309 photographies, 3653 Adaptations.
 
Vie privée et cookies/RGPD
A propos de l'association. Nous écrire.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres. Trouver une librairie !
© nooSFere, 1999-2018. Tous droits réservés.