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La Parabole du semeur

Octavia E. BUTLER

Titre original : Parable of the Sower, 1993
Première parution : États-Unis, New York : Four Walls Eight Windows, octobre 1993

Cycle : La Parabole du semeur vol. 1 

Traduction de Philippe ROUARD
Illustration de RAMPAZZO

AU DIABLE VAUVERT (Vauvert, France) n° (9)
Dépôt légal : octobre 2001
Roman, 392 pages, catégorie / prix : 14,5 €
ISBN : 2-84626-018-4   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Californie, 2025. Exclusion, misère, violence atteignent des proportions inégalées. A quinze ans, Lauren, fille d'un pasteur noir, est jetée sur les routes après le massacre de sa famille. Dans ce monde détruit, elle trace son chemin à travers le chaos, semant une parole d'espoir et de paix pour les déshérités, et plaidant pour une humanité nouvelle.

     Violence et humanité, aliénation et transcendance, asservissement et liberté, séparation et communauté, antiracisme... Magnifiques variations sur les grands thèmes butleriens, mais aussi inoubliables romans de résistance, La Parabole du semeur et sa suite, La Parabole des talents (Editions Au diable vauvert), prennent en ce début de millénaire, des accents d'une actualité brûlante.

     Octavia E. Butler est née en 1947 et vit en Californie. Auteur de dix romans, plusieurs fois lauréate des prestigieux Prix Hugo et Nebula, elle s'est vue décerner en 1995 le rarissime Prix Genius de la Fondation Mac Arthur Grant.
 
    Critiques    
     « Et si tout ça était faux  ? Si Dieu était autre chose ? » (p.22)

     En 2024, la récession économique et sociale, la montée des inégalités, la pauvreté et le défaut d'éducation, la criminalité galopante sont devenus des phénomènes incontrôlables, tout comme la pollution. Comme partout ailleurs, les habitants de Robledo, un faubourg de Los Angeles, sont obligés de se replier sur eux-mêmes, de dresser des barrières qui les protègent des quartiers voisins hantés par des sans-abri, des ivrognes et des junkies. Ils en sont réduits à assumer eux-mêmes leur protection en raison du coût trop élevé d'une intervention policière, en s'efforçant d'être suffisamment autonomes pour vivre en autarcie, car il peut s'avérer périlleux de se hasarder hors des murs.
     Tandis que chacun essaie de survivre au jour le jour en espérant des temps meilleurs, la jeune Lauren Olamina, elle, s'attend au pire. Elle prédit la catastrophe et incite ses proches à se préparer pour la lutte, à s'armer et à partir... Mais où ?
     Lauren n'est pas une enfant tout à fait comme les autres  : elle possède le « don » — une malédiction plutôt – de ressentir la souffrance d'autrui, voire de saigner lorsque quelqu'un se blesse. Ce syndrome d'hyperempathie – qu'a provoqué une drogue ingérée par la mère au cours de sa grossesse – la vulnérabilise considérablement, mais il a sans doute favorisé sa maturité précoce et une lucidité qui la prédestine à endosser le malheur de l'humanité.
     Reniant le Dieu de son père pasteur, elle a créé dans l'intimité sa propre religion, plus apte à expliquer les profonds bouleversements sociaux de son environnement car fondée sur le principe du « changement »  : « La seule vérité permanente est le Changement. Dieu est changement. » Pour elle, Dieu n'est plus une sorte de Père tour à tour bienveillant et vengeur, mais un concept qui nous façonne et que l'on doit façonner en retour. Un Dieu « ni bon, ni mauvais », indifférent, mais que l'on doit pourtant respecter car il est l'univers. Pour cette croyance, baptisée « La Semence de la Terre  », le but ultime de l'humanité serait de partir vers les étoiles et de les ensemencer...

     La Parabole du semeur est un roman post-cataclysmique sans cataclysme  : l'Apocalypse s'installe de manière insidieuse, simple évolution logique de la société américaine actuelle. Paradoxalement, l'homme s'envole vers Mars tandis que les autoroutes se désertifient, l'insécurité et le prix de l'essence étant devenus trop grands pour que l'on s'offre le risque et le luxe d'une voiture.
     Octavia Butler décrit minutieusement cette lente déchéance dans laquelle sombre l'Amérique, isolée du reste du Monde, dont on ignore le sort. Cette vision désespérée du futur proche est trop crédible pour ne pas être effrayante. Elle est d'autant plus touchante qu'elle n'est entrevue qu'à travers une chronique familiale d'une remarquable sensibilité et le magnifique portrait d'une petite fille énergique, une future femme prête à jouer le rôle d'un nouveau messie pour jeter les bases d'une nouvelle vie sociale.

     La part de science-fiction est évidemment très mince dans ce roman, l'anticipation socio-politique ne servant que de prétexte à l'évocation de thèmes éternels  : les rapports humains, la place des femmes, la peur de l'autre, le racisme, la violence, la religion... S'il n'y a guère d'originalité dans cette thématique, Butler fait preuve d'un profond humanisme et d'une vibrante compassion qui ne peuvent qu'émouvoir. Son habileté narrative et son sens de la tension dramatique entraînent le lecteur dans un flot de souffrance dont il lui sera difficile de sortir indemne.
     La Parabole du semeur s'achève lorsque Lauren, après une longue errance, vient de fonder une nouvelle communauté guidée par les principes de « Semence de la Terre ». Sa destinée nous sera contée dans La Parabole des talents.

Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 1/2/2002 nooSFere


     Lauren Olamina se serait satisfaite d'une existence paisible, faite de livres et de jardinage. Peut-être alors aurait-elle pu suivre la voie tracée par son père, professeur d'université et prêtre baptiste. Mais le monde où elle vit ne le permet pas. Nous sommes en 2024, et le réchauffement global a transformé la Californie du Sud en désert encore urbanisé, mais ravagé par une criminalité totalement incontrôlable qui n'épargne que des îlots de normalité. Les Olamina vivent dans un de ces îlots, un petit quartier à l'abri de murs hâtivement édifiés et des armes à feu que chacun apprend à manier dès son plus jeune âge. Mais toute expédition à l'extérieur est source de danger, et on ne peut pas résister indéfiniment aux multitudes qui peuplent la rue et aux drogués dont le produit de prédilection pousse à une pyromanie cataclysmique.

     Lauren sait qu'elle sera un jour jetée sur les routes avec le flot des réfugiés qui essaient, au péril de leur vie, de trouver un sort meilleur plus au Nord. Elle se prépare, à la fois en apprenant les méthodes de survie et en inventant (en découvrant, insistera-t-elle) une religion nouvelle. Ou une philosophie nouvelle, puisque Dieu n'y est plus personnalisé : Dieu est le Changement, tout simplement, et le devoir de chacun est d'accepter cette réalité et d'apprendre à façonner le changement autour de lui.

     Butler joue ici la partition d'une anti-Orson Scott Card. Comme dans la série de Basilica, une famille autrefois riche est forcée à l'exil et doit s'en remettre à un de ses enfants pour servir de guide au nom d'une religion nouvelle. Mais la cellule familiale de Lauren explose à l'occasion de l'exode, et Butler a sur la religion et l'autorité des vues bien différentes de celles de Card. Le père lui-même de Lauren, en dépit de ses multiples qualités humaines, incarne l'échec des théories paternalistes sur la famille et la religion : c'est la violence dont il fait preuve pour tenter de remettre son fils Keith dans le droit chemin qui précipite la chute (morale, et physique) de ce dernier. Et quand Lauren prend la route, elle recompose des familles avant de composer la sienne, en accueillant tous les cas de figure : couples avec des enfants biologiques ou adoptés, lesbiennes, mixité raciale, différences d'âge... la volonté de survivre ensemble, de refuser la violence ambiante, prime sur tous les préjugés.

     À la fin de La Parabole du Semeur, Lauren a réussi à stabiliser une petite communauté. La Parabole des Talents présente une structure dramatique parallèle à celle du premier volume : un début relativement calme, traversé de péripéties ; une catastrophe-pivot, la destruction du cadre de vie — à l'exil du premier volume répond l'asservissement sur place et un difficile retour à la vie, conclu ici par une mise en abîme avec une avance rapide de quelques décennies montrant Lauren à la fin de sa vie, et le devenir de la religion qu'elle a fondé. Mais ce sont les pages centrales, les plus terribles, qui sont les plus marquantes. L'esclavage figurait déjà dans La Parabole du Semeur : menace périphérique sur l'adolescence de Lauren sous les formes encore lointaines de la prostitution ou du sort des employés enchaînés à leur employeur par une dette sans cesse croissante. Là, il touche Lauren et les siens de plein fouet, avec tortures, négation de la personnalité, dispersion des familles... Butler avait déjà mis en scène l'esclavage dans son contexte historique (Liens de Sang), mais ici elle le fait renaître dans un XXIe siècle terriblement proche.

     Car ce roman se distingue en décrivant un effondrement de la société qui n'est pas tant un contraste avec le système contemporain qu'une extrapolation de ses côtés les plus désastreux. L'État fédéral américain ne disparaît jamais ; il abandonne simplement de vastes portions de son territoire et de sa population aux mains d'une délinquance incontrôlée, de milices ou de compagnies sans scrupules. Et quand il reprend du poil de la bête, c'est pour adopter un style fasciste bigot et persécuter à nouveau les citoyens — et principalement les plus basanés, cela va de soi.

     Butler s'engage ici franchement sur des thèmes qui lui tiennent à cœur (féminisme, discrimination raciale). Avec d'autant plus de force que la narratrice et protagoniste est par certains aspects proche de son auteur. Elle ressent l'envie irrésistible d'écrire ; elle est grande et d'aspect plutôt masculin, et n'a aucune envie de se cantonner au rôle de petite fille soumise. Si le chemin de Lauren la conduit à la reconnaissance pour la postérité, il passe par tant de souffrances qu'elle aurait peut-être préféré mener une vie ordinaire...

     Autant La Parabole des Talents que La Parabole du Semeur sont des livres passionnants, écrits dans un style sans ostentation qui ne laisse pourtant jamais le lecteur en répit, nourris par un humanisme sans faille et un sens dramatique aigu.

Pascal J. THOMAS (lui écrire)
Première parution : 1/1/2002 dans Bifrost 25
Mise en ligne le : 9/9/2003


     Dans la très intéressante préface de son anthologie Une histoire de la science-fiction — 4 (Librio, 2000), Jacques Sadoul désignait les quatre auteurs américains de tout premier plan apparus selon lui durant les deux dernières décennies, et n'appartenant pas au courant cyberpunk. Gageons que nombre de lecteurs français furent surpris d'y trouver, aux côtés de ceux de Dan Simmons, de Kim Stanley Robinson et de Connie Willis, le nom d'Octavia Estelle Butler. Bien que plusieurs de ses romans aient déjà été traduits dans notre pays (et notamment La Parabole du semeur chez J'ai lu en 1995), elle restait encore largement une inconnue pour les amateurs français de SF. Tout cela va changer, espérons-le.
     Nous sommes en 2025 ; rien ne va plus sur Terre, et surtout aux États-Unis, qui s'enfoncent dans la misère. Pour les exclus — la majorité de la société — , l'avenir est tout tracé : drogues, violence et meurtres, ou esclavage au service de quelques nantis. Ceux qui n'ont pas encore basculé se regroupent en communautés fermées, et tentent de se protéger par des moyens dérisoires. Pourtant, dans ce monde qui sombre dans le chaos, une jeune femme relève la tête, veut croire que tout n'est pas perdu et qu'un jour, l'Homme ira dans les étoiles.
     La Parabole du semeur est le journal tenu par Lauren Oya Olamina. 15 ans au début du livre, elle ne paraît pas bien armée pour s'en sortir : elle est femme, noire (elle partage ces deux premières qualités avec l'auteur) et surtout hyperempathe, c'est-à-dire qu'elle ressent physiquement la douleur des autres. Est-ce cette infirmité qui va lui inspirer Semence de la Terre ?
     Semence de la Terre est une religion assez lâche, sorte de mysticisme new age assaisonné d'une bonne dose de pragmatisme. Professant que tout évolue (puisque même « Dieu est changement »), ce dogme a l'avantage de laisser ses ouailles décider de leur destin sans s'en remettre à une divinité transcendante. Entièrement fabriquée par Lauren, cette religion va devenir sa raison de vivre au milieu de l'horreur. Après la destruction de sa communauté et la mort ou la dispersion de sa famille, l'héroïne et quelques compagnons d'infortune vont remonter à pied les autoroutes de Californie, échapper aux pillards-tueurs-violeurs qui transforment les États-Unis en territoires de chasse à la Mad Max et tenter de fonder une communauté pastorale, regroupement de personnes de bonne volonté liées par le ciment de Semence de la Terre.
     La Parabole des talents reprend le fil de l'histoire quelques années plus tard. Lauren Olamina, qui attend un enfant, fait vivre et croître sa communauté, mais de nouvelles épreuves l'attendent... Par rapport au premier livre, deux innovations importantes. Tout d'abord, la violence s'est institutionnalisée : après l'élection d'un fasciste pur jus à la tête des États-Unis, des extrémistes fanatiques regroupés en milices religieuses font régner la terreur. Semence de la Terre est directement en ligne de mire. Le deuxième changement est d'ordre narratif. Les extraits du journal de Lauren sont entrelacés avec les notes d'un nouveau personnage, sa propre fille, qui n'a pas connu sa mère et désapprouve franchement ses idées religieuses.
     Cet artifice narratif permet d'ailleurs de mettre en perspective les enseignements de Lauren, peut-être trop présentée comme un prophète dans le premier volume. Octavia Butler n'est pas Ron Hubbard, et Semence de la Terre n'est qu'une construction d'idées dans un livre de science-fiction, pas un début de secte créée par un gourou (même s'il faut bien reconnaître qu'une bande d'illuminés américains en discute sur Internet comme s'il s'agissait d'une religion révélée...).
     On ne peut qu'être admiratif devant le talent d'Octavia Butler, sa faculté de rendre crédible ce futur proche si atroce. La violence de certains passages (le massacre de Robledo dans le semeur, l'esclavage concentrationnaire imposé à Lauren et ses amis dans les talents...) n'est pas gratuite. Il s'agit d'une grande histoire de science-fiction humaniste, et il convient de remercier Au diable vauvert, qui n'a rien publié jusqu'ici qui ne fût excellent.

Alain JARDY
Première parution : 1/3/2002 dans Galaxies 24
Mise en ligne le : 11/9/2003


     En 2024, Lauren Oya Olamina a quinze ans, et vit avec son père, sa mère et ses quatre frères à Robledo (Californie), dans un quartier protégé par un haut mur des pillards, pyros et autres crève-la-faim qui hantent la cité à l'agonie. Car à cette époque, la grandeur des États-Unis n'est plus qu'un lointain souvenir : le pays s'enfonce dans le chaos, la misère, la récession, l'esclavagisme et le struggle for life. Hors les murs, point de salut, sauf si l'on est bien armé et prêt à tout. Or justement, le quartier est attaqué, pillé, brûlé, massacré. Lauren perd toute sa famille, en réchappe de justesse et est jetée sur les routes, en compagnie de deux autres rescapés. À la merci des chiens sauvages, des voleurs, des assassins et des esclavagistes de tous poils... Ce qui la soutient, hormis une farouche volonté de survivre, c'est Semence de la Terre, une sorte de religion qu'elle s'est forgée elle-même (sans doute influencée par son pasteur de père), mélange syncrétique de christianisme, de bouddhisme, de taoïsme... Ses compagnons en seront les premiers disciples et prosélytes. En chemin vers le Nord — où, paraît-il, les conditions de vie sont meilleures — elle s'adjoint d'autres compagnons à qui elle enseigne inlassablement les aphorismes de Semence de la Terre. L'un d'eux, Bankole — qui pourrait être son père mais deviendra son mari — possède un terrain dans le comté de Humbolt, où vit sa famille qu'il s'en va rejoindre. Où vivait, plutôt... car ici aussi, les pillards sont passés, et il ne reste plus rien. N'empêche, c'est là que la petite troupe décide de s'arrêter, pour y fonder la première communauté de Semence de la Terre.
     Dans le deuxième tome, en 2032, la communauté s'est agrandie, a prospéré. Lauren Olamina est devenue son guide, bâtissant une espèce d'utopie, autant que faire ce peut dans ce pays ravagé. Mais voici qu'une nouvelle menace se profile : Jarrett, le nouveau président, a décidé de redresser le pays par une politique plus que musclée, dont son mouvement les Chrétiens de l'Amérique est le bras armé. Ses ennemis : les pillards, les drogués, les négros, les vagabonds, les impies et autres suppôts de Satan qui, selon lui, ont plongé l'Amérique dans le chaos. La communauté est de nouveau attaquée et détruite par les milices de Jarrett, les enfants enlevés, tous ses membres réduits en esclavage grâce à un collier électronique infligeant des souffrances insupportables. S'ensuivent dix-sept mois d'enfer, ponctués de prêches interminables, de viols, de tortures, de travail harassant... Olamina résiste, et à la faveur d'un glissement de terrain, parvient à s'enfuir. La voilà de nouveau jetée sur les routes... à la recherche de sa fille disparue. Mais Semence de la Terre n'a pas succombé sous la torture, et peu à peu, avec opiniâtreté, elle recrute de nouveaux disciples... pour un Destin qui paraît inaccessible : l'humanité doit devenir adulte, quitter son berceau, essaimer dans les étoiles. Une utopie, encore ? Mais les rêves les plus fous peuvent devenir réalité — si l'on y croit assez fort.
     Ce long résumé ne donne qu'une petite idée de ce que contiennent ces deux gros volumes (390 et 580 pages). En filigrane de l'errance et de l'obsession de Lauren Olamina, Octavia Butler dresse un tableau terrifiant de l'Amérique de demain. Terrifiant non seulement par ses descriptions — dans un style limpide servi par une traduction impeccable — mais surtout par son réalisme : cette Amérique en proie au chaos, à l'intégrisme religieux, à l'esclavagisme, on y croit d'autant mieux qu'on en perçoit déjà les signes, pour qui s'informe ailleurs qu'au journal télévisé. Dans cet univers de violence, de peur et de misère, Lauren et ses compagnons survivent, se débattent, tentent de rester humains, de porter l'espérance d'un possible renouveau. On souffre avec eux, on partage leurs joies et leurs peines, on se demande s'il ne va pas nous arriver la même chose à nous aussi, dans notre vieille Europe si veule et hypocrite. Après avoir refermé ce roman, on est partagé entre l'angoisse d'avoir entrevu un avenir trop probable, et l'espoir de se dire que puisque Olamina parvient à s'en sortir, pourquoi pas nous ? Mais il nous reste à inventer notre propre Semence de la Terre... faute de quoi nous mourrons.
     En ces temps incertains, c'est un roman indispensable — mieux : fondamental.


Jean-Marc LIGNY (lui écrire)
Site officiel de J.-M. Ligny
Mise en ligne le : 15/2/2007


 
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