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La Folie de Dieu

Juan Miguel AGUILERA

Titre original : La Locura de Dios, 1998

Traduction de Agnès NAUDIN
Illustration de André JUILLARD

AU DIABLE VAUVERT (Vauvert, France) n° (11)
Dépôt légal : octobre 2001
532 pages, catégorie / prix : 14,5 €
ISBN : 2-84626-020-6   
Genre : Fantastique



    Quatrième de couverture    
     En ce début du XIVème siècle, Ramon Llull, religieux et savant à la curiosité scientifique insatiable, accompagne un mercenaire catalan, marin et grand aventurier, à la recherche d'une cité de légende qui, six cents ans plus tôt, a sauvé l'Occident de l'invasion turque.
     Loin de Constantinople, aux confins de la mer d'Aral et des grands déserts de sel, un choc culturel attend ces guerriers du Moyen âge...

     Tout à la fois roman de voyage et roman d'aventure épique, impressionnante reconstitution historique et spéculation scientifique, La Folie de Dieu renouvelle un genre littéraire en le nourrissant d'images nouvelles. Il consacre la maîtrise narrative de Juan Miguel Aguilera, jeune écrivain espagnol déjà lauréat de nombreux prix littéraires dans son pays.

    Prix obtenus    
Bob Morane, roman étranger, 2002
Imaginales, roman, 2002
 
    Critiques    
     Nous sommes au début du XIVème siècle. Ramon Llull, religieux et savant, cède à l'appel du condottiere espagnol, Roger de Flor, et se met en quête du royaume du Prêtre Jean au cœur de l'Asie centrale 1. A son retour, il relate son voyage au tribunal de la Sainte-Inquisition. Un certain Nicolau Eimeric — suivez mon regard  ! — détruira un peu plus tard le manuscrit « qui ne pouvait être que l'œuvre du Malin. »
     Ainsi résumé, on peut se demander ce qu'un tel livre — qui devrait se ranger dans la catégorie des romans historiques dont Christian Jacq, par exemple, s'est fait une spécialité — vient faire sur le site de nooSFere. La grande rigueur avec laquelle Aguilera nous retrace la situation politique et religieuse du Moyen-Orient d'alors, la qualité des informations et des descriptions historiques qui démontrent avec quel sérieux il a argumenté son texte, plaident d'ailleurs en faveur de ce type de récit. De surcroît, les figures du bienheureux Ramon Llull et de Roger Blum, dit Roger de Flor, sont suffisamment célèbres pour que chacun puisse vérifier combien Aguilera respecte le déroulement de ce que l'on sait de leur véritable histoire. Ainsi sommes-nous conviés tour à tour à la visite de Constantinople et de son étonnante bibliothèque, aux noces sanglantes de Roger avec la princesse doña Maria, aux sauvages batailles que livrèrent les mercenaires almogavars pour desserrer l'étau turc qui enserrait alors la capitale de l'Empire d'Orient.
     Le récit s'écarte cependant de l'exactitude historique qu'il avait jusque là scrupuleusement respectée dès lors que « l'étrange aventure en quête de lieux oubliés (va) commencer » (p.89).
     L'auteur nous entraîne d'abord dans la longue quête du royaume mystérieux à travers montagnes et déserts, dans la souffrance et la soif. « Nous nous avancions en terrain inconnu. De plus en plus loin » (p.123) raconte Ramon Llull, le narrateur supposé. Jusqu'à la rencontre avec « cinq cavaliers petits et bruns, chevauchant des montures du même gabarit, des sortes de chevaux nains, nerveux et aux pattes très courtes. » (p. 135).
     Dès lors, le récit prend une nouvelle tonalité et effectue un premier pas dans l'étrange puis dans l'indicible horreur. Propulsé au sein d'une cérémonie chamanique, le vieux moine est confronté à un « carnivore aux dents longues et effilées » qui le frappe au cou avec sa queue de scorpion (p. 170). Le lendemain, il ressent « une étrange palpitation » à l'emplacement de la piqûre et, en y portant la main, rencontre « une grosseur de la taille d'un œuf de pigeon ». On comprendra plus tard quel mal s'est introduit en lui.
     Délivré par les Almogavars, aidé dans sa quête par un musulman du nom d'Ibn-Abdallah, Ramon Llull parvient enfin au désert de cristal au-delà duquel est censé se trouver le mystérieux royaume. Et, à partir de la page 203, nous pénétrons dans la légende.
     Enfin... pas exactement.
     Point de prêtre Jean en effet, mais une cité, Apeiron, — que l'on dirait arrachée à notre XXème siècle — inconcevable à une époque dominée par la crainte de Dieu et la croyance en une Terre plate située au centre de l'Univers  : « Des ponts longs et étroits reliaient les édifices à différentes hauteurs  ; on distinguait des centaines de personnes déambulant sur ces passerelles..., habitant ces murs de cristal. » (p. 217)
     Tout à la fois séduit par les progrès techniques et scientifiques de cette cité et incapable d'accepter les vérités qui en découlent, Ramon Llull sera ensuite le témoin des premiers assauts des hordes barbares contre Apeiron avant de s'envoler vers le Grand Nord où réside l'immémorial Adversaire. Je n'en dirai pas plus quant à l'identité de cet ennemi ni sur la suite des événements, sinon qu'à son retour, Ramon Llull va se heurter à l'incrédulité de tous, reléguant du même coup son extraordinaire aventure au rang d'un cauchemar peu après le réveil.
     Ainsi que je l'ai laissé entendre en préambule, une fois la dernière page de ce livre tournée, je n'ai pu m'empêcher de m'interroger (emboîtant le pas, sans le savoir, aux critiques espagnols de cet ouvrage), sur l'identité de cette œuvre. Déformation professionnelle sans doute, à moins qu'il ne s'agisse d'un effet pervers de ce virus qui sévit parfois dans le milieu littéraire dit « de l'imaginaire » à propos de genres ou de sous-genres. Mais la question est bien  : s'agit-il d'un roman historique ou d'un roman de science-fiction  ?
     Nous sommes ici en présence d'une œuvre somme toute assez semblable à ce que Michel Zévaco réalisait déjà au début du siècle dernier lorsqu'il écrivit son Nostradamus, autrement dit un roman historique — peut-être un peu moins vraisemblable pour l'auteur français — au cours duquel se situe un épisode — considérablement plus important pour l'auteur espagnol — qui accorde la plus grande place à une affabulation débridée.
     Quelque part aussi, la description de la cité, des techniques qu'elle utilise ainsi que le comportement de ses habitants m'ont fait remonter à la mémoire d'anciennes lectures, depuis les utopies du XVIIème et du XVIIIème siècle jusqu'aux récits en vogue dans le merveilleux scientifique français d'avant la Seconde Guerre Mondiale. Mais ce qui m'était au premier abord apparu comme un signe de faiblesse dans un récit d'une grande tenue s'est plutôt révélé, au fil de ma lecture, comme le renouvellement d'une littérature européenne trop longtemps oubliée et méprisée au profit de l'influence des thèmes anglo-saxons.
     Que faut-il dès lors en conclure  ?
     Sur les traces de Valerio Evangelisti, qui nous proposait déjà une voie nouvelle en arrachant au passé d'une Europe en proie aux conflits politiques et religieux un inquisiteur qui a laissé son nom dans l'Histoire, Aguilera s'attache ici à un autre personnage européen — et quel personnage  ! — Ramon Llull, « le docteur illuminé ». Dans le même temps, il s'empoigne à l'un des mythes les plus tenaces de notre culture, le Royaume du Prêtre Jean 2.
     En tout cas, aucun de ces deux auteurs, dans sa démarche, n'a la moindre dette envers la science-fiction d'outre-Atlantique. La question ne se pose donc plus de savoir à quel genre appartient ce roman qui ne correspond en rien aux codes établis à partir de la littérature qui nous est arrivée d'Amérique au début des années 50. Tout au plus pourrions-nous dire qu'il se rattache à la thématique des « mondes perdus » puisque la destruction finale du manuscrit vient à point pour réhabiliter l'Histoire et ranger le récit du moine au rayon où figure celui du Professeur Challenger. D'ailleurs, ne nous dit-on pas aujourd'hui que la célèbre lettre du prêtre Jean, datée de 1160, serait l'œuvre d'un chanoine de Mayence  !
     Et d'ailleurs, au diable les classifications  ! La folie de Dieu est un roman superbe, constamment passionnant, tour à tour irritant, émouvant, cynique ou d'une extrême violence, qui représente à mes yeux la concrétisation d'une nouvelle littérature, totalement européenne et originale. Quant à Juan Miguel Aguilera, voilà un auteur qui rejoint Andreas Eschbach et Valerio Evangelisti dans le peloton de tête des meilleurs.
     L'Europe ? enfin  ! ? n'a pas fini de nous surprendre.

Notes :

1. L'emplacement du mythique royaume du Prêtre Jean a été longtemps sujet à controverse. On considère aujourd'hui qu'il pourrait s'agir de l'Ethiopie en raison d'une erreur d'interprétation du titre attribué au Négus. « Le collier du Prêtre Jean  » (Prester John), roman de John Buchan, le situe quant à lui dans cette région de l'Afrique.
2. Le mythe du royaume du Prêtre Jean « apparaît » de façon certaine en 1145 (date de la chronique d'Otto von Freisigen). Il se perpétuera jusqu'au XVIème siècle. Les Portugais, notamment don Enrique (dit Henry le navigateur) partiront officiellement à sa recherche dans le courant du XVème.

Jean-Pierre FONTANA
Première parution : 1/12/2001 nooSFere


     Ramon Llull, un religieux et un savant à l'esprit très ouvert, comparaît en ce début du XVIème siècle devant le tribunal de la Sainte-Inquisition. Il y relate un voyage bien étrange qu'il fit quelques années plus tôt, au cœur de l'Asie centrale, à la recherche du mythique royaume du prêtre Jean. Parti de Constantinople avec un capitaine espagnol, Roger de Flor, et sa troupe de fiers catalans, Ramon ignorait alors qu'il allait approcher et combattre le mal absolu et que ce qu'il trouverait au terme de sa quête changerait à jamais sa vision du monde et de l'homme. Il évoque tout d'abord la difficile situation de la capitale de l'empire d'Orient, entourée par les troupes turques, puis nous entraîne dans un voyage périlleux à travers montagnes et déserts d'Asie où les voyageurs rencontrent d'étranges cavaliers, mi-hommes, mi-bêtes qui enlèvent Ramon et lui font vivre une cérémonie chamanique très éprouvante. Quelques jours plus tard, le vieux moine et ses compagnons parviennent devant une cité nommée Apeiron où vit une communauté d'hommes et de femmes qui ont su mettre la science et la technologie au service d'une vie meilleure. Mais la cité est menacée par des hordes barbares manipulées par une entité maléfique.
     C'est un roman passionnant, foisonnant et insolite, où l'on est sans cesse surpris. Il tient à la fois du roman historique, de par la minutieuse peinture de la situation géopolitique du Moyen-Orient du XVIème siècle, des utopies en vogue au XVIIème siècle où l'on imaginait des sociétés idéales, du merveilleux scientifique développé à partir de Jules Verne, de l'uchronie, l'un des courants de la SF.
     Chaque lecteur s'embarquera avec ravissement avec Ramon Llul dans ces mondes perdus. J.M. Aguilera, jeune écrivain espagnol, fait preuve ici d'une grande maîtrise romanesque que l'on salue avec enthousiasme. A partir de 14, 15 ans.

Catherine GENTILE (lui écrire)
Première parution : 1/3/2002 InterCDI 176
Mise en ligne le : 1/3/2002


     Au début du XIVe siècle, Ramon Llull a déjà derrière lui la plus grande part de son œuvre de polygraphe — poète, philosophe, romancier, logicien, théologien, en latin, en arabe, et en catalan (il est considéré comme le fondateur de l'emploi littéraire du catalan). Mais la curiosité, et le désir de convertir les infidèles par la démonstration logique de la véracité de la religion catholique, le poussent sans cesse à voyager. Il se rend à Byzance à l'invitation de son compatriote Roger de Flor, chef des mercenaires almogavars, qui s'apprête à épouser une nièce de l'Empereur. Mais surtout, Roger a besoin d'aide pour partir à la recherche du mythique royaume du prêtre Jean. L'existence de ce bastion chrétien et d'une richesse fabuleuse au milieu des territoires infidèles pourrait n'être que légende, et pourtant des siècles auparavant ses envoyés auraient sauvé Constantinople d'un premier sièges par les musulmans. Les croisés ayant perdu leurs dernières têtes de pont en Palestine, et l'Anatolie grouillant de Turcs, l'expédition affronte des dangers de toute sorte et se réduit vite à un petit groupe, Roger et ses almogavars retournant à Constantinople pour régler leurs comptes avec leurs commanditaires grecs. Ramon Llull, lui, continue vers Samarcande...

     Ce roman adopte la structure d'une histoire de monde perdu — le dangereux voyage de découverte, la réception dans la Cité secrète et utopique, la lutte contre un péril tout aussi surprenant qui pèse sur la Cité, et le retour final au monde ordinaire, sans espoir de jamais revoir la Cité. Avec une inversion d'importance — les mondes perdus de la littérature populaire du début XXe ramenaient jusqu'au présent des reliques du passé parfaitement conservées (ainsi Tarzan pouvait affronter des Romains, ou le Professeur Challenger des dinosaures). La cité d'Apeiron, qu'atteignent Llull et ses compagnons après force tribulations, a poursuivi la voie matérialiste ouverte par Aristarque de Samos, mais rejetée par l'immense majorité des philosophes grecs et totalement étouffée pendant des siècles par l'aristotélisme officiel de la chrétienté. En conséquence, le développement technologique des Apeironites — et par suite, point plus litigieux, leurs conceptions morales — les rapprochent considérablement du monde occidental actuel. Même si leur force motrice de prédilection est la vapeur (fans de steampunk, prenez note) avec cependant pour combustible le pétrole des environs de la Caspienne. C'est donc la vision du monde rationaliste, mais médiévale, de Llull, qui est confrontée à la modernité d'Apeiron. Et aussi à la réalité de la présence du Mal sur Terre, dans les passages les plus S-F du livre.

     De quoi faire du « Docteur Illuminé » (dont les œuvres furent effectivement condamnées par le Pape quelques décennies après sa mort en 1316) un gibier d'Inquisition, et le récit est présenté comme une déposition écrite de Llull devant les enquêteurs du Sacré Collège, tenue secrète et relue des années plus tard par Nicolau Eimeric (le célèbre Inquisiteur d'Aragon nous étant ici désigné sous une graphie catalane plus moderne que celle qui apparaît dans les œuvres de Valerio Evangelisti). La comparaison est inévitable, et force est de constater qu'en dépit de ses tourments intérieurs (sa vocation et sa passion pour l'étude sont obscurcis par le péché originel d'une passion extra-maritale et de l'abandon de sa famille : le Docteur Illuminé avait connu une vie tumultueuse), le Ramon Llull d'Aguilera n'a pas la démesure morale et dramatique de l'Eymerich d'Evangelisti ; et La Folie de Dieu passe beaucoup plus de temps en batailles sans cesse plus spectaculaires qu'en interrogations existentielles. Mais nous avons là un très bon roman d'aventures, servi par le choix fort documenté d'une époque, de personnages historiques et de lieux peu connus et fascinants — fin de l'Empire Byzantin et dernières croisades, Llull et les almogavars, Asie centrale traversée par les influences helléniques, persanes et turques. À lire.

Pascal J. THOMAS (lui écrire)
Première parution : 1/1/2002 dans Bifrost 25
Mise en ligne le : 9/9/2003


     Juan Miguel Aguilera a fait l'objet d'un copieux dossier dans Galaxies n°22, qui a permis aux lecteurs français de SF de faire connaissance avec l'auteur espagnol. Mais croyez-moi, rien de ce que vous avez lu ne vous a préparé à La Folie de Dieu.
     On utilise trop souvent l'adjectif « foisonnant » pour qualifier l'imagination d'un auteur, et s'il m'en coûte de faire appel à un terme galvaudé, je n'ai pourtant pas le choix devant le livre que vient de publier Au diable vauvert. Foisonnante, l'imagination d'Aguilera ? Le mot est faible. C'est un véritable tourbillon qui m'a laissé pantois.
     Et pourtant l'auteur cache bien son jeu. Pendant les 200 premières pages, on suit avec intérêt une intrigue de roman historique, teintée de mysticisme. Nous sommes au début du XIVe siècle et accompagnons Ramon Llull, religieux et savant, dans une expédition qui a pour objectif de découvrir la Cité du Prêtre Jean, la fameuse cité de Dieu dont il est question dans l'Apocalypse de Saint Jean (« Et je vis la cité sainte, la nouvelle Jérusalem, descendant du ciel aux côtés de Dieu »). Car Llull est persuadé que cette cité est bien réelle et que ce sont ses habitants qui sont venus au secours de Constantinople assiégée par les musulmans, six cents ans plus tôt, en lui apportant le célèbre feu grégeois. Il est accompagné de mercenaires catalans au service d'Andronic II, empereur du Saint Empire Romain. Mais ce prélude, au demeurant passionnant, ne laisse rien transparaître de ce que seront les 300 pages suivantes. Je m'en voudrais d'en dévoiler la teneur, mais pour vous mettre l'eau à la bouche, sachez simplement que nos explorateurs vont bien découvrir une cité, mais que la foi de Ramon Llull sera mise à rude épreuve dans un combat ultime avec l'Adversaire. Qui est-il ? Satan, une entité extra-terrestre, un dieu déchu ? Le lecteur est entraîné dans une aventure étourdissante dans laquelle l'auteur mêle avec brio fantastique, horreur, steampunk, roman historique et SF, le tout avec une érudition impressionnante.
     C'est aussi un roman très visuel dont les images vous marqueront pour longtemps. On imagine sans peine la bande-annonce du film formidable que cela ferait, un peu à la mode de certains teasers actuels, dans lesquels se succèdent à très grande vitesse des extraits d'une seconde. Prêts ? Allons-y : un riche mariage à la cour de l'empereur Andronic, cut, un centaure coupé en deux par un chevalier-robot à vapeur, cut, la rencontre de Ramon avec une des mythiques Parques, cut, une cité de cristal au milieu des sables, cut, un gigantesque barrage hydraulique en plein désert, cut, l'ensemencement de la Terre au commencement des temps, cut, l'assaut de quelques trois cent mille guerriers tartares, cut, trois gigantesques dirigeables survolant le Pôle Nord, cut. Alors, qu'est-ce que vous attendez pour acheter votre billet ?

Benoît DOMIS (lui écrire)
Première parution : 1/3/2002 dans Galaxies 24
Mise en ligne le : 11/9/2003


 

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