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La Variable de Berkeley

Nicola FANTINI

Titre original : La variabile Berkeley
Traduction de Jean-Pierre PUGI
Illustration de Fred BLANCHARD
FLEUVE NOIR / FLEUVE Éditions, coll. Grand format - SF n° (17)
Dépôt légal : avril 2001
378 pages, catégorie / prix : 18,14 €
ISBN : 2-265-07018-1   
Genre : Science Fiction 



    Quatrième de couverture    
     Dans un futur proche, en Italie, après qu'un terrible guerre chimique a ravagé la ville, un homme se réveille sur une table d'opération. Sa vie lui revient par bribes  : ancien flic, devenu détective privé, il est doté d'une paire de jambes artificielles...
     Pris dans une histoire aux multiples ramifications, aidé d'une superbe femme et d'un nain cybernétique, il doit retrouver plusieurs personnes disparues – qui semblent toutes avoir un lien entre elles – , tandis qu'une mystérieuse tueuse lui mène la vie dure. Qui est-elle  ? Et quel est le rôle de cette fameuse « Variable de Berkeley  » qui semble avoir tant d'importance dans l'équation de la réalité  ?
     Un roman bourré d'action et de rebondissements, quelque part entre Blade Runner et manga japonais.

     Nicola Fantini, né en 1962, est italien. Traducteur, éditeur, et poète à ses heures, il a déjà gagné plusieurs prix, tant dans le domaine de la poésie que dans celui des nouvelles. Dans la lignée des Luca Masali et autres Valerio Evangelisti, il appartient à cette mouvance qui est en train de réformer le paysage de la science-fiction en Italie. La Variable de Berkeley est son premier roman et a reçu le prix Cosmo en 1994.

 
    Critiques    
     « [Le philosophe Berkeley] a malgré tout eu une intuition géniale qui a ruiné deux bons millénaires de systèmes métaphysiques. Il soutenait que la réalité n'existe que dans la mesure où on la perçoit, ce qui peut paraître exact si on considère l'essence de ce qui est virtuel. Il n'est donc pas étonnant qu'ils aient donné son nom à une variable qui, dans l'abstrait et en lui attribuant certains types de valeurs, pourraient décrire et expliquer une réalité multidimensionnelle globale. » (p.185)

     Si Valerio Evangelisti a montré qu'il existait une science-fiction italienne vivante et originale, les derniers arrivants de la vague italienne semblent en être restés à la digestion de Philip K. Dick. Le roman de Nicola Fantini est de la même veine que le Réplicante de Nicoletta Vallorani, paru chez Payot SF, c'est à dire une variante peu convaincante de Blade runner.

     Dans un futur sombre, un détective en partie cybernétique va enquêter sur des disparitions. Riche en rebondissements, l'histoire est à dire vrai assez confuse. Sur fond de manipulations cérébrales donnant la capacité de transcender la réalité et de changer d'univers, l'intrigue manque hélas de rigueur et les explications sont assez fumeuses.

     Mais peu importe. Il s'agit avant tout d'un polar assez vif, dans un décor connu mais où il n'est pas désagréable de se replonger. A défaut d'être parfaitement maîtrisé, ou novateur, ce roman a le mérite d'être distrayant. C'est déjà ça.

Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 14/5/2001 nooSFere


     Des hommes politiques qui tous ont transité par la Clinique, lieu hyper-protégé où les riches viennent trouver une nouvelle jeunesse, voire se font rajeunir le cerveau, sont assassinés. La tueuse, qui apparaît et disparaît comme par magie, semble insaisissable. Ahram Coxie, mercenaire en marge de la société, ex-révolutionnaire doté d'une paire de jambes artificielles, est chargé d'enquêter sur ces meurtres par la police mais aussi par un roi de la pègre, Patron Xavier, qui a pour messager un nain cybernétique plein de ressources. L'autorité, quant à elle, lui flanque entre les pattes Sabi, une jeune femme qui tient à prouver sa valeur.
     Dans cet univers déglingué après une guerre chimique, mais très convenu dans les polars de science-fiction, le héros suit plusieurs pistes pour débrouiller une intrigue passablement emmêlée. L'action ne manque pas, le style, nerveux, elliptique (un peu trop parfois) n'a de cesse de proposer au lecteur des rebondissements, qui permettent de définir en pointillé ce futur technologique intégrant OGM, circuits imprimés, nouveaux matériaux, drogues et médicaments miracle, dans un patchwork convaincant quant au rendu mais superficiel dans son absence de recul. Le héros, forcément romantique avec sa stature de baroudeur ombrageux et désabusé, n'échappe pas aux clichés du privé errant dans les bas-fond de la cité.
     Nicola Fantini, qui a obtenu le prix Cosmo 94 pour ce premier roman, est présenté comme appartenant à la lignée de Luca Masali et Valerio Evangelisti. C'est lui tresser un peu vite une couronne de lauriers, même s'il participe au renouveau de la science-fiction italienne. En effet, s'il est difficile de s'ennuyer avec une telle accumulation de péripéties et si les trouvailles science-fictives, au détour d'une page, sont parfois bienvenues, son livre ne s'élève pas au-dessus de la catégorie des ouvrages distrayants qui s'effacent de la mémoire dès la dernière page refermée. Mais enfin, ce n'est déjà pas si mal pour un début.

Claude ECKEN (lui écrire)
Première parution : 1/10/2001 dans Bifrost 24
Mise en ligne le : 7/9/2003


 

 
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