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Une étoile m'a dit

Fredric BROWN

Titre original : Space on My Hands, 1951
Première parution : Shasta, juillet 1951

Traduction de Jacques PAPY
Illustration de Adri BERGER

GALLIMARD (Paris, France), coll. Folio SF n° 42
Dépôt légal : décembre 2000
304 pages, catégorie / prix : F6
ISBN : 2-07-041669-0   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     «  Le dernier homme sur la Terre était assis tout seul dans une pièce. Il y eut un coup à la porte...  » Effrayant  ? Quand soudain les étoiles se mettent en mouvement, est-ce un prélude à la fin du monde, ou seulement un message à destination des hommes  ?
     Et que feriez-vous si tout à coup votre chien, hilare, vous adressait la parole  ? Si une souris nommée Mitkey vous demandait son chemin  ?
     Huit nouvelles par un des maîtres de la forme courte, huit chef-d'oeuvres savoureux d'humour et de sagesse où cohabitent pour le meilleur Napoléon Bonaparte et d'improbables Monstres-aux-Yeux-Pédonculés.

     Fredric Brown (1906 – 1972) a exercé à peu près tous les métiers avant de débuter dans la littérature par des romans policiers. Ses nouvelles, très nombreuses et aussi cotées que ses romans, sont de petits bijoux d'humour et d'invention qui le placent parmi les auteurs cultes de la science-fiction américaine.

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
 
Annick Béguin : Les 100 principaux titres de la science-fiction (liste parue en 1981)

 
    Critiques    
     Si ce n'est pas la plus courte histoire de science-fiction, c'est du moins la plus célèbre : « Le dernier homme sur la Terre était assis tout seul dans une pièce. Il y eut un coup à la porte... » . Ces phrases sont en réalité le début d'une nouvelle qui a non seulement la caractéristique de leur offrir une suite logique, mais encore de terminer exactement comme elle a commencé. « Un coup à la porte » : un coup de maître signé Fredric Brown, l'un des grands humoristes de la S-F et un nouvelliste aux idées plus surprenantes les unes que les autres.
     On ne s'étonnera donc pas de retrouver, au catalogue de la nouvelle collection « Folio-SF », l'auteur de Martiens go home ! (titre également réédité dans cette collection) avec la reprise d'un recueil de huit nouvelles qui donne un aperçu de la diversité de son talent.
     Il était en effet novateur de présenter, dans le cadre d'un space-opera classique (un naufragé sur une planète), un aliéné qui s'est coupé du réel (« Quelque chose de vert »). La folie est d'ailleurs un thème récurrent chez Brown ; comment pourrait-il en être autrement quand les protagonistes sont confrontés à des situations dingues, quand les plus improbables monstres aux yeux pédonculés décrits dans les récits de S-F débarquent sur Terre (« Les Myeups ») ou qu'une souris à qui des extraterrestres ont donné l'intelligence réclame pour son peuple une nation, l'Australie en l'occurrence, où elle édifierait Sydneyland (« Mitkey ») ? Mais quand un journaliste amnésique se prend pour Napoléon, qui peut garantir qu'il n'est pas réellement Bonaparte ? La résolution de l'intrigue de « Tu seras fou » débouche sur une situation aux dimensions cosmiques que nul n'aurait imaginée.
     On préfère évidemment ces récits à ceux qui ont pour point de départ un mystère proprement ahurissant et qui s'explique simplement. Ceux-ci sont le plus souvent liés à une intrigue policière. Ainsi, « Cauchemar » impose à un enquêteur de débrouiller une affaire de meurtre où la victime a été trucidée avec autant de moyens différents et contradictoires que de témoins. « Anarchie dans le ciel » présente un phénomène aussi étonnant que le changement de la disposition des étoiles dans le ciel. La solution, dans les deux cas, est décevante par rapport à l'attente suscitée chez le lecteur. Cependant, à chaque fois, Brown a su garantir l'étonnement et n'a pas manqué de décocher au passage quelques flèches sarcastiques à l'égard de notre société. Celle qui a basé la paix sociale sur le détecteur de mensonges a bien du mal à accepter que les tueurs, pourtant nettement identifié, nient avec sincérité être l'auteur des meurtres dont on les accuse. La morale de « Tu n'as point tué » repose sur de délicieux paradoxes et de subtiles problématiques, montrant par exemple que certains professionnels, médecins, avoués ou avocats, contribuent à la disparition de leur profession puisque leur efficacité tend à les rendre toujours plus inutiles...
     Bref, même si ces récits ont parfois pris quelques rides, ils n'ont rien perdu de leur force.

Claude ECKEN (lui écrire)
Première parution : 1/8/2001 dans Bifrost 23
Mise en ligne le : 6/9/2003


 
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