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Cap sur Gandahar

Jean-Pierre ANDREVON


Cycle : Gandahar  vol.


Illustration de Philippe CAZA

DENOËL, coll. Présence du futur n° 616
Dépôt légal : octobre 1999

224 pages, catégorie / prix : 3
ISBN : 2-207-24840-2
Format : 11 x 18 cm  
Genre : Science Fiction 



    Quatrième de couverture    
     Jean-Pierre Andrevon, l'auteur français le plus publié en Présence du Futur, n'a cessé d'enrichir sa palette depuis la publication de Gandahar, son premier roman. Peintre, chanteur, anthologiste, critique, il œuvre aussi avec bonheur dans le thriller et le fantastique. Il a reçu le Grand Prix de la science-fiction française 1990 avec Sukran.

     Alors que le jeune Sylvin Lanvère s'ennuie ferme sur les hauts plateaux du Wrath, tenaillé par ses trois tantes, voici qu'il prend la décision de s'enfuir, emportant avec lui un certain nombre d'objets, d'herbes... D'aventure en aventure, il se retrouve dans le ventre du grand Pfimouzz, une ville flottante et vivante qui met cap sur Gandahar.

     Cap sur Gandahar est le prologue humoristique et libertin d'un des grands classiques de la science-fiction française : Gandahar.
 
    Critiques    
     Cap sur Gandahar est le prologue à la série du même nom. Et quel prologue  ! L'auteur y rapporte l'enfance turbulente de Sylvin Lanvère, le chevalier servant de la Grande Reine Myrne Ambisextra, connu en ce temps sous le nom d'Algar l'Intrépide. Il revisite avec un humour ravageur tous les codes de l'aventure. Exotique, érotique, foisonnante et bondissante, l'initiation du héros est un morceau d'anthologie. Esclave consentant de ses trois tantes sur les hauts plateaux du Wrath, vagabond encore naïf au Délestage du Pfimouzz, moussier des Pfimouzziers, naufragé sur terre comme sur mer — c'est à une débauche de péripéties que l'auteur nous convie. L'aventure y est également intérieure, du côté du cerveau et du pantalon d'Algar bien sûr, harcelé sans répit par des femmes tout droit sorties des usines Pamela Anderson. Le pauvre, on en viendrait presque à le plaindre. Les duels succèdent aux joutes, pétillants et malicieux, guerriers, verbaux, ou sensuels, comme autant d'invitations à la lecture. Bref, l'exploration des mystères (féminins, bien sûr) de la planète Tridan est un roman enthousiasmant truffé de trouvailles et d'inventions de langage comme seul Jean-Pierre Andrevon sait en faire, un roman comme on en redemande  Et ça tombe bien, parce qu'il y en a encore.


Stéphane MANFREDO
Première parution : 1/12/1999 dans Galaxies 15
Mise en ligne le : 17/5/2001


     Le monde de « Gandahar » serait-il à Jean-Pierre Andrevon ce que « Majipoor » est à Robert Silverberg ? Trente ans après la parution de ce qui reste son plus grand succès, commercial sinon littéraire, Andrevon n'en finit plus, ces derniers temps, de revenir à cet univers : deux romans pour la jeunesse, une poignée de nouvelles et désormais ce Cap sur Gandahar, qui aurait lui aussi pu trouver sa place dans une collection pour les 10-12 ans, n'étaient les obsessions et les montées de sève de son héros qui réservent ces aventures à un public averti — mais rien ne vous empêche d'avertir votre petite soeur, elle en a vu d'autres.

     Cap sur Gandahar conte le voyage du jeune Algar, alias Sylvin Lanvère, futur héros des Hommes-Machines contre Gandahar (disons-le tout de suite, puisque le résumé en quatrième de couverture ne laisse planer aucun suspense là-dessus), de ses montagnes natales jusqu'au continent mythique. Aventures, découverte du monde, initiation à l'amour, on pourrait s'arrêter là qu'on aurait tout dit. Le genre de romans que l'on a l'impression d'avoir déjà lu quelques milliers de fois ? Assurément. Rien de neuf par ici, n'empêche que cette histoire se lit avec plaisir. Parce qu'Andrevon reste un conteur d'exception, parce que le ton est léger, enjoué (on pense pas mal au Cugel de Jack Vance, en particulier du point de vue des dialogues), parce que les personnages sont attachants. Alors certes, ceux qui passeront à côté de ce roman ne rateront sans doute pas grand chose, toutefois ceux qui se laisseront tenter n'auront pas pour autant l'impression de perdre leur temps.

Philippe BOULIER
Première parution : 1/2/2000 dans Bifrost 17
Mise en ligne le : 20/9/2003


 

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