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Vaporetto 13

Robert GIRARDI

Titre original : Vaporetto 13
Traduction de Jean-Charles PROVOST
PRESSES DE LA CITÉ
Dépôt légal : février 1999
228 pages, catégorie / prix : 110 FF
ISBN : 2-258-05060-X   
Genre : Fantastique 



    Quatrième de couverture    
     Venise et sa lagune résonnent des cris de tous leurs fantômes...
     Sous la splendeur touristique de la Cité des Doges -ses canaux caressés par le soleil et ses gondoles charmantes — se dissimule un monde de brouillards glacés, de culs-de-sac humides où errent les spectres du passé déchu de la Sérénissime.

     Par une nuit d'insomnie, au fond d'une de ces ruelles singulières de la vieille Venise balayée par la brume et les ombres mouvantes, Jack Squire, un jeune courtier de Washington, fait la rencontre de Catarina, une femme qui exprime toute la nostalgie des siècles passés. Le mystère qu'elle dégage le fascine, jusqu'à l'accaparer corps et âmes, lui faire oublier sa mission, et l'entraîner dans un univers où le passé est inextricablement mêlé au présent.

     Jeune romancier américain talentueux, Robert Girardi évoque dans Vaporetto 13 comme dans La fille du pirate (Presses de la cité, 1998) son thème de prédilection : le mal-être d'un anti-héros de cette fin de millénaire hyper-matérialiste, confronté brutalement aux sortilèges mêlés de l'exotisme et des passions interdites.

 
    Critiques    
     Lorsque Jack arrive à Venise, il est à l'heure du bilan. Parfaitement réceptif (culpabilité, rupture sentimentale...), il y découvrira, l'insomnie aidant, l'ambiance parfaite pour une remise en question.
     Ce n'est pas tant qu'il est fasciné par Venise, décrite comme "une pomme qui a l'air d'être extraordinaire de l'extérieur, mais dont l'intérieur est occupé par un asticot géant"... Au contraire, loin du dépliant touristique, l'auteur insiste plutôt sur les ruelles sombres et sur la pourriture de cette ville promise à une lente submersion.
     La prise de conscience vient plutôt du contraste entre la jeune Amérique matérialiste et la vieille Europe, avec sa noblesse décadente où toutes les femmes sont des putains. Oubliant subitement sa carrière, sans s'en soucier le moins du monde, Jack sera attiré par la mystérieuse Catarina qui se dérobe sans cesse... mais au bout du compte il trouvera un équilibre entre ces deux mondes extrêmes.
     Dans ce récit initiatique, le fantastique ne fait qu'affleurer. Très classique dans sa thématique et dans son décor, Girardi trouve le ton juste et évite l'impression de déjà vu. L'écriture légère et délicate évite les écueils du genre : pas d'effets de grand-guignol, pas de pathos encombrant, pas de scène superficiellement spectaculaire... La peur est d'ailleurs totalement absente de l'intrigue, dont la crédibilité est renforcée par d'autres histoires annexes, comme la rencontre avec son père ou comme les analyses politiques.
     En bref, une variation intéressante qui ne renouvelle pas le genre mais qui plaira aux amateurs de fantômes amicaux et d'ambiances fantastiques légères mais envoûtantes.

Pascal PATOZ (lui écrire)
nooSFere


 

 
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