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De peur que les ténèbres...

Lyon Sprague DE CAMP

Titre original : Lest darkness fall, 1941

Traduction de Christian MEISTERMANN
Illustration de Rémi HAMOIR

LES BELLES LETTRES , coll. Le Cabinet noir n° 28
Dépôt légal : mars 1999
288 pages, catégorie / prix : 49 FF
ISBN : 2-251-77129-1   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     « Quand suis-je ? » se demande Padway tandis qu'il recouvre lentement ses esprits. Il savait pourtant, quelques secondes plus tôt, où il était, ce qu'il faisait, ce qu'il voyait... Et maintenant ? Est-il toujours à Rome, au milieu des odeurs d'ail et d'essence, en plein XXe siècle ? Ou alors ? Quand est-il ? Et pourquoi ?
     Cet américain bien tranquille a été projeté 1400 ans avant sa naissance et, dans la Rome décadente du VIe siècle, il va tenter de s'opposer à la barbarie naissante.

    Sommaire    

    Cité dans les pages thématiques suivantes :     
 
    Critiques    
     Un classique !! Incontournable pour qui aime les voyages temporels et les uchronies...

     En projetant son américain bon teint dans le passé, c'est toute la technologie du XXe siècle (ou du moins de sa première moitié) que De Camp y envoie, mais aussi toute notre mentalité occidentale, avec la notion de droits de l'homme, mais aussi des aspects moins nobles tels que le sens des affaires ou la publicité...
     C'est dire que Padway, alias Martinus le Mystérieux, a du travail... En effet, plutôt que de se conduire en goth parmi les goths, Padway préfère tout réinventer, tel Robinson Crusoë, avec plus ou moins de bonheur. De l'utilisation du zéro à celle de la poudre à canon en passant par l'imprimerie, les ré-inventions de Padway, fortement en décalage avec l'époque, ne seront pas sans apporter un grand nombre de bouleversements.
     Satisfait de lui et peu préoccupé par les paradoxes temporels et les conséquences sur l'avenir, Padway luttera ainsi à sa manière contre la barbarie. Manifestement, le Moyen-Age n'aura pas lieu, mais si l'on peut s'inquiéter des suites de ces avancées technologiques sans précédent dans un monde qui n'y a pas été préparé, notre héros estimera avoir conjuré les ténèbres, et il préparera tranquillement une expédition vers l'Amérique pour y trouver enfin un peu de tabac !

     Dans ce livre intelligent et astucieux, les occasions de sourire ne manquent pas grâce aux anachronismes réjouissants. Un petit régal à redécouvrir, judicieusement réédité par Les Belles Lettres dans une collection de poche à faible coût.

Pascal PATOZ (lui écrire)
nooSFere


     Depuis 1983 et l'édition de chez NéO, il était difficile de trouver ce roman. Ce qui était dommage. Parce qu'il a tout pour démontrer que la SF n'est pas un ramassis d'inepties à un public a priori peu favorable — professeurs de lettres classiques, archéologues et historiens de l'antiquité. Et parce que, même sans être marchand de génitifs et de iotas souscrits, il est moult raisons d'apprécier cette histoire d'archéologue américain de 1939, propulsé aux alentours de l'an 500, et qui décide de survivre, et éventuellement de changer l'Histoire, en réinventant alcool distillé, comptabilité en partie double, zéro, collier d'épaule, télégraphe optique, caractères d'imprimerie, campagne électorale, etc. Le tout sur fond d'accusations de sorcellerie, de chevauchées, d'intrigues et de batailles. C'est peut-être naïf, mais réjouissant. Il y a quelques années, cela faisait parfois crier à l'impérialisme et au mercantilisme, et les commentaires des éditeurs vont encore dans ce sens (par ailleurs, leur ironie sur missiles, bogues et portables montre qu'ils n'ont pas saisi que la force de l'histoire réside dans la simplicité des « innovations  », qui rend plausible leur introduction  : cela demande bien moins de connaissances que les pyrotechnies de MacGyver...). Par ailleurs, les temps ont changé, et on boude moins son plaisir. La principale objection reste celle de Poul Anderson, mise en scène dans L'Homme qui était arrivé trop tôt (in Histoires de voyages dans le temps, au Livre de Poche)  : on peut lire l'un et l'autre texte. Et les faire circuler. Anderson après de Camp, pour la bonne compréhension. Parce que du moment où il n'est plus nécessaire de le bouder, il convient également de faire partager son plaisir.

Éric VIAL (lui écrire)
Première parution : 1/6/1999 dans Galaxies 13
Mise en ligne le : 15/12/2000


 

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