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Le Disque rayé

Kurt STEINER

Science Fiction  - Illustration de Gaston DE SAINTE-CROIX
FLEUVE NOIR / FLEUVE Éditions, coll. Anticipation n° 424, 3ème trimestre 1970
240 pages, catégorie / prix : nd, ISBN : néant
Couverture

    Quatrième de couverture    
     ... Mais surtout, il y avait ces ruines fantastiques. Plantés verticalement ou en oblique dans le chaos des dalles brisées, dont certaines dressaient leurs énormes fragments jusqu'à des dizaines de mètres de hauteur, des piliers métalliques partaient vers le ciel dans la prolifération de leurs entretoises innombrables. A une centaine de mètres au-dessus de la tête de Matt, autant que celui-ci pouvait évaluer la distance, les piliers donnaient naissance à des arceaux immenses qui les joignaient les uns aux autres. Plus haut, la toile d'araignée s'enrichissait d'autres ponts titanesques, dont les plans superposés s'entremêlaient pour l'oeil formant à la limite un monde de hachures gribouillées sur le ciel. Le sommet de ces constructions devait dépasser trois ou quatre mille mètres...


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    Critiques des autres éditions ou de la série    
Edition J'AI LU, Science-Fiction (1985 - 1993, 2ème série - dos violet) (1997)


     Publié initialement sous le pseudonyme de Kurt Steiner, Le disque rayé vient d'être réédité, augmenté d'une préface de Gérard Klein utile pour se faire une idée des multiples facettes de l'auteur. André Ruellan est un de ceux — tels Curval ou Klein — qui découvrirent émerveillés dans les années cinquante le monde de la SF américaine, et qui s'inspirèrent des thèmes et des images de l'âge d'or. Quelques œuvres émergent avec singularité, et les relire aujourd'hui à l'épreuve du temps, demeure une source de plaisir. Le disque rayé est justement l'un de ces classiques.
     Basé sur une intrigue qui joue avec le temps, son point fort réside dans la description d'une ville de cauchemar. Vision qui tient plus aux délires surréalistes de peintres comme Max Ernst ou Escher, la Ville est le véritable acteur du roman, elle le domine de ses monstrueuses structures, tout comme elle écrase le personnage de Matt Wood jeté du néant de sa mémoire dans un monde incompréhensible et terrifiant.
     La Lune à laquelle il manque un morceau, est aussi une de ces trouvailles qui doivent plus au surréalisme qu'à la science fiction pure et dure. Est-ce justement une des caractéristiques de la SF française d'être une littérature d'images plutôt que d'idées ? Cela me paraît évident avec Le disque rayé, roman-peinture dans lequel, malgré tout, la construction présente quelques faiblesses. L'auteur mêle à souhait des univers parallèles dans la boucle qui constitue la charpente du roman, pour que l'ensemble garde sa cohérence.
     Il suffit de comparer avec la nouvelle de P.K. Dick, Interférence (in Nouvelles 1947-1952, Denoël, Présences), pour un traitement réduit à l'essentiel de l'idée du « circuit fermé ». Est-ce un hasard si l'un des personnages de cette nouvelle s'appelle Wood ? Mais l'important ne réside pas dans le nouage logique de l'oeuvre, ou dans la description des utopies que parcourt Matt Wood à la recherche de sa mémoire ; l'important -comme on dit — est « ailleurs » : dans l'inconscient peut-être ? Vous ne l'oublierez pas... surtout ne l'oubliez pas !

Christo DATSO (lui écrire)
Première parution : 1/10/1997
Ozone 7
Mise en ligne le : 17/7/2003


Edition J'AI LU, Science-Fiction (1959 - 1984, 1ère série) (1976)


 
     La réédition de ce FLEUVE NOIR de 1970 s'imposait : il était inadmissible qu'on ne puisse plus se procurer ce très beau roman. Début et fin très vanvogtiens : Matthews Wood (sic : c'est Matthew sans s qui est un prénom, cher Steindré Kruellan) se trouve brusquement dans un monde étrange sans aucun souvenir de son passé ; il découvre, non par la pure réflexion mais par la praxis, qu'il est le pion utilisé par un super-joueur d'échecs électronique, la Plani. Pour relier les deux, un magnifique paradoxe temporel qui explique le titre, mais dont je ne vous dévoilerai rien de plus, pour ne pas gâcher votre plaisir à voir ce qui à première vue était mauvais rêves gratuits (quoique non sans rapports avec les plus cauchemardesques de nos réalités : aliénation par les tabous, exploitation par les divers petits chefs) s'ordonner peu à peu selon une logique qui est au bon sens quotidien ce que Riemann et Lobatchevski sont à Euclide.

George W. BARLOW
Première parution : 1/10/1976
dans Fiction 273
Mise en ligne le : 11/11/2013


 
Base mise à jour le 9 septembre 2017.
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